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	<title>DGSI &#8211; Atlasinfo</title>
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	<title>DGSI &#8211; Atlasinfo</title>
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		<title>Abdellatif Hammouchi s&#8217;entretient à Rabat avec la Directrice générale de la sécurité intérieure en France</title>
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		<pubDate>Fri, 12 Sep 2025 09:49:11 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Le Directeur général de la Sûreté nationale et de la Surveillance du territoire, Abdellatif Hammouchi, s&#8217;est entretenu jeudi à Rabat, avec la Directrice générale de la sécurité intérieure en France, Céline Berthon, qui était accompagnée d&#8217;une délégation sécuritaire de haut niveau. Les entretiens entre les deux parties ont porté sur les moyens de développer les &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le Directeur général de la Sûreté nationale et de la Surveillance du territoire, Abdellatif Hammouchi, s&rsquo;est entretenu jeudi à Rabat, avec la Directrice générale de la sécurité intérieure en France, Céline Berthon, qui était accompagnée d&rsquo;une délégation sécuritaire de haut niveau.</strong></p>
<p>Les entretiens entre les deux parties ont porté sur les moyens de développer les mécanismes de coopération bilatérale dans le domaine sécuritaire, ainsi que sur le renforcement du partenariat entre le Maroc et la France en vue de faire face aux défis sécuritaires actuels sur les plans international et régional, notamment les risques terroristes dans les zones de tension en général, et particulièrement dans la région sahélo-saharienne, indique un communiqué de la Direction générale de la surveillance du territoire.</p>
<p>Les deux responsables ont également mis l&rsquo;accent sur la nécessité de renforcer les opérations de sécurité conjointes entre les services de sécurité intérieure marocains et leurs homologues français, précise le communiqué, ajoutant que ces opérations ont prouvé à plusieurs reprises leur efficacité dans la neutralisation de nombreuses menaces terroristes à l&rsquo;échelle régionale et internationale.</p>
<p>A cette occasion, la Directrice générale de la sécurité intérieure française a salué la contribution des services de sécurité marocains à la sécurisation des Jeux olympiques d&rsquo;été, organisés à Paris en 2024.</p>
<p>Elle a, de même, passé en revue les moyens de coordination et de renforcement des efforts communs pour contribuer au succès de la Coupe d&rsquo;Afrique des Nations de football (CAN) que le Maroc accueillera en 2025, et de la Coupe du monde 2030 qui sera organisée conjointement par le Maroc, l&rsquo;Espagne et le Portugal, notamment en ce qui concerne l&rsquo;échange d&rsquo;expertises et de données opérationnelles sur la lutte contre les risques majeurs qui menacent la sécurité publique.</p>
<p>Les discussions ont porté aussi sur la consolidation des mécanismes de coopération bilatérale entre les services de sécurité intérieure au Maroc et en France en vue de contrer les différentes activités hostiles qui guettent la sécurité des deux pays, y compris la lutte contre les actes d&rsquo;espionnage extérieurs et les activités connexes.</p>
<p>Cette rencontre témoigne de l&rsquo;importance capitale de la coopération maroco-française dans le domaine sécuritaire, en tant que modèle efficace et régulier de coopération globale entre les deux pays, notamment dans les domaines de la lutte contre le terrorisme, l&rsquo;extrémisme et la migration irrégulière, poursuit la même source, mettant en avant la conviction partagée des deux pays quant à la nécessité de développer une vision proactive commune pour faire face aux menaces criminelles et terroristes transfrontalières.</p>
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		<title>Entretiens à Paris d&#8217;Abdellatif Hammouchi avec les responsables sécuritaires français pour renforcer la coopération sécuritaire bilatérale</title>
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		<pubDate>Fri, 28 Jun 2024 19:38:50 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Sur invitation officielle des responsables des services sécuritaires français, le Directeur Général de la Sûreté nationale (DGSN) et de la Surveillance du territoire (DGST), M. Abdellatif Hammouchi, a effectué une visite de travail en France, durant laquelle il a eu des entretiens avec ses homologues de la police nationale, de la sécurité intérieure et la &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Sur invitation officielle des responsables des services sécuritaires français, le Directeur Général de la Sûreté nationale (DGSN) et de la Surveillance du territoire (DGST), M. Abdellatif Hammouchi, a effectué une visite de travail en France, durant laquelle il a eu des entretiens avec ses homologues de la police nationale, de la sécurité intérieure et la sécurité extérieure en France.</strong></p>
