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	<title>échec &#8211; Atlasinfo</title>
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	<title>échec &#8211; Atlasinfo</title>
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		<title>Pourquoi Alger refuse de reconnaitre son échec dans le dossier du Sahara marocain ?</title>
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		<pubDate>Tue, 02 Dec 2025 12:17:09 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[A observer les réactions officielles des autorités algériennes, à scruter les postures de leurs relais sur les réseaux sociaux, à suivre les débats dans leurs médias, le régime algérien semble s’enfermer dans une dénégation totale. Il refuse de voir que le Maroc a remporté la bataille diplomatique du Sahara. Il refuse d’admettre qu’il lui revient &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h4 class="default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph"><strong>A observer les réactions officielles des autorités algériennes, à scruter les postures de leurs relais sur les réseaux sociaux, à suivre les débats dans leurs médias, le régime algérien semble s’enfermer dans une dénégation totale. Il refuse de voir que le Maroc a remporté la bataille diplomatique du Sahara. Il refuse d’admettre qu’il lui revient désormais d’assumer son rôle de «<i>partie prenante</i>», appelée à participer de manière responsable à la mise en œuvre du plan d’autonomie validé par la communauté internationale.</strong></h4>
<p class="default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph">Cette fracture, côté algérien, entre la réalité diplomatique internationale et ce que le régime d’Alger fantasme autour de la question du Sahara, soulève une série d’interrogations sur les ressorts profonds de cette dénégation.</p>
<p class="default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph">Pour Alger, reconnaître que le Maroc a gagné la bataille du Sahara, c’est reconnaître son propre échec, et la faillite d’une stratégie construite sur des décennies. Pendant longtemps, le dossier du Polisario a été au centre des préoccupations diplomatiques algériennes — pour ne pas dire la colonne vertébrale de sa politique régionale et internationale. Tout se pensait à l’aune du soutien apporté à cette aventure séparatiste: des valises de pétrodollars pour les pays qui sympathisent avec «la cause sahraouie»; des colères, des menaces, des ruptures avec ceux qui s’en éloignent. Le Polisario était devenu l’unique curseur de la vision algérienne du monde. Étrange obsession pour un pays où cette question est loin d’être une cause populaire, et relève davantage d’un dossier — voire du dossier — de l’armée algérienne.</p>
<p class="default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph">Ainsi allait la diplomatie algérienne: tout était mobilisé pour dynamiter l’unité territoriale marocaine, le Polisario étant assumé comme instrument de cette tâche. Peu importe la facture d’un tel engagement, le coût politique d’une telle dérive. Que les ressources algériennes, de l’aveu même du président, soient mobilisées à cette fin; que les intérêts spécifiques des Algériens et des peuples de la région soient sacrifiés: Alger n’en avait cure. Son objectif? Installer une entité artificielle sur un territoire marocain, pour en disposer à sa guise et tenter de réécrire la géographie politique de la région. Une fixation aux accents morbides, aux allures presque suicidaires.</p>
<p class="default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph">Or, cette tentative a spectaculairement échoué. Et l’onde de choc de cet échec est telle qu’elle a produit une incrédulité profonde. Le régime algérien est dans l’incapacité de reconnaître sa faillite — et pour cause: l’amorce d’une reconnaissance équivaudrait à devoir rendre des comptes, et sans doute à accélérer le craquement d’un système qui, volontairement ou non, a lié sa survie politique à la «victoire» de l’aventure séparatiste. Aujourd’hui, face à la grande clarification internationale sur le Sahara, le régime algérien semble avoir perdu sa boussole. Comme un pendu, il s’accroche à tout ce qui peut ressembler à une corde.</p>
