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	<title>François Bayrou &#8211; Atlasinfo</title>
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	<title>François Bayrou &#8211; Atlasinfo</title>
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		<title>La chute du gouvernement Bayrou ravive les espoirs d&#8217;Alger</title>
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		<pubDate>Tue, 09 Sep 2025 16:43:19 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[La crise politique qui secoue la France est observée avec une attention particulière depuis les capitales du Maghreb. Rien d’étonnant ! Mais cette fois, l’intérêt manifesté par le régime algérien atteint une intensité inédite, tant les enjeux semblent cruciaux à ses yeux. Depuis l’aggravation des tensions entre Paris et Alger, consécutive à la reconnaissance par &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h4 class="default__StyledText-sc-10mj2vp-0 fSEbof body-paragraph"><strong>La crise politique qui secoue la France est observée avec une attention particulière depuis les capitales du Maghreb. Rien d’étonnant ! Mais cette fois, l’intérêt manifesté par le régime algérien atteint une intensité inédite, tant les enjeux semblent cruciaux à ses yeux.</strong></h4>
<p class="default__StyledText-sc-10mj2vp-0 fSEbof body-paragraph">Depuis l’aggravation des tensions entre Paris et Alger, consécutive à la reconnaissance par Emmanuel Macron de la souveraineté du Maroc sur son Sahara, la stratégie du régime algérien a consisté à concentrer toute son hostilité sur un homme, Bruno Retailleau, et sur un parti, l’extrême droite, présentée par la presse algérienne comme le refuge des nostalgiques de «l’Algérie française».</p>
<p class="default__StyledText-sc-10mj2vp-0 fSEbof body-paragraph">Bruno Retailleau est ainsi devenu, pendant de longs mois, le totem maudit des médias algériens. Leur exercice éditorial favori – et visiblement imposé – consistait à l’attaquer quotidiennement, avec une virulence telle qu’il apparaissait presque comme l’unique responsable de la dégradation des relations entre Paris et Alger. Cette mise en scène offrait un certain confort au régime algérien dans sa lecture de la crise: si tension il y avait, ce n’était pas, selon lui, parce que la République française refusait de composer avec un régime militaire fondé sur la prédation économique, mais parce qu’en France subsistaient des forces politiques d’extrême droite, voire de droite, encore animées par un passif colonial à solder avec les Algériens. Cette doctrine a longtemps servi de carburant à la propagande officielle d’Alger en direction de Paris.</p>
<p><strong>« <i>Vous voulez que je démissionne pour faire plaisir à M. Tebboune?</i>« </strong></p>
<p class="default__StyledText-sc-10mj2vp-0 fSEbof body-paragraph">À plusieurs reprises, Alger a adressé des messages clairs à l’Élysée: si Bruno Retailleau disparaissait du paysage gouvernemental, la relation franco-algérienne pourrait connaître un apaisement. Dans cette logique, le régime algérien attendait de Paris un geste politique fort, qui servirait de prétexte à toutes les concessions réclamées par la France: de la libération de Boualem Sansal et de Christophe Gleizes jusqu’à une coopération élargie sur les expulsions d’Algériens sous le régime des OQTF. La pression était telle que Bruno Retailleau lui-même ironisait sur la situation: «<i>Vous voulez que je démissionne pour faire plaisir à M. Tebboune?</i>»</p>
<p class="default__StyledText-sc-10mj2vp-0 fSEbof body-paragraph">Mais ce geste, tant espéré et réclamé par Alger, n’est jamais venu. Et pour cause: la France refuse que l’Algérie s’arroge le droit de dicter la composition de son gouvernement. La crise s’est donc installée dans la durée, embrassant l’ensemble de l’exécutif français, du Premier ministre François Bayrou au président Emmanuel Macron. Cette généralisation de la colère algérienne a eu deux effets majeurs: d’une part, l’effacement du ciblage sélectif qui faisait de Bruno Retailleau le bouc émissaire privilégié, avec les répercussions politiques que cela impliquait; d’autre part, l’imposition d’un langage de vérité au sein de tout l’exécutif français, contraint désormais d’affronter sans fard les défis immédiats que pose la relation avec Alger.</p>
<p class="default__StyledText-sc-10mj2vp-0 fSEbof body-paragraph">Malgré cette tenaille, les convulsions de la vie politique française, qui ont annoncé la chute imminente du gouvernement Bayrou, nourrissent à Alger l’espoir de voir une partie de la gauche s’inviter dans la nouvelle configuration du pouvoir post-Bayrou.</p>
<p class="default__StyledText-sc-10mj2vp-0 fSEbof body-paragraph">Dans son bras de fer avec Paris, Alger a trouvé un relais précieux au sein de l’extrême gauche française, prompte à reprendre ses éléments de langage. La France insoumise, en particulier, a offert au régime algérien des alliés solides: certains mus par une hostilité viscérale à l’égard de la droite, d’autres fascinés par le pseudo-mythe révolutionnaire algérien. Sur les quais de Seine, cette extrême gauche a amplifié la propagande d’Alger, donnant l’illusion d’un spectre politique français scindé entre une droite «algérophobe» et une gauche radicale «algérophile». Mais ce récit a récemment vacillé avec l’affaire Rima Hassan.</p>
