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	<title>Eric Zemmour &#8211; Atlasinfo</title>
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	<title>Eric Zemmour &#8211; Atlasinfo</title>
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		<title>Et si Marine Le Pen accédait à l&#8217;Elysée ?</title>
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		<pubDate>Thu, 07 Sep 2023 07:17:44 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Les derniers sondages en France montrent une inquiétante réalité politique. L’extrême droite de Marine Le Pen est en train de « se banaliser », dans le sens où son arrivée au pouvoir est devenue un phénomène possible et acceptable. Finie l’époque de la diabolisation. Il semble loin le fameux plafond de verre qui empêcherait fatalement son accès &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les derniers sondages en France montrent une inquiétante réalité politique. L’extrême droite de Marine Le Pen est en train de « se banaliser », dans le sens où son arrivée au pouvoir est devenue un phénomène possible et acceptable. Finie l’époque de la diabolisation. Il semble loin le fameux plafond de verre qui empêcherait fatalement son accès à l’Elysée.</strong></p>
<p>Si le Rassemblement National, ex Front National, a réussi cet exploit de devenir un pari normal et fréquentable, il le doit surtout à la redoutable stratégie de son icône Marine Le Pen, aidée il est vrai, même de manière involontaire, par un autre symbole de l’extrémisme Eric Zemmour. Cela s’est passé sur deux étapes. D’abord lors de la course à la présidentielle. Dans sa stratégie de surenchères, Eric  Zemmour, nouveau dans la galaxie politique, s’est construit sur  des discours et des postures beaucoup plus extrémistes que Marine Le Pen. Durant la campagne présidentielle, Zemmour a réussi, à force d’excès et de coups de mentons, à faire passer Marine Le Pen pour « une modérée » de l’extrême-droite. L’intelligence politique de la patronne du Rassemblement National était de prendre ses distances avec Éric Zemmour et de ne pas épouser sa logique de surenchère.</p>
<p>La seconde étape fut sa gestion de son groupe parlementaire, à la fois massif et discipliné. Marine Le Pen avait fait le choix de laisser la présidence du Rassemblement National au jeune Jordan Bardella. Elle a préféré la présidence du groupe parlementaire. L’occasion de gérer de l’intérieur du parlement des alliances avec d’autres groupes parlementaires. Durant les houleux débats qu’a connu l’assemblée nationale, Marine Le Pen avait fait montre, selon les observateurs, d’une bonne maîtrise de l’agenda politique et d’un contrôle visible de son groupe qui avait fait montre d’une surprenante discipline pour un parti dont la doctrine politique est la remise en cause des fondamentaux du système.</p>
<p>Il faut dire que pour ne pas commettre des bourdes et des outrances, Marine Le Pen s’est livrée à une diète médiatique très remarquée. Elle laisse souvent ses lieutenants aller au-devant de l’opinion pour expliquer les positions du Parti. Dans la stratégie du Rassemblement National, cela s’appelle prendre de la hauteur en organisant une rareté de la parole dans le but manifeste de « présidentialiser » son image.</p>
<p>Marine Le Pen fut aidée dans sa stratégie de dédiabolisation par les choix politiques du gouvernement de mettre au cœur du débat politique des affaires en lien direct avec son programme: les questions liées à l’immigration.</p>
<p>Ainsi sans être obligée de fournir le moindre effort pour imposer ses thématiques préférées sur le débat politique, Marine Le Pen attendait sagement que le fruit mûr tombe dans son escarcelle. Le gouvernement surtout sous l’influence d’une personnalité aussi ambitieuse que le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin s’est arrangé pour mettre au centre de la préoccupation nationale française la question migratoire.</p>
<p>En procédant ainsi, non seulement le gouvernement valide le programme de l’extrême-droite mais donne aussi à ses leaders une crédibilité politique qu’ils vont utiliser pour normaliser les images.</p>
<p>Il est tout aussi vrai que si Marine Le Pen et son idéologie xénophobe sont devenus fréquentables aux yeux des français, c’est parce que s’est opéré en France un profond mouvement de restructuration médiatique qui a vu naître des groupes de médias entiers dont la ligne éditoriale est de lustrer l’image de l’extrême droite en tentant de l’expurger de tous les répulsifs qui l’ont maintenu depuis longtemps à la marge de la vie politique française. Ces groupes de médias derrière lesquels se trouvent de puissants capitaux sont un signe incontestable des dérives de la vie politique française vers les extrêmes.</p>
<p>Mais est-ce à dire que Marine Le Pen, une fois banalisée, est assurée  de prendre l’Elysée lors des prochaines présidentielles ? Rien n’est moins sûr. La banalisation porte aussi un risque intrinsèque pour le Rassemblement National, celui de perdre ses atouts attractifs basés sur la défiance du système à travers les multiples ruptures qu’il fait mine de proposer. Sans compter que pour atteindre le graal du pouvoir en France, il faut non seulement devenir fréquentable mais s’assurer aussi de l’adhésion d’une majorité de Français. Ce qui n&rsquo;est pas encore acquis au vu des sondages qui favorisent actuellement une personnalité de droite en réserve de la République comme l’ancien Premier ministre d’Emmanuel Macron, le très silencieux Edouard Philippe.</p>
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		<title>Macron/Le Pen, un remake douloureux !</title>
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		<pubDate>Mon, 11 Apr 2022 09:42:49 +0000</pubDate>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Dés l&rsquo;annonce des résultats de ce premier tour de la présidentielle française, une petite musique, d’abord comme un murmure avant de se transformer en spectaculaire affirmation, a commencé à s’installer. Aucune voix à gauche et dans une grande partie de la droite ne doit bénéficier à Marine Le Pen. La dynamique du Front républicain est en marche</strong>.</p>
<p>Cette clarification des choix politiques se contredit ouvertement avec l’incertitude des uns et des autres de ne pas s’engager à  ériger un barrage contre l’extrême droite dès le début de cette campagne. Les raisons résident dans le maintien des certitudes de se qualifier au second tour. Annoncer la couleur et rejoindre le Front républicain dès le départ de la course équivaut à enterrer ses chances de réaliser moindre performance.</p>
<p>Aujourd’hui alors que la photo politique du second tour et de ses enjeux est limpide, il n’y a aucune place à l’hésitation et au clair obscur. Il s’agit de barrer le chemin à l’extrême droite et de l’empêcher de s’emparer de l’Élysée.</p>
