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	<title>dictature &#8211; Atlasinfo</title>
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		<title>Kaïs Saïed et la malédiction algérienne !</title>
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		<pubDate>Wed, 21 Dec 2022 11:16:03 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Ce qui était prévu et anticipé par tous arriva. Les Tunisiens ont boycotté massivement les élections législatives auxquelles le président Kais Saied les a invité. Cette abstention record et spectaculaire confirmait l’attitude de défi a l’égard du changement de la constitution par voie référendaire quand le président tunisien tentait de de tisser un costume  institutionnel &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h4><strong>Ce qui était prévu et anticipé par tous arriva. Les Tunisiens ont boycotté massivement les élections législatives auxquelles le président Kais Saied les a invité. Cette abstention record et spectaculaire confirmait l’attitude de défi a l’égard du changement de la constitution par voie référendaire quand le président tunisien tentait de de tisser un costume  institutionnel d’inamovible dictateur.</strong></h4>
<p>Kaïs Saïed est une caricature de lui même. Déjà présenté comme une ovni, le président amuse la galerie nationale et internationale par un style parole inimaginable. Un débit saccadé comme s’il sortait du film Terminator, une attitude extra-rigide qui rappelle les années trente avec sa floraison de dictateurs, Kaïs Saïed a facilement endossé le sobriquet de Robocop, au début affectueux mais avec le temps angoissant.</p>
<p>Car les Tunisiens ont au début plutôt bien accueilli ce personnage qui casse tous les codes et qui met par son élection un terme à de longues années à ce qui s’apparentait à de la gabegie politique, faite de corruption politique et de surplace institutionnel.</p>
<p>Mais ces mêmes tunisiens vont vite déchanter. Le vrai visage de Kaïs Saïed est apparu au grand jour. Despotique et autoritaire, et sous prétexte de lutter contre la mouvance islamiste, il s’est livré à un coup d’Etat politique pour s’emparer de tous les leviers du pouvoir. En cela, le président tunisien voulait imiter le précédent égyptien. Sauf que dans sa lutte contre le régime des Frères Musulmans de Mohamed Morsi, le président égyptien avait avec de son côté la totalité de l’armée et une grande partie de l’opinion égyptienne. N’est pas Sissi qui veut !</p>
<p>Kaïs Saïed n’a ni l’armée ni l’opinion tunisienne avec lui. Son seul mur porteur politique et économique est le régime algérien. Il s’est volontairement mis aux ordres de l’agenda algérien dans la région. Comme le montre sa relation antagoniste avec le Maroc et sa réception du séparatiste Brahim  Ghali , alias Benbatouche, président de la chimérique république sahraouie lors du sommet Afrique-Japon.</p>
<p>D’ailleurs, depuis que le président tunisien Kaïs Saïed s’est mis debout aux ordres des galonnés algériens, poussant certains commentateurs algériens à considérer la Tunisie comme une provinciale algérienne, sa chute aux enfers était programmée.</p>
<p>Kaïs Saïed affronte un double défi. Son échec flagrant de convaincre les Tunisiens de la pertinence de son projet politique. Le taux d’abstention historiquement bas et les multiples appels à sa démission soulignent à la fois sa grande solitude et l’impasse vers laquelle il mène le pays .</p>
<p>L’autre défi concerne les partenaires internationaux. Si le voisin algérien va exploiter jusqu’à la lie cette dépendance tunisienne, il ne pourra pas remplacer les aides de les facilités économiques internationales, notamment ceux du FMI , susceptibles d’amoindrir les effets de la crise. Si le président français Emmanuel Macron a à plusieurs reprises promis d’aider Kaïs Saïed, il ne pourrait pas le faire, malgré toutes ses bonnes volontés, face à une telle perte de crédibilité et a une aussi spectaculaire solitude.</p>
<p>L’administration américaine, contrairement à la perception française, ne prend pas de gants pour critiquer le tournant dictatorial de Kaïs Saïed. Elle exige une plus grande intégration politique en Tunisie. Ce qui équivaut à dire au président tunisien d’abandonner sa vocation d’inamovible dictateur. Ce dont par conviction, il est incapable aujourd’hui.</p>
<p>Aujourd’hui la Tunisie vit une séquence d’une grande dangerosité. La crise économique doublée a l’impasse politique peut engendrer une instabilité et une hémorragie inédite dans ce pays considéré par beaucoup comme le berceau des printemps arabes.</p>