<p>Ces entretiens ont été axées sur l&rsquo;examen des mécanismes de renforcement de la coopération bilatérale dans les divers domaines sécuritaires d&rsquo;intérêt commun, indique le Pôle DGSN-DGST dans un communiqué.</p>
<p>Lors de cette visite (26-28 juin), M. Hammouchi a eu une série de réunions et d&rsquo;entretiens avec, respectivement, Mme Celine Berthon, Directrice Générale de la Sécurité intérieure (DGSI), et M. Nicolas Lerner, Directeur Général de la Sécurité extérieure (DGSE), axés sur les moyens de promouvoir la coopération bilatérale dans le domaine de la lutte contre le terrorisme et le crime organisé, et de hisser les niveaux de coordination et d&rsquo;échange des données de renseignement et opérationnelles concernant les diverses menaces émanant d&rsquo;organisations extrémistes et de réseaux de crime transnational.</p>
<p>Au cours de ces entretiens bilatéraux centrés sur le volet des renseignements en matière de coopération bilatérale, M. Hammouchi était accompagné d&rsquo;une importante délégation sécuritaire représentant la DGST.</p>
<p>Dans ce cadre, il a eu d&rsquo;intenses entretiens avec le Directeur général de la Police nationale (DGPN), Fréderic Veaux, en présence d&rsquo;une importante délégation de la DGSN, lors desquels les mécanismes avancés de coopération et de coordination dans les divers domaines sécuritaires ont été passés en revue par les deux parties, en particulier la mise en place de mécanismes proactifs d&rsquo;évaluation des risques et d&rsquo;échange des informations lors de leur action commune pour sécuriser les Jeux olympiques d&rsquo;été Paris-2024, souligne le communiqué.</p>
<p><strong>Le patron de la DGSN-DGST décoré</strong></p>
<p>En consécration de l&rsquo;excellence de la coopération maroco-française dans les différents domaines sécuritaires, M. Hammouchi a été décoré à titre exceptionnel de la Médaille d&rsquo;honneur d&rsquo;or de la Police nationale française, en reconnaissance de ses efforts en faveur de la consolidation et du développement de la coopération sécuritaire commune.</p>
<p>Cette visite a été l&rsquo;occasion pour les deux parties d&rsquo;examiner les moyens de promouvoir la coopération bilatérale dans plusieurs domaines liés à la lutte contre le crime transnational, particulièrement ceux relatifs au trafic de drogue et de psychotropes, aux réseaux d&rsquo;immigration irrégulière, à la traite d&rsquo;être humains, ainsi que les mécanismes opérationnels de coopération en matière de déploiement et d&rsquo;exécution des dispositifs et des opérations sécuritaires communs.</p>
<p>Elle témoigne de l&rsquo;importance de rehausser les niveaux de la coopération sécuritaire entre le Maroc et la France, engagés dans plusieurs programmes d&rsquo;action et de coordination bilatérale et qui font face à des défis sécuritaires communs, ajoute la même source.</p>
<p>Cette visite intervient aussi dans le contexte de l&rsquo;engagement des services de la DGSN et de la DGST au sein du système de coopération sécuritaire internationale, afin de garantir une contribution efficiente en matière d&rsquo;élimination des risques et des menaces terroristes et criminels, à l&rsquo;échelle régionale et internationale.</p>
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		<title>Le préfet Nicolas Lerner nommé à la tête de la DGSE</title>
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		<pubDate>Wed, 20 Dec 2023 14:00:36 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Après cinq ans passés comme directeur général de la sécurité intérieure (DGSI), le préfet Nicolas Lerner a été nommé mercredi à la tête de la DGSE, a annoncé mercredi sur X le ministre des Armées Sébastien Lecornu. « A l&#8217;heure d&#8217;ouvrir une nouvelle page dans l&#8217;histoire de la DGSE, je souhaite partager à Bernard Émié la &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Après cinq ans passés comme directeur général de la sécurité intérieure (DGSI), le préfet Nicolas Lerner a été nommé mercredi à la tête de la DGSE, a annoncé mercredi sur X le ministre des Armées Sébastien Lecornu.</p>
<p>« A l&rsquo;heure d&rsquo;ouvrir une nouvelle page dans l&rsquo;histoire de la DGSE, je souhaite partager à Bernard Émié la reconnaissance de la Nation pour ses 6 années à la tête du service », a écrit le ministre. « Tous mes voeux de succès à Nicolas Lerner pour continuer à protéger, dans l&rsquo;ombre, la France ».</p>
<p>C&rsquo;est la première fois que le dirigeant d&rsquo;un service de renseignement intérieur prend la tête du renseignement extérieur du pays.</p>
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		<title>5 afghans rapatriés par la France sous surveillance de la DGSI</title>
