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	<title>Archives des Digital Morocco 2030 - Atlasinfo</title>
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	<title>Archives des Digital Morocco 2030 - Atlasinfo</title>
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		<title>GITEX Africa : le Maroc face au test de la cohérence numérique</title>
		<link>https://dev.atlasinfo.fr/a-la-une/gitex-africa-maroc-coherence-numerique/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[omarb]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Mar 2026 14:33:45 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le Maroc a ses actifs. Il lui reste à les transformer en système</p>
<p>Tenu sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, GITEX Africa Morocco n’est plus, pour le Maroc, un lieu de découverte. C’est devenu un test de cohérence. Le Royaume n’y vient plus pour constater l’accélération technologique du monde, mais pour mesurer sa propre capacité à convertir des acquis réels en levier de compétitivité. Avec Digital Morocco 2030, l’orientation est désormais posée : le numérique doit cesser d’être un registre de modernisation déclarative pour devenir un instrument de transformation économique et administrative.</p>
<p>L’article <a href="https://dev.atlasinfo.fr/a-la-une/gitex-africa-maroc-coherence-numerique/">GITEX Africa : le Maroc face au test de la cohérence numérique</a> est apparu en premier sur <a href="https://dev.atlasinfo.fr">Atlasinfo</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size: 14pt;"><em>Le Maroc a ses actifs. Il lui reste à les transformer en système</em></span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><em>Tenu sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, GITEX Africa Morocco n’est plus, pour le Maroc, un lieu de découverte. C’est devenu un test de cohérence. Le Royaume n’y vient plus pour constater l’accélération technologique du monde, mais pour mesurer sa propre capacité à convertir des acquis réels en levier de compétitivité. Avec Digital Morocco 2030, l’orientation est désormais posée : le numérique doit cesser d’être un registre de modernisation déclarative pour devenir un instrument de transformation économique et administrative.</em></span></p>
<p>Le pays aborde cette séquence avec une base déjà constituée. L’équipement des ménages, la diffusion du smartphone et la généralisation de l’accès à Internet montrent que le numérique s’est installé dans les usages. Le sujet n’est donc plus l’entrée dans le digital. Il est le passage d’un usage diffus à une création de valeur plus structurée. C’est là que commence la vraie question économique : comment transformer une présence massive des outils en gains de productivité, en capacité d’innovation et en efficacité institutionnelle.</p>
<p>Dans cette lecture, Benguerir occupe une place centrale. Autour de l’UM6P, plusieurs éléments décisifs sont déjà réunis : Ai Movement, le College of Computing et le supercalculateur Toubkal. Cet ensemble donne au Maroc un point d’appui identifiable dans l’intelligence artificielle, la formation avancée et le calcul de haute performance. Le constat est important, car il change la nature du débat. Le Maroc n’en est plus à chercher un ancrage. Il en possède un. La question est désormais de savoir si cet ancrage peut produire un effet d’entraînement au-delà de son périmètre immédiat.</p>
<p>Les projets engagés confirment cette montée en charge. Supercomputing Africa 2025 a donné à Benguerir une visibilité continentale sur le calcul intensif. Le joint AI Lab entre l’UM6P et Syensqo a ouvert un lien concret entre recherche et applications industrielles. Les premières initiatives autour du cloud local et de la souveraineté des infrastructures complètent ce mouvement. Ces avancées comptent. Mais elles mettent aussi en lumière la limite actuelle : le Maroc progresse dans l’accumulation de briques, plus vite qu’il ne progresse dans leur articulation. Le Maroc dispose déjà d’un écosystème. Il ne dispose pas encore d’une chaîne de valeur pleinement lisible.</p>