<p>Et manifestement l’évocation du danger islamiste dont l’existence est sans doute réelle, et l’excuse de son éradication n’ont pas convaincu les Tunisiens de donner leur confiance et leur soutien au projet politique de Kaïs Saïed. Il est resté seul, isolé, en échec total dans sa tentative de se créer un parlement qui ne peux ni censurer le gouvernement ni renvoyer le président.</p>
<p>Toute la question aujourd’hui est de savoir jusqu’à quand cette situation tunisienne est-elle tenable en présence d’une classe politique en totale rupture avec le président, d’une opinion tunisienne en posture de défi à l’égard du Palais de Carthage et d’une communauté internationale nourrie par le sentiment de méfiance qui refuse de cautionner la fabrication d’une dictature aux pulsions autoritaires assumées.</p>
<p>De la réponse à ces interrogations dépendent la stabilité sociale et politique de ce pays.</p>
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		<title>Tunisie: appels d&#8217;ONG à des mesures pour éviter un retour de la dictature</title>
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		<pubDate>Wed, 29 Jan 2020 00:23:39 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Des organisations de la société civile ont appelé mardi les autorités tunisiennes à inscrire au Journal officiel et mettre en oeuvre les recommandations publiées par l&#8217;instance chargée de tirer les leçons des dictatures, presque un an après leur publication. L&#8217;Instance vérité et dignité (IVD), chargée de rendre justice aux victimes de la dictature et d&#8217;asseoir &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Des organisations de la société civile ont appelé mardi les autorités tunisiennes à inscrire au Journal officiel et mettre en oeuvre les recommandations publiées par l&rsquo;instance chargée de tirer les leçons des dictatures, presque un an après leur publication.</p>
<p>L&rsquo;Instance vérité et dignité (IVD), chargée de rendre justice aux victimes de la dictature et d&rsquo;asseoir la démocratisation de la Tunisie, seule rescapée du Printemps arabe, a terminé son mandat fin 2018, après quatre ans d&rsquo;enquêtes et auditions.</p>
<p>Dans un volumineux rapport publié début 2019, elle avait appelé à réformer les institutions marquées par la corruption et la répression, et pointé du doigt des responsables dont certains sont toujours en exercice.</p>
<p>Une coalition d&rsquo;ONG, dont l&rsquo;observatoire politique al Bawsala, le Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux ou encore Avocats sans frontières (ASF), ont déploré que le rapport ne soit toujours pas publié au Journal officiel, à l&rsquo;occasion d&rsquo;une conférence organisée à Tunis.</p>
<p>C&rsquo;est « une infraction à la loi qui semble être motivée par une hostilité au processus de justice transitionnelle », ont elles déploré.</p>
<p>« La publication du rapport au Journal officiel représente un engagement de l&rsquo;État à le mettre en oeuvre comme prévu par la loi », a expliqué à l&rsquo;AFP le directeur d&rsquo;ASF en Tunisie Antonio Manganella.</p>
<p>Les ONG ont appelé le gouvernement à « préparer des programmes d&rsquo;action » pour garantir que les violations constatées par l&rsquo;IVD ne puissent plus se reproduire.</p>
<p>La loi prévoit que le gouvernement doit préparer un plan d&rsquo;action pour faire appliquer les recommandations de l&rsquo;IVD, dans un délai d&rsquo;un an après leur publication, ce qui n&rsquo;a pas été fait.</p>
<p>Un représentant du gouvernement, présent lors de cette réunion publique, a indiqué que l&rsquo;exécutif avait reçu le rapport. « Un comité est sur le point d&rsquo;achever ses travaux en vue de sa publication », a souligné Belhassen Ben Amor, conseiller auprès du chef du gouvernement.</p>
<p>Créée en 2014, dans le sillage de la chute de Ben Ali en 2011, l&rsquo;IVD avait notamment réclamé un renforcement de l&rsquo;indépendance des magistrats, ou encore une restructuration des forces de sécurité afin « d&rsquo;introduire plus de transparence et de contrôle ».</p>
<p>Elle avait préconisé des monuments en mémoire des victimes et des excuses à ceux qui ont subi des violations commises par des représentants de l&rsquo;Etat dans la période concernée, entre 1955 et 2013.</p>
<p>&nbsp;</p>
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