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	<title>élections municipales &#8211; Atlasinfo</title>
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	<title>élections municipales &#8211; Atlasinfo</title>
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		<title>Municipales françaises : Paris reste à gauche grâce à la victoire d’Emmanuel Grégoire</title>
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		<pubDate>Sun, 22 Mar 2026 20:49:12 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[La ville de Paris est restée, dimanche soir, entre les mains des socialistes après la victoire d’Emmanuel Grégoire, crédité de 53 % des suffrages, face à sa rivale de droite Rachida Dati, qui a obtenu 38 %, selon les premières estimations relayées par les médias. Porté par un report de voix à gauche entre les &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="modal-header add-more-font-size-dep"><strong>La ville de Paris est restée, dimanche soir, entre les mains des socialistes après la victoire d’Emmanuel Grégoire, crédité de 53 % des suffrages, face à sa rivale de droite Rachida Dati, qui a obtenu 38 %, selon les premières estimations relayées par les médias.</strong></div>
<div class="modal-body fixContentHeightDepeche">
<div class="sectionDepeche">
<p class="justifyText add-more-font-size-dep" dir="ltr">Porté par un report de voix à gauche entre les deux tours, le candidat socialiste a su consolider son avance dans plusieurs arrondissements clés de la capitale, confirmant l’ancrage à gauche de Paris. Cette victoire intervient au terme d’une campagne marquée par de fortes rivalités et des enjeux locaux dominés par les questions de logement, de sécurité et de cadre de vie.</p>
<p>À Nice, Éric Ciotti s’est imposé face au maire sortant Christian Estrosi, signant un basculement politique notable dans la ville azuréenne. Arrivé en tête dès le premier tour, Ciotti a confirmé son avance au second, dans un contexte de forte mobilisation de l’électorat de droite.</p>
<p>À Marseille, le maire sortant socialiste Benoît Payan a été réélu à l’issue d’un scrutin serré, permettant à la gauche de conserver la deuxième ville de France.</p>
<p>Dans les autres grandes villes, les résultats provisoires confirment des dynamiques contrastées : à Lyon, le maire écologiste Grégory Doucet est reconduit, consolidant l’ancrage vert de la ville ; au Havre, l’ancien Premier ministre Édouard Philippe conserve largement son fauteuil et à Strasbourg, l’écologiste Jeanne Barseghian est également réélue.</p>
<p>Les résultats de ce scrutin, qui a connu un taux de participation autour de 58 %, traduisent une géographie électorale française contrastée, entre maintien des bastions de gauche et écologistes dans plusieurs grandes métropoles et progression de la droite dans certaines villes stratégiques.</p>
</div>
</div>
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		<title>Les Français se rendent aux urnes pour le second tour des municipales</title>
		<link>https://dev.atlasinfo.fr/france/les-francais-aux-urnes-pour-elire-leurs-maires-au-deuxieme-tour-des-municipales/</link>
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		<pubDate>Sun, 22 Mar 2026 08:15:57 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[second tour]]></category>
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					<description><![CDATA[Plus de 17 millions d'électeurs sont appelés aux urnes ce dimanche en France pour le second tour des élections municipales, destiné à compléter le renouvellement des conseils municipaux dans les communes où aucun candidat n’a été élu au premier tour.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="modal-header add-more-font-size-dep">Organisé une semaine après le scrutin du 15 mars, ce second tour concerne 1.590 circonscriptions, dont 1.526 communes, auxquelles s’ajoutent les arrondissements de Paris, Lyon et les secteurs de Marseille, ainsi que certaines circonscriptions de la Métropole de Lyon et des territoires d’outre-mer.</div>
<div class="modal-body fixContentHeightDepeche">
<div class="sectionDepeche">
<p class="justifyText add-more-font-size-dep" dir="ltr">Le premier tour a connu une participation estimée à 57 %. L’entre-deux-tours a été marqué par des négociations entre listes, aboutissant à des fusions, retraits ou maintiens, redessinant les rapports de force locaux.</p>