<p class="default__StyledText-sc-10mj2vp-0 fSEbof body-paragraph">Longtemps porte-voix de la rhétorique algérienne à Paris comme à Bruxelles, la députée européenne de LFI s’est retrouvée dans la ligne de mire d’Alger pour avoir rappelé une évidence: contrairement à ce que prétend le régime, la cause palestinienne n’a rien de commun avec celle du Polisario, et les confondre relève d’une erreur stratégique majeure.</p>
<p class="default__StyledText-sc-10mj2vp-0 fSEbof body-paragraph">À la lumière de ces constats, le régime algérien nourrit ouvertement l’espoir qu’une figure de gauche puisse reprendre les rênes du pouvoir après la démission du gouvernement de François Bayrou. Un éventuel retour de la gauche à l’exécutif offrirait à Alger l’opportunité de solder, au moins en partie, son lourd passif avec Paris. D’où cette impression, de plus en plus palpable, que tout changement de configuration gouvernementale en France – et notamment une hypothétique sortie de Bruno Retailleau du ministère de l’Intérieur – pourrait servir de prétexte politique au régime algérien pour amorcer une marche arrière dans sa stratégie d’escalade et de rupture avec la France.</p>
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		<title>Le président français « prend acte » de la chute du gouvernement Bayrou</title>
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		<pubDate>Mon, 08 Sep 2025 17:54:08 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Le président français Emmanuel Macron acte lundi la chute du gouvernement de François Bayrou et  nommera un nouveau Premier ministre "dans les tout prochains jours".]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span class="sc-85dea5a0-0 dCDQBf"> </span>Après le vote des députés contre la confiance au gouvernement à l&rsquo;Assemblée nationale, le chef de l&rsquo;Etat « recevra [mardi] le Premier ministre François Bayrou pour accepter la démission de son gouvernement »,  selon un communiqué de l&rsquo;Elysée.</p>
<p>Les députés français ont très largement voté contre la confiance au gouvernement lundi 8 septembre, lors d&rsquo;une session extraordinaire à l&rsquo;Assemblée nationale à Paris.</p>
<p>Le Premier ministre avait choisi de solliciter les parlementaires sur la question du déficit public et de l&rsquo;effort budgétaire à fournir pour le résorber.</p>
<p>Au total, 364 députés ont voté contre la confiance au gouvernement et 194 pour. La décision des députés entraîne la chute du gouvernement.</p>
<p>« Vous avez le pouvoir de renverser le gouvernement », mais pas celui « d&rsquo;effacer le réel », a-t-il lancé aux députés lors de son discours.</p>
<p>Cette épreuve de vérité comme chef du gouvernement, avec l&rsquo;assentiment du président de la République, je l&rsquo;ai voulue », a-t-il énoncé lors de son discours. « Certains d&rsquo;entre vous, les plus nombreux, les plus sensés probablement, ont pensé que c&rsquo;était déraisonnable, que c&rsquo;était un trop grand risque. Or, je pense exactement le contraire », a-t-il ajouté.</p>
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		<title>François Bayrou lance sa chaîne YouTube</title>
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		<pubDate>Wed, 06 Aug 2025 11:10:07 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Avec "FB Direct", François Bayrou a fait ses premiers pas sur la plateforme de diffusion de vidéos, mardi 5 août.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le Premier ministre français, François Bayrou, a lancé mardi soir l’épisode 1 d’une série de podcasts destinés à expliquer à la population son plan de redressement budgétaire.</strong></p>
<p>Ayant déjà choisi le langage de la vérité pour annoncer, le 15 juillet dernier lors d’une conférence de presse, son plan 2026 pour redresser les finances publiques, le locataire de Matignon a introduit sa série de podcasts sur « youtube » par un appel au sacrifice.</p>
<p>« Entre les efforts qu’on choisit et les sacrifices qu’on subit, c’est là qu’est aujourd’hui la question qui va se poser à chacun des Français », a-t-il affirmé, précisant que pendant les semaines qui viennent, il va échanger avec les Français « sur ce sujet (…) qui pèse sur nos épaules et que nous ne pouvons pas mettre de côté ».</p>
<p>Lors de cette adresse aux Français, M. Bayrou revient notamment sur le risque de surendettement du pays qui doit trouver des solutions pour dégraisser la dette qui atteint 3.400 milliards d’euros.</p>
<p>Mi-juillet, le chef de l’exécutif français avait présenté un plan drastique pour un retour à l’équilibre budgétaire sur 4 ans avec l’objectif de 4,6% de déficit en 2026, pour atteindre les 3% en 2029.</p>
<p>La recette de François Bayrou consiste à ralentir la croissance des dépenses sans entraîner la récession. En première ligne de cette cure d’amaigrissement : l’Etat et les collectivités, avec la réduction de 3.000 emplois publics dès l’année prochaine, le non remplacement d’un fonctionnaire sur 3 partant à la retraite à compter de 2027, la réduction du train de vie de l’État et une meilleure maîtrise de son patrimoine.</p>
<p>Il s’en suit la maitrise des dépenses sociales pour économiser 5,5 milliards d’euros, l’instauration d’une année blanche (2026) pour économiser 7,1 milliards d’euros durant laquelle les prestations ne seront pas indexées sur l’inflation, les mesures de revalorisation générales ou catégorielles dans les ministères seront suspendues.</p>
<p>Le gouvernement compte dans ce même contexte serrer l’étau autour des fraudeurs fiscaux et des aides publiques, outre l’instauration d’une contribution de solidarité sur les plus hauts revenus et d’une taxe sur les petits colis.</p>
