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	<title>Festival Gnaoua et Musiques du Monde &#8211; Atlasinfo</title>
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	<title>Festival Gnaoua et Musiques du Monde &#8211; Atlasinfo</title>
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		<title>Festival Gnaoua et Musiques du Monde: Plus de 300 000 festivaliers ont vibré aux rythmes des fusions musicales</title>
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		<dc:creator><![CDATA[infoatlas]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 22 Jun 2025 06:30:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Culture-Medias]]></category>
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		<category><![CDATA[Compagnie Bakalama]]></category>
		<category><![CDATA[Essaouira]]></category>
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		<category><![CDATA[Hamid El Kasri]]></category>
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					<description><![CDATA[Du 19 au 21 juin,, Essaouira a vibré aux rythmes de la musique gnaoua et des fusions musicales. La ville entière a partagé dans la joie et avec ferveur les moments forts de cette 26ᵉ édition du Festival Gnaoua et Musiques du Monde, qui a rassemblé plus de 300 000 festivaliers venus célébrer une grande fête de la musique.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-weight: 400;">Essaouira s’est une nouvelle fois transformée en un vaste espace de fête, de dialogue et de communion. Un espace suspendu dans le temps, entièrement dédié à la musique, aux rencontres et au vivre-ensemble. Entre les remparts de la médina et sur la plage, les guembris ont répondu aux saxophones, les chants mandingues se sont mêlés aux pulsations afro-cubaines, les voix gnaoua ont vibré au rythme des tambours sénégalais.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">La 26ᵉ édition du Festival Gnaoua et Musiques du Monde s’achève sur un souffle puissant, brassé de groove, de mémoires et d’humanité. </span><strong>Plus de 300 000</strong> festivaliers<span style="font-weight: 400;"> ont répondu à l’appel de cette grande célébration de la musique et du métissage.</span></p>
<h3><b>Scènes en fusion, artistes en état de grâce</b></h3>
<p><span style="font-weight: 400;">Dès la parade d’ouverture, portée par les Maâlems dans un tourbillon de couleurs, l’ambiance était donnée : festive, généreuse, intense. Sur la grande scène Moulay Hassan, les concerts se sont succédé dans une progression musicale parfaitement orchestrée.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">L’ouverture maroco-sénégalaise — Hamid El Kasri, Compagnie Bakalama, Abir El Abed, Kya Loum — a immédiatement placé la barre très haut. Puis les fusions ont déployé toute leur diversité : Houssam Gania et Marcus Gilmore ont livré un jazz- Gnaoua à la fois tendu et habité ; Dhafer Youssef et Maâlem Morad El Marjani ont creusé une veine mystique, vibrante et silencieuse à la fois. Samedi soir, Cimafunk et Khalid Sansi ont déclenché une marée humaine. Et le concert de CKay a rassemblé une jeunesse connectée, dansante, cosmopolite.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Au total, </span><b>350 artistes venus de plus d’une douzaine de pays</b><span style="font-weight: 400;"> (Sénégal, USA, Tunisie, Nigeria, France, Mali, Cuba, Syrie, Turquie, Irak, Côte d’Ivoire…) se sont produits sur les différentes scènes du festival, avec 40 Maâlems Gnaoua, figures tutélaires et talents émergents.</span></p>
<h3><b>Un public fidèle, éclectique et participatif</b></h3>
<p><span style="font-weight: 400;">Étudiants, familles, jeunes curieux ou festivaliers de la première heure : ils étaient tous au rendez-vous. Dans les files d’attente, les cafés, les ruelles de la médina, on entendait autant de langues que de rires. À Essaouira, comme toujours, la musique rassemble, au-delà des origines et des générations.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Le public du Festival Gnaoua n’est jamais passif : il écoute, il danse, il questionne, il vibre. Il est acteur d’une mémoire vivante, d’un élan collectif.</span></p>
<h3><b>Un forum dense, ancré dans le monde</b></h3>
<p><span style="font-weight: 400;">Pour sa </span><b>12ᵉ édition, le Forum des Droits Humains</b><span style="font-weight: 400;">, organisé en partenariat avec le Conseil de la communauté marocaine à l’étranger, a une nouvelle fois tenu toutes ses promesses. Sur le thème « Mobilités humaines et dynamiques culturelles », écrivains, chercheurs, cinéastes et artistes ont interrogé les liens complexes entre </span><span style="font-weight: 400;">migration, création et appartenance.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Parmi les moments forts : les interventions de Véronique Tadjo, poétesse franco-ivoirienne, de Pascal Blanchard, historien spécialiste de la colonisation, du cinéaste Faouzi Bensaïdi, de l’écrivain Elgas, ou encore du réalisateur palestinien Elia Suleiman, dont le témoignage très personnel et sincère a marqué les esprits.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Les participants ont notamment relevé l’impérieuse nécessité de l’homme à bouger et à migrer malgré les barrières et malgré les restrictions. Une mobilité avec des motivations diverses, en tête desquelles on retrouve la recherche d’une vie digne.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Une mobilité souvent vécue dans la douleur et dans la souffrance, mais presque toujours accompagnée de dynamiques culturelles puissantes, hybrides, et porteuses de messages politiques et identitaires forts. Dans le contexte migratoire, la production culturelle est un acte de résistance, d’intégration et d’affirmation de soi.</span></p>
<h3><b>Une chaire universitaire à l’écoute des Maâlems</b></h3>
<p><span style="font-weight: 400;">Dans le cadre de la </span><b>Chaire UM6P des Croisements culturels et Globalisation</b><span style="font-weight: 400;">, deux tables rondes inédites ont offert un moment rare et précieux : celui d’un dialogue direct entre chercheurs, penseurs, et Maâlems Gnaoua. Dans un échange profond, sans filtre, les savoirs universitaires ont rencontré les savoirs du corps, de la transe, de la transmission orale. Ce fut une conversation à hauteur d’homme, nourrie par l’écoute, la curiosité mutuelle et le respect des héritages. Un temps suspendu, où les mots savants se sont mêlés aux mots du vécu, pour interroger ensemble la place du patrimoine vivant dans le monde d’aujourd’hui — non comme une archive, mais comme une force en mouvement, ancrée dans le présent et tournée vers l’avenir.</span></p>