<p>Dans la grande majorité des quelque 35.000 communes françaises, soit environ 96 %, les conseils municipaux ont été élus dès le premier tour, souvent en raison de l’absence de concurrence, une seule liste étant en lice dans près de 23.750 municipalités. Dans les communes encore en jeu, les configurations sont variées, allant du duel à la triangulaire, plus rarement à des quadrangulaires ou à des scrutins à cinq listes.</p>
<p>Les résultats définitifs sont attendus en soirée, à l’issue du dépouillement dès 20 heures, pour ce scrutin a valeur de test grandeur nature en ce qui concerne les partis qui pèseront sur l’échiquier politique à l’horizon de la présidentielle de 2027.</p>
</div>
</div>
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		<title>En France, un scrutin municipal aux enjeux multiples</title>
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		<pubDate>Fri, 13 Mar 2026 09:56:56 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Plus de 49 millions de Français auront à élire leurs conseillers municipaux le 15 mars parmi 904.042 candidats, dans un scrutin aux enjeux multiples.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="modal-body fixContentHeightDepeche">
<div class="sectionDepeche">
<p class="justifyText  add-more-font-size-dep" dir="ltr">Au-delà de l&rsquo;enjeu local, les élections municipales prévues en deux tours auront valeur de test grandeur nature pour mesurer les rapports de force politiques avant la présidentielle de 2027, estiment les observateurs.</p>
<p>Les impôts, la sécurité, l&rsquo;accès aux services publics et la problématique environnementale se situent au premier rang des préoccupations aux yeux des électeurs, à en croire les conclusions d&rsquo;une récente étude intitulée « Elections Municipales 2026 : les attentes des Français ».</p>
<p>« Dans ce scrutin de proximité, l&rsquo;on attend des réponses concrètes à des préoccupations locales : cadre de vie sécurisé, services publics et logement », explique Laurence de Nervaux, directrice du think-tank « Destin Commun » qui a mené l&rsquo;enquête.</p>
<p>Elle relève que des mesures de transition écologique sont plus que jamais d&rsquo;actualité dans les domaines de l&rsquo;eau, de l&rsquo;éclairage urbain, de la rénovation thermique et des transports, affirmant qu&rsquo;elles « recueillent un soutien consensuel, loin des polémiques nationales ». « C&rsquo;est là un enseignement important pour les futurs maires, dont les prérogatives sont larges sur les questions de l&rsquo;environnement », a-t-elle fait observer.</p>
<p>Les plus récents sondages révèlent, sur ce registre, que les grandes préoccupations des Français sont non seulement la sécurité, les impôts et de l’accès aux services publics, mais aussi la politique visant les personnes âgées, les transports, le logement, ou encore l’école.</p>
<p>En dehors de la sécurité, près de la moitié des personnes sondées jugent nécessaire un engagement plus ferme sur les dossiers de l&rsquo;environnement et du changement climatique, qu&rsquo;ils considèrent comme étant plus urgents que la question des retraites à titre d&rsquo;exemple.</p>
<p><strong>Un paysage politique à droite se dessine</strong></p>
<p>De quelque bord qu’ils soient, les partis en présence rivalisent de promesses et de projets pour montrer le bienfondé de leur recette à l’adresse d’un corps électoral très exigent, selon les conclusions d’une étude de l’institut IFOP.</p>
<p>De l&rsquo;avis de François Kraus, responsable à l’IFOP, si la droite cherche à confirmer sa suprématie dans les villes de plus de 10.000 habitants, sans pour autant favoriser l&rsquo;extrême-droite, la gauche tente de reconquérir de grandes villes comme Paris et Marseille à travers des alliances avec les écologistes.</p>
<p>Pour le bloc central, l&rsquo;enjeu consiste à se rapprocher de formations de droite ou même de centre-droit lui permettant de mieux se positionner localement, alors que les autres mouvements, comme Renaissance et Ensemble pour la République (EPR) travaillent pour « conquérir des mairies afin de s’implanter et survivre localement », explique-t-il.</p>
<p>Le plus grand défi pour les acteurs politiques à l&rsquo;heure des municipales, constate M. Kraus, sera bel et bien le taux de participation. L&rsquo;intérêt des Français pour l’échéance municipale se mesurera, en effet, à l’aune de leur participation au vote après le décrochage historique (44,6%) observé pendant le scrutin de 2020, dans un contexte de pandémie de la Covid.</p>