<p>Le même constat vaut pour la formation. Le supérieur marocain a atteint une masse critique, et les programmes d’initiation au numérique se diffusent plus tôt dans les parcours. Le capital humain s’élargit. C’est un acquis. Mais, sur le plan économique, un capital ne vaut réellement que lorsqu’il est orienté. La question n’est donc pas seulement celle du nombre d’étudiants, d’enseignants formés ou d’initiatives lancées. Elle est celle de la continuité entre l’apprentissage, la spécialisation, l’emploi, l’entrepreneuriat et l’usage productif. Sans cette continuité, la compétence reste un stock. Elle ne devient pas encore une force organisée.</p>
<p>Dans ce paysage, Amal El Fallah Seghrouchni apporte au dossier marocain une crédibilité scientifique identifiable. Son parcours en intelligence artificielle distribuée et sa présence dans des espaces internationaux de recherche donnent de la densité à la parole publique sur ces sujets. Cet atout est réel. Mais il ne dispense pas du critère décisif. Dans les secteurs technologiques, la qualité des profils ne vaut que si elle se traduit en arbitrages clairs, en priorités assumées et en résultats observables. La crédibilité du pilotage ne se juge pas à son niveau académique ; elle se juge à sa capacité à produire de la cohérence.</p>
<p>Cette exigence devient plus forte encore quand on replace le Maroc dans l’environnement mondial. Nvidia, Microsoft, Google, AWS, OpenAI ou Mistral AI structurent déjà une grande partie des infrastructures, des modèles et des usages. Dans ce cadre, la question pour le Royaume n’est ni théorique ni symbolique. Elle est pratique : que faut-il intégrer, que faut-il développer localement, que faut-il maîtriser directement, et sur quels segments faut-il réduire la dépendance ? La compétition ne porte plus sur l’accès nominal à la technologie. Elle porte sur la capacité à l’inscrire dans une stratégie d’usage, de production et de positionnement.</p>
<p>C’est à cette aune qu’il faut lire GITEX. Non comme une vitrine supplémentaire, mais comme un révélateur. Le Maroc dispose aujourd’hui d’une stratégie nationale, d’un site structurant, d’infrastructures, de projets, d’un système de formation massif et d’une parole publique mieux armée qu’auparavant. Le sujet n’est donc plus l’existence des briques. Le sujet est la qualité de leur assemblage. Toute l’évaluation sérieuse du moment numérique marocain tient désormais dans cette question simple : le pays saura-t-il relier ses initiatives en système, ou continuera-t-il à les additionner sans leur faire produire tout leur effet ?</p>
<p>Conclusion</p>
<p>Le débat marocain sur le numérique a changé de nature. Il ne porte plus sur l’opportunité d’entrer dans la transformation. Cette entrée a déjà eu lieu. Il porte désormais sur la capacité à ordonner, hiérarchiser et convertir.</p>
<p>Le Maroc dispose d’actifs réels : une stratégie, un site d’ancrage, des infrastructures, des projets industriels, un vivier de compétences et une base d’usage déjà large. Le problème n’est plus l’absence de matière. Il est la mise en cohérence de l’ensemble.</p>
<p>GITEX ne crée pas cette cohérence. Il la met à l’épreuve. Et c’est à ce niveau que le moment numérique marocain doit être jugé : non à la qualité de la vitrine, mais à la capacité à faire système ; non à l’accumulation des initiatives, mais à leur transformation en chaîne de valeur ; non à l’intensité du discours, mais à la preuve d’une capacité d’organisation.</p>
<p>Références</p>
<p>[1] Ministère de la Transition numérique, Digital Morocco 2030<br />
[2] Ministère de la Transition numérique, GITEX Africa Morocco<br />
[3] ANRT, Usages des TIC au Maroc, 2023<br />
[4] Ministère de l’Enseignement supérieur, Chiffres 2024-2025<br />
[5] UM6P / Ai Movement<br />
[6] UM6P / Supercalculateur Toubkal<br />
[7] Supercomputing Africa 2025, Benguerir<br />
[8] UM6P – Syensqo Joint AI Lab<br />
[9] Biographie officielle Amal El Fallah Seghrouchni</p>
<p>⸻</p>
<p>Bloc SEO</p>
<p>Titre SEO<br />
GITEX Africa : le Maroc face au test de la cohérence numérique</p>
<p>Méta-titre<br />
GITEX Africa : le Maroc doit transformer ses actifs numériques en système</p>
<p>Méta-description<br />
À l’heure de GITEX Africa, le Maroc dispose déjà d’actifs numériques réels : Benguerir, UM6P, IA, formation, infrastructures. L’enjeu n’est plus l’intention, mais la cohérence productive.</p>
<p>Slug<br />
g<br />
itex-africa-maroc-coherence-numerique</p>