<p>En comparaison de 2017, la mission du Front républicain paraît plus compliquée. Marine Le Pen qui était le diable incarné a procédé avec un certain succès à une grande opération de lifting politique.</p>
<p>Son image s’est adoucie. Son verbe s’est arrondi. Sa démarche s’est assagie. Elle a beaucoup travaillé sur sa communication pour ne plus effrayer et choquer. Il faut dire qu’elle a énormément été aidée par le polémiste Éric Zemmour dont les prises de position tranchées et radicales ont fait apparaître Marine Le Pen comme une personnalité modérée et  fréquentable.</p>
<p>C’est la grande difficulté pour Emmanuel Macron d’ici le 24 avril. Comment retrouver ces intonations politiques qui fixent Marine Le Pen dans sa véritable identité politique ? Celle d’une extrémiste, raciste et xénophobe, portant un projet de grandes ruptures qui menacent la paix sociale et civile.</p>
<p>Il s’agit aussi de dévoiler son imposture sur ses propositions de protéger le pouvoir d’achat des Français. Ce thème a déjà été traité par Emmanuel Macron lorsqu’il a accusé Marine Le Pen de vouloir raser gratis, de faire des propositions fantaisistes non financées et de promettre monts et merveilles sans aucun sens de la responsabilité.</p>
<p>Il faut prévoir que les deux candidats vont croiser le fer sur le pouvoir d’achat, la grande préoccupation du moment .Sur ce terrain, Emmanuel Macron a des longueurs d’avance. Sa technicité affirmée, sa maîtrise des dossiers, son talent d’orateur et de débatteur feront mouche face à Marine Le Pen à qui on reproche de ne pas maîtriser ses dossiers .</p>
<p>Porté par un Front républicain qui ne dira sans doute pas son nom, Emmanuel Macron aura pour mission non seulement de battre Marine Le Pen mais de montrer que son projet politique et ses idées sont dangereux pour la France. En ligne de mire les prochains élections législatives et la nécessité de disposer d’une majorité pour gouverner un pays dont les clivages sont tels qu’il lui faut imaginer  de nouvelles alliances et d’innovantes coalitions .</p>
<p>Emmanuel Macron devra gérer un pays où les « héritiers » du général De Gaule ne parvient même pas à atteindre les 5% pour se faire rembourser les frais de campagne, où le le Parti socialiste, avec sa candidate Anne Hidalgo, peine à atteindre les 2%  bien derrière le candidat de la ruralité Jean Lassale, et où le candidat de la France insoumise Jean Luc Mélenchon a raté de quelques miettes la seconde place.</p>
<p>Si un second mandat paraît à portée de main, Emmanuel Macron devra composer avec un pays profondément divisé entre un centre droit assumé et des extrêmes, de gauche comme de droite déterminés à imposer leurs agendas par tous les moyens, y compris celui de recourir à la contestation de rue.</p>
<p>Toute proportion gardée, la France d’aujourd’hui a un air de famille avec l’Amérique qu’a légué le républicain populiste Donald Trump au démocrate Joe Biden. Un pays lourdement clivé, prompt à s’enflammer à n&rsquo;importe quelle occasion et dont les composantes sociales et communautaires se regardent en chiens de faïence. Tout indique que le second mandat d’Emmanuel Macron, une fois Marine Le Pen battue, ne sera ni une promenade de santé ni un long fleuve tranquille .</p>
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		<title>Le match retour Macron/Le Pen ?</title>
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		<pubDate>Sat, 09 Apr 2022 18:25:11 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Cela parait aujourd’hui inévitable. Un match retour entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen est dans tous les esprits et dans les radars des instituts de sondage. Seule une surprise peut bousculer cette presque certitude, à la veille de ce scrutin présidentiel. L&#8217;abstention et l&#8217;indécision demeurent  un déterminant majeur de la présidentielle française, qui plus &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><b>Cela parait aujourd’hui inévitable. Un match retour entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen est dans tous les esprits et dans les radars des instituts de sondage. Seule une surprise peut bousculer cette presque certitude, à la veille de ce scrutin présidentiel. L&rsquo;abstention et l&rsquo;indécision demeurent  un déterminant majeur de la présidentielle française, qui plus que jamais restent la grande inconnue de cette présidentielle inédite</b>.</p>
<p>Et pourtant ce scénario n’était pas aussi certain ni évident. Pendant de longs mois, les français avaient montré, par le biais des études d’opinion, leur aversions à ce que l’histoire puisse leur servir les mêmes plats. Pour certains, cela risquait d’avoir le goût rance d’un remake.</p>
<p>Au bout du compte, le match va être disputé, selon toute vraisemblance, entre le sortant Emmanuel Macron et l’éternelle challenger Marine Le Pen. Cette situation a des explications logiques et objectives.</p>
<p>Trois raisons essentielles ont permis ce match retour. La première a trait à la montée spectaculaire et la chute tout a aussi inattendue  d’un nouvel astre de la politique française qu’Éric Zemmour. La brusque percée de cet homme des médias français avait donné l’impression qu’un tournant historique était possible, du même calibre que celui qui avait porté un inconnu devenu célèbre, Emmanuel Macron.</p>
<p>Entre temps, les excès de langage de Zemmour, ses ruptures, ses contradictions et ses conceptions pyromanes ont fini par le démagnétiser à tel point que ses chances de qualifications se sont évaporées, laissant sur son passage cette traînée de poudre de la parole xénophobe libérée.</p>
<p>La seconde raison tient à l’état catastrophique de la droite républicaine. A travers des primaires  douloureuses, la droite avait réussi à enfanter la candidature de Valérie Pécresse avec ce fulgurant espoir qu’elle puisse entraîner dans son sillage la majorité des Français qui rêveraient de mettre fin au mandat de Macron. Or la chance du président de la république est que Valérie Pécresse, tant au niveau du style que des propositions, s’est montrée incapable d’être à la hauteur des enjeux. La vague de sarcasmes qui a envahi les réseaux sociaux sur sa manière d’appréhender cette élection a définitivement enterré ses chances de constituer cette alternative à Emmanuel Macron.</p>
<p>Le troisième facteur qui a remis à l’ordre du jour ce match retour inévitable tient à l’état de la gauche. Même si le chef de la France Insoumise semble au meilleur de sa  forme, il n’atteint pas encore le niveau qui lui permet de rassembler l’ensemble du puzzle de la gauche, communistes, socialistes et écologiques, pour prétendre constituer un danger pour le couple Macron/ Le Pen.</p>