<p>L&rsquo;instauration de la parité obligatoire dans les villages de moins de 1.000 habitants a certes rendu la constitution de listes plus difficile, mais 68 communes seulement seront privées d&rsquo;élections cette année faute de présentation au moins d’une liste, contre 106 communes en 2020 et 64 en 2014.</p>
<p>A la veille des élections, les Républicains (LR) et le Rassemblement national (RN) sont les deux partis jugés les plus favorablement par respectivement 45% et 42% des personnes sondées, d&rsquo;après les résultats de la dernière enquête d&rsquo;opinion de l’institut Ipsos BVA.</p>
<p>Cette étude montre que la campagne en vue des municipales donne déjà un avant-goût des débats électoraux à venir, tant et si bien que les principaux partis peuvent capitaliser sur la dynamique locale pour se propulser vers l’élection présidentielle.</p>
<p>Côté participation, un total de 904.042 candidats répartis entre 50.478 listes sont en lice pour le premier tour des élections municipales, selon les chiffres dévoilés par le ministère français de l&rsquo;Intérieur.</p>
<p>Force est de constater, à cet égard, la tendance à la baisse du nombre de personnes souhaitant devenir conseiller municipal, avec 902.000 candidats contre 926.000 en 2014, qui s&rsquo;explique par la possibilité de présenter des listes incomplètes et la fin des « candidats libres ».</p>
<p>Ils seront cette année 7.321 candidats (234 listes) pour le renouvellement des conseils d&rsquo;arrondissements de Paris, Lyon et Marseille, alors que 891.845 candidats (50.105 listes) se présentent dans le reste de la France (hors Polynésie française).</p>
</div>
</div>
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		<title>Municipales en Turquie: revers sans précédent du parti au pouvoir</title>
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		<pubDate>Tue, 02 Apr 2024 13:12:55 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[élections municipales]]></category>
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					<description><![CDATA[ L&#8217;opposition turque, dirigée par le Parti républicain du peuple (CHP), a remporté une victoire historique aux élections municipales, qui ont eu lieu dimanche, alors que le Parti de la justice et du développement (AKP) au pouvoir a subi un revers sans précédent. Avec 37,76% des voix et une victoire dans 14 grandes municipalités, 21 provinces &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong> L&rsquo;opposition turque, dirigée par le Parti républicain du peuple (CHP), a remporté une victoire historique aux élections municipales, qui ont eu lieu dimanche, alors que le Parti de la justice et du développement (AKP) au pouvoir a subi un revers sans précédent.</strong></p>
<p>Avec 37,76% des voix et une victoire dans 14 grandes municipalités, 21 provinces et 337 districts, le CHP a réalisé ses meilleurs résultats depuis des décennies, tandis que l&rsquo;AKP a subi sa première défaite électorale en 20 ans.</p>
<p>L&rsquo;AKP est arrivé en deuxième position derrière le CHP avec 35,48% des voix, remportant 12 grandes municipalités, 12 provinces et 356 districts.</p>
<p>Selon les analystes politiques, les résultats de ces élections municipales ont changé la carte politique du pays, l&rsquo;opposition remportant la plupart des provinces de l&rsquo;ouest et de la côte sud, alors que l&rsquo;AKP est resté ancré dans le centre et le nord du pays. Les provinces orientales à majorité kurde sont revenues au Parti de l&rsquo;égalité et de la démocratie des peuples (DEM) (5,68% des voix).</p>
<p>Ainsi, le principal parti d&rsquo;opposition en Turquie a de nouveau remporté la présidence des grandes municipalités qu&rsquo;il avait déjà remportées lors des élections municipales de 2019, et a également arraché de nouvelles municipalités qui étaient considérées comme des bastions de l&rsquo;AKP, notamment la municipalité de Bursa.</p>
<p>Selon les chiffres publiés par le Conseil électoral suprême turc (YSK), Ekrem İmamoğlu a été réélu maire d&rsquo;Istanbul avec 51% des voix, soit un million de voix de plus que son adversaire de l&rsquo;AKP, Murat Kurum.</p>
<p>La bataille pour la mairie d&rsquo;Istanbul a été âprement disputée, car les plus grandes villes turques revêtent une importance particulière en tant que centres politiques majeurs, accueillant à elles seules plus de 10 millions d&rsquo;électeurs. La ville est traditionnellement considérée comme un indicateur de satisfaction des électeurs à l&rsquo;égard des politiques publiques en vigueur, et la victoire de n&rsquo;importe quel parti aux élections municipales y est considérée comme une victoire symbolique majeure.</p>