<h3><b>Des lieux habités, une ville transfigurée</b></h3>
<p><span style="font-weight: 400;">Essaouira tout entière s’est faite scène. Concerts intimistes dans les zaouias ou à Bayt Dakira, sons kurdes au Borj Bab Marrakech, groove berbère et oud électrique… et sur la plage, les jeunes Maâlems ont pris leur place sous le regard d’un public conquis.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Moment suspendu : le concert de Fehd Benchemsi &amp; The Lallas. Une foule compacte jusqu’à la mer, un set généreux mêlant rock, gnaoua et chaabi. Une communion festive et poétique, rassemblant toutes les générations.</span></p>
<h3><b>Des passerelles durables, des engagements affirmés</b></h3>
<p><span style="font-weight: 400;">Le festival poursuit ses engagements en faveur de la transmission, de la formation et de la recherche.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Le programme </span><b>Berklee at Gnaoua Festival</b><span style="font-weight: 400;">, mené pour la deuxième année avec le Berklee College of Music, a rassemblé </span><b>74 jeunes musiciens de 23 nationalités</b><span style="font-weight: 400;"> pour une semaine de résidence créative, de formation et d’échange, sous la direction de professeurs de renommée mondiale.</span></p>
<h3><b>Un rayonnement qui dépasse les frontières</b></h3>
<p><span style="font-weight: 400;">Le Festival Gnaoua est aussi un rendez-vous médiatique majeur. </span><b>250 journalistes et reporters images</b><span style="font-weight: 400;"> ont couvert cette 26ᵉ édition depuis le Maroc, la France, l’Espagne, l’Allemagne, l’Italie, l’Australie, l’Inde, le Portugal, la Turquie, les États-Unis, le Royaume-Uni, la Norvège ou encore les Émirats Arabes Unis.</span></p>
<h3><b>L’élan continue</b></h3>
<p><span style="font-weight: 400;">Le Festival Gnaoua 2025 a confirmé sa vocation : faire de la musique une langue commune, de la ville un laboratoire de métissage, du patrimoine une matière vivante. Une édition généreuse, audacieuse, essentielle.</span></p>
<p><b>Rendez-vous est donné pour la 27ᵉ édition, qui se tiendra du 25 au 27 juin 2026</b><span style="font-weight: 400;">, avec la même promesse : faire vibrer les rythmes que les frontières ne sauraient contenir.</span></p>
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		<title>Une fusion entre musique gnaoua et rythmes amazighs enchantent le public du Festival d&#8217;Essaouira</title>
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		<dc:creator><![CDATA[infoatlas]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 21 Jun 2025 12:59:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture-Medias]]></category>
		<category><![CDATA[Festival Gnaoua d’Essaouira]]></category>
		<category><![CDATA[Festival Gnaoua et Musiques du Monde]]></category>
		<category><![CDATA[gnaoua]]></category>
		<category><![CDATA[rythmes amazighs]]></category>
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					<description><![CDATA[La fusion ensorcelante entre l&#8217;esprit gnaoua et les rythmes amazighs a enchanté, vendredi soir, le public nombreux du Festival gnaoua et Musiques du Monde d&#8217;Essaouira, le temps d&#8217;un spectacle artistique riche et empreint de créativité à la scène de la plage. Lors de la deuxième soirée des festivités de la 26e édition de cet événement &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La fusion ensorcelante entre l&rsquo;esprit gnaoua et les rythmes amazighs a enchanté, vendredi soir, le public nombreux du Festival gnaoua et Musiques du Monde d&rsquo;Essaouira, le temps d&rsquo;un spectacle artistique riche et empreint de créativité à la scène de la plage.</strong></p>
<p>Lors de la deuxième soirée des festivités de la 26e édition de cet événement culturel qui célèbre le patrimoine culturel gnaoua, des artistes talentueux, mêlant avec finesse les racines de cette musique à la richesse des influences contemporaines, ont livré une prestation entre authenticité et renouveau, transformant la scène de la plage en un véritable lieu d’expression libre et d’ouverture créative.</p>
<p>Le coup d’envoi de la soirée a été donné par le maâlem Driss Essamlali, l&rsquo;une des figures montantes de la nouvelle génération de maâlems gnaoua. Le jeune Driss a, en effet, su réinterpréter cet art ancien avec une touche personnelle, fidèle à l’esprit originel mais teintée d’un souffle contemporain.</p>
<p>Le public a ensuite été captivé par la prestation de Mehdi El Kordoudi, dont la présence scénique vibrante et l’intensité d’interprétation ont insufflé une nouvelle énergie au répertoire gnaoui. L&rsquo;assistance a réagi avec une ferveur remarquable, se fondant dans la musique au fil d’un moment collectif empreint de finesse rythmique et d’émotion.</p>
<p>Dans une performance audacieuse et singulière, les rythmes traditionnels de la région de Souss ont rencontré des sonorités musicales modernes et mondiales. Le groupe Ribab Fusion a revisité les chansons d’ »Ismkan », profondément ancrées dans la mémoire africaine, en les mêlant aux blues, au rock, au reggae et au funk, leur conférant, ainsi, une dimension nouvelle et éclectique.</p>
<p>Fer de lance du renouveau de la musique amazighe, Ribab Fusion est lancé sous l’impulsion de Foulane Bouhssine, virtuose du ribab et diplômé du conservatoire de musique d&rsquo;Agadir. Ce groupe musical réinvente cet instrument monocorde emblématique en l’électrisant et en le mêlant aux sonorités blues, rock, reggae et funk.</p>
<p>Le maâlem Mustapha Baqbou et son partenaire de scène, le maâlem Najib Oublaqas, ont, quant à eux, incarné la rencontre de deux générations porteuses de la voie gnaoua. Baqbou, pionnier des fusions entre rythmes gnaoua et musiques du monde, a partagé la scène avec Oublaqas, représentant d’une jeunesse imprégnée de tradition mais tournée vers une vision artistique ouverte sur l’international.</p>
<p>Leur duo a constitué un moment artistique fort, fusionnant le parfum du passé avec l’audace du présent, pour offrir au public une expérience musicale unique, à la fois fidèle à l’âme gnaoua et résolument contemporaine.</p>