<p>M. Bayrou souhaite également donner un coup de boost à la production par le travail et la simplification des procédures.</p>
<p>Pour lui, cet effort juste et partagé permettra de dégager 43,8 milliards d&rsquo;euros pour le prochain budget et évitera à la France le scenario de la récession.</p>
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		<title>François Bayrou: « Je vois monter un danger : celui de ne plus regarder ses concitoyens que par leur origine, leur couleur de peau ou leur religion ».</title>
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		<pubDate>Sun, 04 May 2025 15:33:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Aboubakar Cissé]]></category>
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					<description><![CDATA[Après l&#8217;assassinat de 57 coups de couteau le 25 avril dernier du jeune malien, Aboubakar Cissé, dans une mosquée du Gard, le Premier ministre français, François Bayrou, estime ce dimanche que « c’est ce qui est en train de se passer est une forme d’explosion en chaîne de la société française ». « Et il faut bien voir &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h3><strong>Après l&rsquo;assassinat de 57 coups de couteau le 25 avril dernier du jeune malien, Aboubakar Cissé, dans une mosquée du Gard, le Premier ministre français, François Bayrou, estime ce dimanche que « c’est ce qui est en train de se passer est une forme d’explosion en chaîne de la société française ».</strong></h3>
<p>« Et il faut bien voir ce sur quoi elle porte. Elle touche à l’essentiel : l’unité du pays, notre capacité à vivre ensemble sous les principes de l’universalisme républicain », souligne-t-il dans un entretien au Journal de Dimanche (JDD).</p>
<p>« Je vois monter un danger : celui de ne plus regarder ses concitoyens que par leur origine, leur couleur de peau ou leur religion. Je vois la détestation des musulmans et de l’Islam, la détestation des Juifs et du judaïsme. Et la détestation des chrétiens », note le Premier ministre.</p>
<p>« Avec des crimes dans les trois cas. Et d’autres haines encore bientôt, je n’en doute pas hélas ! Et cela, la détestation d’un concitoyen pour ce qu’il est, pour son origine, pour sa foi, pour sa philosophie, je ne l’accepterai jamais », poursuit-il, estimant que « tout le monde a droit de cité, et en même temps de comprendre la sensibilité des autres, de mettre les bons mots sur ce que les autres éprouvent pour désamorcer la folie ».</p>
<p>Le ministre français de l&rsquo;Intérieur et des Cultes doit recevoir lundi la famille du jeune malien. Bruno Retailleau a été critiqué pour ne pas avoir reçu la famille de la victime, alors que le meurtrier, Olivier A, avait insulté l&rsquo;islam dans une vidéo montrant la victime agonisante.</p>
<p>Dans un enregistrement transmis auprès de BFMTV, le père d&rsquo;Olivier A. a présenté ses excuses à la famille d&rsquo;Aboubakar Cissé. « Nous ne sommes pour rien dans ce que notre fils a fait. Mon fils est fou. C&rsquo;est 100% pas normal ce qu&rsquo;il a fait. Je m&rsquo;excuse pour la famille de ce qu&rsquo;il a fait. Il est en train d&rsquo;assumer ce qu&rsquo;il a fait », avait déclaré le père du suspect à BFMTV.</p>
<p>Incarcéré en Italie où il s&rsquo;était en fuite avant de s&rsquo;y rendre à la police, l&rsquo;assassin d&rsquo;Aboubakar Cissé doit être extradé vers la France à la mi-mai.</p>
<p>Une information judiciaire pour meurtre avec préméditation et à raison de la race ou de la religion a été ouverte par un juge d&rsquo;instruction du tribunal judiciaire de Nîmes.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Tiraillements franco-français sur la crise avec Alger</title>
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		<dc:creator><![CDATA[infoatlas]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Mar 2025 23:20:29 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Alors que le régime d'Alger a tenté de faire de la reconnaissance de la marocanité du Sahara occidental par la France le point culminant de sa crise avec Paris, le sujet est désormais relégué au second plan par les OQTF, l’accord de 1968, les passeports diplomatiques et Boualem Sansal.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="default__StyledText-sc-10mj2vp-0 fSEbof body-paragraph">Le Premier ministre français a adressé un des messages les plus sévères au régime algérien. Rien de moins qu’un ultimatum de six semaines pour reprendre la liste des clandestins algériens sous obligation de quitter le territoire français (OQTF), sous peine de supprimer tous les accords entre la France et l’Algérie, qui offrent d’immenses privilèges aux Algériens dans le domaine de la migration. Cette menace a été souvent brandie, mais jamais évoquée avec autant de détermination que par François Bayrou.</p>
<p class="default__StyledText-sc-10mj2vp-0 fSEbof body-paragraph">La sortie du Premier ministre français à l’issue du comité interministériel sur l’immigration a été une surprise pour tout le monde. Bien avant sa tenue, il était de bon ton de souligner que le gouvernement français était divisé sur la question algérienne. Entre un Bruno Retailleau, ministre de l’Intérieur, qui se mettait en scène dans ce bras de fer avec le régime algérien, un Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangères, qui tentait de faire le dos rond, estimant que la menace de sanctions n’était pas de nature à calmer les esprits, un François Bayrou, Premier ministre, qui donnait l’impression de ne pas être concerné par cette crise, et surtout un Emmanuel Macron, président de la République, qui observait un silence de moine sur cette tension.</p>