<p class="default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph">D’abord, une communication et une propagande qui cherchent à véhiculer l’inverse de la réalité: faire croire que le Maroc n’a pas gagné et que tout demeure possible pour le Polisario. Le champion toutes catégories de cette stratégie de la dénégation reste le ministre des Affaires étrangères, Ahmed Attaf, devenu synonyme — voire icône — de la négation du réel. Posture d’autant plus intenable que les réseaux sociaux ont eu la cruauté de lui ressortir d’anciennes vidéos où il actait, avec une rare clairvoyance, l’avantage décisif du Maroc dans le dossier du Sahara. Aujourd’hui, la diplomatie algérienne lutte contre des moulins à vent avec des chimères.</p>
<p class="default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph">Ce refus d’admettre la réalité peut fonctionner comme opération de communication passagère; il ne peut ni la changer ni la transformer. D’où cette impression, dans les réactions algériennes, d’un chant du cygne: un ultime souffle, un dernier râle avant de rendre l’âme. Car, au bout du compte, tôt ou tard, Alger devra s’adapter à la nouvelle réalité internationale et accepter d’endosser son rôle de partie prenante dans ce conflit.</p>
<p class="default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph">Le régime algérien continue de fuir ses responsabilités parce qu’il en mesure le poids — et les conséquences. Elles se déclinent aujourd’hui en trois séquences, chacune plus impliquante que la précédente. La première consiste à œuvrer au désarmement des milices du Polisario opérant sur son territoire: une opération sécuritaire d’une grande sensibilité. La deuxième implique de permettre aux Sahraouis marocains des camps de Tindouf de recouvrer leur liberté de mouvement, sous contrôle et surveillance internationale. La troisième ouvre, elle, un nouveau chapitre de relation avec le Maroc: retour des relations diplomatiques, réouverture des frontières terrestres et aériennes…</p>
<p class="default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph">Ces trois étapes seront nécessaires à la mise en œuvre du plan d’autonomie adossé au processus onusien. Quels que soient les jeux de cirque auxquels se livre aujourd’hui la diplomatie algérienne, quels que soient les mensonges et les fake news qu’elle tente d’ériger en vérités, quelles que soient les illusions d’optique qu’elle cherche à exploiter, Alger devra se plier à la dynamique de la communauté internationale, sous peine d’en subir les conséquences — à commencer par l’acquisition, fort peu enviable, d’un statut d’État voyou, avec son cortège de sanctions et de mise en quarantaine.</p>
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		<title>Mise en échec de la tentative de l&#8217;Algérie de modifier la résolution de l&#8217;ONU sur le Sahara marocain</title>
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		<pubDate>Tue, 25 Nov 2025 19:07:45 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Le Secrétariat des Nations Unies (ONU) vient de publier le texte officiel de la résolution historique 2797 du Conseil de sécurité relative à la question du Sahara marocain, désavouant la tentative de l’Algérie de travestir l’interprétation de cette résolution et confirmant clairement sa responsabilité en tant que partie prenante. Ce retard inédit de la publication &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le Secrétariat des Nations Unies (ONU) vient de publier le texte officiel de la résolution historique 2797 du Conseil de sécurité relative à la question du Sahara marocain, désavouant la tentative de l’Algérie de travestir l’interprétation de cette résolution et confirmant clairement sa responsabilité en tant que partie prenante.</strong></p>
<p>Ce retard inédit de la publication de cette résolution revient à l’Algérie qui s’est opposée à la traduction en arabe des termes « les parties », tels qu’ils figuraient dans le document mis en bleu par le porte-plume américain, en demandant au Secrétariat de les remplacer par les « deux parties ».</p>
<p>Les démarches incessantes et intrusives de l’Algérie dans le travail du Secrétariat du Conseil de sécurité ont provoqué un retard de 24 jours dans la publication de la résolution, suscitant, ainsi, critiques et réprobations de la part des membres du Conseil, et spéculations et interrogations de la presse et du grand public, désireux de lire la version officielle de la résolution.</p>
<p>La manœuvre algérienne ne visait rien d’autre qu’à dévoyer la résolution 2797, dans une veine tentative de se soustraire à sa responsabilité directe dans la création et la poursuite de ce différend régional, en insistant auprès du Secrétariat de l’ONU à singulariser le Maroc et le proxy « Polisario » dans les négociations à venir.</p>
