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	<title>François Fillon &#8211; Atlasinfo</title>
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	<title>François Fillon &#8211; Atlasinfo</title>
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		<title>Deux ans de prison ferme requis contre François Fillon</title>
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		<dc:creator><![CDATA[infoatlas]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Mar 2020 17:31:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[En direct]]></category>
		<category><![CDATA[François Fillon]]></category>
		<category><![CDATA[Penelope Fillon]]></category>
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					<description><![CDATA[Le parquet national financier a requis mardi cinq ans de prison, dont deux ans ferme, à l&#8217;encontre de l&#8217;ancien Premier ministre François Fillon, et trois ans avec sursis contre son épouse Penelope dans l&#8217;affaire des soupçons d&#8217;emplois fictifs de Mme Fillon. L&#8217;accusation a également demandé des amendes de 375.000 euros à l&#8217;encontre du couple et &#8230;]]></description>
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<p>Le parquet national financier a requis mardi cinq ans de prison, dont deux ans ferme, à l&rsquo;encontre de l&rsquo;ancien Premier ministre François Fillon, et trois ans avec sursis contre son épouse Penelope dans l&rsquo;affaire des soupçons d&#8217;emplois fictifs de Mme Fillon.</p>
<p>L&rsquo;accusation a également demandé des amendes de 375.000 euros à l&rsquo;encontre du couple et dix ans d&rsquo;inéligibilité contre l&rsquo;ex-candidat à la présidentielle. Contre le maire de Sablé-sur-Sarthe Marc Joulaud, ancien suppléant de François Fillon à l&rsquo;Assemblée, ont été requis deux ans de prison avec sursis et 20.000 euros d&rsquo;amende.</p>
</div>
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		<title>Au procès Fillon, l&#8217;heure est aux réquisitions</title>
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		<dc:creator><![CDATA[infoatlas]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Mar 2020 08:19:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[En direct]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[emplois fictifs]]></category>
		<category><![CDATA[François Fillon]]></category>
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		<category><![CDATA[procès]]></category>
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					<description><![CDATA[Place à l'accusation au procès Fillon: le parquet national financier prend mardi après-midi ses réquisitions contre l'ancien Premier ministre, sa femme Penelope et son ancien suppléant, jugés à Paris pour les soupçons d'emplois fictifs de Mme Fillon. ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h3 class="txt-title"></h3>
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<div class="overview">
<div class="text fontsize_0 jq_Content jq_langdir">
<p>Les prévenus encourent jusqu&rsquo;à dix ans d&#8217;emprisonnement, de lourdes amendes et des peines d&rsquo;inéligibilité.</p>
<p>François Fillon, retraité de la politique après une campagne présidentielle phagocytée par cette affaire en 2017, risque le plus gros. Un brin provocateurs, les deux procureurs du parquet national financier (PNF), Aurélien Létocart et Bruno Nataf, ont assuré son épouse de leur « empathie ».</p>
<p>Principal volet du procès, les soupçons de détournement de fonds publics entourant les emplois d&rsquo;assistante parlementaire de Penelope Fillon, poursuivie pour des « prestations fictives ou surévaluées », devraient occuper la majeure partie du réquisitoire.</p>
<p>Toute la question est de savoir si les activités de Mme Fillon dans la Sarthe auprès de son mari député et du suppléant de ce dernier, Marc Joulaud, méritaient d&rsquo;être rémunérées dans le cadre de contrats d&rsquo;assistante parlementaire.</p>