<p>Et le meilleur pour la fin, Fahd Benchemsi &amp; The Lallas a conquis toutes les générations présentes, mêlant avec brio gnaoua, gospel, jazz et soul dans une prestation moderne, nourrie par les racines profondes de la tradition gnaoua, au grand bonheur des fans de l&rsquo;art gnaoua.</p>
<p>Passionné par les sonorités ancestrales de la musique gnaoua, un héritage spirituel issu du métissage entre les cultures africaines subsahariennes et marocaines, Fahd Benchemsi est multi-instrumentiste et chanteur, qui s’empare de cette tradition pour en proposer une lecture actuelle et audacieuse.</p>
<p>La 26ᵉ édition du Festival Gnaoua et Musiques du Monde, qui illumine le ciel de la Cité des Alizés, accueille 350 artistes, dont 40 maâlems gnaoua.</p>
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		<title>Forum des droits humains à Essaouira: la culture comme outil pour contrer la stigmatisation des migrants</title>
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		<dc:creator><![CDATA[infoatlas]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Jun 2025 17:05:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture-Medias]]></category>
		<category><![CDATA[En direct]]></category>
		<category><![CDATA["Mobilités humaines et dynamiques culturelles"]]></category>
		<category><![CDATA[CCME]]></category>
		<category><![CDATA[Driss El Yazami]]></category>
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					<description><![CDATA[La 12e édition du Forum des droits humains s&#8217;est tenue vendredi à Essaouira sous le thème « Mobilités humaines et dynamiques culturelles » dans le cadre de la la 26ème édition du Festival Gnaoua et Musiques du Monde, en partenariat avec le Conseil de la communauté marocaine à l’étranger (CCME). Ce forum sur les mobilités humaines, qui &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La 12e édition du Forum des droits humains s&rsquo;est tenue vendredi à Essaouira sous le thème « Mobilités humaines et dynamiques culturelles » dans le cadre de la la 26ème édition du Festival Gnaoua et Musiques du Monde, en partenariat avec le Conseil de la communauté marocaine à l’étranger (CCME)</strong>.</p>
<p>Ce forum sur les mobilités humaines, qui se tient sur deux jours en présence du Conseiller du Roi, André Azoulay et et président fondateur de l&rsquo;Association Essaouira-Mogador, ainsi qu&rsquo;un parterre d&rsquo;universitaires, d&rsquo;experts et d&rsquo;historiens, a pour pour objectif d&rsquo;élargir le débat sur les apports culturels des migrations et des diasporas pour les pays d&rsquo;origine, de transit et de destination.</p>
<p>Ouvrant ce forum, la productrice du Festival Gnaoua et Musiques du Monde, Neila Tazi, a appelé à réinscrire la culture au cœur du débat migratoire eu égard au rôle des mobilités et des migrations humaines dans la création culturelle.</p>
<p>Selon Mme Tazi, les migrations constituent des moteurs essentiels de la création culturelle, puisqu' »en changeant de lieu de vie et de résidence, les individus emmènent avec eux leurs traditions, leurs langues, leurs croyances et leurs pratiques artistiques ».</p>
<p>Ces échanges culturels, a-t-elle dit, donnent naissance à des formes culturelles hybrides qui voyagent partout dans le monde, d&rsquo;autant plus qu&rsquo;aujourd’hui, les nouveaux moyens de communication accélèrent les dynamiques de circulation des idées et des influences.</p>
<p>De nos jours, la culture devient une brèche, un passage vital et une fenêtre d&rsquo;espoir dans un monde où les frontières se ferment et les murs s’érigent, a souligné l&rsquo;organisatrice du Festival Gnaoua.</p>
<p><img decoding="async" class="aligncenter wp-image-274796 size-medium" src="https://atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2025/06/NEILA-400x300.jpeg" alt="" width="400" height="300" srcset="https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2025/06/NEILA-400x300.jpeg 400w, https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2025/06/NEILA-1024x768.jpeg 1024w, https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2025/06/NEILA-768x576.jpeg 768w, https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2025/06/NEILA-1536x1152.jpeg 1536w, https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2025/06/NEILA-86x64.jpeg 86w, https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2025/06/NEILA.jpeg 1600w" sizes="(max-width: 400px) 100vw, 400px" />En revanche, a-t-elle poursuivi, le repli identitaire est devenu à présent une réalité sur plusieurs continents, notant que le discours sur les mobilités humaines et sur les migrations est « plus appauvri que jamais », réduit à des logiques sécuritaires ou économiques pures, d&rsquo;où la nécessité de placer la culture au centre de tout débat autour de la migration.</p>
<p>Pour Neila Tazi, ce Forum »fait désormais partie de l&rsquo;ADN du Festival » et constitue un espace d’échange entre des intervenants et une audience de grande qualité.</p>
<p>Dans son intervention, le président du CCME, Driss El Yazami, a quant à lui identifié plusieurs facteurs de la migration, notamment les tensions géopolitiques, les inégalités en matière de développement humain et l&rsquo;amélioration des conditions de vie dans les pays du Sud, notant que la migration est devenue une ressource importante pour plusieurs individus.</p>
<p>De même, il a fait remarquer qu&rsquo;avec un milliard de personnes en mobilité à travers le monde, tous les pays sont aujourd&rsquo;hui traversés par ces dynamiques migratoires, avec deux tiers des migrants installés en Europe et en Asie.</p>
<p>Évoquant la diversification des profils des migrants, M. El Yazami a noté que l&rsquo;image dominante du travailleur immigré qui part du Sud vers le Nord est toujours présente, à côté d&rsquo;autres formes de migration dont il a cité la circulation des compétences, l&rsquo;immigration des mineurs non accompagnés et la mobilité des étudiants.</p>
<p>Un nouveau mode de gestion s&rsquo;impose face à cette diversification grandissante qui met à l&rsquo;épreuve les politiques d’accueil, souvent pensées pour des profils uniques, a insisté le président du CCME, estimant que « cette diversité est une richesse qui suppose une gouvernance adaptée ».</p>
<p>Dans sa diversité, la migration « reflète aussi la diversité des mondes où nous sommes appelés à cohabiter et invite à revoir la manière de penser l’identité, la citoyenneté et le vivre-ensemble », a-t-il soutenu.</p>