<p>Après plus de trois semaines de sa prise en otage par l’Algérie, le Conseil de sécurité a dit le droit, en assurant la publication de la résolution, dans les six langues officielles, avec la référence « les parties » et non pas « les deux parties », consacrant les quatre parties prenantes au processus politique, avec bien évidemment l’Algérie en tant que partie première dans ce conflit régional.</p>
<p>Cette transparence apportée par la publication de la résolution 2797 met un terme définitif aux tentatives algériennes d’altérer le cadre fixé par le Conseil de sécurité pour le processus politique. Elle dissipe les artifices linguistiques destinés à en manipuler le format et les paramètres.</p>
<p>Le texte officiel publié sur le site de l’ONU confirme, sans équivoque, que l’Algérie demeure une partie principale dans ce différend régional, et qu’aucune manœuvre, ni même de traduction, ne saurait masquer cette réalité consacrée par le Conseil de sécurité.</p>
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		<title>L’improbable Sommet arabe à Alger</title>
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		<pubDate>Fri, 21 Jan 2022 13:26:25 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Depuis le début de ce siècle, jamais Sommet de la Ligue arabe qu’Alger s’apprêterait à abriter n’a été aussi incertain, aussi problématique. Et pour cause, le régime algérien, devenu champion incontesté des ruptures et des instabilités, ne peut prétendre  incarner cet élan des réunifications et des réconciliations, l’esprit même de tout Sommet  arabe. Le duo &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Depuis le début de ce siècle, jamais Sommet de la Ligue arabe qu’Alger s’apprêterait à abriter n’a été aussi incertain, aussi problématique. Et pour cause, le régime algérien, devenu champion incontesté des ruptures et des instabilités, ne peut prétendre  incarner cet élan des réunifications et des réconciliations, l’esprit même de tout Sommet  arabe.</strong></p>
<p>Le duo qui dirige actuellement d’Algérie Abdelmajid Tebboune et Saïd Changriha rêvait sans aucun doute de transformer leur pays en un lieu de pèlerinage pour tous les chefs d’Etat arabes. Le lustre diplomatique qu’ils allaient en tirer était inestimable pour les sortir de l’isolement international dans lequel le pays s’enfonce de jour en jour.  Ce sommet arabe était  conçu par Alger comme une occasion inespérée de redorer son blason et reprendre l’initiative. Or ce projet est lourdement compromis aujourd’hui.</p>
<p>Et ce ne sont pas le multiples visites aux pays arabes que le ministre algérien des Affaires étrangères Ramtane Lamamra effectue qui vont lever cette immense suspicion. l’Algérie est actuellement dirigée  par un régime politico-militaire qui sème les tensions et le chaos et qui a fait des choix aux antipodes des intérêts de la grande communauté des pays arabes.</p>
<p>Ce Sommet arabe à Alger prévu en mars a été reporté jusqu’après le Ramadan. Et la question qui taraude les chancelleries : s’agit-il d’un report technique ou d’une annulation purement politique ? Dans tous les cas , cela témoigne des difficultés de la machine diplomatique algérienne à convaincre et de la persistance des réticences des principales capitales arabes.</p>
<p>Pour que les pays arabes parviennent à cette situation de doute et d’interrogations sur la crédibilité et la capacité du régime algérien à organiser une tel Sommet, force est de constater qu’il a commis d’énormes  et d’insurmontables erreurs politiques qui ont dévoilé à la fois sa mauvaise foi, son incompétence.</p>
<p>Première erreur tragique pour un pays qui s’apprête à organiser ce grand  forum diplomatique arabe, la décision de rompre ses relations avec son voisin immédiat, le Maroc,  sous des prétextes fallacieux. Rompre les relations et le contrat du gazoduc maghrébin, fermer l’espace aérien et menacer d’une confrontation militaire, etc. Autant de comportement qui pour une diplomatie avisée aurait annoncé un suicide politique évident.</p>
<p>Pour Alger où la myopie le dispute à l’incompétence, on peut créer cette équation de guerre et de tensions  avec ses voisins et espérer organiser un sommet arabe en l’absence d’un des pays fondateurs de la Ligue arabe, le Royaume du Maroc. Il faut rajouter à cette posture algérienne la décision annoncée du ministre Lamamra d’imposer un ordre du jour au sommet pour discuter du sort des palestiniens et des séparatistes du Polisario.</p>