<p>Entre 1998 et 2013, cette Galloise a perçu au total 613.000 euros nets -un million d&rsquo;euros bruts- au titre de trois contrats connus seulement de quelques proches, pour un travail aux preuves matérielles quasi inexistantes.</p>
<h2>  &#8211; « Rôle social » &#8211;</h2>
<p>A l&rsquo;issue de débats parfois houleux entre défense et accusation, les travaux de Penelope Fillon restent difficiles à évaluer. Il en ressort une image floue dans laquelle se mélangent son statut d&rsquo;épouse et son aide à François Fillon, quels que soit son mandat ou ses fonctions, avec ou sans contrat de collaboratrice parlementaire.</p>
<p>Les procureurs estiment que les activités décrites relèvent « davantage du rôle social d&rsquo;un conjoint d&rsquo;élu » que d&rsquo;un emploi d&rsquo;assistant parlementaire à proprement parler. Il existe à leurs yeux une « confusion » entre la vie sociale de Penelope Fillon, la vie professionnelle dont elle se prévaut et la vie politique de François Fillon.</p>
<p>Cette notion de « rôle social » de l&rsquo;épouse a été maintes fois raillée par l&rsquo;ancien chantre de la droite conservatrice, qui s&rsquo;en est pris à l' »archaïsme » du PNF.</p>
<p>Les époux Fillon ont au contraire défendu un travail certes discret et majoritairement immatériel, mais indispensable à la carrière de François Fillon.</p>
<p>Selon eux, Penelope Fillon assurait un rôle de « donneur d&rsquo;ordres » pour le courrier arrivé au manoir de Beaucé, participait à des événements locaux, recueillait les doléances d&rsquo;habitants&#8230; autant de tâches rentrant dans les larges attributions d&rsquo;un collaborateur parlementaire.</p>
<p>François Fillon, qui n&rsquo;a pas caché son mépris pour le PNF, a plusieurs fois brandi la « séparation des pouvoirs » s&rsquo;agissant du détail des tâches et des salaires. Il s&rsquo;est évertué à convaincre le tribunal correctionnel que ce travail est d&rsquo;autant plus varié lorsque le collaborateur est le conjoint, une pratique désormais interdite.</p>
<h2>  &#8211; « Le monde au travail » &#8211;</h2>
<p>Si la défense a semblé reprendre des couleurs en versant aux débats une trentaine de témoignages de Sarthois attestant de diverses activités de Mme Fillon pour son mari, les procureurs devraient quant à eux insister sur des déclarations « importantes, centrales » de l&rsquo;intéressée dans la presse.</p>
<p>En 2007, Penelope Fillon avait affirmé au Sunday Telegraph n&rsquo;avoir « jamais réellement été » l&rsquo;assistante de son mari « ou quelque chose de ce genre ». Elle regrettait que ses enfants ne la considèrent que comme une « maman » et disait aimer « observer le monde au travail ».</p>
<p>Elle s&rsquo;en est laborieusement expliquée, assurant notamment avoir « minimisé (son) rôle » dans le souci d&rsquo;éviter tout parallèle avec l&rsquo;épouse de Tony Blair, Cherie Blair.</p>
<p>François Fillon a aussi défendu la réalité des emplois de ses enfants Marie et Charles, rémunérés comme assistants alors qu&rsquo;il était au Sénat, sans beaucoup d&rsquo;opposition du PNF sur ce point.</p>
<p>Les Fillon se voient également reprocher le lucratif et tout aussi discret emploi de « conseiller littéraire » de Mme Fillon à la Revue des deux mondes du milliardaire Marc Ladreit de Lacharrière, ami de François Fillon, qui a plaidé coupable d&rsquo;abus de biens sociaux. Et François Fillon la non-déclaration d&rsquo;un prêt accordé par M. Lacharrière.</p>
<p>La défense plaidera mercredi.</p>
</div>
</div>
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		<title>L&#8217;heure du procès pour François Fillon, trois ans après le « Penelopegate »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[infoatlas]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 24 Feb 2020 07:19:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[En direct]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[François Fillon]]></category>
