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	<title>Egalité &#8211; Atlasinfo</title>
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	<title>Egalité &#8211; Atlasinfo</title>
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		<title>4e Conférence des diplomaties féministes à Paris: le Maroc a engagé « une marche irréversible » vers l’égalité femmes-hommes</title>
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		<pubDate>Wed, 22 Oct 2025 14:04:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Maghreb]]></category>
		<category><![CDATA[diplomatie féministe]]></category>
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					<description><![CDATA[Depuis 25 ans, sous l’impulsion du Roi Mohammed VI, le Maroc a engagé « une marche irréversible » vers l’égalité femmes-hommes, avec des réformes constitutionnelles, législatives et institutionnelles, a souligné, mercredi à Paris, le chef de la diplomatie, Nasser Bourita. Ces réformes ont non seulement modifié la lettre du droit mais également changé l’esprit d’une génération : &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Depuis 25 ans, sous l’impulsion du Roi Mohammed VI, le Maroc a engagé « une marche irréversible » vers l’égalité femmes-hommes, avec des réformes constitutionnelles, législatives et institutionnelles, a souligné, mercredi à Paris, le chef de la diplomatie, Nasser Bourita.</strong></p>
<p>Ces réformes ont non seulement modifié la lettre du droit mais également changé l’esprit d’une génération : celui d’une société qui reconnaît dans l’équité, le fondement de sa modernité, a poursuivi M. Bourita, qui s&rsquo;exprimait à l&rsquo;ouverture de la 4e Conférence des diplomaties féministes, en présence de chefs de diplomatie d&rsquo;une cinquantaine de pays, dont Jean Noël Barrot, ministre français de l&rsquo;Europe et des Affaires étrangères et José Manuel Albares, ministre espagnol des Affaires étrangères.</p>
<p>Le ministre a rappelé l&rsquo;adhésion du Royaume au Groupe de politique étrangère féministe (FFP+), notant qu&rsquo;en rejoignant ce groupe, le Maroc « adhère à une ambition : celle d’agir de concert avec des pays qui partagent ces mêmes valeurs et en font un axe assumé de leurs diplomaties ».</p>
<p>« Notre sérénité tient au choix fait par SM le Roi Mohammed VI d’ériger les droits des femmes et l’égalité en priorités de son règne », a indiqué le ministre.</p>
<p>Il a, en outre, souligné que la transformation du Royaume – d’abord intérieure – « a naturellement trouvé son prolongement dans notre action extérieure », notant que le Maroc a mis l’égalité au cœur de sa diplomatie.</p>
<p>« Notre diplomatie féministe est d’abord une diplomatie au service de la paix », a soutenu M. Bourita, rappelant qu&rsquo;en mars 2022, le Maroc a adopté son premier Plan d’action national pour la mise en œuvre de la résolution 1325 du Conseil de sécurité sur les femmes, la paix et la sécurité.</p>
<p>« Nous venons de le prolonger jusqu’en 2026, afin de consolider ses acquis et de placer davantage les femmes au cœur des efforts de prévention, de médiation et de reconstruction », a-t-il enchaîné.</p>
<p>Le ministre a également rappelé que le Maroc est le neuvième contributeur mondial aux opérations de maintien de la paix, précisant que « sur 3.400 de nos casques bleus déployés, 120 sont femmes. Et nous continuerons à renforcer leur présence dans nos contingents et nos états-majors ».</p>
<p>M. Bourita a, dans ce sillage, indiqué qu&rsquo;au-delà du maintien de la paix, le Royaume agit aussi proactivement pour sa consolidation.<span id="more-277871"></span></p>
<p><strong><span style="font-size: 14pt;">Diplomatie de proximité</span></strong></p>
<p>« Nous formons des médiatrices – ces femmes de terrain, qui incarnent une diplomatie de proximité. Elles désamorcent les tensions au sein des communautés, restaurent la confiance, recréent du lien. Les autonomiser, c’est donner à la paix un visage humain », a-t-il fait observer.</p>
<p>Dans le même esprit, « nous formons des observateurs électoraux, en partenariat avec l’Union africaine », a noté le ministre, ajoutant qu&rsquo;entre 2022 et 2025, le Maroc a formé plusieurs observateurs africains, parmi lesquels 175 observatrices, sur un total de 300 lauréats.</p>
