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	<title>Famille &#8211; Atlasinfo</title>
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	<title>Famille &#8211; Atlasinfo</title>
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		<title>Thé amer &#8211; La marieuse du gouvernement et la guerre contre les divorces</title>
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		<pubDate>Mon, 17 Nov 2025 12:41:49 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Chronique]]></category>
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					<description><![CDATA[C’est l’histoire d’une ministre qui vient d’annoncer un étrange programme, visant à préparer et accompagner les futurs mariés. L’idée est inattendue. D’autres diront saugrenue. En tout cas, la petite histoire gouvernementale retiendra que la ministre de la solidarité, de l’inclusion sociale et de la famille est toute à la préparation, avec ses services, d’un programme &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>C’est l’histoire d’une ministre qui vient d’annoncer un étrange programme, visant à préparer et accompagner les futurs mariés. L’idée est inattendue. D’autres diront saugrenue. En tout cas, la petite histoire gouvernementale retiendra que la ministre de la solidarité, de l’inclusion sociale et de la famille est toute à la préparation, avec ses services, d’un programme « visant à réduire les cas de divorce » au Maroc. Ce n’est pas une plaisanterie, ni une mauvaise blague. C’est même un programme très sérieux qui se décline en plusieurs axes et ce pour soutenir des jeunes couples qui veulent convoler en justes noces : « facilitation à l’accès au logement, à l’emploi et aux opportunités économiques ». Un monument de bonnes intentions et les futurs jeunes mariés doivent savoir en rendre grâce à la ministre Naïma Ben Yahia.</p>
<p>Cette « s’en va –t-en guerre » contre les divorces n’entend pas s’arrêter en si bon chemin. Dans son programme anti-divorce et mariage pour la vie, elle a inclus des modules « en présentiel et en ligne » destinés « à la formation et la sensibilisation » de ceux et celles qui s’apprêtent à se dire oui. Ça ne s’invente pas !</p>
<p>Formation et sensibilisation au mariage, le module laisse songeur et pousse à la réflexion les plus philosophes. Les temps ont bien changé. Se marier est désormais un module qui s’enseigne en présentiel ou à distance. C’est un cours qui est dispensé. Il a ses théorèmes, ses règles, ses principes. Peut-être même ses algorithmes.</p>
<p>« Ils se rencontrèrent, se marièrent et eurent des enfants », c’est juste dans les contes de fées. Dans les faits, il y a aussi « ils divorcèrent ». Et ça, la ministre de la famille n’en veut pas du tout. Cela sonne comme un aveu d’échec surtout quand on est ministre de la famille, et que la famille se disloque pour cause de divorce. D’où les modules pour remettre de l’ordre dans ces structures familiales en devenir et avant même contraction du mariage.</p>
<p>L’ambitieux programme de la ministre issue des rangs de l’Istiqlal, le parti fondé par Allal Al Fassi et qui assume son étiquette de formation politique conservatrice, ne dit pas si un diplôme « apte au mariage » est remis à l’issue de la formation qu’elle soit en présentiel ou ligne.</p>
<p>On ne saura pas non plus quel sera le sort de ceux et celles qui n’auront pas réussi ladite formation. Seront-ils interdits de mariage, histoire de ne pas faire grossir les statistiques du divorce en terre marocaine ? Les futurs couples, mauvais élèves de la formation de la ministre, auront-ils droit à une deuxième chance au grattage, après avoir perdu au tirage ?</p>
<p>Mme Naima Ben Yahia est ministre de la famille. Ce qui ne l’empêche pas de prendre très au sérieux la mission de marieuse qu’elle s’est attribuée. Elle compte lancer, annonce-t-elle, un débat national pour « élaborer une vision commune d’une politique publique de préparation au mariage ».</p>