<p>Or  aucun pays arabe ne reconnaît le Polisario et récemment le Maroc a reçu de la part notamment de tous les pays du Golfe un soutien aussi massif qu’éclatant de sa souveraineté sur ses provinces sahariennes.  Ce qui rend la démarche algérienne, même sur un plan purement de communication, stérile et contre productive.</p>
<p>Seconde erreur fatale de la diplomatie algérienne est sa proximité avec le régime iranien qui constitue depuis des années un cauchemar sécuritaire pour les pays du Golfe, groupe extrêmement influent au sein de la Ligue arabe. Non seulement l’Algérie sert actuellement de point diffuseur de l’influence iraniens dans la région de l’Afrique du Nord et du Sahel comme en témoigne l’intimité politique depuis en plus voyante entre Alger de Téhéran , mais sous la pression iranienne et russe, le régime algérien voulait faire de ce sommet arabe l’occasion de réintégrer le régime syrien de Bachar El Assad. Une démarche loin de faire l’unanimité au sein de la ligue arabe.</p>
<p>Signe supplémentaire qu’Alger est sous contrainte iranienne, le dernier communiqué du ministère algérien des Affaires étrangères qui critique mollement l’attaque terrorise de Houthis depuis le Yémen contre la ville d’Abou Dhabi. Pour ne pas se mettre à dos le régime iranien , Alger traite de la même manière une organisation terroriste, les Houthis armés par Téhéran et le pays les Emirats arabes unis dont la guerre contre les organisations terroristes est de notoriété publique.</p>
<p>Cette tiédeur algérienne n’est pas sans conséquence politique: Qui  parmi les puissants pays du Golfe voudrait offrir un cadeau politique à l’allié de son pire ennemi, l’Iran ? Quel chef d’Etat ou quel souverain voudrait figurer sur la même photo que le duo Tebboune et Changriha sans risquer de perdre toute crédibilité ?</p>
<p>Que ce soit à l’égard du Maroc ou des autres pays arabes , l’Algérie a fait preuve d’une ignorance  et d’un manque de savoir-faire diplomatique qui la disqualifie automatiquement et rend anachronique sa prétention d’organiser un Sommet arabe .</p>
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		<title>Alger et le sommet arabe: chronique d’un échec annoncé</title>
		<link>https://dev.atlasinfo.fr/opinions-analyses/decryptages/alger-et-le-sommet-arabe-chronique-dun-echec-annonce/</link>
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		<pubDate>Wed, 01 Dec 2021 12:37:50 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[C’est une occasion précieuse, inédite sur laquelle le régime algérien comptait pour prétendre briller à l’international. Celle d’organiser un sommet de la Ligue arabe  en mars prochain dont l’échec annoncé paraît de plus en plus confirmé. Pour les autorités algériennes confrontées à une contestation politique interne aussi vivace que structurelle et à un flagrant isolement &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>C’est une occasion précieuse, inédite sur laquelle le régime algérien comptait pour prétendre briller à l’international. Celle d’organiser un sommet de la Ligue arabe  en mars prochain dont l’échec annoncé paraît de plus en plus confirmé.</strong></p>
<p>Pour les autorités algériennes confrontées à une contestation politique interne aussi vivace que structurelle et à un flagrant isolement régional, le sommet de la Ligue arabe était l’occasion rêvée de briser ces plafonds de verre internes et externes.  Ces freins ont fini par former un goulot d’étranglement qui, au fil des mois, est en train de leur ôter toute légitimité de se maintenir au pouvoir.</p>
<p>L’idée qu’Alger puisse recevoir des chefs d’États du Moyen-Orient, du Golfe  et d’Afrique du Nord allait produire dans les imaginaires populaires l’image idyllique de cette  Algérie fantasmée par le président Abdelmadjid Tebboune comme « une force de frappe «  agissante,  comme une terre de rencontre et d’influence rêvée par beaucoup d’algériens.</p>
<p>Cette parade internationale arabe à Alger allait replacer le régime algérien au centre de l’attention régionale. Sauf que avant même d’avoir lieu, le projet est avorté, à tel point que nombreux observateurs s’interrogent sur la possibilité même de tenir ce sommet de la ligue arabe à Alger.</p>
<p>Trois raisons principales se trouvent derrière cet échec annoncé. La première est la déclamation excessive  de la part de la diplomatie algérienne d’œuvrer pour la réunification des pays arabes dans une démarche censée dépasser les divergences et les clivages. Or le régime algérien a donné la preuve concrète dans ses relations avec son voisin marocain qu’il était le porte-drapeau de la division arabe.</p>