<p>Mots-clés SEO<br />
GITEX Africa, Maroc numérique, Digital Morocco 2030, Benguerir, UM6P, intelligence artificielle Maroc, Toubkal, Ai Movement, transformation numérique Maroc, souveraineté numérique</p>
<p>Chapô SEO / accroche web<br />
Le Maroc n’est plus au stade de la découverte numérique. Entre stratégie nationale, infrastructures, formation et projets industriels, l’enjeu de GITEX Africa n’est plus la vitrine, mais la capacité à faire système.</p>
<p>Intertitres SEO compatibles</p>
<p>&nbsp;</p>
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			</item>
		<item>
		<title>GITEX 2026: le Maroc teste sa capacité à convertir des acquis réels en levier de compétitivité</title>
		<link>https://dev.atlasinfo.fr/economie/gitex-2026-le-maroc-teste-sa-capacite-a-convertir-des-acquis-reels-en-levier-de-competitivite/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[infoatlas]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Mar 2026 13:30:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[compétitivité]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Tenu à Marrakech sous le Haut Patronage du Roi Mohammed VI du 7 au 9 avril 2026,, GITEX Africa Morocco n’est plus, pour le Maroc, un lieu de découverte. C’est devenu un test de cohérence. Le Royaume n’y vient plus pour constater l’accélération technologique du monde, mais pour mesurer sa propre capacité à convertir des &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://dev.atlasinfo.fr/economie/gitex-2026-le-maroc-teste-sa-capacite-a-convertir-des-acquis-reels-en-levier-de-competitivite/">GITEX 2026: le Maroc teste sa capacité à convertir des acquis réels en levier de compétitivité</a> est apparu en premier sur <a href="https://dev.atlasinfo.fr">Atlasinfo</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h3><strong>Tenu à Marrakech sous le Haut Patronage du Roi Mohammed VI du 7 au 9 avril 2026,, GITEX Africa Morocco n’est plus, pour le Maroc, un lieu de découverte. C’est devenu un test de cohérence. Le Royaume n’y vient plus pour constater l’accélération technologique du monde, mais pour mesurer sa propre capacité à convertir des acquis réels en levier de compétitivité.</strong></h3>
<p>Avec Digital Morocco 2030, l’orientation est désormais posée : le numérique doit cesser d’être un registre de modernisation déclarative pour devenir un instrument de transformation économique et administrative.</p>
<p>Le pays aborde cette séquence avec une base déjà constituée. L’équipement des ménages, la diffusion du smartphone et la généralisation de l’accès à Internet montrent que le numérique s’est installé dans les usages. Le sujet n’est donc plus l’entrée dans le digital. Il est le passage d’un usage diffus à une création de valeur plus structurée. C’est là que commence la vraie question économique : comment transformer une présence massive des outils en gains de productivité, en capacité d’innovation et en efficacité institutionnelle.</p>
<p>Dans cette lecture, Benguerir occupe une place centrale. Autour de l’UM6P, plusieurs éléments décisifs sont déjà réunis : AI Movement, le College of Computing et le supercalculateur Toubkal. Cet ensemble donne au Maroc un point d’appui identifiable dans l’intelligence artificielle, la formation avancée et le calcul de haute performance. Le constat est important, car il change la nature du débat. Le Maroc n’en est plus à chercher un ancrage. Il en possède un. La question est désormais de savoir si cet ancrage peut produire un effet d’entraînement au-delà de son périmètre immédiat.</p>
<p>Les projets engagés confirment cette montée en charge. Supercomputing Africa 2025 a donné à Benguerir une visibilité continentale sur le calcul intensif. Le joint AI Lab entre l’UM6P et Syensqo a ouvert un lien concret entre recherche et applications industrielles. Les premières initiatives autour du cloud local et de la souveraineté des infrastructures complètent ce mouvement.</p>
<p>Ces avancées comptent. Mais elles mettent aussi en lumière la limite actuelle : le Maroc progresse dans l’accumulation de briques, plus vite qu’il ne progresse dans leur articulation. Le Maroc dispose déjà d’un écosystème. Il ne dispose pas encore d’une chaîne de valeur pleinement lisible.</p>