<p>Une politique publique relative à toutes les formes de violences (sexuelles, numériques, économiques, sociales…) à l’encontre des Marocaines ne fait visiblement pas partie des urgences de la marieuse de l’Exécutif. Aux larmes citoyennes !</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Déplacement de la ministre française Aurore Bergé du 23 au 25 juin</title>
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		<dc:creator><![CDATA[infoatlas]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 21 Jun 2025 09:34:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Maghreb]]></category>
		<category><![CDATA[Aurore Bergé]]></category>
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		<category><![CDATA[Solidarité]]></category>
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					<description><![CDATA[La ministre française de l’Égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, se rendra au Maroc du 23 au 25 juin.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p>Cette visite officielle de la ministre s’inscrit dans la lignée du partenariat d’exception renforcé, annoncé par le président français et le le Roi Mohammed VI en octobre 2024 à l’occasion de la visite d’Etat d’Emmanuel Macron.</p>
<p>La ministre aura l’occasion de s’entretenir avec plusieurs responsables politiques de haut niveau, parmi lesquels Mme Nadia Fettah, ministre de l’Economie et des Finances et Mme Naïma Ben Yahia, ministre de la Solidarité, de l’Insertion sociale et de la Famille.</p>
<p>Elle aura également l’occasion de revenir sur la place des femmes dans l’économie, avec une visite du site industriel de Safran Nacelles Maroc et des échanges autour de la formation des femmes et de leur rôle moteur pour l’économie marocaine, à l’Institut des métiers de l’aéronautique.</p>
<p>Mme Bergé rencontrera aussi des organisations de la société civile engagées dans la promotion de l’égalité entre les femmes et les hommes.</p>
<p>La visite de la ministre sera notamment, placée sous l’égide de la diplomatie féministe, marquera une étape clé dans la perspective d’une conférence internationale dédiée à la diplomatie féministe qui se déroulera à Paris en octobre 2025.</p>
<p>Dans le cadre du nouveau chapitre qui s’est ouvert entre nos deux pays, Aurore Bergé et Naïma Ben Yahia annonceront par ailleurs qu’elles s’engagent pour le renforcement de la coopération franco-marocaine dans la formation et la prévention en matière de lutte contre toutes les formes de violences faites aux femmes.</p>
<p>Enfin, la ministre aura l’occasion d’échanger avec la communauté française, que cela soit à Rabat, Casablanca ou Marrakech, alors que plus de 50 000 ressortissants français sont installés au Maroc.</p>
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		<title>France: une mère et ses quatre enfants retrouvés morts à Meaux, le père interpellé</title>
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		<pubDate>Tue, 26 Dec 2023 14:58:59 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Noé B., un père de famille de 33 ans a été interpellé mardi matin à Sevran (Seine-Saint-Denis), puis placé en garde à vue, après avoir été activement recherché par la police. La veille au soir, les corps sans vie de son épouse, 35 ans, et de leurs quatre enfants, 10, 7, 4 ans et 9 mois, &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Noé B., un père de famille de 33 ans a été interpellé mardi matin à Sevran (Seine-Saint-Denis), puis placé en garde à vue, après avoir été activement recherché par la police. La veille au soir, les corps sans vie de son épouse, 35 ans, et de leurs quatre enfants, 10, 7, 4 ans et 9 mois, ont été découverts par la police dans l’appartement familial à Meaux (Seine-et-Marne).</strong></p>