<p>Istanbul était autrefois un bastion du président turc Recep Tayyip Erdoğan, qui en était le maire de 1994 à 1998, avant que l&rsquo;alliance au pouvoir ne perde le contrôle de la ville lors des élections de 2019.</p>
<p>Les candidats du CHP ont également remporté la mairie de la capitale Ankara (Mansur Yavaş, avec près de 60% des voix) et d&rsquo;Izmir, la troisième plus grande ville turque (Tunç Soyer, avec 48% des voix).</p>
<p>L&rsquo;opposition a remporté aussi la municipalité de Bursa au détriment de l&rsquo;AKP, grâce à Mustafa Bozbey (environ 47% des voix), et a conservé la mairie d&rsquo;Antalya (Muhittin Böcek, avec 47,40% des voix) et d&rsquo;Adana (Zeydan Karalar, avec 47,34% des voix).</p>
<p>En revanche, l&rsquo;AKP a conservé les provinces du centre et du nord du pays, telles que Konya, Gaziantep, Samsun et Aksaray.</p>
<p>« Le peuple turc a envoyé ses messages aux politiciens par le biais des urnes », a déclaré, dimanche soir, le président Erdoğan, reconnaissant que son alliance « n&rsquo;a pas obtenu le résultat escompté ».</p>
<p>Les résultats du scrutin du 31 mars « seront un tournant pour le Parti de la justice et du développement (&#8230;). Nous analyserons les résultats des élections municipales et réexaminerons notre parcours », a encore affirmé M. Erdoğan depuis le siège de son parti à Ankara.</p>
<p>De son côté, le président du Parti républicain du peuple, Özgür Özel, a salué les bons résultats obtenus par les candidats du parti, soulignant que « ces résultats attestent que le CHP va mener une nouvelle politique dans le pays ».</p>
<p>« Les électeurs ont décidé aujourd&rsquo;hui de changer l&rsquo;image de la Turquie. Le peuple a décidé d&rsquo;équilibrer le pouvoir au niveau local et a également transmis un message important sur la manière de gérer notre pays », a poursuivi M. Özel depuis le siège de son parti à Ankara.</p>
<p>Pour de nombreux observateurs, la situation économique du pays (avec une inflation dépassant les 67% et une monnaie nationale qui s&rsquo;effondre chaque jour face au dollar) a joué un rôle crucial dans le changement du paysage politique et la défaite de l&rsquo;AKP après des années de domination des résultats des élections nationales et municipales.</p>
<p>Plusieurs observateurs ont également pointé du doigt des « erreurs flagrantes » commises par l&rsquo;AKP lors de ces élections, notamment le choix de candidats locaux qui ne bénéficient pas d&rsquo;une popularité suffisante et la concentration pendant la campagne électorale sur de grands projets entrepris par la Turquie, sans accorder suffisamment d&rsquo;attention aux problèmes quotidiens auxquels sont confrontés les électeurs.</p>
<p>Les électeurs turcs ont voté pour 1.393 maires, près de 20.000 membres de conseils municipaux et plus de 30.000 « mukhtars » dans divers quartiers et villages turcs, en plus des membres des conseils des personnes âgées.</p>
<p>Ce scrutin a eu lieu dans 30 grandes municipalités, 51 provinces, 922 districts et 390 villages à travers la Turquie. Le taux de participation s&rsquo;est élevé à 78,11%, selon le Conseil électoral suprême turc.</p>
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		<title>En Turquie, des élections municipales aux enjeux multiples</title>
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		<pubDate>Sat, 30 Mar 2024 22:30:44 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Les électeurs turcs sont attendus aux urnes, dimanche, pour élire les maires de leurs municipalités, ainsi que les membres de leurs conseils municipaux et leurs représentants locaux, dans le cadre d&#8217;élections municipales aux enjeux nationaux multiples. Ce rendez-vous électoral, qui a lieu tous les cinq ans, revêt une importance particulière puisqu&#8217;il survient dix mois après &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="modal-header add-more-font-size-dep"><strong>Les électeurs turcs sont attendus aux urnes, dimanche, pour élire les maires de leurs municipalités, ainsi que les membres de leurs conseils municipaux et leurs représentants locaux, dans le cadre d&rsquo;élections municipales aux enjeux nationaux multiples.</strong></div>
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<div class="sectionDepeche">
<p class="justifyText add-more-font-size-dep" dir="ltr">Ce rendez-vous électoral, qui a lieu tous les cinq ans, revêt une importance particulière puisqu&rsquo;il survient dix mois après les élections présidentielles et législatives de mai 2023, marquées par la réélection du président Recep Tayyip Erdoğan et l&rsquo;obtention par son alliance de la majorité des sièges au Parlement.</p>