<p>La diplomatie féministe du Royaume, a-t-il souligné, s’exprime aussi dans la sphère religieuse – « levier essentiel de stabilité et de paix », expliquant que « les morchidates – ces femmes prédicatrices formées au Maroc – sont aujourd’hui des vecteurs puissants de prévention de l’extrémisme violent ».</p>
<p>« Notre engagement s’exprime, en outre, dans notre politique migratoire. Les femmes représentent près de la moitié des immigrés réguliers au Maroc, et nos deux campagnes de régularisation, en 2014 et 2017, leur ont offert protection et dignité. C’est une autre facette de cette diplomatie féministe : celle qui refuse l’exclusion », a dit le ministre.</p>
<p>Au Conseil des Droits de l’Homme à Genève, a-t-il rappelé, le Maroc a porté, en avril, une résolution historique sur : “Femmes, diplomatie et droits de l’Homme”, notant que ce texte renforce l’institution de la « Journée internationale des femmes en diplomatie », inscrit à l’agenda international la question de la sous-représentation des femmes dans la diplomatie, et appelle les États à leur garantir un accès égal aux fonctions diplomatiques et à prévenir toute forme de discrimination.</p>
<p>« Notre diplomatie féministe s’exprime, enfin, sur le plan bilatéral. Cette approche se traduit concrètement dans notre dialogue avec la France – où l’égalité est un axe du partenariat d’exception; mais aussi avec l’Espagne – à travers nos consultations politiques régulières », a-t-il indiqué, soulignant que celle-ci s’exprime également « dans notre coopération avec le Japon, par exemple (autour de l’agenda Femmes, Paix et Sécurité), et s’étend à nos échanges avec les pays d’Amérique latine et nous entendons poursuivre dans cette voie ».</p>
<p>Dans tous les domaines, « l’inclusion des femmes est un facteur d’efficacité collective », a affirmé le ministre. Dans la paix, d’abord : la participation des femmes aux processus de négociation augmente de 20 % la probabilité qu’un accord tienne au moins deux ans, et de 35 % qu’il perdure quinze ans, a-t-il précisé.</p>
<p>Dans l’économie, « l’inclusion active des femmes dans le travail, l’entrepreneuriat et la gouvernance ne relève pas seulement de l’égalité ; c’est un levier de croissance et de performance. Refermer l’écart de genre pourrait, selon la Banque mondiale, accroître le PIB mondial de plus de 20 % », a expliqué M. Bourita.</p>
<p>Dans la sécurité, de même : « les études démontrent une corrélation inverse entre l’égalité de genre et la radicalisation; plus une société est égalitaire, moins elle est exposée aux dérives extrémistes », a-t-il ajouté.</p>
<p>« Enfin, face au changement climatique, l’évidence est tout aussi forte : alors que les femmes en sont les premières victimes, investir dans l’égalité de genre pourrait permettre de réduire jusqu’à 15 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre d’ici 2050 », a relevé le ministre.</p>
<p>« Parce qu’une diplomatie féministe ne peut se déployer vers l’extérieur sans cohérence intérieure, nous avons fait le choix – dans notre propre appareil diplomatique- d’ouvrir les voies que certains préjugés ou biais avaient obstruées », a souligné M. Bourita.</p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><strong>Diplomatie du mérite</strong></span></p>
<p>« Nous le faisons par une diplomatie du mérite, où la compétence se conjugue au féminin autant qu’au masculin », a-t-il indiqué.</p>
<p>« A la Centrale, 43% des effectifs du ministère sont des femmes, et 47% des postes de responsabilité centrale leur reviennent. A l’étranger, le tiers de nos postes diplomatiques et consulaires est dirigé par des femmes (45 sur 155, soit 29%, dont 21 ambassades sur 95 et 24 Consulats sur 60). Entre 2004 et 2024, elles sont passées de 3% de Consules générales à 40% – et elles sont souvent parmi les meilleures. Et de 4% à l’échelle du réseau diplomatique, elles sont aujourd’hui 21% d’ambassadrices –à la tête de quelques-unes des Ambassades les plus stratégiques », a-t-il précisé.</p>