<p>Et dans l’hypothèse de ce duel , les reports de voix sont prévisibles. Qui au sein de la gauche ou de la droite serait tenté de donner sa voix à l’extrême-droite pour barrer le chemin à un second mandat à Macron ? Même Éric Zemmour, dont le rêve de réaliser cette fameuse union des droites, aura du mal à appeler à voter Marine Le Pen, tant son combat contre elle aura été politiquement sanglant .</p>
<p>Il faut rappeler aussi que cette certitude qu’à le président Macron de reconduire son bail à l’Élysée, il l’a doit aussi à Vladimir Poutine et à sa guerre contre l’Ukraine. En plus de permettre à Macron d’endosser le costume de chef de guerre, cette guerre a anesthésié une campagne électorale, déjà impacté par la crise sanitaire et l&rsquo;absence de « l&rsquo;habituelle confrontation des projets » entre les 12 candidats en lice.</p>
<p>Emmanuel Macron aura certes à gérer les conséquences du scandale des cabinets de conseils McKinsey à qui son administration aura remis des sommes colossales contre des services pour la plupart sans réelles portées. L’opposition à Macron a tenté de souffler sur les braises de ce scandale pour montrer son implication dans un jeu d’influence, mais cela paraît politiquement insuffisant pour obérer les chances de Macron pour une second mandat .</p>
<p>Il reste qu’un des enjeux majeurs aussi bien pour la droite républicaine que pour le parti d’Emmanuel Macron est celui de sauver les meubles lors des prochains législatives prévues en juin. La droite traditionnelle joue son existence politique et Emmanuel Macron joue sa confortable majorité. Avec ce risque que le vote sanction qui n’a pas pu avoir lieu lors des présidentielles puisse se déployer lors des législatives.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>L&#8217;invasion de l&#8217;Ukraine impose-t-elle une reconduction tacite de Macron ?</title>
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		<pubDate>Wed, 02 Mar 2022 17:54:56 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Il règne en France une étrange atmosphère. Logiquement à cette distance de l’élection présidentielle, le seul bruit qu’on pouvait entendre est celui du slogan électoral qui déstabilise l’adversative, de l’affiche politique qui résume le projet, du meeting qui enflamme les foules et les militants. Or, on n’entend que le cliquetis des armes, les bruits de &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Il règne en France une étrange atmosphère. Logiquement à cette distance de l’élection présidentielle, le seul bruit qu’on pouvait entendre est celui du slogan électoral qui déstabilise l’adversative, de l’affiche politique qui résume le projet, du meeting qui enflamme les foules et les militants. Or, on n’entend que le cliquetis des armes, les bruits de bottes et les harangues mobilisatrices. La guerre en Ukraine a cannibalisé l’élection présidentielle.</strong></p>
<p>Il est vrai que l’opposition dans ses multiples visages est tombée à bras raccourci sur le président Emmanuel Macron, lui reprochant de retarder au maximum l’annonce de sa candidature pour ne pas avoir à descendre sur l’arène politique. Les gains pour lui étant une économie d’exposition et d’occasions pour évoquer les facettes de son bilan.</p>
<p>Cet angle d’attaque était pertinent quand Vladimir Poutine n’avait pas encore envahi l’Ukraine et qu’il était dans une logique de menaces et d’exhibition de force. Aujourd’hui l’atmosphère a complètement changé. Une violente guerre déchire l’Europe et menace de s’étendre à son flanc Ouest.  Un homme, Vladimir Poutine, a militairement défié l’Occident. Européens et Américains, dans une inédite union sacrée, ont répondu à cet acte militaire russe par une stratégie de sanctions massives qui ont provoqué un isolement de la Russie et de son économie.</p>
<p>La guerre en Ukraine et ses impacts économiques, militaires et sociaux, sont aujourd’hui le seul sujet de préoccupation de l’électeur français. Même le Covid qui avait rythmé leur vie pendant presque trois ans a soudain disparu des radars, laissant la place au seul cauchemar de la guerre et ses conséquences sur leur niveau de vie et leur pouvoir d’achat. Certains  sondages vont jusqu’à laisser apparaître une volonté partagée par les français de se déterminer par rapport à la gestion de cette guerre par l’actuel locataire de l’Élysée.</p>
<p>Cette situation politique ressemble à un goulot d’étranglement pour l’opposition. Si elle veut débattre avec Emmanuel Macron, c’est de la guerre en Ukraine et ses conséquences sociales et économiques. Sur ce terrain, les candidats qui disposaient, avant le déclenchement des opérations militaires russes d’un crédit et d’une capacité à challenger le président sortant subissent un terrible effet de la guerre. Les liaisons équivoques qu’ils avaient avec Moscou ou les admirations coupables qu’ils exprimaient a l’égard de Vladimir Poutine leur sont revenues comme un effet boomerang.</p>
<p>Aussi bien Marine Le Pen qu&rsquo;Eric Zemmour ont en commun une fascination assumée pour Vladimir Poutine, chacun pour des raisons différentes. Quant à Jean-Luc Mélenchon, il a opéré une volte-face un peu acrobatique, imposée par des événements qu’il refusait d’envisager. Même s&rsquo;il n&rsquo;a jamais rêvé d&rsquo;un « Poutine français » comme Zemmour, il ne cachait pas non plus une certaine admiration pour cette grande Russie qui tient tête aux Etats-Unis.</p>
<p>Et même si sur les plateaux de télévisons, ils s’échinent à prendre de la distance et à condamner la stratégie militaire russe, leur image et leurs postures politiques en sont sérieusement écornées.</p>
<p>En quelques jours, de grande puissance qui compte dans le jeu des nations, Vladimir Poutine s’est transformé en paria et en pyromane de la paix et de la stabilité dans le monde. Dans le discours sur l’état de l’Union prononcé par Joe Biden , le président américain a d&rsquo;ailleurs parlé de Poutine comme d&rsquo;un « dictateur » et d&rsquo;un « autocrate ».</p>
<p>Au cours des quelques jours qui séparent les Français du premier tour de cette présidentielle, Emmanuel Macron n’aura qu’une idée à faire passer auprès de l’opinion française: qu’il est et demeure le seul pôle de stabilité, le seul détenteur de l’expertise et du savoir-faire nécessaire pour accompagner et gérer cette période à la fois sensible et explosive.</p>
<p>Gérer l’effervescent et anticiper l’inattendu. Le tout dans une atmosphère où la guerre économique, pour reprendre l’expression du ministre Bruno Lemaire est déjà là et que la guerre tout court lorgne à l’horizon.</p>