<p>Brisant un long silence sur cette crise, Emmanuel Macron a redit la préoccupation française quant au sort de Boualem Sansal, tout en invitant l’Algérie à «<i>réengager</i>» un travail avec la France sur les accords d’immigration. Avec cette touche qui révèle l’ampleur de la crise actuelle: «<i>Nous n’avancerons pas s’il n’y a pas un travail, on ne peut pas se parler par voie de presse, c’est ridicule, ça ne marche jamais comme cela</i>». Il a confié au quotidien <i>Le Figaro</i>:<i> </i>«<i>Chacun est dans ses compétences. L’accord de 1968, c’est le président de la République</i>»<i>. </i>Avant d’ajouter:<i> </i>«<i>Et ce qu’on a acté avec le président Tebboune en 2022, c’est sa modernisation. Je suis totalement favorable, non pas à le dénoncer, mais à le renégocier.</i>»</p>
<p class="default__StyledText-sc-10mj2vp-0 fSEbof body-paragraph">En adoptant une posture apparemment différente de la fermeté assumée de son ministre de l’Intérieur et de son Premier ministre, Emmanuel Macron donnait l’impression de désavouer son gouvernement. Surtout lorsqu’il s’agit d’utiliser la précieuse carte des accords de 68 organisant l’immigration algérienne sur le sol français. Alors que Retailleau et Bayrou menacent simplement de les annuler, Macron propose de les renégocier. Ces différences d’appréciation entre autorités françaises sur la question algérienne font le bonheur des médias d’Alger, qui y voient une extrême droite qui accélère sur la critique et la menace et un président de la République qui tempère.</p>
<div class="google-auto-placed ap_container">
<p>Cette situation laissait penser que le gouvernement français était dans l’incapacité de prendre une décision ferme à l’égard d’Alger. Cela explique d’ailleurs la stratégie du régime algérien, consistant à cibler le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, qui semble avoir porté seul le fer de cette escalade. En voulant minimiser l’importance de la crise, le régime algérien avait fait le choix de concentrer ses critiques sur l’extrême droite française, nostalgique du fait colonial, seule promotrice de ce rejet et de cette allergie à l’Algérie. Pour Alger, délimiter le combat à l’extrême droite redonnait une forme de légitimité à ses ruptures avec la France.</p>
</div>
<blockquote class="pullquote" cite="https://fr.le360.ma/monde/cacophonie-francaise-sur-lalgerie_UHMRKYTXFJBBFAI7ZKVDBKCRIU/"><p><span style="color: #ff0000;"><strong>«Pour Emmanuel Macron, il ne peut y avoir de normalisation avec l’Algérie sans la libération inconditionnelle de Boualem Sansal, libération qui devrait paver le terrain à une renégociation des accords de 1968 et au retour de discussions politiques.»</strong></span></p></blockquote>
<p class="default__StyledText-sc-10mj2vp-0 fSEbof body-paragraph">Mais ce que le régime d’Alger semble avoir perdu de vue, c’est le chiffon rouge qui aurait provoqué ses réactions hystériques: la reconnaissance de la marocanité du Sahara occidental par la France. Ce sujet est relégué au second plan par les OQTF, l’accord de 1968 et Boualem Sansal. Subitement, l’auteur de cette reconnaissance est devenu aux yeux du régime d’Alger le chevalier preux qui combat un gouvernement d’extrême droite. Pourtant, Emmanuel Macron est resté droit dans ses bottes dans cette crise avec Alger et n’a jamais varié. Pour lui, il ne peut y avoir de normalisation avec l’Algérie sans libération inconditionnelle de l’écrivain franco-algérien Boualem Sansal. Cette libération inconditionnelle devrait paver le terrain à une renégociation des accords de 1968 et au retour de discussions politiques.</p>
<p class="default__StyledText-sc-10mj2vp-0 fSEbof body-paragraph">Aujourd’hui est intervenu un grand moment de clarification. La tension avec Alger n’est pas une lubie exclusive de l’extrême droite, mais plutôt l’affaire de tout le gouvernement et même de la société française. Récemment, cette tension s’est cristallisée autour de trois faits majeurs. Le premier est le refus systématique de réceptionner les clandestins algériens expulsés par la France. L’un d’eux, dont le rapatriement a été refusé à quatorze reprises par Alger, a fini par commettre l’attentat terroriste de Mulhouse. Le second est l’arrestation arbitraire de l’écrivain franco-algérien Boualem Sansal, homme âgé et malade, sur la seule accusation d’avoir rappelé des vérités historiques, à savoir que dans le passé, des parties de l’Ouest algérien appartenaient à l’Empire chérifien marocain. Le troisième fait concerne l’affaire dite «des influenceurs algériens» accusés d’inciter à la violence et à la haine sur le territoire français. Les services français ont de bonnes raisons de penser que «ces influenceurs» étaient manipulés par Alger et avaient pour mission de semer le désordre et le chaos en France.</p>
<div class="google-auto-placed ap_container"></div>
<p class="default__StyledText-sc-10mj2vp-0 fSEbof body-paragraph">Le sérieux de la menace française a été démontré pour la décision de fermer le territoire français à certains dignitaires du régime algérien, porteurs de passeports diplomatiques les dispensant de visa pour entrer en France. Il s’agit là d’une décision à la fois inédite et d’une forte symbolique. François Bayrou avait confirmé l’existence d’une liste de personnes concernées, mais sans donner plus d’informations. Il est aisé de savoir qu’elle comprend principalement des personnages du sérail algérien, accusés d’alimenter la stratégie de haine conte la France.</p>