<p>Et de poursuivre: « D’ici-là, il ne s’agit ni de réparer par faveur, ni d’équilibrer par le chiffre ; mais de rendre justice par l’exigence – la même pour tous, adaptée à chacun ; et les femmes n’ont jamais démérité ».</p>
<p>« Si son concept est né au Nord, la diplomatie féministe n’en est pas la propriété pour autant. Comme souvent dans le multilatéralisme, la co-appropriation est la clé de l’universalité », a fait observer le ministre, ajoutant que cette diplomatie gagne à s’enraciner dans la pluralité des expériences et des trajectoires.</p>
<p>Selon M. Bourita, la force du FFP+ dépendra de sa capacité à écouter et intégrer, à s’élargir sans se diluer, à rassembler sans uniformiser. « En deuxième lieu, la force du réseau ne réside pas seulement dans la noblesse de ses principes, mais dans sa capacité à les traduire en actions concrètes et de les suivre par des mécanismes efficients d’évaluation et de redevabilité. Pour que la diplomatie féministe soit une force de transformation, elle doit s’évaluer, se corriger et, au fur et à mesure, faire ses preuves dans les faits », a-t-il enchaîné.</p>
<p>Troisièmement, « le FFP+ gagne à renforcer son articulation avec les grandes questions globales. Parce que l’égalité n’est pas un objectif isolé, le FFP+ doit consolider ses ancrages et multiplier ses alliances avec d’autres cadres internationaux, pour incarne la nature transversale de la Diplomatie féministe – qui ne se limite pas à un champ revendicatif, mais irrigue l’ensemble des politiques globales », a-t-il ajouté.</p>
<p>Dans ce sens, le ministre a suggéré de mettre en place un programme de formation conjointe, porté par le FFP+, consacré à la diplomatie féministe et à la mise en œuvre de l’Agenda “Femmes, Paix et Sécurité”, et de créer des espaces concrets d’échange et de collaboration entre femmes diplomates de toutes régions, pour renforcer ensemble un Agenda global Femmes, Paix, Développement et Droits.</p>
<p>Parmi les propositions également, « favoriser des partenariats bilatéraux et triangulaires entre membres du réseau FFP+, afin de permettre l’échange de bonnes pratiques et de transformer nos convergences en projets de terrain (médiation, climat, égalité d’accès aux fonctions internationales) », a noté le ministre avant de conclure que « la diplomatie féministe n’est pas un modèle à exporter, mais une expérience à</p>
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		<title>Le CEDAW : Le Maroc félicité pour « les mesures prises en faveur des droits des femmes »</title>
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		<pubDate>Thu, 23 Jun 2022 21:38:19 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Societe]]></category>
		<category><![CDATA[CEDAW]]></category>
		<category><![CDATA[discrimination]]></category>
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					<description><![CDATA[Le Maroc a été félicité par le Comité pour l'élimination de la discrimination à l'égard des femmes (CEDAW), pour les progrès réalisés en matière des droits des femmes, sous le leadership du Roi Mohammed VI.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Dans un communiqué rendant compte de l&rsquo;examen du rapport du Maroc par le CEDAW, à Genève, le comité met en avant « les mesures prises par le Maroc en faveur des droits des femmes », relevant que le Royaume « a été félicité par une experte du Comité pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes, pour les actions volontaires prises par SM le Roi Mohammed VI afin d’améliorer les droits des femmes, qui sont désormais inscrits dans le Code de la famille’’.</p>
<p>&lsquo;’Une autre experte s’est réjouie que la Constitution marocaine de 2011 interdise toutes les formes de discrimination – une disposition qui est reprise dans plusieurs textes de loi’’, fait remarquer la même source.</p>
<p>M. Abdelwahab Gain, président de l&rsquo;African Human Rights Watch et le professeur M. Shaibatah Mrrabih Rabou président du « Sahara Center for Studies and Research on Development and Human Rights », présents à Genève, en marge de la 50ème session du Conseil des DH, ont participé en tant que société civile à l&rsquo;examen du Royaume du Maroc devant le Comité des Nations Unies pour l&rsquo;élimination de toutes les formes de discrimination à l&rsquo;égard des femmes (CEDAW).</p>