<p>Vladimir Poutine aurait rendu à Emmanuel Macron un précieux service en démagnétisant ses adversaires et en lui offrant la possibilité d’endosser le costume de chef régalien que certains, par opportunisme ou par conviction, lui déniaient. Aujourd’hui, la manière avec laquelle le président a géré cette guerre entre la Russie et l’Ukraine légitime ses chances et ses prétentions pour un second mandat. Il était déjà bien placé pour cause d’absence de compétiteur sérieux. Aujourd’hui il paraît incontournable pour cause de situation nationale et internationale extrêmement inflammable.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Poutine dynamite la présidentielle française !</title>
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		<pubDate>Fri, 25 Feb 2022 09:00:15 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[La crise ukrainienne est sans aucun doute la grande invitée surprise de cette présidentielle française. Les différents candidats attendaient que cette séquence de tension régionale puisse se fermer avant de vaquer à leur campagne électorale. Mais c’était sans compter avec la décision de Poutine qui, tel un éléphant dans un magasin de porcelaine, a décidé &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>La crise ukrainienne est sans aucun doute la grande invitée surprise de cette présidentielle française. Les différents candidats attendaient que cette séquence de tension régionale puisse se fermer avant de vaquer à leur campagne électorale. Mais c’était sans compter avec la décision de Poutine qui, tel un éléphant dans un magasin de porcelaine, a décidé de dynamiter l’Ukraine et .. la présidentielle française avec.</p>
<p>Faut-il rappeler que quand l’administration américaine assurait avec certitude que Moscou avait décidé d’envahir l’Ukraine, les candidats à cette présidentielle française et jusqu’au sommet de l’Etat, c’est l’incrédulité qui dominait accompagnée d’un haussement d’épaules: jamais Poutine n’osera une telle démarche. L’homme est dans une logique de surenchère médiatique et de manœuvres politiques.</p>
<p>L’Ukraine est depuis le début présente dans la campagne électorale. D’abord parce que sous le prétexte de s’investir dans des médiations internationales, Emmanuel Macron a retardé au maximum l’annonce de sa candidature, privant ses opposants les français d’une campagne électorale où il aura à rendre des comptes sur son bilan.</p>
<p>Aujourd’hui, Emmanuel Macron s’en sort avec une double image qui pourrait le servir dans sa stratégie de reconquête. Au pire il s’agirait d’un échec dans une médiation presque impossible à réussir. Au mieux il dégagerait l’image d’un chef qui a tout essayé pour éviter la guerre au continent européen. L’iconographique politique que l’Élysée a tenté de vendre aux Français d’un Emmanuel Macron, barbe de quelques jours, en position d’ascète nocturne en train de tenter de sauver la paix dans le monde, visait justement à tresser cette image et à construire cette réputation.</p>
<p>Pour Emmanuel Macron, quelle que soit l’issue de cette crise, il s’en sort comme l’homme non encore candidat qui a tout essayé . Ce n’est pas le cas de ses adversaires potentiels dont les positons ont été prises à rebours par les évolutions militaires de la situation.</p>
<p>En effet Eric Zemmour, comme Marine Le Pen et Jean Luc Mélenchon ont été politiquement pulvérisés par la stratégie de Vladimir Poutine. De nombreuses récentes archives qui ont opportunément remontés à la surfaces les montraient en total décalage avec la réalité des événements. D’abord tous avaient la certitude que les Russes ne commettraient aucune invasion en Ukraine. Mais le pire c’est l’admiration non feinte qu’ils vouaient à la personne de Vladimir Poutine, à l&rsquo;instar d&rsquo;Eric Zemmour qui avait souhaité voir un « Poutine français » gouverner la France.</p>
<p>Ironie de l’histoire, l’admiration de Poutine, de son style, de son œuvre et de sa stratégie est un des rares points communs entre l’extrême droite et l’extrême gauche en France. Et par les temps qui courent cela devient plus un handicap qu’une simple posture politique. La réalité ukrainienne sous pression militaire russe montre la vacuité, voire la légèreté des positions de ces candidats à la magistrature suprême.</p>
<p>D’ailleurs il n’y a qu&rsquo;à voir la gêne observée chez Marine Le Pen , Eric Zemmour ou Jean Luc Mélenchon pour commenter cette séquence pour constater à quel point l&rsquo;attaque militaire russe en Ukraine a profondément changer les atmosphères de la campagne française. Les contorsions de Marine Le Pen pour ne pas qualifier Poutine de dictateur sont la preuve de cette douloureuse révision de l’extrême droite française qui continue à regarder le régime de Poutine avec des yeux de chimène.</p>
<p>Si ces postulant à  l’Élysée avaient la moindre chance d’accéder à la fonction présidentielle, Poutine vient de les dynamiter. Il est difficile pour les opinions françaises, remontées par la crise ukrainienne, d’accorder le moindre crédit à des personnalités qui tressent des lauriers à Vladimir Poutine et sa politique agressive et déstabilisatrice.</p>
<p>Il y avait déjà un boulevard devant Emmanuel Macron pour reconduire son bail à l’Élysée. Avec la crise ukrainienne, l’actuel président s’est assuré qu’aucun challenger sérieux ne viendrait déranger cet agencement des événements.</p>
<p>L’extrême droite comme l’extrême gauche sont englués dans leur soutien au régime politique de Vladimir Poutine. Il est fort à parier qu’ils passeront le reste de la campagne électorale française à justifier ce positionnement pro Poutine à un moment clef de la vie du continent européen.  Emmanuel Macron n’aura qu’à compter les déboires et les contradictions de ses adversaires pour se baisser et ramasser la mise.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Macron, Boulevard de l’Elysée !</title>
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		<pubDate>Sat, 19 Feb 2022 12:30:34 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Avant même de se déclarer candidat, Emmanuel Macron doit savourer son plaisir, celui de voir se dérouler devant lui un grand boulevard pour un second mandat. Les sondages installent cette impression et l’ambiance générale la confirme. Si sur de sa prochaine victoire qu’une partie de son équipe ministérielle commence déjà à crier victoire et à &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h3><strong>Avant même de se déclarer candidat, Emmanuel Macron doit savourer son plaisir, celui de voir se dérouler devant lui un grand boulevard pour un second mandat. Les sondages installent cette impression et l’ambiance générale la confirme.</strong></h3>
<p>Si sur de sa prochaine victoire qu’une partie de son équipe ministérielle commence déjà à crier victoire et à se projeter dans le second mandat. Attitude triomphaliste qui a poussé le président Macron à recadrer son équipe et à lui intimer l’ordre de tempérer sa joie, sous le thème que « rien n’est joué. La campagne n’est pas encore lancée. Tout est possible ».</p>