<p>Ces élections représentent également un test crucial pour évaluer la popularité de l&rsquo;alliance au pouvoir, composée du Parti de la justice et du développement et du Parti d&rsquo;action nationaliste. De plus, elles mettent à l&rsquo;épreuve la capacité de l&rsquo;opposition, dirigée par le Parti républicain du peuple, à maintenir les acquis obtenus lors des dernières élections municipales de 2019.</p>
<p>Les observateurs s&rsquo;attendent à ce que les résultats de ces élections entraînent un redécoupage de la carte politique interne du pays, après avoir restructuré l&rsquo;équilibre des forces politiques au niveau des municipalités locales.</p>
<p>Ainsi, près de 61 millions d&rsquo;électeurs, dont un million de personnes qui voteront pour la première fois, sont attendus pour choisir parmi environ 1.390 maires dans toutes les provinces du pays, au nombre de 81. De plus, plus de 20.000 membres des conseils municipaux et plus de 30.000 « mukhtar » (chef de quartier chargé de servir d&rsquo;intermédiaires entre les résidents et les autorités) seront élus dans les divers quartiers et villages turcs.</p>
<p>Les campagnes électorales se concentrent sur les questions économiques et sociales locales, telles que les services publics, les infrastructures, le chômage et l&rsquo;inflation, en plus de la résilience des villes turques face aux catastrophes naturelles, en particulier les séismes.</p>
<p>Le dossier des migrants reste également un point de discorde important sur la scène politique turque, nationale ou locale, d&rsquo;autant plus que le pays accueille plus de 3 millions de réfugiés syriens et des centaines de milliers de migrants de différentes nationalités.</p>
<p>De leur côté, les 36 partis politiques participants s&rsquo;attachent à conquérir les municipalités des grandes villes, alors que l&rsquo;alliance au pouvoir cherche à reprendre le contrôle d&rsquo;Istanbul, la capitale économique et la plus grande ville du pays, et d&rsquo;Ankara, la capitale politique, après les avoir perdues au profit du Parti républicain du peuple en 2019.</p>
<p>Il y a aussi une lutte intense pour le poste de maire d’Istanbul entre l’actuel maire, Ekrem İmamoğlu, du Parti républicain du peuple, et l’ancien ministre de l’Environnement et de l’Urbanisme, Murat Kurum, du Parti de la justice et du développement.</p>
<p>Istanbul revêt une importance particulière dans ces élections municipales car elle constitue un centre politique important, accueillant à elle seule pas moins de 10 millions d&rsquo;électeurs. La ville est traditionnellement considérée comme un indicateur de satisfaction des électeurs à l&rsquo;égard des politiques publiques en vigueur, et la victoire de n&rsquo;importe quel parti aux élections municipales est considérée comme une victoire symbolique majeure.</p>
<p>Contrairement aux élections présidentielles et législatives de mai 2023, où l&rsquo;opposition était unie sous la bannière de « la Table des six », les principaux partis d&rsquo;opposition ont choisi de se présenter individuellement au scrutin municipal, présentant des listes de candidats indépendantes les unes des autres et choisissant de rivaliser pour la mairie des grandes villes, ce qui pourrait contribuer à une dispersion de leurs voix selon plusieurs observateurs.</p>
<p>Quant à l&rsquo;Alliance « populaire » au pouvoir, elle a maintenu son unité par rapport à « la Table des six », en présentant des candidats communs dans 30 grandes municipalités, avec en tête Istanbul et Ankara, les deux partis de l&rsquo;alliance se soutenant mutuellement dans les autres municipalités.</p>
<p>M. Erdoğan s&rsquo;est activement engagé dans la campagne électorale, participant à plusieurs rassemblements pour soutenir les candidats de son alliance. Pour la première fois, le président turc a déclaré publiquement que ces municipales seraient « les dernières élections de sa carrière politique ».</p>
<p>L&rsquo;Alliance « populaire » au pouvoir a remporté les élections municipales de 2019 avec 51,74% des voix, contre 37,64% pour l’opposition « Alliance de la nation », qui comprenait à l’époque le Parti républicain du peuple et le « Bon Parti ».</p>
<p>Bien que l&rsquo;alliance au pouvoir ait remporté environ 40 des 81 provinces, elle a perdu la plupart des grandes municipalités, notamment Ankara, Istanbul, Izmir et Antalya.</p>
</div>
</div>
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