<p class="default__StyledText-sc-10mj2vp-0 fSEbof body-paragraph">Aujourd’hui, la grande interrogation qui taraude les esprits est la suivante: comment le régime algérien réagira-t-il à la sommation française? Les premières réactions d’Alger vont dans le sens d’une surenchère. Le régime a même promis d’incalculables conséquences. Sur ce point précis, les avis et les analyses divergent. Il y a ceux qui pensent que ce régime suicidaire irait jusqu’au bout de l’escalade avec la France. Son maintien au pouvoir dépend du ratio de défi envers l’ancienne puissance coloniale et de la fabrique de cet ennemi extérieur indispensable à sa logorrhée dite «nationaliste».</p>
<p class="default__StyledText-sc-10mj2vp-0 fSEbof body-paragraph">Mais il y a aussi ceux qui pensent que ce régime ne réagit que dans le cadre d’un rapport de force. Et celui que semble engager Paris à son égard, avec la multiplicité des sanctions réelles ou symboliques, est susceptible de le faire plier pour tenter de sauver ce qu’il y a à sauver. D’où les attentes de voir le régime algérien accepter de recevoir la liste des Algériens sous OQTF, et la possibilité de voir l’affaire Boualem Sansal trouver rapidement une issue positive… à condition bien entendu qu’il ne décède pas dans les geôles algériennes.</p>
<div>
<div id="aswift_7_host">La relation entre la France et le régime d’Alger est arrivée à un tel tournant, à un tel niveau de tension que la moindre des attentes, aussi bien du côté français qu’algérien, est de procéder à sa reconfiguration sur de nouvelles bases. L’enjeu est immense et le suspense au bout de l’ultimatum français de six semaines paraît vertigineux.</div>
</div>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Rencontre Aziz Akhannouch-François Bayrouà Paris</title>
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		<dc:creator><![CDATA[infoatlas]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Feb 2025 10:35:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Maghreb]]></category>
		<category><![CDATA[Aziz Akhannouch]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
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		<category><![CDATA[Gérard Larcher]]></category>
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		<category><![CDATA[Salon agriculture]]></category>
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					<description><![CDATA[Le Premier ministre marocain, Aziz Akhannouch doit rencontrer vendredi à Paris son homologue français, François Bayrou, pour un déjeuner à Matignon, a appris jeudi Atlasinfo de sources françaises.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le chef du gouvernement marocain effectue cette visite, la veille de l&rsquo;ouverture du Salon international de l&rsquo;Agriculture (SIA), dont le Maroc est invité d&rsquo;honneur.</p>
<p>Le SIA accueillera pour la première fois un pays étranger à l’honneur, le Royaume du Maroc. « Nous avons fait un choix de cœur et d’avenir : le choix du Maroc, un grand pays agricole », a annoncé mardi 4 février le président du SIA, Jérôme Despey.</p>
<p>Pour “la première fois de son histoire, le salon met à l’honneur une agriculture étrangère, celle d’un partenaire et d’un ami de la France”, a déclaré pour sa part la ministre de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire, Annie Genevard, lors de la présentation de cette grand-messe de l’agriculture française.</p>
<p>Cette visite s&rsquo;inscrit dans la dynamique de la visite d&rsquo;Etat du président Emmanuel Macron les 28 et 29 octobre 2024, à l&rsquo;invitation du Roi Mohammed VI.</p>
<p>La ministre de la Culture, Mme Rachida Dati vient d&rsquo;effectuer une « visite historique » dans les provinces du sud du Royaume du Maroc, la première d&rsquo;un membre du gouvernement français.</p>
<p>Du 23 au 26 février, le président du Sénat français, Gérard Larcher, entamera une visite au Maroc au cours de laquelle il se rendra à Laâyoune où il enchaînera, le 25 février, des réunions avec le wali de la région Laâyoune-Sakia El Hamra, Abdeslam Bikrat, le président du Conseil communal, Moulay Hamdi Ould Errachid, et le président du Conseil régional, Sidi Hamdi Ould Errachid.</p>
<p class="fig-paragraph">« Pendant la période sombre de nos relations avec le Maroc, le Sénat a toujours entretenu des liens forts avec la Chambre des conseillers marocains », a confié le président du Sénat au Figaro de jeudi.</p>
<p class="fig-paragraph">La délégation, qui comprend notamment le président du groupe d&rsquo;amitié France-Maroc au Sénat, Christian Cambon, « y va pour renforcer ces liens interparlementaires sur les sujets économiques, culturels et politiques, en accord avec la prise de position d’Emmanuel Macron concernant la souveraineté marocaine » sur son Sahara, a-t-il souligné.</p>
<p>Le président français, lors de sa visite d’État d’octobre 2024, avait réaffirmé devant le Parlement marocain que « le présent et l’avenir du Sahara occidental s’inscrivent dans le cadre de la souveraineté marocaine », indique les entreprises et opérateurs français « accompagneront le développement » de ces provinces du sud.</p>