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		<pubDate>Tue, 24 Aug 2021 15:56:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Afghans]]></category>
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					<description><![CDATA[Cinq ressortissants Afghans récemment rapatriés en France ont été placés sous surveillance par les services de renseignement français. L&#8217;un d&#8217;entre eux est soupçonné d&#8217;être lié aux talibans, tandis qu&#8217;un autre a été placé en garde vue pour non-respect de son assignation à résidence. L&#8217;un des cinq Afghans sous surveillance de la DGSI a été placé &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Cinq ressortissants Afghans récemment rapatriés en France ont été placés sous surveillance par les services de renseignement français. L&rsquo;un d&rsquo;entre eux est soupçonné d&rsquo;être lié aux talibans, tandis qu&rsquo;un autre a été placé en garde vue pour non-respect de son assignation à résidence.</p>
<p>L&rsquo;un des cinq Afghans sous surveillance de la DGSI a été placé en garde à vue, selon le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal.</p>
<p>Il fait partie de l&rsquo;entourage « d&rsquo;un Afghan qui a aidé à l&rsquo;évacuation de Français, de personnes qui ont travaillé pour la France lors de l&rsquo;évacuation de l&rsquo;ambassade, à un moment qui était incroyablement tendu, (et) qui a probablement sauvé des vies », a précisé M. Attal sur BFMTV.</p>
<p>Ce dernier, principal profil surveillé, « aurait eu un lien avec des talibans, à un moment donné, qui reste à définir », a ajouté Gabriel Attal.</p>
<p>Le ministre de l&rsquo;Intérieur Gérald Darmanin s&rsquo;est de son côté défendu de toute « faille » dans la surveillance des Afghans ramenés en France. « Nous connaissons toutes les personnes qui sont arrivées sur notre sol, ramenées par l&rsquo;armée française », a-t-il ajouté sur France Info.</p>
<p>Le souvenir syrien, manifestement, reste vif dans l&rsquo;esprit des autorités. « Bien sûr, il y a un risque d&rsquo;infiltration (par des terroristes). C&rsquo;est pour cela qu&rsquo;il faut une vigilance très forte, a commenté sur France Info Didier Leschi, directeur général de l&rsquo;Office français de l&rsquo;immigration et de l&rsquo;intégration (Ofii).</p>
<p>« À l&rsquo;aéroport de Roissy, il y a des services spécialisés qui à chaque fois examinent chaque situation mais ce n&rsquo;est pas nouveau. En 2015-2016, nous avions été confrontés, l&rsquo;ensemble des pays d&rsquo;Europe et en particulier l&rsquo;Allemagne, à l&rsquo;arrivée de personnes qui avaient de faux passeports syriens et donc il y a une vigilance qui s&rsquo;exerce ».</p>
<p>La prudence est ainsi de mise sur tout le continent. L&rsquo;Allemagne a identifié quelques dossiers de droit commun parmi les rapatriés. Et la Belgique revendique une vigilance de tous les instants.</p>
<p>« Le chaos a régné à l&rsquo;aéroport pendant très longtemps et il faut être sûr qu&rsquo;il n&rsquo;y ait pas d&rsquo;attaque. D&rsquo;où le contrôle très strict que font les Américains », expliquait dimanche Sammy Mahdi, ministre belge de l&rsquo;Immigration à la télévision flamande VTM News.</p>
<p>« Mais il faut qu&rsquo;il y ait un flux d&rsquo;informations suffisant de nos services vers les Américains », qui contrôlent l&rsquo;aéroport de Kaboul, « pour que les bonnes personnes puissent arriver ici ».</p>
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		<title>Terrorisme: comment la coopération sécuritaire entre le Maroc et la France a failli être compromise</title>
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		<dc:creator><![CDATA[infoatlas]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 14 Jan 2021 13:24:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Décryptages]]></category>
		<category><![CDATA[Maghreb]]></category>
		<category><![CDATA[Abdellatif Hammouchi]]></category>
		<category><![CDATA[ACAT]]></category>
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		<category><![CDATA[terrorisme]]></category>
		<category><![CDATA[Zakaria Moumni]]></category>
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					<description><![CDATA[Avec le Sri Lanka, l’Inde, les Etats-Unis, l’Espagne, la Belgique, les Pays-Bas, l’Allemagne ou encore la France, le Maroc a été d’un apport considérable dans l’anticipation sur de nombreux attentats, l’identification de réseaux terroristes tout comme il est intervenu sur le théâtre des opérations, lorsque cela s’est avéré nécessaire. Reste que cette collaboration est conditionnée par des relations de confiance qui ont pu faire défaut ou être parasitées dans certaines séquences récentes du terrorisme européen sur lesquelles le Maroc a pu être amené à intervenir, comme les attentats de Paris en 2015.