<p>Tous ses choix, maintien de la fermeture des frontières terrestres, rupture des relations diplomatiques, fermeture de l’espace aérien, annulation du gazoduc maghrébin, ont été l’indéniable preuve qu’il était dans la division des peuples, la rupture entre les pays et la préparation des esprits à la confrontation militaire.</p>
<p>Avoir ce genre d’attitudes clivantes n’est pas de nature à vous qualifier à jouer ni les médiateurs de bons offices ni ce pays capable de réunir les forces antagonistes. Comment donc gérer la rupture avec le Maroc dans un climat de sommet arabe qui a pour projet de réunir les pays arabes ?</p>
<p>Second raison, qui a tué dans l’œuf ce sommet arabe en Algérie, a une relation avec l’agenda que ce régime algérien voudrait imposer à la ligue arabe.</p>
<p>Le ministre des Affaires étrangères Ramtane Lamamra avait affirmé dans des déclarations à la presse que ce sommet allait discuter du destin de deux peuples, palestinien et « sahraoui «.</p>
<p>Or non seulement aucun pays arabe ne reconnaît les séparatistes du Polisario mais vouloir imposer une obsession algérienne interne à la table de la Ligue arabe est de nature à faire fuir l’ensemble des membres qui dans leur quasi majorité soutiennent l’unité territoriale marocaine.</p>
<p>Troisième raison et non des moindres le régime algérien voudrait faire de ce sommet l’occasion de réintégrer la Syrie de Bachar el Assad à la Ligue arabe  de laquelle elle avait  été exclue en novembre 2011 pour cause de violences excessives contre le peuple Syrien. Non seulement l’empressement du régime algérien de vouloir réintégrer la Syrie agace plus d’un pays arabe qui voudrait prendre davantage de temps mais aussi cette situation révèle la grande influence politique iranienne sur l’Algérie. Téhéran voudrait profiter de ce sommet arabe à Alger pour faire avancer son agenda dans région dont le re-légitimation  du régime de Bachar en Assad est un des piliers.</p>
<p>Ces trois raisons expliquent l’atmosphère du pessimisme qui règne sur les préparatifs de ce sommet. Le régime algérien est confronté à deux choix : ou jeter l’éponge et accepter que ce sommet soit organisé par un autre pays avec un autre agenda et d’autres perspectives. Ou accepter que le sommet se tienne   en l’absence de poids lourds de la Ligue arabe et avec un niveau de représentation bas jamais atteint. Ce qui serait une humiliation fracassante de dimension internationale.</p>
<p>Dans les deux cas, il s’agirait d’une occasion ratée pour les autorités algériennes qui se sont enfermées dans un autisme politique extrêmement dangereux. L’animosité à l’égard du Maroc élevée au rang de stratégie  politique  publique et doctrine idéologique assumée  semble avoir un énorme prix, celui de marquer au fer rouge l’isolement d’un régime algérien aux abois et dont la survie nécessite au minimum un changement de logiciel radical.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<item>
		<title>Echec de la transition en Tunisie: « l&#8217;alliance entre islamistes et laïcs a tiré le pays vers un angle mort »</title>
		<link>https://dev.atlasinfo.fr/maghreb/echec-de-la-transition-en-tunisie-lalliance-entre-islamistes-et-laics-a-tire-le-pays-vers-un-angle-mort/</link>
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		<pubDate>Tue, 19 Jan 2021 15:22:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Entretiens]]></category>
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		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[Pour Houda Ibrahim, spécialiste du Maghreb, 10 ans après la révolution du Jasmin en Tunisie, "le constat est amer et sombre" et "les tunisiens ne peuvent que faire le deuil des espoirs suscités",  selon la journaliste, grande reporter à RFI. "L'alliance entre islamistes et laïcs a tiré le pays vers un angle mort" et signé l'échec de la transition démocratique tunisienne.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h2>10 ans après la révolution du Jasmin, que reste-t-il des immenses espoirs soulevés en Tunisie ?</h2>
<p>Le constat est évidemment amer et sombre. Les tunisiens, dix ans après, ne peuvent que faire le deuil des espoirs suscités lors du soulèvement de 2011. La transition démocratique semble être en danger aujourd’hui en Tunisie.</p>
<p>Le soulèvement n’a pas réussi à concrétiser les aspirations du peuple, au contraire, il a créé de nouvelles frustrations. Ce dixième anniversaire du soulèvement intervient donc dans un climat délétère, avec une paralysie politique généralisée, un recul économique et social qui n’est pas près de s’arrêter avec les contraintes imposées par la pandémie de la Covid-19.</p>