		<category><![CDATA[Penelope Fillon]]></category>
		<category><![CDATA[Penelopegate]]></category>
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					<description><![CDATA[Trois ans après l'éclatement de l'affaire qui avait pulvérisé la campagne présidentielle de François Fillon, voici le temps du procès: l'ex-Premier ministre, son épouse Penelope et son ancien suppléant sont attendus lundi au tribunal de Paris pour répondre des soupçons d'emplois fictifs de Mme Fillon.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Les trois prévenus, qui doivent comparaître jusqu&rsquo;au 11 mars, encourent dix ans d&#8217;emprisonnement, de lourdes amendes et des peines d&rsquo;inéligibilité. Leurs avocats plaideront la relaxe.</p>
<section class="mbl txtcenter">
<div id="IN_CONTENT" class="txtcenter mbs">Le procès s&rsquo;annonce aussi retentissant que fut la chute du candidat de la droite, chantre de l&rsquo;intégrité auquel l&rsquo;Elysée semblait promis, finalement éliminé au soir du premier tour.</div>
</section>
<p>Il pourrait toutefois connaître un faux départ, en raison d&rsquo;une demande de renvoi de cette seule première journée formulée par la défense en soutien à la grève des avocats contre la réforme de leur régime autonome de retraite.</p>
<section class="mbl txtcenter">
<div id="IN_CONTENT_SCROLL" class="txtcenter mbs">La 32e chambre correctionnelle, présidée par Nathalie Gavarino, examinera cette demande dès l&rsquo;ouverture de l&rsquo;audience, à 13H30. Si elle est acceptée, les débats débuteront plus tard dans la semaine.</div>
</section>
<p>François Fillon, 65 ans, a quitté la politique sur son échec cuisant, le 23 avril 2017. Reconverti dans la finance, il assure que « les preuves » de la réalité du travail de son épouse « seront apportées durant le procès ».</p>
<p>La justice s&rsquo;était saisie le jour même des premières révélations d&rsquo;une longue série, le 25 janvier 2017 dans le Canard enchaîné.</p>
<section class="mbl txtcenter">
<div id="IN_CONTENT_SCROLL_2" class="txtcenter mbs">Les juges d&rsquo;instruction, qui ont enquêté pendant plus de deux ans, ont acquis la conviction que Penelope Fillon, 64 ans, avait bénéficié d&#8217;emplois « fictifs » d&rsquo;assistante parlementaire auprès de son mari député et de son suppléant dans la Sarthe Marc Joulaud.</div>
</section>
<p>Une partie des accusations de détournement de fonds publics, complicité ou recel, qui remontent à 1981, sont prescrites. Sur la seule période 1998-2013, plus d&rsquo;un million d&rsquo;euros d&rsquo;argent public ont été « détournés », estiment les enquêteurs.</p>
<p>Les Fillon sont également poursuivis pour recel et complicité d&rsquo;abus de biens sociaux, pour l&#8217;emploi de « conseiller littéraire » obtenu par Mme Fillon à la Revue des deux mondes de Marc Ladreit de Lacharrière, ami de François Fillon, payé 135.000 euros entre 2012 et 2013.</p>
<section class="mbl txtcenter">
<div id="IN_CONTENT_SCROLL_3" class="txtcenter mbs">Un emploi « de pure complaisance, sans contrepartie réelle » selon l&rsquo;accusation, pour lequel le milliardaire a été condamné pour abus de biens sociaux au terme d&rsquo;une procédure distincte de « plaider-coupable ».</div>
</section>
<h3>« Première collaboratrice »</h3>
<p>Depuis le début de l&rsquo;affaire, François Fillon a constamment défendu le travail de sa discrète épouse, sa « première et plus importante collaboratrice » dans la Sarthe, dénonçant une enquête « à charge ».</p>
<p>La pratique des emplois familiaux, interdite dans le sillage du « Penelopegate », était alors légale et répandue. Mais les enquêteurs lancés sur la piste des emplois de Mme Fillon n&rsquo;ont guère trouvé de témoignages ou d&rsquo;archives démontrant qu&rsquo;elle avait réellement travaillé.</p>