Un épisode avec la France interpelle sur l’honnêteté et la transparence dans les relations entre les services, pas toujours en phase avec la qualité des relations politiques entre les deux pays « amis ». Récit.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le rôle joué par les équipes de la Direction Générale de la Surveillance du Territoire (DGST) dans la neutralisation des auteurs des attentats de Paris en novembre 2015 a été décisif.</p>
<p>Il tient essentiellement de l’identification du repère du belgo-marocain Abdelhamid Abaaoud, organisateur présumé des actes terroristes qui ont endeuillé la France. C’est un renseignement marocain qui a en effet mis les enquêteurs français sur la piste du terroriste retranché dans une cache à Saint-Denis, en banlieue parisienne, où il sera tué au cours de l’assaut des forces de sécurité françaises alors qu’une information fournie par la Turquie à la France situait, au même moment, ce même Abdelhamid Abaaoud en Grèce.</p>
<p>Renseignements déterminants sur Abdelhamid Abaaoud, mais également sur sa cousine Hasnaa Aït Boulahcen.</p>
<p>De sorte à prendre part aux enquêtes sur le terrain, des officiers du renseignement marocain avaient été déployés dans les capitales française et belge, au lendemain des actes terroristes du 13 novembre.</p>
<figure id="attachment_216172" aria-describedby="caption-attachment-216172" style="width: 624px" class="wp-caption aligncenter"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-full wp-image-216172" src="https://atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2021/01/abaoudmaroc.jpg" alt="" width="624" height="347" srcset="https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2021/01/abaoudmaroc.jpg 624w, https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2021/01/abaoudmaroc-520x289.jpg 520w" sizes="(max-width: 624px) 100vw, 624px" /><figcaption id="caption-attachment-216172" class="wp-caption-text">Abdelhamid Abaaoud</figcaption></figure>
<p>Compte tenu des ramifications en Belgique de ces attaques, Bruxelles avait été placée en état d’alerte, « une menace sérieuse et imminente » pesant alors sur des emplacements stratégiques de la capitale belge. Les établissements scolaires et les transports en commun avaient été fermés et l’armée mobilisée pour patrouiller dans les rues.</p>
<p>Tous les détails de la collaboration des services marocains ne sont pas connus à ce jour, mais ils ont été suffisamment significatifs pour que le président François Hollande remercie le 20 novembre le Roi Mohammed VI pour l’« assistance efficace du Maroc » et que trois jours plus tard, le Roi Philippe de Belgique lui demande « une collaboration étroite poussée en matière de renseignement et de sécurité ».</p>
<p>Deux mois après, Le Maroc neutralisait à Mohammedia (20 kms au Nord de Casablanca) un Belge d’origine marocaine lié aux auteurs des attentats de Paris, de même que ses services prêtaient à nouveau main forte à leurs homologues belges en fournissant des données opérationnelles sur les extrémistes impliqués ou liés aux attaques suicides de l’aéroport de Zaventem et du métro de Bruxelles le 22 mars 2016. Elles avaient provoqué la mort de 32 personnes et blessé 340 autres.</p>
<h2><strong>Les renseignements marocains collaborent avec la France, malgré des « fractures »</strong></h2>
<p>Au moment des attentats de Paris, les relations entre le Maroc et la France n’étaient pas au beau fixe, à peine remises sur les rails quelques mois plus tôt, après un épisode inédit dans la diplomatie internationale.</p>
<p>Mais face à la nature asymétrique des menaces actuelles, l’engagement commun est une nécessité pour la sécurité des deux pays. Il l’emporte sur les considérations politiques, quelles que soient les « fractures » qui ont pu illustrer les rapports de « domination » que certains milieux politiques et sécuritaires français persistent, aujourd’hui encore, à vouloir entretenir avec le Maroc.</p>
<p>Il est un fait que le terrorisme a rendu les pays de plus en plus interdépendants et le renseignement occupe un rôle capital dans les stratégies de défense des deux états aux nombreux intérêts communs. Cela a vu naître de nouvelles pratiques, de nouveaux systèmes d’alliances entre les services français et marocains, particulièrement ces deux dernières décennies.</p>