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		<title>Le Premier ministre français validera son budget sans vote du parlement</title>
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		<dc:creator><![CDATA[infoatlas]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 03 Feb 2025 15:13:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[En direct]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[article 49.3]]></category>
		<category><![CDATA[Assemblée]]></category>
		<category><![CDATA[budget]]></category>
		<category><![CDATA[François Bayrou]]></category>
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					<description><![CDATA[Le premier ministre français, François Bayrou tentera, lundi après-midi, un coup de force à l’Assemblée nationale en adoptant son budget sans vote avec le recours au très inflammable article 49.3 de la Constitution française qui était à l’origine de la censure du gouvernement précédent. “J’engagerai la responsabilité du gouvernement”, a-t-il révélé dans un entretien à &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="modal-header add-more-font-size-dep"><strong>Le premier ministre français, François Bayrou tentera, lundi après-midi, un coup de force à l’Assemblée nationale en adoptant son budget sans vote avec le recours au très inflammable article 49.3 de la Constitution française qui était à l’origine de la censure du gouvernement précédent.</strong></div>
<div class="modal-body fixContentHeightDepeche">
<div class="sectionDepeche">
<p class="justifyText add-more-font-size-dep" dir="ltr">“J’engagerai la responsabilité du gouvernement”, a-t-il révélé dans un entretien à la “Tribune de Dimanche”, laissant planer le risque d’une nouvelle motion de censure qui serait déposée par des partis de gauche.</p>
<p>Selon les médias, qui citent le département du premier ministre, ce dernier va invoquer à deux reprises à l’Assemblée nationale l’article 49.3 de la Constitution, sur le projet de budget de l’État, puis sur la première partie du projet de budget de la Sécurité sociale.</p>
<p>La menace de la censure brandie par certains partis est née d’un désaccord sur des dispositions que contient le projet de budget de 2025, notamment l’augmentation de la taxe sur les billets d’avion, qui passerait de 2,63 euros à 7,30 euros pour un billet en classe économique vers la France ou l’Europe, ou encore l&rsquo;aide médicale d&rsquo;Etat.</p>
<p>Si les communistes et les écologistes s&rsquo;accordent à faire tomber le gouvernement, une fois l&rsquo;article 49.3 déclenché, la position du Rassemblement national et du Parti socialiste, sans les voix desquelles la motion de censure ne peut être adoptée, reste inconnue.</p>
<p>Vendredi, la commission mixte paritaire, formée de 7 députés et de 7 sénateurs est parvenue à un accord qui permettrait une visibilité sur le plan de dépenses, d’économies et de recettes nouvelles de l&rsquo;Etat, avec l’objectif d’un déficit ramené de 6,1 % à 5,4 % du produit intérieur brut (PIB).</p>
<p>La commission a annoncé avoir approuvé une baisse des crédits dédiés à l&rsquo;Aide médicale d&rsquo;Etat de 111 millions d&rsquo;euros par rapport au projet de budget initial, qui s&rsquo;élevait à 1,3 milliard.</p>
<p>Alors que la droite souhaitait sur cette rubrique une baisse de 200 millions d&rsquo;euros, cet accord permettra de maintenir les crédits alloués à cette aide réservée aux soins des immigrés en situation irrégulière à leur niveau de 2024.</p>
<p>D&rsquo;autres mesures introduites dans le projet de budget portent également sur la contribution des plus aisés et des grandes entreprises et la hausse de la taxe sur les rachats d’actions et sur les transactions financières.</p>
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		<title>Tensions et divergences au sein du couple Macron/Bayrou</title>
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		<pubDate>Mon, 06 Jan 2025 11:38:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Décryptages]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[divergences]]></category>
		<category><![CDATA[Elysée]]></category>
		<category><![CDATA[Emannuel Macron]]></category>
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		<category><![CDATA[politique]]></category>
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					<description><![CDATA[Ce n’est un secret pour personne, la relation entre le Président, Emmanuel Macron et son Premier ministre François Bayrou n&#8217;est pas au mieux de sa forme. Il est vrai que Macron doit beaucoup au compagnonnage politique de Bayrou qui était parmi les rares personnalités de poids à avoir cru en son aventure « En Marche &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Ce n’est un secret pour personne, la relation entre le Président, Emmanuel Macron et son Premier ministre François Bayrou n&rsquo;est pas au mieux de sa forme. Il est vrai que Macron doit beaucoup au compagnonnage politique de Bayrou qui était parmi les rares personnalités de poids à avoir cru en son aventure « En Marche » qui leur avait ouvert les portails du Palais de l’Elysée. Il est tout aussi vrai que Macron n’a pas choisi Bayrou comme Premier ministre. Ce dernier avait arraché littéralement ce poste au prix d’un grand chantage.</strong></p>