<p>Mais cet argumentaire n’est ni plus ni moins qu’un élément de langage destiné sinon à sauver les apparences du jeu démocratique du moins à dissuader un possible pic d’abstention. Mais la réalité le théâtre politique français offre une énorme opportunité de reconduction. Non pas que le bilan d’Emmanuel Macron soit irréprochable, sa gestion de la crise du Covid et son impact social peuvent être à la fois un atout et un handicap, mais parce sur la concurrence offre un leadership limité, voire inoffensif.</p>
<h3><b>Une gauche éparpillée </b></h3>
<p>D’abord à gauche, la division et la paralysie sont les atouts maître. Le seul qui émerge dans le sondages est le chef des Insoumis Jean Luc  Mélenchon. Un homme connu pour ses positions parfois clivantes.. Il vient d’être adoubé pour la première fois  par une personnalité du sérail socialiste comme Ségolène Royal. Cette posture a provoqué un grand frisson dans cette galaxie de gauche où la plupart des candidats, socialiste, communiste et écologique peinent à atteindre une popularité à deux chiffres. Pour Macron, cette gauche là est condamnée à être une force d’appoint pour le second tour.</p>
<p>A droite , au sein des Républicains, la douche est froide et annonce des lendemains qui déchantent. Le dernier meeting de Valérie Pécresse a été un double ratage. D’abord au niveau de la forme où la candidate LR s’est montrée une oratrice médiocre. Son incapacité à habiter la fonction et à enflammer les foules était manifeste. Ensuite sur le fond. Le recours à une sémiotique de l’extrême droite sur « le grand remplacement » et « les Français de papiers » ont jeté le trouble jusqu’à des les rangs du Parti.</p>
<h3><strong>Une droite déchirée</strong></h3>
<p>Les Français ont redécouvert le schisme qui traverse cette famille politique entre la ligne incarnée par Éric Ciotti, compatible avec les thèses de l’extrême droite, et la ligne Xavier Bertrand qui considère tout rapprochement, tout emprunt à cette droite extrême comme un suicide politique.</p>
<p>L’étoile de Valérie Pécresse qui brillait avant ce meeting comme une sérieuse challenger de Macron a chuté dans les sondages au point d’interroger sa capacité à se qualifier au second tour.</p>
<p>Enfin il y a l’extrême droite avec sa double direction incarnée par Éric Zemmour et Marine Le Pen. Les deux formations sont en train de se cannibaliser avec une telle violence qu’il serait difficile de pouvoir les réunir en cas de besoin au second tour sur le nom de l’un ou deux l’autre.</p>
<p>Une des stratégies d’Eric Zemmour est de jeter son dévolu sur les ressources humaines de Marine Le Pen et de la dépouiller de tous ses atouts. Marine Le Pen dont c’est probablement la dernière campagne ne fera aucun cadeau à celui qui veut l&rsquo;éjecter avec détermination de la scène politique française. Sa vengeance sera certainement qu’Éric Zemmour puisse revenir à ses chroniques médiatiques.</p>
<p>Devant une telle situation, Emmanuel Macron paraît marcher sur du velours, lorsqu’il décidera de se prononcer. Sauf accident de l’histoire, l’actuel locataire de l’Élysée est donné gagnant par les sondages dans toutes les hypothèses.</p>
<p>Son vrai défi n’est pas de conserver les clefs du palais de l’Élysée mais de conserver une majorité parlementaire. Car s’il est dit que Macron est actuellement  à la fois meilleur et incontournable pour sa propre succession, il n’est pas certain que les élections législatives qui suivront après les présidentielles ne puissent servir de caisses de résonances aux frustrations locales.</p>
<p>Les résultats pourraient, comme le craignent beaucoup, priver Macron d’une majorité confortable qui l’avait aidé à gérer paisiblement son premier mandat. De mauvaises performances législatives pourraient l’obliger à envisager une logique de composition et de compromis avec d’autres forces politiques. Un exercice inédit imposé pour lui.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Macron et l’insoutenable faux suspense !</title>
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		<pubDate>Sat, 05 Feb 2022 13:10:50 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Ira ? Ira sûrement … Mais dans quelles conditions ? De quelle manière ? Par un tweet ramassé ? Par un généreux discours télévisé ? Ou par une phrase lancée comme par inadvertance au gré d’une déambulation pour mieux souligner l’évolution naturelle des événements ? La candidature d’Emmanuel Macron est sujette à toutes les supputations. &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Ira ? Ira sûrement … Mais dans quelles conditions ? De quelle manière ? Par un tweet ramassé ? Par un généreux discours télévisé ? Ou par une phrase lancée comme par inadvertance au gré d’une déambulation pour mieux souligner l’évolution naturelle des événements ? La candidature d’Emmanuel Macron est sujette à toutes les supputations. Elle devient même l’objet d’un débat politique clivé et enflammé.</strong></p>
<p>En retenant sa candidature jusqu’à la dernière limite légale, Emmanuel Macron prive ses concurrents d’une possibilité de confronter et de démolir son bilan pour pouvoir bénéficier d’un effet ascenseur.</p>
<p>En effet, se frotter à des candidats de même acabit électoral est beaucoup moins pimenté qu’affronter le président sortant avec ce qu’il peut offrir comme effet de miroir et de comparaison.</p>
<p>Sans Emmanuel Macron déclaré, les débats ronronnent comme les cris des poissons dans un bocal . Il est vrai que cela installe une certaine atmosphère comme l’ont si bien réussi le duo Le Pen/ Zemmour, où l’accent est davantage mis sur les questions d’identité, d’immigration et de sécurité.</p>
<p>Un combat de coqs entre qui est le plus « national », le plus « souverain », le plus « Français « . Des thématiques qui donnent l’illusion de dominer les soucis des Français mais qui peuvent se révéler des préoccupations de niches sans grande portée. Car au moment où l’attention est fixée sur les questions identitaires, cela fait l’économie d’une réflexion sur les problèmes économiques et sociales, accentués par la pandémie de la Covid-19.</p>
<p>Devant l’attitude d’Emmanuel Macron, l’opposition a sorti la grosse artillerie. Certains ont accusé le président, non encore candidat,  de fuir le débat pour ne pas avoir à subir la contradiction. D’autres lui reprochent d’utiliser les moyens que l’Etat met à sa disposition pour mener une campagne électorale clandestine. Les finances des comptes de campagne et le temps d’antennes ne sont comptés qu’à partir de la déclaration de candidature.</p>
<p>En tout cas Emmanuel Macron, sous prétexte de vouloir être le président des Français jusqu’à la dernière minute de son mandat, ne se gêne pas pour exploiter toutes les opportunités médiatiques que l’agenda politique et diplomatique lui offre. Avec la présidence française de l’Union européenne, les occasions d’intervenir sur les crises régionales sont immenses comme le montrent les deux grands conflits du moment, l’Ukraine et le Sahel.</p>