<figure id="attachment_216175" aria-describedby="caption-attachment-216175" style="width: 624px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" class="wp-image-216175 size-full" src="https://atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2021/01/BRI-1.jpg" alt="" width="624" height="346" srcset="https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2021/01/BRI-1.jpg 624w, https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2021/01/BRI-1-520x288.jpg 520w" sizes="(max-width: 624px) 100vw, 624px" /><figcaption id="caption-attachment-216175" class="wp-caption-text">L&rsquo;assaut de Saint-Denis</figcaption></figure>
<p>C’est ainsi qu’immédiatement après que le premier commando terroriste soit entré en action près du stade de France dans la soirée du 13 novembre 2015, Les services antiterroristes marocains ont mis en place une cellule de crise et activé un dispositif destiné à regrouper et transmettre à leurs homologues français toutes les informations en leur possession, en relation avec les personnes ayant organisé et perpétré les attentats de Paris.</p>
<h2><strong>Quand 7 policiers frappent à la porte d’un Ambassadeur</strong></h2>
<p>L’exemplarité de la coopération du Maroc dans la neutralisation des auteurs des attentats de Paris a, d’une certaine manière, contribué à sceller la réconciliation entre le Maroc et la France après une longue période de mésentente dont les tenants pèsent encore sur la relation entre les deux pays.</p>
<p>Tout commence le 20 février 2014 lorsque 7 policiers français se rendent, aux alentours de 16h, à la résidence de l’Ambassadeur du Maroc à Paris pour remettre à Abdellatif Hammouchi, Directeur Général de la sûreté intérieure marocaine, la convocation d’un juge.</p>
<p>Jamais dans l’histoire des relations entre deux pays, de surcroit « amis », un tel comportement n’aurait pu être envisagé, ni au regard de la convention de Vienne, ni au regard de la pratique diplomatique entre les deux Etats.</p>
<p>S’il avait été envisagé, dans le cadre d’une approche « sincère » et transparente de faire parvenir une convocation, elle aurait dû emprunter un circuit diplomatique, à travers le ministère des Affaires étrangères à Rabat.</p>
<figure id="attachment_216177" aria-describedby="caption-attachment-216177" style="width: 625px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" class="size-full wp-image-216177" src="https://atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2021/01/marocamba.jpg" alt="" width="625" height="350" srcset="https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2021/01/marocamba.jpg 625w, https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2021/01/marocamba-520x291.jpg 520w" sizes="(max-width: 625px) 100vw, 625px" /><figcaption id="caption-attachment-216177" class="wp-caption-text">Ambassade du Maroc à Paris</figcaption></figure>
<p>Cette démarche était d’autant plus grave que les policiers se sont présentés non pas à la chancellerie, comme cela aurait pu se concevoir pour la remise d’un courrier, mais à la résidence de l’Ambassadeur du Maroc.</p>
<h2><strong>Violation inadmissible des règles et usages diplomatiques</strong></h2>
<p>Voilà la police française qui vient en force frapper à la porte du représentant officiel d’un pays ce qui, dans les usages diplomatiques est juste inacceptable. Cela constitue « une violation des règles et usages diplomatiques universels et le non-respect des conventions entre les deux pays », avait alors estimé le Maroc qualifiant d’« inadmissible » cet acte, de surcroit pour une notification adressée au patron<strong>  </strong>de la Sûreté nationale . Abdellatif Hammouchi ne se trouvait d’ailleurs pas à Paris ce jour-là mais bien à Rabat, dans son bureau.</p>
<p>Alors, une question mérite d’être posée : amateurisme de la police française, erreur « simulée » ou provocation ? Quelle que soit la réponse, ce fût là un véritable affront fait au Maroc.</p>
<p>D’aucuns ne peuvent envisager que dans cette affaire, une validation politique ou sécuritaire de haut niveau n’ait pas été sollicitée.</p>
<p>« Ils ont agi avec beaucoup de légèreté et en termes diplomatiques, le moins que l’on puisse dire est que le mot légèreté est très lourd ». Cette phrase de Feu Hassan II à propos de la réaction de l’Egypte à la guerre des sables, sied à cette « erreur » de la France. Le Maroc y a répondu par une interruption immédiate de sa coopération judiciaire, tout comme Rabat a réduit au strict minimum sa collaboration sécuritaire avec Paris pendant une année.</p>