<p>Cette équation a installé automatiquement une atmosphère de défiance entre les deux têtes de l’exécutif, voire une atmosphère de cohabitation. Elle ne s’est pas manifestée lors de la composition du gouvernement. Bayrou n’ayant pas réussi à faire entrer les socialistes dans son casting gouvernemental, se contentant d’anciennes gloires, comme Manuel Valls ou François Rebsamen. Et Macron ayant pu imposer les ministres de la Macronie qu’il voulait, y compris le ministre des armées, Sébastien Lecornu que Bayrou, pour des susceptibilités personnelles, aurait aimé voir en dehors de son Cabinet.</p>
<p>Mais cette entente provisoire ne fait en réalité que cacher les grandes divergences à venir inévitablement entre Macron et Bayrou. Le nouveau Premier ministre voudrait à tout prix montrer que ses prédécesseurs depuis la perte de la majorité à l’Assemblée, à savoir Elisabeth Borne, Gabriel Attal et Michel Barnier, n’avaient pas le bon logiciel pour gouverner les affaires de la France, étant trop liés à une vision et une pratique présidentielle du pouvoir que les Français ont désavouées à plusieurs reprises. Il sera, dans ces conditions, tenté de se distinguer pour marquer son propre sillon, quitte à prendre des décisions qui heurteraient les grands choix de Macron.</p>
<p>&nbsp;</p>
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<div class="article-content">
<p>Même s’il ne bénéficie pas d’une majorité au Parlement comme Michel Barnier avant lui, François Bayrou semble bénéficier d’un état de grâce que lui offre la promesse du Rassemblement National de ne pas se joindre à la motion de censure que la gauche a déjà annoncé vouloir déposer au lendemain de son discours de politique générale le 14 janvier prochain. Marine Le Pen qui attend le jugement sur son inéligibilité le 31 mars prochain ne voudrait pas apparaître comme une force d’appoint de la gauche pour faire tomber les gouvernements. D’autant plus que François Bayrou s’est engagé à ne recourir au fameux 49.3 qu’en cas d’extrême nécessité. Ce qui diminuera les occasions de censurer le gouvernement.</p>
<p>Mais la raison essentielle pour laquelle il y aura forcément une atmosphère de cohabitation entre le palais de l’Élysée et celui de Matignon, est que François Bayrou va fatalement profiter de son poste de Premier ministre, l’homme qui est intervenu pour sauver la France de la crise de régime, pour se sculpter une posture de candidat de la droite et du centre à la prochaine présidentielle. Il est de notoriété publique que sachant qu’Emmanuel Macron ne pourra pas prétendre à un troisième mandat, tous les appétits et les ambitions sont aiguisés.</p>
<p>À droite des hommes comme Laurent Wauquiez, Gerald Darmanin, Bruno Retailleau, Xavier Bertrand sont déjà à l’affut. Chez Renaissance, le parti de Macron, Gabriel Attal cache à peine son envie présidentielle. Même âgé de 73 ans, François Bayrou qui a depuis des années milité pour avoir le poste de Premier ministre, se verrait bien le digne successeur d’Emmanuel Macron. Un homme capable de croiser le fer avec Marine Le Pen si la justice lui autorise de concourir ou avec un homme ou une femme de gauche si le Rassemblement National fait défaut.</p>
<p>C’est en tentant d’utiliser son poste de Premier ministre comme rampe de lancement pour se positionner pour la prochaine présidentielle, que François Bayrou pourra inévitablement se créer des adversités, même au sein du camps présidentiel censé le soutenir dans ses missions de chef de l’Exécutif.</p>
<p>À un manque structurel de majorité au Parlement, se rajouteront pour François Bayrou toutes les nombreuses tentatives de ses alliés et de ses adversaires pour l’empêcher d’acquérir la voilure indispensable pour s’imposer comme le successeur naturel d’Emmanuel Macron à l’Élysée. Le parfum de cohabitation tiendra ses effluves des multiples ambitions des alliés naturels de Bayrou qui n’ont aucun intérêt ni à son succès ni à son maintien pour longtemps à son poste.</p>
</div>
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		<title>Emmanuel Macron nomme François Bayrou Premier ministre</title>
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		<pubDate>Fri, 13 Dec 2024 11:47:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[En direct]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[François Bayrou]]></category>
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		<category><![CDATA[Macron]]></category>
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					<description><![CDATA[Le président français, Emmanuel Macron a nommé, vendredi, le centriste François Bayrou nouveau Premier ministre en succession du chef de l’exécutif démissionnaire Michel Barnier, a annoncé L’Elysée.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>« Le Président de la République a nommé M. François Bayrou Premier ministre, et l’a chargé de former un Gouvernement », précise un communiqué de l&rsquo;Elysée.</p>
<p>Cette nomination intervient une semaine après la démission du gouvernement Barnier au lendemain du vote par l’Assemblée nationale d’une motion de censure déposée à son encontre par les partis de la gauche et soutenue par l’extrême droite.</p>
<p>Ce mécanisme avait été mis en branle suite au bras de fer qui s’était engagé depuis quelques jours entre le gouvernement et ces partis sur le volet social du budget de 2025, et qui s’était conclu par l’activation du premier ministre de l’article 49.3 de la Constitution qui lui permet de passer outre le vote parlementaire pour adopter des textes à l&rsquo;Assemblée nationale.</p>