<p>Le même constat vaut pour la formation. Le supérieur marocain a atteint une masse critique, et les programmes d’initiation au numérique se diffusent plus tôt dans les parcours. Le capital humain s’élargit. C’est un acquis. Mais, sur le plan économique, un capital ne vaut réellement que lorsqu’il est orienté.</p>
<p>La question n’est donc pas seulement celle du nombre d’étudiants, d’enseignants formés ou d’initiatives lancées. Elle est celle de la continuité entre l’apprentissage, la spécialisation, l’emploi, l’entrepreneuriat et l’usage productif. Sans cette continuité, la compétence reste un stock. Elle ne devient pas encore une force organisée.</p>
<p>Dans ce paysage, Amal El Fallah Seghrouchni apporte au dossier marocain une crédibilité scientifique identifiable. Son parcours en intelligence artificielle distribuée et sa présence dans des espaces internationaux de recherche donnent de la densité à la parole publique sur ces sujets. Cet atout est réel. Mais il ne dispense pas du critère décisif. Dans les secteurs technologiques, la qualité des profils ne vaut que si elle se traduit en arbitrages clairs, en priorités assumées et en résultats observables. La crédibilité du pilotage ne se juge pas à son niveau académique ; elle se juge à sa capacité à produire de la cohérence.</p>
<p>Cette exigence devient plus forte encore quand on replace le Maroc dans l’environnement mondial. Nvidia, Microsoft, Google, AWS, OpenAI ou Mistral AI structurent déjà une grande partie des infrastructures, des modèles et des usages. Dans ce cadre, la question pour le Royaume n’est ni théorique ni symbolique. Elle est pratique : que faut-il intégrer, que faut-il développer localement, que faut-il maîtriser directement, et sur quels segments faut-il réduire la dépendance ? La compétition ne porte plus sur l’accès nominal à la technologie. Elle porte sur la capacité à l’inscrire dans une stratégie d’usage, de production et de positionnement.</p>
<p>C’est à cette aune qu’il faut lire GITEX. Non comme une vitrine supplémentaire, mais comme un révélateur. Le Maroc dispose aujourd’hui d’une stratégie nationale, d’un site structurant, d’infrastructures, de projets, d’un système de formation massif et d’une parole publique mieux armée qu’auparavant. Le sujet n’est donc plus l’existence des briques. Le sujet est la qualité de leur assemblage. Toute l’évaluation sérieuse du moment numérique marocain tient désormais dans cette question simple : le pays saura-t-il relier ses initiatives en système, ou continuera-t-il à les additionner sans leur faire produire tout leur effet ?</p>
<p>Conclusion</p>
<p>Le débat marocain sur le numérique a changé de nature. Il ne porte plus sur l’opportunité d’entrer dans la transformation. Cette entrée a déjà eu lieu. Il porte désormais sur la capacité à ordonner, hiérarchiser et convertir.</p>
<p>Le Maroc dispose d’actifs réels : une stratégie, un site d’ancrage, des infrastructures, des projets industriels, un vivier de compétences et une base d’usage déjà large. Le problème n’est plus l’absence de matière. Il est la mise en cohérence de l’ensemble.</p>
<p>GITEX ne crée pas cette cohérence. Il la met à l’épreuve. Et c’est à ce niveau que le moment numérique marocain doit être jugé : non à la qualité de la vitrine, mais à la capacité à faire système ; non à l’accumulation des initiatives, mais à leur transformation en chaîne de valeur ; non à l’intensité du discours, mais à la preuve d’une capacité d’organisation.</p>
<p>L’article <a href="https://dev.atlasinfo.fr/economie/gitex-2026-le-maroc-teste-sa-capacite-a-convertir-des-acquis-reels-en-levier-de-competitivite/">GITEX 2026: le Maroc teste sa capacité à convertir des acquis réels en levier de compétitivité</a> est apparu en premier sur <a href="https://dev.atlasinfo.fr">Atlasinfo</a>.</p>
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		<title>IA et médias au Maroc : de l’alerte de la HACA à la stratégie Digital Morocco 2030</title>
		<link>https://dev.atlasinfo.fr/a-la-une/ia-medias-maroc-haca-digital-morocco-2030/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[infoatlas]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Mar 2026 13:33:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Décryptages]]></category>