<p>Dans le cadre des différents panels, les participants ont mis en exergue les expressions artistiques et les représentations culturelles comme levier puissant contre la stigmatisation liée aux mobilités et migrations, appelant à la promotion d&rsquo;un espace de dialogue, de mémoire partagée et de reconnaissance des apports culturels des migrants dans leurs sociétés d&rsquo;accueil.</p>
<p>A cet égard, les panélistes ont fait remarquer que la migration ne se résume pas aux seules données géopolitiques et économiques, mais se reflètent aussi dans des récits artistiques et des représentations culturelles qui façonnent la manière dont les sociétés perçoivent et racontent les mobilités humaines.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter wp-image-274792 size-medium" src="https://atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2025/06/experts-e1750451156175-508x300.jpeg" alt="" width="508" height="300" /></p>
<p>Dans un monde marqué par des tensions identitaires croissantes, les expressions culturelles des mobilités humaines rappellent que la migration est d&rsquo;abord une histoire humaine de courage, de transmission, de transformation et de liens à raconter et à transmettre, ont-ils précisé.</p>
<p>Les participants ont mis l&rsquo;accent sur l&rsquo;importance majeure de l&rsquo;art et de la culture dans la promotion d&rsquo;une nouvelle approche de gestion de la question migratoire, fondée sur l&rsquo;inclusion, la compréhension mutuelle et la valorisation des parcours de migration comme récits porteurs de sens.</p>
<p>Dans cette optique, la culture devient un espace de négociation identitaire, où les appartenances multiples s&rsquo;expriment et cohabitent, en jetant des ponts entre les groupes et en favorisant la reconnaissance mutuelle.</p>
<p>Les intervenants ont par ailleurs pointé du doigt l&rsquo;instrumentalisation de la migration pour alimenter la peur des migrants, soulignant la nécessité d&rsquo;élaborer des récits percutants pour contrer ce narratif et démontrer l&rsquo;apport de la mobilité humaine et sa dynamique dans l&rsquo;enrichissement des sociétés d&rsquo;accueil.</p>
<p>Mettant en avant l&rsquo;importance des migrations Sud-Sud, des migrations féminines et celles estudiantines, phénomènes souvent méconnus malgré leur impact significatif, les intervenants ont insisté sur l&rsquo;importance de changer la perception sur les mobilités humaines et de promouvoir la recherche dans ce domaine.</p>
<p>Ils ont également souligné la responsabilité qui incombe aux nouvelles générations dans les pays d’accueil de capitaliser sur la diversité comme une force nationale.</p>
<p>Et de relever que les communautés africaines, en particulier, ont eu un impact positif mondial qui mérite d&rsquo;être célébré et reconnu, à même de servir de point de départ pour revaloriser leur propre récit et leur place dans un monde en perpétuelle mutation.</p>
<p>La 26e édition accueille plus de 350 artistes, dont 40 Maâlems Gnaoua, réunis dans des fusions musicales entre gnaoua et des musiques du monde, sur les scènes emblématiques d’Essaouira.</p>
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		<title>Neila Tazi: « Le Maroc porte une énergie collective, et le Festival Gnaoua et Musiques du Monde en constitue une illustration emblématique »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[infoatlas]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Jun 2025 15:05:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Culture-Medias]]></category>
		<category><![CDATA[En direct]]></category>
		<category><![CDATA[Festival Gnaoua et Musiques du Monde]]></category>
		<category><![CDATA[Neila Tazi]]></category>
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					<description><![CDATA[La 26e édition du Festival Gnaoua et Musiques du Monde , prévue du 19 au 21 juin à Essaouira, accueillera 350 artistes qui animeront 54 concerts tout au long des trois journées du Festival, entre grands shows en plein air, sets intimistes et performances dans des lieux patrimoniaux. Plus qu’un festival, un souffle. Plus qu’une fête, une vision.
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Ce rendez-vous culturel emblématique, qui s&rsquo;est imposé en tant qu&rsquo;événement musical unique fondé sur une tradition essentielle, celle des Maâlems Gnaoua, gardiens d’un héritage ancestral, ouvre chaque année ses portes à des musiciens du monde entier.</p>
<p>La productrice du Festival Gnaoua et Musiques du Monde d&rsquo;Essaouira, Neila Tazi, revient dans un entretien avec la MAP sur l&rsquo;image d&rsquo;un Maroc multiculturel que consacre le Festival, la capacité du Festival à se réinventer tout au long de 26e éditions, ainsi que sur son rôle dans la promotion des industries culturelles et créatives (ICC) dans le Royaume.</p>
<p>1. <strong>Le Festival Gnaoua est présenté comme l’image d&rsquo;un Maroc multiculturel, ouvert et tolérant. Selon vous, dans quelle mesure la culture, à travers cet événement, constitue-t-elle aujourd’hui un levier essentiel de la diplomatie marocaine ? </strong></p>
<p>La culture s&rsquo;affirme de plus en plus comme un pilier stratégique de la diplomatie marocaine. À travers la richesse et la diversité de ses initiatives culturelles, le Maroc porte une énergie collective, et le Festival Gnaoua et Musiques du Monde en constitue une illustration emblématique. C&rsquo;est cette diplomatie par la culture, sensible, enracinée, globale et inclusive, que le Festival incarne avec force et vision. En valorisant un patrimoine africain profondément inscrit dans l’histoire du Maroc, ce festival contribue à réinventer les formes d’un dialogue culturel fondé sur le respect mutuel, l’échange et la réappropriation d’une mémoire commune. Il s’agit de repositionner l’Afrique au cœur du récit, non comme un objet de folklore, mais comme une force vive et créative, spirituelle et politique.</p>
<p>À travers la musique Gnaoua, héritage des peuples subsahariens, le Maroc affirme son ancrage africain et renforce son rôle de trait d’union entre les cultures du continent et le reste du monde. Grâce aux fusions singulières qui prennent vie sur les scènes du festival, l’art Gnaoua entre en résonance avec d’autres expressions musicales issues de la même matrice historique, celle des résistances et des spiritualités nées dans la douleur de la traite négrière.</p>