<p>Ils n&rsquo;ont pas davantage été convaincus par les nombreuses pièces versées par la défense afin d&rsquo;attester du travail accompli: des documents « destinés à faire masse », qui ne « démontrent rien », ont-ils estimé.</p>
<p>Pour eux, les activités de Penelope Fillon auprès de son député de mari n&rsquo;allaient pas au-delà du « rôle social joué de manière assez traditionnelle par les conjoints d&rsquo;hommes ou femmes politiques ». Et le travail de Mme Fillon auprès de Marc Joulaud entre 2002 et 2007 avait « moins de consistance encore ».</p>
<p>La défense considère pour sa part que nombre de témoins interrogés ne sont pas pertinents et que les documents fournis ont été trop vite « balayés ».</p>
<p>Les avocats du couple Fillon et de Marc Joulaud, 52 ans et candidat à sa réélection à la mairie de Sablé-sur-Sarthe, devraient notamment insister sur les spécificités du travail d&rsquo;assistant parlementaire, qui peut recouvrer des réalités très différentes d&rsquo;un député à l&rsquo;autre.</p>
<p>Les époux Fillon se voient aussi reprocher des « emplois de complaisance » accordés à deux de leurs enfants lorsque François Fillon était sénateur, et M. Fillon la non-déclaration d&rsquo;un prêt de M. Lacharrière.</p>
<p>Seule partie civile au procès, l&rsquo;Assemblée nationale demande « le remboursement des sommes versées au titre de rémunérations, si jamais la juridiction considère que l&#8217;emploi est fictif », selon son avocat Yves Claisse. Soit, le cas échéant, plus d&rsquo;un million d&rsquo;euros de dommages et intérêts.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>François Fillon et son épouse au tribunal, trois ans après le « Penelopegate »</title>
		<link>https://dev.atlasinfo.fr/france/francois-fillon-et-son-epouse-au-tribunal-trois-ans-apres-le-penelopegate/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[infoatlas]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Feb 2020 08:10:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[En direct]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
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		<category><![CDATA[Tribunal]]></category>
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					<description><![CDATA[Trois ans après l'affaire des soupçons d'emplois fictifs de son épouse Penelope, qui avait pulvérisé sa campagne présidentielle, l'ancien Premier ministre François Fillon, sa femme et son ancien suppléant Marc Joulaud comparaissent à partir de lundi à Paris.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="txt-textContent tinyscrollbar-y jq_ScrollBar initialized scrollbar-visible">
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<div class="overview">
<div class="text fontsize_0 jq_Content jq_langdir">
<p>Prévu jusqu&rsquo;au 11 mars devant le tribunal correctionnel, le procès s&rsquo;annonce comme l&rsquo;un des plus retentissants de ces dernières années. A la hauteur de l&rsquo;incroyable chute du candidat de la droite, chantre de l&rsquo;intégrité à qui l&rsquo;Elysée semblait promis, finalement éliminé au soir du premier tour.</p>
<p>La justice s&rsquo;était saisie le jour même des premières révélations d&rsquo;une longue série, le 25 janvier 2017 dans le Canard enchaîné, et François Fillon avait été mis en examen en mars, à six semaines du premier tour. Une première pour un candidat à la présidentielle.</p>
<p>Les juges d&rsquo;instruction, qui ont enquêté pendant plus de deux ans, ont acquis la conviction que Penelope Fillon, 64 ans, a occupé des emplois « fictifs » d&rsquo;assistante parlementaire auprès de son mari député et de son suppléant dans la Sarthe.</p>