<p>Suite à un échange d&rsquo;opinions avec les membres de la délégation marocaine sur les questions qui ont retenu l’attention des experts du Comité, MM Gain et Shaibatah ont fait part de leurs observations :<br />
&#8211; le respect par le Maroc de ses obligations au titre de la Convention internationale sur l&rsquo;élimination de toutes les formes de discrimination à l&rsquo;égard des femmes ;<br />
&#8211; La prise de contact avec huit experts membres du Comité des Nations Unies avant et après les sessions d&rsquo;examen, du Pérou et de l&rsquo;Espagne ;<br />
&#8211; les mesures prises par le Gouvernement pour l’assurance des garanties des droits des femmes devant le système judiciaire, la participation politique des femmes, l&rsquo;autonomisation économique et le droit à l’Emploi, aux soins de santé et à la sécurité sociale.</p>
<p>Dans le cadre des efforts de la société civile pour renforcer le plaidoyer auprès des Instituions onusiennes concernant le dossier l&rsquo;intégrité territoriale du Royaume, les deux intervenants ont déclaré avoir communiqué avec plusieurs experts d&rsquo;Afrique du Nord et du Moyen-Orient des Émirats arabes unis et du Koweït sur les moyens de coopération concernant le travail sur les questions d&rsquo;intérêt pour l&rsquo;Afrique du Nord et le Moyen-Orient.</p>
<p>A l’issue de cet examen de deux jours, les expertes du CEDAW ont salué l’engagement ‘’ferme’’ du Maroc sur les questions des droits des femmes. Elles ont, par ailleurs, mis en avant, la qualité des échanges ‘’fructueux et constructifs’’ avec les membres de la délégation marocaine, conduite par la ministre de la Solidarité, de l’Insertion sociale et de la Famille, Aawatif Hayar, et comprenant des représentants de différents départements et institutions nationales.</p>
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		<title>Egalité hommes/femmes: l&#8217;UE va légiférer sur la transparence des salaires</title>
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		<dc:creator><![CDATA[infoatlas]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Mar 2020 15:30:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Societe]]></category>
		<category><![CDATA[Egalité]]></category>
		<category><![CDATA[Helena Dalli]]></category>
		<category><![CDATA[hommes-femmes]]></category>
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					<description><![CDATA[La Commission européenne va présenter d&#8217;ici à la fin de l&#8217;année une législation sur la transparence des salaires, avec pour objectif de lutter contre les inégalités entre hommes et  femmes, qui gagnent en moyenne 16% de moins, a-t-elle annoncé jeudi. « Nous allons présenter des mesures contraignantes d&#8217;ici la fin de l&#8217;année, après consultation des partenaires &#8230;]]></description>
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<p><strong>La Commission européenne va présenter d&rsquo;ici à la fin de l&rsquo;année une législation sur la transparence des salaires, avec pour objectif de lutter contre les inégalités entre hommes et  femmes, qui gagnent en moyenne 16% de moins, a-t-elle annoncé jeudi.</strong></p>
<p>« Nous allons présenter des mesures contraignantes d&rsquo;ici la fin de l&rsquo;année, après consultation des partenaires sociaux », a déclaré la commissaire européenne chargée de l&rsquo;Egalité Helena Dalli, en dévoilant la stratégie de l&rsquo;exécutif européen pour l&rsquo;égalité des genres pour les cinq prochaines années.</p>
<p>« Nous devons d&rsquo;abord avoir ces mesures sur la transparence des salaires pour pouvoir ensuite nous attaquer aux inégalités de salaires et de retraites », a-t-elle ajouté lors d&rsquo;une conférence de presse.</p>
<p>Les femmes touchent en moyenne une retraite inférieure de 30% à celle des hommes, a rappelé la vice-présidente de la Commission, Vera Jourova.</p>