<p>Alertées par des proches des victimes, les forces de l&rsquo;ordre sont intervenues lundi vers 21H00 dans l&rsquo;appartement de cette famille, au rez-de-chaussée d&rsquo;un immeuble d&rsquo;habitation, a indiqué, mardi, le procureur de Meaux, Jean-Baptiste Bladier, devant la presse, relevant que des traces de sang étaient visibles sur le palier.</p>
<p>« La maman et les deux fillettes avaient été victimes d&rsquo;un très grand nombre de coups de couteaux » impossible à compter, a-t-il encore précisé. Aucune trace apparente de plaie n&rsquo;a été retrouvée sur les garçons, pour lesquels l&rsquo;hypothèse de l&rsquo;étouffement ou de la noyade est envisagée. Les autopsies auront lieu mercredi à Paris.</p>
<p>Selon une source policière, confirmée par le procureur, un travail d&rsquo;analyse des images de vidéosurveillance important a permis de remonter au suspect.</p>
<p>Arrêté à Sevran (région parisienne) chez son père, le mis en cause, de nationalité française, a indiqué « savoir pourquoi il était en garde à vue, a évoqué son mal-être personnel et sa dépression », d&rsquo;après le procureur.</p>
<p>Depuis 2017, il est suivi pour « troubles dépressifs et psychotiques ». Des ordonnances prescrivant des tranquillisants ont été retrouvées au domicile.</p>
<p>Les prémisses de l&rsquo;enquête ont fait remonter des faits de violences antérieurs chez ce couple formé il y a 14 ans. Le casier judiciaire de l&rsquo;homme est « dépourvu de tout antécédent », a indiqué le procureur.</p>
<p>En novembre 2019, le père avait porté un coup de couteau à son épouse à l&rsquo;omoplate. La victime avait refusé de porter plainte et n&rsquo;avait pas souhaité l&rsquo;assistance d&rsquo;une association d&rsquo;aide aux victimes de violences.</p>
<p>Une enquête avait été ouverte et le conjoint placé en garde à vue avant d&rsquo;être hospitalisé en psychiatrie. La procédure avait été classée sans suite au motif d&rsquo;état mental déficient, selon M. Bladier.</p>
<p>En France, en moyenne, un féminicide survient tous les trois jours. L&rsquo;année dernière, 118 femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex-conjoint.</p>
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		<title>Maroc: débat autour de la lutte contre la pédophilie et ses tabous</title>
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		<pubDate>Fri, 09 Oct 2020 20:56:35 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Opposés à la peine de mort réclamée par certains après le viol et le meurtre d'un garçon de 11 ans, des défenseurs des droits humains appellent à "briser les tabous" de la société marocaine pour mieux lutter contre la pédophilie.]]></description>
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<p>Opposés à la peine de mort réclamée par certains après le viol et le meurtre d&rsquo;un garçon de 11 ans, des défenseurs des droits humains appellent à « briser les tabous » de la société marocaine pour mieux lutter contre la pédophilie.</p>
<p>L&rsquo;enlèvement, suivi du viol et de la mort du petit Adnane à Tanger (nord) à la mi-septembre, a mobilisé l&rsquo;opinion publique, d&rsquo;autant que la presse a ensuite couvert d&rsquo;autres affaires de pédophilie, parmi lesquelles l&rsquo;arrestation d&rsquo;un imam accusé d&rsquo;avoir abusé de plusieurs enfants de son village.</p>
<p>Pour l&rsquo;écrivain et militant des droits humains Ahmed Assid, se focaliser sur la peine de mort « est une fuite en avant pour ne pas ouvrir un vrai débat sur les causes profondes des abus sexuels sur les enfants et de la tolérance tacite qui protège les agresseurs ».</p>
<p>Selon lui, « le silence de la société marocaine sur les questions sexuelles, tabou dans les familles, et donc absentes du débat public, favorise l&rsquo;impunité des pédophiles et la non-dénonciation des abus ».</p>
<h2> Peur de la honte</h2>
<p>&nbsp;</p>
<p>« Hchouma », un mot du dialecte marocain, recouvre à la fois la pudeur et la honte, par extension la peur du scandale et de la stigmatisation sociale pour tout sujet lié à la sexualité.</p>