<p>Des rythmes afro-cubains aux chants sacrés du candomblé brésilien, des percussions haïtiennes aux harmonies du blues et du jazz américains, une cartographie invisible se dessine, tissée de la mémoire des blessures et des promesses d’avenir. Le Festival Gnaoua offre une scène à ces affinités sonores et mémorielles, où les musiques abolissent les frontières.</p>
<p>2. <strong>Le Festival Gnaoua, qui souffle cette année sa 26e bougie, affiche une longévité remarquable. Quel est son secret et comment parvenez-vous à conserver une identité unique dans le paysage culturel marocain et international ?</strong></p>
<p>Le secret du Festival réside dans sa capacité à concilier fidélité et transformation. Depuis 26 ans, il cultive un équilibre entre la préservation rigoureuse d’un art ancestral, celui des Maâlems Gnaoua, et l’ouverture à des musiques et influences venues d’ailleurs. Ce positionnement, à la fois enraciné et universel, permet au festival de parler à toutes les générations, à tous les publics.</p>
<p>Dans un monde où les repères culturels s’uniformisent, le Festival Gnaoua défend une singularité marocaine qui assume fièrement sa profondeur africaine. C’est cette cohérence dans la vision, nourrie d’un engagement culturel et politique fort, qui explique sa longévité.</p>
<p>3. <strong>Comment ce Festival a-t-il réussi à préserver l’authenticité de l’art des Maâlems Gnaoua, tout en élargissant son public et en intégrant les musiques du monde à sa riche programmation ?</strong></p>
<p>L’approche du Festival est avant tout respectueuse : les Maâlems ne sont pas de simples artistes invités, ils sont les piliers du projet. Leur art est traité avec la dignité qu’il mérite, en tant que forme de sagesse populaire, de spiritualité, mais aussi de résistance. En créant des dialogues avec d’autres traditions musicales africaines, afro-caribéennes ou occidentales, le festival ne dilue pas l’authenticité gnaouie : il la projette sur d’autres scènes, il l’élargit sans jamais la trahir.</p>
<p>Cette ouverture est une façon de dire que les cultures africaines peuvent se rencontrer, se renouveler et dialoguer d’égal à égal avec le monde.</p>
<p>4. <strong>Le Festival Gnaoua s’inscrit aussi dans une réflexion plus large sur l’économie de la culture au Maroc. Quelle est la place qu’il occupe aujourd’hui dans cet écosystème culturel en développement ?</strong></p>
<p>Depuis plus de 25 ans, le Festival Gnaoua est un acteur structurant de l’économie culturelle marocaine et un modèle de référence à l’échelle africaine.</p>
<p>Grâce à une persévérance constante et à un plaidoyer engagé, il a démontré que la culture n’est pas un luxe, mais un véritable levier de développement territorial, d’inclusion sociale et de rayonnement international. Le Festival a largement contribué à l’émergence d’un nouveau secteur : celui des industries culturelles et créatives (ICC), capables de générer de la valeur économique, de créer des emplois durables et d’ancrer la confiance dans l’avenir. Ce secteur, très prometteur, représente l’une des réponses les plus pertinentes aux défis de l’emploi et de la croissance.</p>
<p>Notre pays aurait tout à gagner à y investir de manière plus volontariste et audacieuse.</p>
<p>5. <strong>Et comment des initiatives telles que le Forum des droits humains enrichissent-elles le projet global du festival ?</strong></p>
<p>Le Forum des droits humains s’inscrit pleinement dans la vision globale du Festival, qu’il prolonge et approfondit. Depuis 12 ans, en mettant en débat des enjeux cruciaux tels que les mobilités humaines, la jeunesse, les diasporas, la condition des femmes, les identités plurielles, l’égalité, le numérique, la résistance par la culture…, il transforme le Festival en un véritable espace de réflexion, de dialogue et d’engagement.</p>
<p>Bien plus qu’un simple rendez-vous musical et artistique, le Festival se veut une plateforme citoyenne où la culture rencontre les grands défis contemporains.</p>
<p>6. <strong>Le programme de « Berklee au Festival Gnaoua et Musiques du Monde » revient cette année pour sa deuxième édition, en partenariat avec le prestigieux Berklee College of Music. Quelles sont les opportunités offertes par ce programme ? Quel bilan peut-on tirer de la première édition ? Et peut-on dire que cette initiative contribue à inscrire durablement la musique Gnaoua dans le paysage académique international ?</strong></p>
<p>Le programme « Berklee au Festival Gnaoua et Musiques du Monde » est une véritable passerelle entre les musiques du monde et l’excellence académique internationale. Né d’un partenariat avec le prestigieux Berklee College of Music, ce programme offre une plateforme unique de dialogue, de transmission et de création entre les Maâlems Gnaoua et des musiciens venus des quatre coins du monde.</p>
<p>Les opportunités sont nombreuses pour les talents marocains, c’est une chance exceptionnelle de participer à des masterclass animées par d’éminents professeurs, de découvrir de nouvelles approches musicales, d’élargir leur réseau et, pour certains, de nourrir l’ambition d’une carrière internationale.</p>
<p>Pour les enseignants de Berklee, il s’agit d’une immersion dans une culture musicale profondément spirituelle et rituelle, qu’ils apprennent à écouter, à comprendre et à respecter.</p>
<p>C’est aussi une étape importante pour Berklee car, pour la première fois, l’institution s’implique physiquement sur le continent africain. Bien que l’école dispose déjà d’un département Africana Studies, ce programme lui permet de dépasser le cadre diasporique pour se connecter directement aux sources vivantes des traditions musicales africaines.</p>
<p>Ce partenariat contribue ainsi non seulement à valoriser la musique Gnaoua dans les cercles académiques internationaux, mais aussi à renforcer la place des musiques africaines dans les pratiques de formation et de création contemporaine à l’échelle mondiale. La première édition a suscité un véritable engouement, avec 44 participants issus de 10 pays. Cette seconde édition en accueillera 74 venus de 24 pays : un signe fort de l’internationalisation du programme et du Festival.</p>
<p>En intégrant la musique Gnaoua dans un cadre pédagogique reconnu comme celui de Berklee, cette initiative lui offre une nouvelle reconnaissance, au-delà de ses cercles traditionnels ou événementiels, tout en préservant son essence. Elle permet également de documenter, analyser, transmettre cet art dans des contextes universitaires, et ainsi de le préserver, l’enrichir et le faire rayonner.</p>