<p>Soulignant aussi que les femmes représentaient moins de 8% des PDG, les deux commissaires ont appelé les 27 à adopter une directive de 2012 fixant des quotas de femmes à la tête des entreprises, qui avait été bloquée par une partie des pays.</p>
<p>Vera Jourova a souligné que certains Etats membres n&rsquo;avaient au contraire « pas attendu l&rsquo;Europe pour introduire des quotas et en voyaient les résultats ». « Nous ne devrions pas abandonner », et continuer les discussions pour essayer de convaincre les pays encore réticents, a-t-elle dit.</p>
<p>En outre, alors qu&rsquo;une femme sur trois en Europe a été victime de violences physiques ou sexuelles, les commissaires européennes ont aussi appelé à la ratification de la convention du Conseil de l&rsquo;Europe signée en 2011 à Istanbul.</p>
<p>La Bulgarie, la Hongrie, la Lettonie, la Lituanie, la Slovaquie et la République tchèque n&rsquo;ont pas ratifié cette convention internationale qui fixe des normes juridiquement contraignantes pour renforcer la prévention et la lutte contre les différents types de violences faites aux femmes.</p>
<p>Si l&rsquo;adhésion de l&rsquo;UE à cette convention restait bloquée, la Commission prévoit de « proposer des mesures en 2021 (&#8230;) afin de réaliser les mêmes objectifs » que ceux de la convention, pour combattre notamment le harcèlement et les agressions sexuelles ainsi que les mutilations génitales.</p>
<p>L&rsquo;eurodéputée écologiste Gwendoline Delbos-Corfield, vice-présidente de la commission des droits des femmes et de l&rsquo;égalité des genres du Parlement européen, a regretté le manque de « nouvelles propositions législatives concrètes » dans la stratégie de l&rsquo;exécutif européen.</p>
<p>« La Commission a manqué une occasion unique de montrer un engagement ferme en se privant d&rsquo;une directive pour lutter contre les violences à l&rsquo;égard des femmes », a-t-elle estimé. « Toutes les violences liées au genre doivent cesser et cela nécessite un cadre juridique contraignant ».</p>
</div>
</div>
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		<title>Une ex-journaliste au coeur de la joute pour le vote éthiopien en Israël</title>
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		<pubDate>Tue, 25 Feb 2020 07:23:49 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[International]]></category>
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					<description><![CDATA[« Egalité ! » clame Pnina Tamano-Shata, première femme née en Ethiopie à siéger au Parlement israélien et qui hérite d&#8217;une mission de taille pour les élections: rallier les voix d&#8217;une minorité « discriminée » pour chasser du pouvoir le Premier ministre Benjamin Netanyahu. Après deux duels au coude-à-coude lors des précédentes élections, Benjamin Netanyahu, chef du Likoud (droite), et &#8230;]]></description>
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<p><strong>« Egalité ! » clame Pnina Tamano-Shata, première femme née en Ethiopie à siéger au Parlement israélien et qui hérite d&rsquo;une mission de taille pour les élections: rallier les voix d&rsquo;une minorité « discriminée » pour chasser du pouvoir le Premier ministre Benjamin Netanyahu.</strong></p>
<p>Après deux duels au coude-à-coude lors des précédentes élections, Benjamin Netanyahu, chef du Likoud (droite), et son rival Benny Gantz, à la tête de la formation « Bleu-Blanc » (centre), misent sur des minorités pour gagner le « vote de plus » pouvant les départager lors du scrutin du 2 mars.</p>
<section class="mbl txtcenter">
<div id="IN_CONTENT" class="txtcenter mbs"></div>
</section>
<p>Et cette campagne de séduction bat son plein chez les quelque 140.000 Israéliens d&rsquo;origine éthiopienne, dont 50.000 sont nés en Israël.</p>
<p>Collier de perles et veston beige, Mme Tamano-Shata, ex-journaliste de la première chaîne israélienne et aujourd&rsquo;hui élue du parti « Bleu-Blanc », fait son entrée dans un petit café de Hadera, ville au nord de la métropole de Tel-Aviv où vivent des milliers d&rsquo;Israéliens d&rsquo;origine éthiopienne.</p>
<section class="mbl txtcenter">
<div id="IN_CONTENT_SCROLL" class="txtcenter mbs"></div>
</section>