<p>Et c&rsquo;est à cause de la +hchouma+ que l&rsquo;imam pédophile récemment interpellé dans la région de Tanger, a pu, pendant des années, agresser impunément des élèves de son école coranique, selon Me Abdel Moneim Al-Rifai.</p>
<p>Cet avocat représente les premiers parents qui ont porté plainte en l&rsquo;accusant d&rsquo;avoir abusé de leur fille de 7 ans. Leur initiative a libéré la parole dans le village: les familles de cinq autres filles âgées de 7 à 17 ans ont déposé plainte après eux, certains pour des faits remontant à plus de sept ans. Des parents étaient au courant depuis longtemps mais avaient préféré se taire.</p>
<p>Pour l&rsquo;avocat, « l’indignation suscitée par l&rsquo;affaire Adnane a sans doute poussé le village à briser le silence ».</p>
<p>A l&rsquo;inverse, une forme d&rsquo;indulgence collective a permis à un autre imam de la région de Marrakech d&rsquo;être condamné à « seulement cinq ans de prison » en 2017 pour des agressions sexuelles sur sept mineures, selon le militant de l&rsquo;Association marocaine des droits de l&rsquo;homme Omar Arbib.</p>
<p>« Certains habitants du village avaient même demandé que l&rsquo;affaire soit classée pour ne pas exposer d&rsquo;autres victimes, sous prétexte de protéger leur réputation », assure-t-il.</p>
<p>« Chaque jour, nombre de coupables de viol échappent à la justice après abandon de la plainte par les parents de la victime, en contrepartie d’une +compensation+ financière ou d&rsquo;un mariage de la honte », s&rsquo;indigne Amina Bouayach, la présidente du Conseil national des droits de l&rsquo;Homme (CNDH).</p>
<p>Pour elle, l&rsquo;urgence est de réformer le code pénal marocain pour limiter les abandons de poursuites et durcir les sanctions contre les pédophiles.</p>
<h2>  Impunité</h2>
<p>&nbsp;</p>
<p>En juin, la remise en liberté d&rsquo;un homme accusé du viol d&rsquo;une fillette de 6 ans après que les parents ont retiré leur plainte, avait provoqué un tollé. « L&rsquo;indulgence de la justice » a été pointée du doigt en février, quand un Koweïtien poursuivi pour un viol sur une mineure a pu quitter le pays après avoir été remis en liberté grâce à abandon des poursuites.</p>
<p>Dans la foulée de l&rsquo;affaire Adnane, le ministre d&rsquo;État aux droits de l&rsquo;Homme, Mustafa Ramid, a annoncé fin septembre des concertations pour « examiner les éventuelles lacunes des lois ».</p>
<p>Actuellement, le crime de viol suppose qu&rsquo;il s&rsquo;agisse « d&rsquo;un homme ayant des relations sexuelles avec une femme contre le gré de celle-ci ». Les autres cas relèvent de « l&rsquo;attentat à la pudeur ». La sévérité des condamnations est variable.</p>
<p>La semaine dernière, en pleine indignation autour du drame du petit Adnane, « un homme a été condamné à deux ans et demi de prison pour avoir violé un enfant », souligne Omar Arbib.</p>
<p>Pour lutter contre la pédophilie, la frange moderniste de la société appelle aussi à développer l&rsquo;éducation sexuelle dans les familles et dans les programmes scolaires où le sujet n&rsquo;est pas abordé.</p>
</div>
</div>
</div>
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		<title>Le monde d&#8217;après: pour la féministe tunisienne Belhaj Hmida, le devoir de redéfinir la famille</title>
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		<pubDate>Thu, 28 May 2020 11:40:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Societe]]></category>
		<category><![CDATA[Bochra Belhaj Hmida]]></category>
		<category><![CDATA[coronavirus]]></category>
		<category><![CDATA[Famille]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[Durant le confinement, la militante féministe tunisienne Bochra Belhaj Hmida, ancienne députée, a cultivé son jardin, au propre comme au figuré.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="txt-textContent tinyscrollbar-y jq_ScrollBar initialized scrollbar-visible">