<p>Face à cette situation, les inégalités territoriales se sont aggravées et la fracture sociale s’est élargie. Les alliances gouvernementales depuis 2011 ont affaibli l’économie, la justice transitionnelle n’a pas pu avoir lieu réellement et la classe moyenne ne fait que rétrécir.</p>
<p>On a acquis la liberté d’expression oui, la possibilité de changer, mais les réformes nécessaires de l’Etat, des institutions, de la constitution et du système politique n’ont pas encore eu lieu. Pour cela il faut une nouvelle révolution.</p>
<p>Beaucoup espèrent, aspirent et œuvrent toujours à réaliser ce changement profond, ce sont surtout les animateurs de la société civile, et c’est paradoxalement que ce soit eux qui tirent la charrette du changement aujourd’hui et non pas la classe politique occupée par la défense de ses propres intérêts au lieu de défendre ceux du pays. Ce ne sont pas non plus les partis politiques inopérants et qui sont au rang des abonnés absents.</p>
<h2> Pourquoi l&rsquo;alliance entre islamistes et laïcs, présentée comme la planche de salut par laquelle la Tunisie entrerait de plain-pied dans la démocratie, n’a-t-elle pas fonctionnée ? Etait-elle une expérience vouée à l&rsquo;échec dès le départ ?</h2>
<p>Il n’y a pas de mariage possible entre les partis laïcs qui croient à un état civil, un état de droit et les islamistes qui cherchent toujours non seulement à accaparer le pouvoir mais à mettre l’Etat au service de leur vision du pouvoir, à imposer à l’état le pouvoir de la religion telle qu’ils l’interprètent .</p>
<figure id="attachment_216563" aria-describedby="caption-attachment-216563" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-full wp-image-216563" src="https://atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2021/01/telechargement-3.jpg" alt="" width="300" height="168" /><figcaption id="caption-attachment-216563" class="wp-caption-text">Houda Ibrahim</figcaption></figure>
<p>Cette alliance a tiré le pays vers un angle mort. C’est ce qui s’est passé durant l’alliance qui a eu lieu entre le parti Nida Tounes et le parti islamiste Ennahda. Ce mariage ne pouvait pas être « consommé » de par sa nature même. D&rsquo;ailleurs Ennahda, malgré son succès aux élections, ne fait que reculer depuis la poussée qu’il a enregistrée en 2011. La majorité des personnes qui votent pour ce parti sont des protestataires, et cela face à une très grande partie de silencieux qui ne votent pas car ils ne font plus confiance à la classe politique.</p>
<h2>Qu’est ce qui explique les difficultés ou cette incapacité du parti islamiste tunisien à gérer les affaires du pays ?</h2>
<p>Ennahda ne parvient pas à survivre à l’épreuve du pouvoir. Il a déjà échoué et on le voit constamment au parlement fortement divisé aujourd’hui et qui n’arrive pas à légiférer. Le chef du parti et du parlement, Rached Ghannouchi, n’arrive pas à fédérer. Son agenda est largement différent de celui du parlement et il mélange la direction de son parti et la direction du parlement. Si Ennahda n’évolue pas et ne défend pas le pays avant de défendre l’intérêt des islamistes au-delà de la frontière tunisienne, ce parti n’aura pas d’avenir.</p>
<p>S’il y a élection demain en Tunisie, Ennahda sera minoritaire, des partis comme Al Karama, à sa droite, enregistrent je pense des avancées et on assiste à une montée de nouveaux populismes.</p>
<p>Par ailleurs, la question de l’avenir de l’Islam politique et de son rapport avec l’Etat et le pouvoir se pose au-delà de la frontière tunisienne. L’environnement local et régional est moins favorable aux partis de l’Islam politique dans les pays du « Printemps Arabe », même si ces partis, tout comme les mouvements terroristes, sont toujours financés par l’argent des pétrodollars. Ils sont soutenus par l’administration américaine d’Obama, comme l’ont montré les e-mails de Hillary Clinton, l’ancienne ministre américaine des affaires étrangères.</p>
<p>Certains avancent que c’est grâce à cette alliance entre islamistes et partis laïcs ou progressiste que la Tunisie n’a pas éclaté en plein vol et a échappé au sort de pays comme la Libye, la Syrie ou le Yémen, ou à une nouvelle dictature comme en Egypte. Soit, mais le pays est toujours dans l’impasse, il ne trouve pas le système politique censé mener une véritable démocratie.</p>
<p>Il faut beaucoup de courage et de la volonté pour réformer. La démocratie est un long chemin difficile et il faut beaucoup de sacrifices pour y parvenir. Le purgatoire semble être un passage obligé. Jusqu’à quand ? C’est toute la question.</p>