<p>Non loin, au pied d&rsquo;un immeuble défraîchi d&rsquo;un quartier populaire, des habitants observent nerveusement la ronde d&rsquo;une voiture de police. La mort, en juin 2019, de Solomon Teka, un Israélien d&rsquo;origine éthiopienne de 19 ans, tué par un policier qui n&rsquo;était pas en service, a suscité la colère au sein de la communauté.</p>
<h3>Du Likoud à « Bleu-Blanc »</h3>
<p>« Il y a plus d&rsquo;Ethiopiens en prison, plus de brutalité policière, plus de pauvreté et un taux de suicide élevé » dans la communauté éthiopienne, tonne Mme Tamano-Shata, le poing serré, pour qui mettre fin aux « discriminations » est une priorité nationale.</p>
<p>« Ma génération a hérité de la responsabilité de se battre sans relâche pour être acceptée par la société israélienne et pour affirmer que nous ne sommes pas différents, que nous sommes égaux », déclare à l&rsquo;AFP l&rsquo;élue de 38 ans, arrivée en Israël à l&rsquo;âge de trois ans.</p>
<section class="mbl txtcenter">
<div id="IN_CONTENT_SCROLL_2" class="txtcenter mbs"></div>
</section>
<p>A l&rsquo;époque, au début des années 1980, la famine sévit en Ethiopie. Sur les chaînes de télévision occidentales, le groupe Band Aid et des tubes comme « We are the world » inondent les écrans pour venir en aide aux enfants d&rsquo;Ethiopie.</p>
<p>Avec sa mère enceinte, son père et ses soeurs, Pnina Tamano-Shata migre vers un camp au Soudan voisin, d&rsquo;où des milliers de juifs éthiopiens seront ensuite, comme elle, secrètement exfiltrés vers Israël dans le cadre de « l&rsquo;opération Moïse » (1984-1985).</p>
<p>« Depuis des générations, nous rêvions de Jérusalem. Je suis née dans un petit village sans électricité, et ma famille a compris que le temps était venu » de se rendre en Israël, explique-t-elle, énumérant la traversée du désert, la famine et l&rsquo;insalubrité des camps soudanais.</p>
<section class="mbl txtcenter">
<div id="IN_CONTENT_SCROLL_3" class="txtcenter mbs"></div>
</section>
<p>Mais une fois en Israël, les difficultés continuent, déplore Avi Yossef, un juif éthiopien de 35 ans, né dans un camp de réfugiés au Soudan.</p>
<p>« Avant que les gens te connaissent, ils voient ta couleur (de peau) », dit-il. « Tu as toujours besoin de prouver qui tu es, même si tu parles parfaitement hébreu, que tu es juif et que tu as grandi ici ».</p>
<p>« Habituellement, on vote pour le Likoud puisque c&rsquo;est le parti qui a ramené les Ethiopiens en Israël. Mais aux dernières élections, on a voté pour le parti &lsquo;Bleu-Blanc&rsquo;, où il y avait deux représentants de la communauté », poursuit-il.</p>
<h3>« Présidente d&rsquo;Israël »</h3>
<p>Ces dernières semaines, le Likoud a coopté un ancien député « Bleu-Blanc » d&rsquo;origine éthiopienne Gadi Yevarkan, en lui assurant un siège au Parlement et le gouvernement a autorisé le « rapatriement » de 400 Ethiopiens.</p>
<p>« Bibi (surnom du Premier ministre), les immigrants éthiopiens ne sont pas à vendre, hormis peut-être un », a répliqué une campagne du parti Bleu-Blanc en référence à M. Yevarkan.</p>
<p>La communauté éthiopienne qui vote traditionnellement pour le Likoud se sent « trahie » par « l&rsquo;inaction » du gouvernement en matière d&rsquo;égalité des chances, d&rsquo;où le report récent de voix vers « Bleu-Blanc », explique Alon Burstein, chercheur ayant travaillé sur la politisation des Ethiopiens en Israël.</p>
<p>Selon lui, le vote de cette communauté pourrait être déterminant dans l&rsquo;élection qui s&rsquo;annonce une nouvelle fois serrée.</p>
<p>Le Likoud et le parti « Bleu-Blanc » doivent chacun « aller chercher deux sièges de plus », soit l&rsquo;équivalent d&rsquo;un peu moins de 2 % des voix, pour s&rsquo;imposer, dit-il.</p>
<p>Un siège au Parlement représentant environ 40.000 voix, les 80.000 électeurs d&rsquo;origine éthiopienne pourraient ainsi faire pencher la balance et permettre la formation d&rsquo;une coalition gouvernementale.</p>
<p>Pnina Tamano-Shata, elle, rêve de devenir ministre dans le prochain gouvernement et, un jour même, « présidente d&rsquo;Israël ».</p>
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