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		<title>Festival Gnaoua 2025: Essaouira, une ville en transe</title>
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		<pubDate>Fri, 13 Jun 2025 07:13:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture-Medias]]></category>
		<category><![CDATA[En direct]]></category>
		<category><![CDATA[Essaouira]]></category>
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		<category><![CDATA[Maâlems Gnaoua]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
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					<description><![CDATA[Du 19 au 21 juin, Essaouira devient le cœur battant de la création musicale mondiale, où les Maâlems Gnaoua – véritables gardiens de la transe – accueillent les grandes voix du monde pour trois jours d’expériences sonores, de rencontres humaines, de liberté partagée. Un rendez-vous brûlant d’émotions, à la croisée de la spiritualité, de la jeunesse et de l’engagement.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Tout commence par une parade d’ouverture haute en rythmes et en symboles, rassemblant l’ensemble des Maâlems Gnaoua dans les rues d’Essaouira, pour un grand moment de fête populaire et de communion. Cette procession lancera le festival dans une ambiance joyeuse, spirituelle et résolument universelle.</p>
<p>Elle sera immédiatement suivie d’un concert d’ouverture exceptionnel sur la scène Moulay Hassan, réunissant Maâlem Hamid El Kasri, figure emblématique de la tagnaouite marocaine, et la compagnie Bakalama du Sénégal, référence majeure des percussions et danses traditionnelles d’Afrique de l’Ouest. À leurs côtés, les voix singulières de Abir El Abed et Kya Loum tisseront une cartographie sonore puissante, entre spiritualité marocaine, rythmes sabars et envolées contemporaines. Une ouverture magistrale, à l’image du festival : <strong><em>audacieuse, enracinée, ouverte.</em></strong></p>
<h3><strong>Fusions musicales</strong></h3>
<p><strong><em> </em></strong>Tout au long du festival, les fusions musicales se multiplient avec une intensité rare : Maâlem Houssam Gania croise son guembri avec la batterie libre du new-yorkais Marcus Gilmore, Morad ElMarjan entre en dialogue spirituel avec Dhafer Youssef, grande figure du jazz mystique, et Asmaa Hamzaoui &amp; Bnat Timbouktou tissent un chant de résistance et de sororité avec Rokia Koné, voix puissante du Mali, nourrie de tradition et d’engagement. À ne pas manquer non plus : la création inédite portée par Maâlem Mohamed Boumezzough, qui réunira Anas Chlih, Aly Keïta, Tao Ehrlich, Martin Guerpin, Quentin Ghomari et Hajar Alaoui, pour une aventure sonore entre Maroc, Mali et France, où le balafon, le guembri et les cuivres se mêlent dans une énergie collective galvanisante.</p>
<p>À cette palette de rencontres artistiques s’ajoutent les grandes voix de la scène africaine et afro-diasporique : Cimafunk, étoile montante de la scène afro-cubaine, Tiken Jah Fakoly, légende du reggae engagé, et CKay, phénomène nigérian à la pop introspective, viendront à la rencontre d’un public intergénérationnel. Sans oublier la jeune garde gnaoua, brillamment représentée cette année sur la scène de la plage, aux côtés des maîtres confirmés.</p>
<p>Et parce que le festival est aussi un terrain d’audace et d’innovation, Fehd Benchemsi &amp; The Lallas, DuOud, Nishtiman Project, The Leila, ou encore Ribab Fusion viendront électriser les scènes d’Essaouira avec leurs propositions singulières, mêlant racines locales, hybridations modernes et engagements sonores puissants.</p>
<p>350 artistes, dont 40 Maâlems Gnaoua, se produiront lors des 54 concerts qui vont ponctuer ces trois journées intenses, à différents moments du jour et de la nuit, entre grands shows en plein air, sets intimistes et performances dans des lieux patrimoniaux.</p>
<h3><strong><span style="font-size: 14pt;">Forum des droits de l&rsquo;homme</span></strong></h3>
<p>Moment fort du festival, le Forum des droits humains revient pour une 12e édition consacrée aux mobilités humaines et dynamiques culturelles. Pendant deux jours, écrivains, historiens, cinéastes, penseurs et artistes — parmi lesquels Andrea Rea, Elia Suleiman, Véronique Tadjo, Karim Bouamrane, Kassie Freeman, Faouzi Bensaïdi, Pascal Blanchard, Rim Najmi, Barthélémy Toguo … — échangeront autour des liens profonds entre migrations, récits, création artistique et identité. Une agora de pensée libre, au croisement des savoirs, des arts et de l’expérience humaine.</p>
<h3><strong><span style="font-size: 14pt;">Investir dans l’avenir : transmission et création</span></strong></h3>
<p>Le programme Berklee at Gnaoua and World Music Festival, en partenariat avec le prestigieux Berklee College of Music, revient pour une deuxième édition du 16 au 21 juin. Il offre à de jeunes musiciens venus de 23 pays une formation d’excellence aux côtés de figures majeures de la scène internationale. Pensé comme un laboratoire vivant d’apprentissage et de collaboration, ce programme incarne pleinement l’esprit du festival : <strong><em>transmission, </em></strong><strong><em>dépassement, audace.</em></strong></p>
<p><strong><em> </em></strong>Dans le même esprit, la création de la «Chaire des Croisements Culturels et Globalisation», adossée à un laboratoire des hybridations culturelles portée en collaboration avec l’Université Mohammed VI Polytechnique, donnera lieu à deux tables rondes publiques durant le festival. Chercheurs, artistes et penseurs y exploreront les spiritualités croisées, les résonances du rituel gnaoua et les formes contemporaines de la fusion musicale.</p>
<p>À ces espaces de transmission s’ajoutent les rencontres de l’Arbre à Palabres, lieu de parole libre et inspiré de la tradition africaine, l’exposition «Entre jeu et mémoire» présentée au Borj Bab Marrakech, les concerts de rue, les ateliers ouverts au public… autant de respirations précieuses dans l’effervescence des scènes.</p>
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<p>Tout commence par une parade d’ouverture haute en rythmes et en symboles, rassemblant l’ensemble des Maâlems Gnaoua dans les rues d’Essaouira, pour un grand moment de fête populaire et de communion. Cette procession lancera le festival dans une ambiance joyeuse, spirituelle et résolument universelle.</p>