<h2><strong>Comment les choses ont-elles pu en arriver là ?</strong></h2>
<p>A la base de ce coup de froid entre les deux pays : les suites données par la justice française à une plainte de l’ex-champion de kickboxing Zakaria Moumni et qui visait directement le chef des renseignements marocains, Abdellatif Hammouchi.</p>
<figure id="attachment_216176" aria-describedby="caption-attachment-216176" style="width: 622px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-216176 size-full" src="https://atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2021/01/zakaria.jpg" alt="" width="622" height="505" srcset="https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2021/01/zakaria.jpg 622w, https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2021/01/zakaria-370x300.jpg 370w" sizes="auto, (max-width: 622px) 100vw, 622px" /><figcaption id="caption-attachment-216176" class="wp-caption-text">L&rsquo;ex-boxeur Zakaria Moumni</figcaption></figure>
<p>Le 12 février 2014, il dépose une plainte en France dans laquelle il affirme avoir été torturé durant quatre jours, sous la supervision directe du chef de la Sûreté nationale. Malgré les nombreuses contradictions contenues dans la plainte de l’ex-boxeur et l’absence de preuves tangibles, la machine judiciaire française se met en marche avec des zones d’obscurité gênantes, si l’on considère le rôle joué ou attribué à certaines parties dans cette affaire.</p>
<p>Comment un Zakaria Moumni, dont les pratiques sont décrites comme s’apparentant à celles d’un « voyou » qui a par la suite été appréhendé pour violences conjugales et fait l’objet d’une plainte déposée par la police française pour « menaces de mort, outrage à fonctionnaires de police dans l’exercice de leurs fonctions », a pu ébranler la relation entre Paris et Rabat ?</p>
<h2><strong>Un ex-boxeur voyou, une juge zélée et une association acquise au Polisario</strong></h2>
<p>Sans jeter l’opprobre sur la justice française, rares sont les personnes suffisamment naïves pour croire en une action « indépendante » de la juge,   sur la base d’une démarche de l’ONG Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture. L’ACAT qui ne fait pas de son soutien politique inconditionnel au Polisario, un secret. Au contraire, ses animateurs ont épousé le guide argumentaire des séparatistes et de l’Algérie, au point que pour Hélène Legeay responsable Maghreb et Moyen-Orient de l’ONG « le Maroc occupe illégalement le territoire en violation du droit international »* et qu’il y « mène une intense politique de colonisation, de  « marocanisation » de la société sahraouie et de pillage des ressources, misant sur une politique du point de non-retour ».*</p>
<p>Voilà donc le profil d’un « plaignant » à la crédibilité douteuse, une association politiquement alignée sur des adversaires du Maroc, une juge  zélée et des pratiques policières qui ne peuvent pas ne pas avoir reçu un « feu vert » à un niveau élevé.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-216200" src="https://atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2021/01/zakarou.jpg" alt="" width="590" height="769" srcset="https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2021/01/zakarou.jpg 590w, https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2021/01/zakarou-230x300.jpg 230w" sizes="auto, (max-width: 590px) 100vw, 590px" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<h2><strong>L’ex-boxeur avoue avoir rencontré Hicham Alaoui</strong></h2>
<p>Dans les éléments de ce scénario embarrassant, on ne peut raisonnablement exclure une information dérangeante confirmée par Zakaria Moumni lui-même sur son compte Facebook le 7 octobre 2014 et révélée par la presse. *</p>
<p>L’ex-boxeur y parle de sa rencontre le 26 juin 2014 avec Hicham Alaoui* et sa femme au Fouquet’s à Paris. Dans un paragraphe, il justifie maladroitement cette rencontre par… le hasard.</p>
<p>Comment y croire devant l’action organisée de l’universitaire Hicham Alaoui pour porter atteinte aux valeurs morales du règne du Roi Mohammed VI depuis plus de 20 ans ?</p>