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<div class="overview">
<div class="text fontsize_0 jq_Content jq_langdir">
<p>Cette période, qui a enfermé hommes et femmes dans l&rsquo;univers domestique, est une occasion de réfléchir à la répartition des rôles, estime l&rsquo;ex-présidente de la commission chargée d&rsquo;élaborer des propositions pour inscrire dans la loi les valeurs de liberté et d&rsquo;égalité promues par la révolution de 2011.</p>
<p>Le confinement a aussi remis, une fois de plus, l&rsquo;accent sur le fléau des violences domestiques. « On ne peut pas continuer comme ça », clame l&rsquo;ancienne députée.</p>
<h2>Q: Nous avons tous été enfermés, femmes et hommes, qu&rsquo;est-ce que cela a changé?</h2>
<p>R: « J&rsquo;ai vu des jeunes gens qui n&rsquo;avaient pas de problème à prendre en charge une partie des tâches ménagères. La question est de savoir si cela va continuer et devenir naturel ou est-ce juste conjoncturel?</p>
<p>Malheureusement, ce confinement a aussi été un accélérateur de violences à l&rsquo;égard des femmes.</p>
<p>Déjà que les hommes avaient du mal à accepter que les femmes accèdent à l&rsquo;espace public, mais se voir obligés d&rsquo;être dans l&rsquo;espace réservé aux femmes, beaucoup d&rsquo;hommes ont eu du mal à l&rsquo;accepter.</p>
<p>Ce qui peut avoir un impact positif, c&rsquo;est qu&rsquo;elles commencent à s&rsquo;exprimer sur ces violences, à les dénoncer grâce aux associations et aux réseaux sociaux, je crois qu&rsquo;elles vont être plus vigilantes par rapport aux violences.</p>
<p>Mais qu&rsquo;il y ait une remise en cause réelle des rôles traditionnels, des rapports de force dans la famille, je ne crois pas. Car c&rsquo;est un sujet dont on ne parle pas et on ne peut pas s&rsquo;attendre à de vrais changements si on n&rsquo;aborde pas ces questions en profondeur ».</p>
<h2>Q: Comment changer cela?</h2>
<p>R: « Il faut une volonté politique claire. Je suis choquée qu&rsquo;en Tunisie ou ailleurs, les violences faites aux femmes soient une question reléguée à la ministre de la Femme.</p>
<p>On ne voit pas d&rsquo;engagement de l&rsquo;Etat au niveau social, financier, culturel: tous les secteurs doivent être concernés jusqu&rsquo;au sommet du gouvernement.</p>
<p>C&rsquo;est l&rsquo;occasion ou jamais d&rsquo;inciter les gens à réfléchir sur soi, sur les rapports familiaux, sur les violences, et à s&rsquo;exprimer. On ne peut pas continuer comme ça.</p>
<p>Il faudrait que chaque ministre qui arrive chez un journaliste ou un chroniqueur entende la question: « Qu&rsquo;avez-vous fait contre les violences aujourd&rsquo;hui? »</p>
<p>Cette occasion aurait pu nous permettre de réfléchir à la manière dont nous voyons les relations familiales en 2020. C&rsquo;est un des points de divergence les plus importants avec les islamistes.</p>
<p>Mais il nous manque une réflexion collective pour redéfinir la famille et aussi pour revoir nos priorités.</p>
<p>En premier lieu, remettre sur les rails tout le système de santé. Se pencher sur la question écologique, complètement absente du débat public en<strong> Tunisie</strong>. S&rsquo;attaquer aux inégalités sociales, que l&rsquo;Etat donne les moyens à tous de vivre dans un minimum de dignité mais sans tomber dans l&rsquo;assistanat: le citoyen doit se prendre en charge ».</p>
<h2>Q: Quelle a été votre activité préférée ces dernières semaines?</h2>
<p>R: « Le matin tôt, je commence par le jardin. Et j&rsquo;ai découvert que je savais toujours faire du crochet, une activité de mon enfance. Ce n&rsquo;est pas du tout féministe, mais j&rsquo;y ai bien réfléchi: c&rsquo;est un plaisir, pas une obligation. Aujourd&rsquo;hui, des hommes font de la couture, de la cuisine, on ne doit pas avoir de complexes. Si on le fait par plaisir, c&rsquo;est un luxe. Ca me plaît de faire des choses moi-même ».</p>
</div>
</div>
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