<p>Une partie des accusations de détournement de fonds publics, complicité ou recel, qui remontent à 1981, sont prescrites. Sur la seule période 1998-2013, plus d&rsquo;un million d&rsquo;euros d&rsquo;argent public ont été « détournés », estiment les enquêteurs.</p>
<p>Les Fillon sont également poursuivis pour recel et complicité d&rsquo;abus de biens sociaux, pour l&#8217;emploi de conseiller littéraire obtenu par Mme Fillon à la Revue des deux mondes de leur ami Marc Ladreit de Lacharrière, entre 2012 et 2013.</p>
<p>Un emploi « de pure complaisance, sans contrepartie réelle » selon l&rsquo;accusation, pour lequel le milliardaire a été condamné pour abus de biens sociaux au terme d&rsquo;une procédure distincte de « plaider-coupable ».</p>
<p>François Fillon, Penelope Fillon et Marc Joulaud encourent dix ans d&#8217;emprisonnement, de lourdes amendes et des peines d&rsquo;inéligibilité. Leurs avocats plaideront la relaxe.</p>
<h2>&#8211; Du jardinier au préfet &#8211;</h2>
<p>Depuis le début de l&rsquo;affaire, François Fillon, 65 ans, a constamment défendu la réalité des emplois de sa discrète épouse, sa « première et plus importante collaboratrice » dans la Sarthe.</p>
<p>Mais, du jardinier aux journalistes locaux en passant par d&rsquo;anciens collaborateurs et des préfets en poste à l&rsquo;époque, les enquêteurs lancés sur la piste des emplois de Mme Fillon n&rsquo;ont guère rapporté de témoignages en ce sens.</p>
<p>Ils n&rsquo;ont pas davantage été convaincus par les nombreuses pièces versées par la défense afin d&rsquo;attester de la réalité du travail: des documents « destinés à faire masse », qui ne « démontrent rien », assènent les juges d&rsquo;instruction dans leur ordonnance.</p>
<p>Pour eux, les activités décrites ne vont pas au-delà du « rôle social joué de manière assez traditionnelle par les conjoints d&rsquo;hommes ou femmes politiques ». Et le travail de Mme Fillon auprès de Marc Joulaud entre 2002 et 2007 a « moins de consistance encore » qu&rsquo;auprès de François Fillon. M. Joulaud, 52 ans, est candidat à sa réélection à la mairie de Sablé-sur-Sarthe.</p>
<p>La défense considère pour sa part que nombre de témoins interrogés ne sont pas pertinents et que les documents fournis ont été trop vite « balayés ».</p>
<p>« Les preuves seront apportées durant le procès », a assuré François Fillon sur France 2 fin janvier, se disant de nouveau victime d&rsquo;une enquête « à charge ».</p>
<h2>  &#8211; « Impatience » &#8211;</h2>
<p>Les époux Fillon se voient aussi reprocher des « emplois de complaisance » accordés à deux de leurs enfants lorsqu&rsquo;il était sénateur, et M. Fillon la non-déclaration d&rsquo;un prêt de M. Lacharrière.</p>
<p>L&rsquo;ancien Premier ministre désormais retraité de la politique répète que la pratique des emplois familiaux, interdite dans le sillage de cette affaire, était alors légale et répandue et martèle qu&rsquo;il n&rsquo;a « rien à (se) reprocher » sur ce point.</p>
<p>Lui qui en 2017 criait au complot fomenté par la gauche et accusait la justice d' »assassiner » la présidentielle « a une forme d&rsquo;impatience de pouvoir s&rsquo;exprimer publiquement », dit à l&rsquo;AFP son défenseur, Antonin Lévy.</p>
<p>La défense de Penelope Fillon, qui considère que les poursuites sont fondées « sur plusieurs préjugés et postulats faux ou inexacts », s&rsquo;attachera à prouver l&rsquo;effectivité de son travail, tant comme assistante parlementaire qu&rsquo;à la Revue des deux mondes.</p>
<p>L&rsquo;Assemblée nationale s&rsquo;est constituée partie civile, « pour demander le remboursement des sommes versées au titre de rémunérations, si jamais la juridiction considère que l&#8217;emploi est fictif », selon son avocat, Yves Claisse. Elle demande le cas échéant plus d&rsquo;un million d&rsquo;euros.</p>
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