<p>La spectaculaire tentative de médiation entre Moscou et Kiev que Macron lance cette semaine vise certes à faire baisser la tension dans cette région explosive mais aussi à sacrer dans le marbre électoral l’incontestable posture internationale du président-candidat.</p>
<p>En attend de se lancer dans la bataille du second mandat, Emmanuel Macron aura à gérer une extrême droite, revigorée par les  vives polémiques infusées par Eric Zemmour, une droite qui renaît de ses cendres en intronisant une femme, Valérie Pecresse, et une gauche toujours à la recherche du leadership perdu malgré l’apparition tardive de Christiane Taubira .</p>
<p>Sur le papier , la reconduction pour Emmanuel Macron pour un second mandat semble ressembler à un promenade de santé. L’extrême droite se cannibalise toute seule dans une guerre fratricide entre Le Pen et Zemmour qui lui fait perdre toute crédibilité et épaissit davantage son plafond de verre. La gauche qui s’autoparalyse par une  violente guerre d’égos et s’éloigne de plus en plus de la victoire et la droite républicaine qui n’arrive pas à se délester du baiser de la mort que « la république en marche «  lui a administré en début de mandat en s’emparant d’une grande partie de ses ressources humaines .</p>
<p>Mais dans la réalité , Emmanuel Macron, tout enthousiaste et tout efficace qu’il est,  n’est pas  à l’abri d’un accident de l’histoire. Pour de nombreux observateurs, cet accident peut survenir à travers la qualification surprise de la candidate de la droite républicaine Valérie Pécresse au second tour de cette présidentielle. Dans ce cas de figure, Emmanuel Macron peut craindre pour sa réélection.</p>
<p>Le risque  pour lui est de voir se coaguler contre lui toutes les forces politiques qui rêvent de le déloger de l’Élysée et qu’on trouve aussi bien de  l’extrême droite qu’à l&rsquo;extrême gauche. Emmanuel Macron pourra alors vivre le syndrome du tous sauf Macron dont a souffert un de ses visiteurs du soir Nicolas Sarkozy.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Avec « Zemmour, un outrage français », Driss Ajbali interpelle la France du vivre ensemble</title>
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		<pubDate>Thu, 20 Jan 2022 09:43:52 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Les braises du livre « Figures de la presse marocaine » sont encore fumantes que son auteur le sociologue franco-marocain Driss Ajbali frappe encore un nouveau coup éditorial. Et celui-là risque aussi d’interpeller, d’interroger et de faire couler beaucoup d’encre des deux rives de la Méditerranée. Il d’agir d’un livre intitulé « Zemmour, un outrage français », à paraître &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les braises du livre « Figures de la presse marocaine » sont encore fumantes que son auteur le sociologue franco-marocain Driss Ajbali frappe encore un nouveau coup éditorial. Et celui-là risque aussi d’interpeller, d’interroger et de faire couler beaucoup d’encre des deux rives de la Méditerranée. Il d’agir d’un livre intitulé « Zemmour, un outrage français », à paraître le 24 janvier au Maroc (Ed La Croisée des Chemins)</strong>, <strong>en Algérie, en Tunisie et en France.</strong></p>
<p>Le titre lui même fait un écho sonore et politique au best-seller « Suicide français » de l’ancien journaliste Eric Zemmour, devenu candidat à l’élection présidentielle française, et qui  a été la véritable rampe de lancement politique de sa métamorphose.</p>
<p>Driss Ajbali est tout à fait légitime pour porter ce regard critique sur ce personnage devenu obsessionnel pour beaucoup tant il a cassé tous les codes du discours politique traditionnel. Il a vécu des décennies en France et connaît sa réalité sociale, ses évolutions politiques et son microcosme politique sur les bouts des doigts. A tel point qu’aucune respiration de la société française ne lui est étrangère.</p>
<figure id="attachment_233476" aria-describedby="caption-attachment-233476" style="width: 357px" class="wp-caption alignright"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="wp-image-233476 size-publisher-md" src="https://atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2022/01/DRISS-357x210.png" alt="" width="357" height="210" /><figcaption id="caption-attachment-233476" class="wp-caption-text">Driss AJBALI</figcaption></figure>
<p>Le livre « Zemmour, un outragé français » est d’ailleurs construit comme un exercice d’introspection au sein de la société français pour comprendre par quelle dynamique elle a pu enfanter un personnage aussi clivant qu’Eric Zemmour. Un rappel chronique et factuel des principales évolutions et accélérations de la société française.</p>
<p>Avec son regard de sociologue aiguisé et une capacité rare à mettre en perspective des faits historiques, Driss Ajbali, à la manière d’un chirurgien adroit , dressé le portrait effervescent d’une réalité française faite de points de rupture et de tensions . Comme beaucoup de commentateurs politiques qui se sont penchée sur le cas Zemmour, très rares sont ceux qui le voient à l’Élysée. Mais beaucoup se sont saisis de son ambition et de la libération de la parole raciste et populiste pour tenter de comprendre les déviances de la société français.</p>
<p>Au fil des pages, Driss Ajbali ne parvient pas à cacher une sorte d&rsquo;admiration pour son objet d’étude. Pour lui, ce Zemmour talentueux à souhait, producteurs régulier de coups d’éclats et de best-sellers , force le respect au point de s’interroger comment un corps aussi frêle peut porter des certitudes aussi lourdes et aussi clivantes.</p>
<p>Mais Driss Ajbali reprend très vite son scalpel pour déconstruire ce personnage, dessiner l’arrière plan de sa naissance politique et les perspectives de sa grande ambition. Driss Ajbali fait œuvre d’explications publiques pour décoder ce phénomène et dessiller les regards sur sa personnalité clivante. L’exercice est parfaitement réussi car on sort du livre de Driss ajbali avec une vision claire et une conscience aiguë des convulsions  que vit cette France à la fois belle et éternelle.</p>
<p>Car même si , sous sa cape de sociologue froid avec sa plume aiguisée, il est difficile de ne pas percevoir une atmosphère de regrets de voir un personnage aussi peu fréquentable au niveau des idées, des choix et de sa morale publique connaître un succès aussi massif et aussi fulgurant. La France des lumières, des intelligences novatrices, du vivre ensemble en prend un sacré coup.</p>