<p>Pour ses premiers mots en tant que Premier ministre, François Bayrou a estimé que <em>« tout le monde mesure la difficulté de la tâche »</em> qui lui revient. <em>« Je pense aussi qu&rsquo;il existe un chemin à trouver qui réunisse les gens au lieu de les diviser »</em>, a-t-il ajouté. « <em>La réconciliation est nécessaire », </em>a encore lancé François Bayrou, citant Henri IV devant la presse, en quittant les locaux du haut-commissariat au plan à Paris.</p>
<p>Maire de Pau (sud-ouest) depuis 2014 et président du parti centriste Mouvement démocrate (MoDem) qu&rsquo;il a fondé en 2007, François Bayrou a été notamment ministre de l&rsquo;Éducation nationale de 1993 à 1997, puis ministre de la Justice au début du quinquennat Macron en 2017. Il a également été nommé en 2020, haut commissaire au plan.</p>
<p>Agé de 73 ans, M. Bayrou avait été député européen (1999-2002) et trois fois député à l&rsquo;Assemblée nationale.</p>
<p>Initialement prévue <em>« en fin de matinée »</em>, la passation de pouvoir se tient finalement en fin d&rsquo;après-midi. Nommé Premier ministre par Emmanuel Macron à la mi-journée, vendredi 13 décembre, le président du MoDem et allié historique du chef de l&rsquo;Etat doit arriver à Matignon vers 17 heures, où il sera reçu dans la cour par Michel Barnier.</p>
<p>Le nouveau locataire de Matignon trouvera sur son bureau des dossiers urgents. D&rsquo;abord, avancer sur un pacte de non-censure, un travail de concertation avec les partis de gauche à droite, sans le RN ni LFI. Autre priorité : le budget, alors que la France ne l&rsquo;a toujours pas voté pour 2025. Parmi les autres sujets sensibles : les retraites et l&rsquo;immigration.</p>
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		<title>Immense émotion dans le monde politique français après le décès de Marielle de Sarnez</title>
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		<pubDate>Thu, 14 Jan 2021 00:06:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[décès]]></category>
		<category><![CDATA[François Bayrou]]></category>
		<category><![CDATA[Marielle de Sarnez]]></category>
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					<description><![CDATA[L&#8217;annonce du décès mercredi de l&#8217;ancienne ministre Marielle de Sarnez, bras droit de François Bayrou pendant des décennies, a aussitôt suscité une pluie d&#8217;hommages de ses pairs, tous bords confondus, qui ont salué une femme politique « courageuse » et « respectueuse ». « Artisane inlassable du centre, combattante passionnée de l&#8217;Europe, Marielle de Sarnez nous a quittés ce soir. &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>L&rsquo;annonce du décès mercredi de l&rsquo;ancienne ministre Marielle de Sarnez, bras droit de François Bayrou pendant des décennies, a aussitôt suscité une pluie d&rsquo;hommages de ses pairs, tous bords confondus, qui ont salué une femme politique « courageuse » et « respectueuse ».</p>
<p>« Artisane inlassable du centre, combattante passionnée de l&rsquo;Europe, Marielle de Sarnez nous a quittés ce soir. La France perd une responsable politique de grand talent. Nous perdons une amie »,lui a rendu hommage le président Emmanuel Macron.</p>
<p>La députée centriste, présidente de la commission des Affaires étrangères de l&rsquo;Assemblée, est décédée mercredi à l&rsquo;âge de 69 ans, à l&rsquo;hôpital parisien de la Pitié-Salpêtrière. Elle souffrait d&rsquo;une leucémie.</p>
<p>« Voici le jour en trop. Marielle, si talentueuse et si courageuse, Marielle de Sarnez vient de partir. Notre chagrin est immense », a salué sur Twitter M. Bayrou, le patron du MoDem, qui a annoncé, très ému, le décès de son bras droit à l&rsquo;AFP.</p>
<p>Une minute de silence a été respectée à l&rsquo;Assemblée nationale où avait lieu un débat sur le déploiement des Maisons France Services. « L&rsquo;Assemblée nationale perd une de ses membres éminentes, la diplomatie parlementaire une grande représentante », a réagi son président, Richard Ferrand, exprimant son « immense tristesse ».</p>
<p>« C&rsquo;est de la loyauté à ses engagements que Marielle de Sarnez puisait sa force pour moderniser notre démocratie et défendre une certaine idée de l&rsquo;Europe. Ses combats resteront plus que jamais aussi les nôtres », a souligné le Premier ministre, Jean Castex, rejoint dans l&rsquo;hommage par de nombreux ministres mais aussi par des opposants politiques.</p>
<p>Née à Paris dans le VIIIe arrondissement, Marielle de Sarnez y avait mené une grande partie de sa carrière. Présidente de la fédération UDF de Paris en 2006 puis du MoDem Paris en 2008, elle a été élue conseillère de Paris en 2001 dans le XIVe arrondissement sur une liste d&rsquo;union RPR-UDF.</p>
<p>Cette européenne convaincue avait ensuite été élue députée européen en 2009.</p>
<p>Sa nomination en mai 2017 dans le premier gouvernement d&rsquo;Edouard Philippe comme ministre des Affaires européennes aurait dû être le couronnement de sa carrière. Mais elle ne restera en poste qu&rsquo;un mois et quatre jours.</p>
<p>L&rsquo;ouverture en juin suivant d&rsquo;une enquête préliminaire du parquet dans l&rsquo;affaire des emplois présumés fictifs des assistants des députés européens du parti centriste la conduit à démissionner, tout comme François Bayrou, éphémère ministre de la Justice.</p>
<p>Investie dans la foulée aux législatives par LREM, elle avait été élue députée de Paris (11e circonscription) et avait pris la présidence de la prestigieuse commission des Affaires étrangères de l&rsquo;Assemblée.</p>
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