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<p>Elle sera immédiatement suivie d’un concert d’ouverture exceptionnel sur la scène Moulay Hassan, réunissant Maâlem Hamid El Kasri, figure emblématique de la tagnaouite marocaine, et la compagnie Bakalama du Sénégal, référence majeure des percussions et danses traditionnelles d’Afrique de l’Ouest. À leurs côtés, les voix singulières de Abir El Abed et Kya Loum tisseront une cartographie sonore puissante, entre spiritualité marocaine, rythmes sabars et envolées contemporaines. Une ouverture magistrale, à l’image du festival : <strong><em>audacieuse, enracinée, ouverte.</em></strong></p>
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<p>Tout au long du festival, les fusions musicales se multiplient avec une intensité rare : Maâlem Houssam Gania croise son guembri avec la batterie libre du new-yorkais Marcus Gilmore, Morad ElMarjan entre en dialogue spirituel avec Dhafer Youssef, grande figure du jazz mystique, et Asmaa Hamzaoui &amp; Bnat Timbouktou tissent un chant de résistance et de sororité avec Rokia Koné, voix puissante du Mali, nourrie de tradition et d’engagement. À ne pas manquer non plus : la création inédite portée par Maâlem Mohamed Boumezzough, qui réunira Anas Chlih, Aly Keïta, Tao Ehrlich, Martin Guerpin, Quentin Ghomari et Hajar Alaoui, pour une aventure sonore entre Maroc, Mali et France, où le balafon, le guembri et les cuivres se mêlent dans une énergie collective galvanisante.</p>
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<p>À cette palette de rencontres artistiques s’ajoutent les grandes voix de la scène africaine et afro-diasporique : Cimafunk, étoile montante de la scène afro-cubaine, Tiken Jah Fakoly, légende du reggae engagé, et CKay, phénomène nigérian à la pop introspective, viendront à la rencontre d’un public intergénérationnel. Sans oublier la jeune garde gnaoua, brillamment représentée cette année sur la scène de la plage, aux côtés des maîtres confirmés.</p>
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<p>Et parce que le festival est aussi un terrain d’audace et d’innovation, Fehd Benchemsi &amp; The Lallas, DuOud, Nishtiman Project, The Leila, ou encore Ribab Fusion viendront électriser les scènes d’Essaouira avec leurs propositions singulières, mêlant racines locales, hybridations modernes et engagements sonores puissants.</p>
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<p class="justifyText add-more-font-size-dep" dir="ltr">350 artistes, dont 40 Maâlems Gnaoua, se produiront lors des 54 concerts qui vont ponctuer ces trois journées intenses, à différents</p>
<p>Tout commence par une parade d’ouverture haute en rythmes et en symboles, rassemblant l’ensemble des Maâlems Gnaoua dans les rues d’Essaouira, pour un grand moment de fête populaire et de communion. Cette procession lancera le festival dans une ambiance joyeuse, spirituelle et résolument universelle.</p>
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<p>Elle sera immédiatement suivie d’un concert d’ouverture exceptionnel sur la scène Moulay Hassan, réunissant Maâlem Hamid El Kasri, figure emblématique de la tagnaouite marocaine, et la compagnie Bakalama du Sénégal, référence majeure des percussions et danses traditionnelles d’Afrique de l’Ouest. À leurs côtés, les voix singulières de Abir El Abed et Kya Loum tisseront une cartographie sonore puissante, entre spiritualité marocaine, rythmes sabars et envolées contemporaines. Une ouverture magistrale, à l’image du festival : <strong><em>audacieuse, enracinée, ouverte.</em></strong></p>
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<p>Tout au long du festival, les fusions musicales se multiplient avec une intensité rare : Maâlem Houssam Gania croise son guembri avec la batterie libre du new-yorkais Marcus Gilmore, Morad ElMarjan entre en dialogue spirituel avec Dhafer Youssef, grande figure du jazz mystique, et Asmaa Hamzaoui &amp; Bnat Timbouktou tissent un chant de résistance et de sororité avec Rokia Koné, voix puissante du Mali, nourrie de tradition et d’engagement. À ne pas manquer non plus : la création inédite portée par Maâlem Mohamed Boumezzough, qui réunira Anas Chlih, Aly Keïta, Tao Ehrlich, Martin Guerpin, Quentin Ghomari et Hajar Alaoui, pour une aventure sonore entre Maroc, Mali et France, où le balafon, le guembri et les cuivres se mêlent dans une énergie collective galvanisante.</p>
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<p>À cette palette de rencontres artistiques s’ajoutent les grandes voix de la scène africaine et afro-diasporique : Cimafunk, étoile montante de la scène afro-cubaine, Tiken Jah Fakoly, légende du reggae engagé, et CKay, phénomène nigérian à la pop introspective, viendront à la rencontre d’un public intergénérationnel. Sans oublier la jeune garde gnaoua, brillamment représentée cette année sur la scène de la plage, aux côtés des maîtres confirmés.</p>
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<p>Et parce que le festival est aussi un terrain d’audace et d’innovation, Fehd Benchemsi &amp; The Lallas, DuOud, Nishtiman Project, The Leila, ou encore Ribab Fusion viendront électriser les scènes d’Essaouira avec leurs propositions singulières, mêlant racines locales, hybridations modernes et engagements sonores puissants.</p>
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<p class="justifyText add-more-font-size-dep" dir="ltr">350 artistes, dont 40 Maâlems Gnaoua, se produiront lors des 54 concerts qui vont ponctuer ces trois journées intenses, à différents  L’Israël et l&rsquo;Iran ont à nouveau échangé des tirs de missiles, dimanche, au troisième jour de leur confrontation militaire, suscitant l&rsquo;inquiétude de la communauté internationale qui craint une escalade du conflit.</p>
<p>L&rsquo;armée israélienne a bombardé plusieurs villes iraniennes, dont la capitale Téhéran, Machhad (Nord-est), ainsi que des installations de missiles, faisant des dizaines de morts, dont le chef du renseignement des « Gardiens de la Révolution » et deux autres officiers, rapporte l&rsquo;agence de presse iranienne Irna.</p>
<p>De son côté, l&rsquo;Iran a lancé plusieurs salves de missiles, notamment sur Tel-Aviv et Haifa, faisant des blessés, selon l&rsquo;armée et les secours.</p>