<p>Le livre de Driss ajbali « Zemmour outrage français » est écrit avec un style haletant, riche et percutant. Son auteur et sa profonde connaissance du personnage et du contexte de son évolution devrait être présent sur les plateaux de la télévision française pour donner la contradiction à un moment ou tétanisés par les outrances de Zemmour, les criques les plus acerbes baissent les bras devant tant de bagout et de ruptures.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Des milliers de manifestants s&#8217;opposent au candidat à la présidentielle, Eric Zemmour</title>
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		<pubDate>Sun, 05 Dec 2021 19:23:08 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Ils étaient des milliers à manifester ce dimanche à Paris pour faire "taire" le candidat de l'extrême droite Eric Zemmour. Ce dernier tenait son premier meeting de campagne électorale à Villepinte, en région parisienne.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Islam, immigration, déclassement, le grand remplacement, tels sont les thèmes développés par le polémiste Zemmour dans son discours, devant quelque 13 000 personnes, au Parc des expositions, à Villepinte (Seine-Saint-Denis) .</p>
<p class="article__paragraph ">Face à ses troupes rassemblées derrière son nouveau slogan, « <em>Impossible n’est pas français » c</em>e premier meeting depuis l’officialisation de son entrée en campagne, mardi 30 novembre, a été l&rsquo;occasion pour le candidat Zemmour de marteler être « <em>prêt à prendre les manettes »</em>  du pays pour répondre à deux « <em>craintes</em> qui <em>hantent les Français »</em>, <em>celle du grand déclassement (&#8230;) et celle du grand remplacement avec l’islamisation de la France et l’immigration de masse »</em>.</p>
<p class="article__paragraph "><em>« L’immigration zéro deviendra un objectif clair de notre politique »</em>, a déclaré Eric Zemmour par le renvoi de « <em>tous les clandestins présents illégalement sur le sol Français »</em>, « <em>expulser immédiatement les délinquants étrangers</em>, <em>déchoir les criminels binationaux de leur nationalité française »</em>, avant de promettre de soumettre ces questions au peuple français par référendum.</p>
<p class="article__paragraph ">« Oui, nous tendons la main aux Français de confession musulmane qui veulent devenir nos frères ! Il y en a ! Et notre main est ferme et sans compromission : si vous faîtes de la France votre mère et de chaque Français votre frère, vous êtes nos compatriotes », a-t-il dit.</p>
<p>Le polémiste se pose par ailleurs du « <em>pouvoir et de ses relais médiatiques ». « </em><em>La meute est désormais lancée à mes trousses. Mes adversaires veulent ma mort politique. Les journalistes veulent ma mort sociale et les djihadistes veulent ma mort tout court. »</em></p>
<p>Un important dispositif de sécurité a été déployé aux abords du lieu du meeting, et plus d&rsquo;une centaine de manifestants anti-Zemmour, protestant contre « le racisme, le négationnisme, l&rsquo;homophobie » du candidat ont été dispersés par les forces de l&rsquo;ordre.</p>
<p>Rejetant les accusations de racisme et de misogynie, le candidat s’est justifié en lançant « c<em>omment pourrais-je penser cela, moi, petit juif berbère venu de l’autre côté de la Méditerranée ? « </em>.</p>
<p class="article__paragraph ">Entre deux « <em>on est chez nous » </em>et des « <em>vive la France »</em> scandés par ses supporters, le meeting s’est déroulé dans une ambiance hostile à l’égard des journalistes, hués et encerclés à plusieurs reprises par la foule.</p>
<p>Entre le quartier Barbès et La Villette, c&rsquo;est une autre ambiance. Des milliers de manifestants à l&rsquo;appel de mouvements anti-fachos protestaient contre le candidat de l&rsquo;extrême gauche.</p>
<p><i>« C’est une victoire, on a réussi à virer Zemmour de Paris »</i>, hurle Raphaël Arnault en tête du cortège. « <i>Et pour répondre à tous ceux qui nous accusent de vouloir priver de parole un candidat, rappelez-vous qu’on parle d’un multicondamné pour provocation à la haine raciale et religieuse ! »</i> , a scandé ce membre d’Extinction Rebellion.</p>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote class="twitter-tweet">
<p dir="ltr" lang="fr">« NON AU RACISME ! »<a href="https://twitter.com/SOS_Racisme?ref_src=twsrc%5Etfw">@SOS_Racisme</a> mène une action à l’intérieur du meeting de <a href="https://twitter.com/hashtag/Zemmour?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#Zemmour</a> : bagarre générale entre la sécurité, les militants et les participants. <a href="https://t.co/WmXjCHxUNl">pic.twitter.com/WmXjCHxUNl</a></p>
<p>— Clément Lanot (@ClementLanot) <a href="https://twitter.com/ClementLanot/status/1467540412562911239?ref_src=twsrc%5Etfw">December 5, 2021</a></p></blockquote>
<p><script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script></p>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote class="twitter-tweet">
<p dir="ltr" lang="fr">Au meeting de <a href="https://twitter.com/hashtag/ZemmourVillepinte?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#ZemmourVillepinte</a>, ça cogne pas seulement sur les libertés, ça cogne aussi sur les femmes ! <a href="https://t.co/wyvGV4K8IW">pic.twitter.com/wyvGV4K8IW</a></p>
<p>— Albert Lévy (@AlbertLvy1) <a href="https://twitter.com/AlbertLvy1/status/1467553617074864129?ref_src=twsrc%5Etfw">December 5, 2021</a></p></blockquote>
<p><script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script></p>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote class="twitter-tweet">
<p dir="ltr" lang="fr">« On est venu faire une action pacifique » explique une militante, le visage en sang. <a href="https://twitter.com/hashtag/ZemmourVillepinte?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#ZemmourVillepinte</a> <a href="https://twitter.com/SOS_Racisme?ref_src=twsrc%5Etfw">@SOS_Racisme</a> était venu afficher le message « Non au racisme » dans la salle du meeting de <a href="https://twitter.com/hashtag/Zemmour?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#Zemmour</a>. <a href="https://t.co/pqUqc2waUT">https://t.co/pqUqc2waUT</a> <a href="https://t.co/G34IQZKTor">pic.twitter.com/G34IQZKTor</a></p>
<p>— Clément Lanot (@ClementLanot) <a href="https://twitter.com/ClementLanot/status/1467541452964126731?ref_src=twsrc%5Etfw">December 5, 2021</a></p></blockquote>
<p><script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Présidentielle: Eric Zemmour instrumentalise islam et immigration pour faire peur</title>
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		<pubDate>Thu, 02 Dec 2021 08:07:13 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Eric Zemmour a annoncé sa candidature aux élections françaises, une annonce aux accents mélodramatiques, mettant en tête l'islam et l'immigration comme principales préoccupations des Français pour la présidentielle 2022.