		<category><![CDATA[Digital Morocco 2030]]></category>
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		<category><![CDATA[HACA intelligence artificielle]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’intelligence artificielle n’occupe plus une place périphérique dans l’action publique marocaine. Les documents institutionnels publiés entre 2024 et 2026 montrent qu’elle s’inscrit désormais dans une séquence structurée, où se croisent diagnostic sectoriel, impulsion stratégique, encadrement des données et projection continentale. Dans ce cadre, les médias et l’audiovisuel apparaissent comme l’un des terrains les plus directement &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://dev.atlasinfo.fr/a-la-une/ia-medias-maroc-haca-digital-morocco-2030/">IA et médias au Maroc : de l’alerte de la HACA à la stratégie Digital Morocco 2030</a> est apparu en premier sur <a href="https://dev.atlasinfo.fr">Atlasinfo</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size: 14pt;">L’intelligence artificielle n’occupe plus une place périphérique dans l’action publique marocaine. Les documents institutionnels publiés entre 2024 et 2026 montrent qu’elle s’inscrit désormais dans une séquence structurée, où se croisent diagnostic sectoriel, impulsion stratégique, encadrement des données et projection continentale. Dans ce cadre, les médias et l’audiovisuel apparaissent comme l’un des terrains les plus directement exposés aux effets de cette mutation.</span></p>
<h3><strong>L’alerte sectorielle de la HACA</strong></h3>
<p>L’un des apports les plus significatifs de cette séquence est venu de la Haute Autorité de la Communication Audiovisuelle. La HACA a publié une étude intitulée « Intelligence artificielle et production audiovisuelle et numérique au Maroc », présentée publiquement en mars 2024. La présentation officielle indique notamment que 67 % des professionnels interrogés estiment que la préparation du secteur est faible et que l’étude recommande la mise en place d’une « boussole éthique » pour encadrer l’innovation. La HACA rattache ce travail à un groupe présidé par Mme Narjis Rerhaye.</p>
<p>Le fait vérifié est donc clair : l’institution de régulation audiovisuelle a formalisé un diagnostic public sur les effets de l’IA dans les secteurs audiovisuel et numérique. La lecture analytique que l’on peut en tirer est la suivante : dans le champ médiatique marocain, le débat sur l’IA ne relève plus seulement de la promesse technologique ; il touche déjà à la formation, à la responsabilité éditoriale et à l’encadrement éthique.</p>
<h3><strong>Le moment d’impulsion publique</strong></h3>
<p>Cette alerte sectorielle a trouvé un prolongement institutionnel avec les premières Assises nationales de l’intelligence artificielle, organisées à Rabat les 1er et 2 juillet 2025. Le ministère de la Transition numérique et de la Réforme de l’administration a ensuite publié, le 29 septembre 2025, un Rapport de synthèse des Assises nationales de l’intelligence artificielle. La page officielle du ministère confirme cette date et la mise à disposition du rapport en plusieurs langues.</p>
<p>Les documents officiels du ministère montrent aussi que le périmètre retenu dépasse les seuls usages techniques : infrastructures, administration, éducation, agriculture, industrie, santé, sécurité, culture, médias et coopération internationale font partie du cadrage public présenté autour de cette séquence. Le fait vérifié est donc double : les Assises ont bien eu lieu, et un rapport de synthèse a bien été publié. La lecture analytique la plus solide est que l’IA est désormais traitée par les pouvoirs publics marocains comme un sujet transversal de transformation.</p>
<h3><strong>Le cadre de référence : Digital Morocco 2030</strong></h3>
<p>Cette séquence s’inscrit dans un cadre plus large de transformation numérique. Le ministère présente officiellement la stratégie Digital Morocco 2030 comme la feuille de route nationale en matière de transformation digitale. Dans le présent texte, il est donc plus rigoureux d’utiliser cette appellation officielle.</p>
<p>Le fait vérifié est l’existence d’une stratégie nationale formalisée par le ministère. La lecture analytique permise par cette source est que les travaux engagés sur l’IA s’insèrent dans une architecture plus large de modernisation numérique de l’État et de l’économie.</p>