<p>Depuis le début des hostilités entre les deux pays, vendredi, au moins 224 personnes ont été tuées et plus d&rsquo;un millier blessées en Iran, selon le ministère de la Santé, tandis que les attaques iraniennes ont fait 13 morts et 380 blessés en Israël, d’après le bureau du Premier ministre.</p>
<p>La communauté internationale a dans l&rsquo;ensemble appelé les deux parties à la retenue, l&rsquo;Otan leur demandant de travailler à une désescalade, tandis que le président des États Unis, Donald Trump, a appelé dimanche Israël et l&rsquo;Iran à « trouver un accord ».</p>
<p>Ces nouveaux échanges de tirs interviennent au moment où les dirigeants du G7 se réunissent au Canada sur fond de craintes d&rsquo;un embrasement de la situation. Selon des médias, les dirigeants du G7 prévoient de publier une déclaration commune sur ce conflit appelant à la désescalade.</p>
<p>TB</p>
<p>MAP 152139 GMT Juin 2025</p>
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		<title>La 26e édition du Festival Gnaoua et Musiques du Monde dévoile son programme, confirme sa vocation de creuset des cultures</title>
		<link>https://dev.atlasinfo.fr/culture-medias-2/culture-medias/la-26e-edition-du-festival-gnaoua-et-musiques-du-monde-devoile-son-programme-confirme-sa-vocation-de-creuset-des-cultures/</link>
					<comments>https://dev.atlasinfo.fr/culture-medias-2/culture-medias/la-26e-edition-du-festival-gnaoua-et-musiques-du-monde-devoile-son-programme-confirme-sa-vocation-de-creuset-des-cultures/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[infoatlas]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Jun 2025 21:50:09 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Festival Gnaoua et Musiques du Monde]]></category>
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					<description><![CDATA[Le 26e Festival Gnaoua et Musiques du Monde, prévu du 19 au 21 juin à Essaouira, a dévoilé les artistes qui animeront les scènes de la plage et du Borj Bab Marrakech.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>La 26e édition du Festival Gnaoua et Musiques du Monde confirme sa vocation unique de creuset des cultures, qui rassemble chaque année des Maâlems Gnaoua et des musiciens venus du monde entier pour créer, fusionner et transmettre, indiquent les organisateurs dans un communiqué.</p>
<p>« Pensée comme un espace de communion face à l’océan, la grande scène de la plage, l’un des cœurs battants du festival, accueillera cette année plusieurs Maâlems parmi les plus emblématiques de la confrérie, dont le Maâlem Mustapha Baqbou, figure incontournable de la tradition gnaouie, qui sera rejoint sur scène par Maâlem Najib Oubelkas, son élève et partenaire de scène, pour une performance alliant transmission et fusion », précisent les organisateurs, ajoutant que Maâlem Mohamed Kouyou, fort d’un parcours international, viendra également partager un moment de transe mêlant rigueur rituelle et ouverture musicale.</p>
<p>Fidèle à sa mission de transmission, le Festival Gnaoua a toujours eu à cœur de soutenir la nouvelle génération de musiciens Gnaoua, souligne le communiqué, notant que lors de cette 26e édition, plusieurs jeunes Maâlems issus de cette relève prometteuse se produiront sur la scène de la plage, parmi lesquels Driss Semlali, Mehdi Kardoudi, Yassine El Bour et Redouan El Kasri, chacun porteur d’un style singulier, enraciné dans la tradition et tourné vers l’avenir.</p>
<p>« Parmi les autres temps forts de cette scène, Tiken Jah Fakoly, immense figure du reggae africain, une voix libre et puissante qui livrera une prestation engagée. Artiste militant, il fera résonner à Essaouira ses hymnes à la justice, à la paix et à la dignité, portés par une énergie scénique reconnue à travers le monde », relèvent les organisateurs.</p>
<p>Fehd Benchemsi &amp; The Lallas proposeront un projet audacieux mêlant les rythmes gnaoui aux sonorités du gospel et de la pop. Entre ferveur et audace, cette relecture contemporaine du patrimoine marocain réinvente les codes avec élégance et espièglerie.</p>
<p>Également à l’affiche, The Leila, artiste indépendante qui fusionne reggada, rock et poésie sociale avec assurance, et Ribab Fusion, groupe d’Agadir mené par Foulane Bouhssine, qui réinvente la musique amazighe en l’ouvrant aux accents funk, blues et pop.</p>
<p>« Le Borj Bab Marrakech, bastion historique dominant les remparts d’Essaouira, devient le temps du Festival un espace de concert unique, au coucher du soleil. Son architecture remarquable, sa situation dominante et son ambiance intimiste en font un lieu propice à des moments d’exception », selon la même source.</p>
<p>Cette scène accueillera deux Maâlems de grande renommée, à savoir Hassan Boussou, bâtisseur de ponts musicaux et fidèle du festival, dont chaque apparition est une célébration du patrimoine vivant, et Abdelkader Amlil, maître authentique à la voix profonde, gardien exigeant d’un art enraciné.</p>
<p>« Le Borj sera également le théâtre de propositions singulières. Vendredi, DUOUD, duo pionnier du oud électro, composé de Mehdi Haddab &amp; Smadj qu’on surnomme “les enfants terribles du Oud” viendra faire résonner ses compositions métissées entre Afrique du Nord, inspirations méditerranéennes et cultures urbaines. Samedi, le collectif kurde Nishtiman Project entraînera le public dans un voyage à travers les musiques populaires d’Irak, d’Iran et de Turquie, révélant toute la richesse d’un patrimoine transfrontalier aux multiples facettes », font savoir les organisateurs.</p>
<p>En 2025, le Festival Gnaoua accueillera 350 artistes, dont 40 Maâlems Gnaoua, venus du Maroc, d’Afrique, d’Europe, d’Amérique du Nord, des Caraïbes et d’Asie, pour 54 concerts, répartis entre les grandes scènes de la place Moulay Hassan, de la plage, et des lieux plus intimes comme le Borj Bab Marrakech, Dar Souiri, Bayt Dakira, Zaouia Issaoua et Zaouia Sidna Blal, poursuit le communiqué, notant que les concerts de rue, organisés dans les places emblématiques de la médina, prolongeront cette fête musicale au cœur de la ville.</p>
<p>« Avec cette programmation riche et audacieuse, le Festival Gnaoua poursuit sa mission, celle de rassembler les traditions spirituelles et les innovations artistiques, faire entendre les voix du Sud et créer des ponts entre les cultures », conclut le communiqué.</p>
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