Tribune de Abdellah Boussouf, historien; Secrétaire général de la Communauté Marocaine à l'Etranger.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>L’annonce d&rsquo;Eric Zemmour, qui a atteint 1,3 million de téléspectateurs en huit heures, n&rsquo;était pas différente de son discours habituel. Il n&rsquo;a pas présenté un projet de société répondant aux attentes et aux préoccupations des Français mais s’est contenté de présenter l&rsquo;Islam et l&rsquo;immigration comme la cause de tous les maux de la société française.</p>
<p>Eric Zemmour a passé en revue tous les clichés habituels tenus par l’extrême droite, mais dans un langage direct dans lequel l&rsquo;accusation de l’immigration et de l’Islam est faite sans aucune réserve ni équivoque.</p>
<p><img decoding="async" class="wp-image-198875 size-thumbnail alignright" src="https://atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/04/abdellah_boussouf_ccme-260x150.jpg" alt="" width="260" height="150" />Dans son annonce adressée aux Français en dix minutes via vidéo, il s’est muni d’images d&rsquo;événements montrant des voitures en feu, des enfants dans des écoles issus de l&rsquo;immigration et des travailleurs migrants, des images de femmes voilées, de prières et d&rsquo;effondrement de bâtiments, pour dire aux Français que des étrangers viennent s&#8217;emparer de leur pays, mettant en avant la théorie de remplacement que des intellectuels affiliés à l&rsquo;extrême droite et des fanatiques de la droite catholique ont lancée.</p>
<p>Instrumentaliser l&rsquo;immigration pour en faire l’origine et la cause de tous les problèmes de la société française n&rsquo;est pas nouveau, mais l’annonce qu’Eric Zemmour a fait de sa candidature à la présidentielle est un point de non-retour dans l’institutionnalisation du racisme, l’extrémisme et la haine dans l’espace politique français.</p>
<p>Eric Zemmour, qui s&rsquo;en prenait aux étrangers avec toute sa force rhétorique et ses connaissances historiques, montrait son ignorance du grand rôle que l&rsquo;immigration a joué dans la construction de la France d&rsquo;aujourd&rsquo;hui. Il est alors devenu de notre devoir de lui rappeler certains de ces rôles :</p>
<p>1- Les libérateurs : ce sont les étrangers qui ont contribué à la libération de la France et des Français de l&rsquo;occupation nazie pendant les première et seconde guerres mondiales et avant cela en 1870 dans la bataille de weurt Alsace contre les Allemands ;</p>
<p>2- Les bâtisseurs : ce sont les étrangers qui ont contribué à la reconstruction de la France après sa destruction pendant la Seconde Guerre mondiale ;</p>
<p>3- Ce sont les étrangers qui ont contribué à la relance de l&rsquo;économie française (usines automobiles Renault et Citroën, mines, travaux publics et divers secteurs de production) ;</p>
<p>4- Ce sont les étrangers qui ont contribué au rayonnement de la culture française dans le monde en adoptant la langue française et dans le cadre de la francophonie, en enrichissant la culture française d’un patrimoine mondial. Il suffit de mentionner le grand nombre d&rsquo;intellectuels qui ont reçu le Prix du Goncourt français (Tahar Benjelloun, Leila Slimani et Fouad Laroui en tant que Marocains) ;</p>
<p>5- Ce sont les étrangers qui ont contribué au rayonnement international du sport français. L&rsquo;équipe nationale française qui a remporté la dernière Coupe du monde est à 90 % d&rsquo;origine étrangère (et avant cette équipe on se rappelle, la génération Zidane, le capitaine de l&rsquo;équipe nationale française qui a remporté le Coupe du monde pour la première fois en 1998).</p>
<p>Tout que nous avons évoqué confirme que l’avenir de la France est conjugué à l&rsquo;immigration, car la France vit aujourd&rsquo;hui dans le monde et avec le monde. Aujourd&rsquo;hui, plus de 3,5 millions de Français vivent hors la France dans le cadre de la migration économique. La France est aussi considérée parmi les premiers pays au monde à bénéficier des transferts de fonds des migrants.</p>
<p>Il va sans dire que l’ignorance d&rsquo;Eric Zemmour ne le qualifie pas à se prononcer sur la France et son avenir. Lui, qui pourtant est d&rsquo;origine algérienne, dont la famille est arrivée en France après 1954, c&rsquo;est-à-dire dix ans après que le sang de dizaines de milliers d&rsquo;étrangers a été versé pour libérer la France. Les cimetières français témoignent encore aujourd’hui que ceux portant le prénom de « Mohammed » morts pour la France sont bien plus nombreux que ceux portant le prénom de « Martin ».</p>
<p>Nous appelons la société française, imprégnée de la philosophie des Lumières et des symboles ancrées dans l’identité française « liberté, égalité, fraternité » à récupérer l&rsquo;esprit de la Révolution française de ceux qui l’ont dérobé, ces racistes, fossoyeurs et populistes comme Eric Zemmour et ses semblables.</p>
<p>&nbsp;</p>
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