<h3><strong>Les piliers de mise en œuvre : ADD et CNDP</strong></h3>
<p>Dans cette architecture, l’Agence de Développement du Digital intervient comme un instrument de déploiement et d’accompagnement. Sa Note d’orientations générales pour le développement du digital au Maroc constitue un document-cadre de l’action publique numérique sur plusieurs années. Sur la base de cette source, l’ADD peut être décrite avec précision comme un opérateur de coordination et d’appui à l’exécution.</p>
<p>Le second pilier est celui de la protection des données. La CNDP a ouvert un dossier public consacré à « IA et protection des données à caractère personnel ». Ce dossier indique qu’à partir du 18 mars 2025, la Commission a lancé des auditions avec des acteurs institutionnels, professionnels, politiques et experts afin de recueillir leurs avis. Le communiqué PDF publié le même jour précise que lorsque les traitements d’intelligence artificielle utilisent des données à caractère personnel, ils sont encadrés par la loi 09-08.</p>
<p>Le fait vérifié est donc que la CNDP a formellement ouvert un chantier sur l’interface entre IA et données personnelles. La lecture analytique que l’on peut en tirer est que le débat marocain sur l’IA est déjà relié, dans les sources officielles, à la confiance, à la conformité juridique et à la responsabilité publique.</p>
<h3><strong>Marrakech comme point de convergence continental</strong></h3>
<p>La dimension africaine de cette séquence est portée par GITEX Africa Morocco 2026, annoncé à Marrakech du 7 au 9 avril 2026. Le site officiel de l’événement met explicitement en avant un Africa AI Governance Forum, présenté comme un sommet consacré aux cadres responsables, à la préparation des compétences et à l’avenir économique d’un monde propulsé par l’IA. Il met aussi en avant The Connected Future Summit, présenté comme un forum stratégique réunissant gouvernements, investisseurs et responsables technologiques autour de la construction d’écosystèmes numériques souverains, évolutifs et finançables en Afrique.</p>
<p>Le constat factuel est donc clair : Marrakech doit accueillir, dans ce cadre, un espace continental où la gouvernance de l’IA figure explicitement dans l’agenda officiel. La lecture analytique que l’on peut en tirer, sans surinterprétation, est que politique publique nationale et visibilité africaine commencent à se rejoindre dans la séquence numérique marocaine.</p>
<p>La séquence ouverte entre l’étude de la HACA, les Assises nationales de l’IA, la stratégie Digital Morocco 2030, les travaux de la CNDP, la feuille de route de l’ADD et l’accueil de GITEX Africa 2026 dessine un fait désormais documenté : l’intelligence artificielle est entrée dans l’agenda institutionnel marocain à plusieurs niveaux à la fois. Les médias y occupent une place particulière, parce qu’ils concentrent à la fois les enjeux de création, de formation, de régulation, de confiance et de responsabilité.</p>
<p>La question qui s’ouvre désormais n’est donc plus celle de la simple découverte de l’IA. Elle est celle de la capacité à transformer cette séquence en résultats durables, en compétences réelles et en cadre crédible pour les secteurs les plus exposés, au premier rang desquels figure l’audiovisuel.</p>
<p>Ressources documentaires<br />
HACA, « Intelligence artificielle et production audiovisuelle et numérique au Maroc », présentation officielle de l’étude.<br />
Ministère de la Transition numérique et de la Réforme de l’administration, Rapport de synthèse des Assises nationales de l’intelligence artificielle, publié le 29 septembre 2025.<br />
CNDP, dossier IA et protection des données à caractère personnel et communiqué du 18 mars 2025.<br />
GITEX Africa Morocco, pages officielles 2026 sur l’événement et ses forums liés à l’IA.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L’article <a href="https://dev.atlasinfo.fr/a-la-une/ia-medias-maroc-haca-digital-morocco-2030/">IA et médias au Maroc : de l’alerte de la HACA à la stratégie Digital Morocco 2030</a> est apparu en premier sur <a href="https://dev.atlasinfo.fr">Atlasinfo</a>.</p>
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