<h2>Comment le pays peut-il sortir de l’impasse et faire qu’il y ait une réelle transition démocratique en Tunisie ?</h2>
<p>Aujourd’hui, nous n’avançons pas en Tunisie car il y a au pouvoir des volontés contradictoires qui se battent entre elles. Celui qui sort vainqueur définira en fin de compte la nouvelle identité de la Tunisie. En attendant, le pays stagne et rien n’avance. Nous verrons ce qui se passera lors des législatives prévues à l’automne prochain.</p>
<p>Si le parti Ennahda a su profiter de l’implosion de la coalition Nidaa Tounes, il n’est pas sûr qu’il puisse préserver ses avancées surtout que le mouvement est secoué actuellement par des déchirements entre les différents courants internes qui s’opposent.</p>
<p>Quant aux partis politiques progressistes, ils doivent faire preuve de leur capacité à avancer sur le terrain. Ils donnent le sentiment d’une forme de « laxisme » nuisible au concept même de la démocratie. Il semblerait qu’ils n’aient pas encore trouvé ni la bonne vitesse ni la bonne manière pour agir.</p>
<h2>Sur le plan purement économique le pays est plongé dans une crise qui exacerbe les fractures : chômage endémique, désespérance de la jeunesse, appauvrissement des régions intérieures. Comment redresser suffisamment la barre pour voir renaitre une dynamique d’espoir ?</h2>
<p>Effectivement, le tableau est très noir mais la situation n’est pas irrécupérable. La Tunisie se trouve aujourd’hui dans une situation de crise à de multiples niveaux et le pays parait ingouvernable. Si je ne me trompe pas, il y a eu, en dix ans, neuf premiers ministres et plus encore de gouvernements et cela ne sert pas la « révolution ». Pour pouvoir agir, un gouvernement a besoin de temps. En six mois, un gouvernement ne peut rien faire, il doit pouvoir s’installer dans la durée, car il lui est impossible de redresser la situation économique, en quelques mois, surtout quand l’héritage est difficile et que le pays ne possède pas beaucoup de ressources naturelles.</p>
<p>La Tunisie a besoin de politiciens droits et pas corrompus, de véritables hommes d’état capables de faire face à cette paralysie généralisée et ses raisons profondes pour pouvoir subvenir aux besoins du peuple. Mais aujourd’hui le pouvoir est fragmenté et les institutions ne fonctionnent pas, c’est la pire des choses qui peut arriver à une démocratie naissante ou encore jeune. Cela pénalise les citoyens comme le pays.</p>
<p>Il faut des hommes politiques avec une vision, un projet politique viable car le constat est affligeant : hausse de la dette publique, inflation, hausse du chômage surtout parmi les jeunes : plus de 35%. Ce chômage les pousse aujourd’hui à prendre la mer pour tenter leur chance ailleurs. Le nombre de candidats à la migration clandestine est en constante augmentation et la pandémie de la Covid-19, aggrave la situation comme partout ailleurs.</p>
<h2>Vous évoquiez la corruption. Jusqu’à quel point est-elle importante aujourd’hui ?</h2>
<p>La Tunisie souffre malheureusement d’une autre pandémie, celle de la corruption. Cette maladie du tiers monde fait des ravages. Elle épuise les ressources de l’Etat pour l’enrichissement d’une minorité. S’il y a un facteur qui réduit le plus l’espoir dans ces pays c’est la corruption qui soumet l’économie à une rude épreuve. En Tunisie, jusqu’à présent la lutte contre la corruption est restée un slogan hissé par plusieurs gouvernements post-soulèvement.</p>
<p>Cependant et malgré tout, l’espoir est toujours là car si les gens abandonnaient l’idée du changement, il ne leur resterait plus rien.</p>
<p>La Tunisie a besoin aujourd’hui d’une personnalité forte qui prenne la tête du gouvernement, une personnalité capable de fédérer les tunisiens, d’avoir un projet politique et économique pour tout le pays, surtout pour les régions qui se sont encore appauvries.</p>
<p>Dans la plupart des pays arabes qui ont connu des soulèvements populaires depuis 2011, les gens se sont levés pour la liberté et surtout pour la dignité et la justice sociale. Ils se sont soulevés contre le chômage et la pauvreté. Or, aujourd’hui en Tunisie on est plus pauvre et il y a plus de chômeurs.</p>
<p>Il y a beaucoup de désillusions mais l’espoir renait de ce même désespoir. En dépit de cette situation, la jeunesse continue toujours sur le chemin du changement et c’est en elle qu’on peut placer l’espoir. Si elle échoue, le pays se dirige vers le chaos.</p>
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