<p>En anglais cela s’appelle du « sapping ». Il s’agit d’œuvrer à affaiblir ou détruire graduellement la force ou le pouvoir d’une personne. Pour tenter d’y parvenir, Hicham Alaoui s’appuie sur trois catégories d’individus : des journalistes, des universitaires et des « créatures » au profil trouble comme Zakaria Moumni ou Mustapha Adib qui avait d’ailleurs ouvertement fait état de ses relations avec Hicham Alaoui*.</p>
<figure id="attachment_216174" aria-describedby="caption-attachment-216174" style="width: 641px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-216174 size-full" src="https://atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2021/01/adibhicham1.jpg" alt="" width="641" height="317" srcset="https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2021/01/adibhicham1.jpg 641w, https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2021/01/adibhicham1-520x257.jpg 520w" sizes="auto, (max-width: 641px) 100vw, 641px" /><figcaption id="caption-attachment-216174" class="wp-caption-text">Hicham Alaoui et Mustapha Adib</figcaption></figure>
<p>Il avait dénoncé dans une lettre rendue publique en 2008, ses promesses d’aide financière non tenues, même si l’ex-capitaine avoue avoir reçu de Hicham Alaoui 25% de la somme prévue. Toutes ces personnes ont en commun le même ressentiment lié à des attentes ou des demandes non satisfaites par « Rabat », pour ne pas dire le Roi.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-216199" src="https://atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2021/01/postadib-1.jpg" alt="" width="592" height="897" srcset="https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2021/01/postadib-1.jpg 592w, https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2021/01/postadib-1-198x300.jpg 198w" sizes="auto, (max-width: 592px) 100vw, 592px" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Mais c’est là un autre récit auquel nous consacrerons un prochain article.</p>
<h2><strong>Mustapha Adib, « collaborateur » des services français</strong></h2>
<p>Cependant, dans l’architecture marécageuse des cercles dans lesquels ces « créatures » sont récupérées et encadrées dans l’objectif de discréditer le Maroc, le cas de l’ex-capitaine Adib nous interpelle sur les pratiques des services de la sécurité intérieure française, en l’occurrence la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), devenue depuis la Direction Générale de la Sécurité intérieure (DGSI). Dans un long post publié sur sa page Facebook depuis les Etats-Unis où il s’est installé, Mustapha Adib nous apprend en février 2019 qu’il a travaillé pour les services français, en 2014, c’est-à-dire en pleine crise entre le Maroc et la France.</p>
<p>A en croire l’ancien officier de l’armée de l’air marocaine, cette « coopération » devait être « entourée avec le maximum de secret ». Parmi ses « missions », des passages sur la chaine d’information en continu « France 24 » au sein de laquelle les services français semblent pouvoir ouvrir toutes les portes : « mon passage sur France 24 était dans le cadre d’une transaction avec les services secrets français et au plus haut niveau », écrit Mustapha Adib. On ne sait pas si le fait de qualifier le Maroc de « dictature » sur le plateau de la chaine chapeautée par le Quai d’Orsay faisait partie du « brief » reçu pas ses officiers traitants de la DCRI.</p>
<p>Ce que l’on croit savoir en revanche, c’est que lorsque l’on rend visite à un malade à l’hôpital d’instruction des armées du Val-de-Grâce (fermé depuis), il faut montrer patte blanche.</p>
<p>Or, lorsque Mustapha Adib s’y rend le 18 juin 2014 pour tourmenter la famille du Général Abdelaziz Bennani qui y était hospitalisé, il n’a aucun mal ni à y entrer, ni à trouver la chambre du général marocain mourant. Comment ? Par quels moyens ?</p>
<p>La réponse à ces questions se trouve peut-être dans un second post Facebook dans lequel l’ex-militaire affirme avoir également travaillé pour le compte du renseignement militaire français.</p>
<p>Depuis, les deux posts ont été supprimés du compte de Mustapha Adib.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-216198" src="https://atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2021/01/postFB-1.jpg" alt="" width="645" height="309" srcset="https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2021/01/postFB-1.jpg 645w, https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2021/01/postFB-1-520x249.jpg 520w" sizes="auto, (max-width: 645px) 100vw, 645px" /></p>
<h2><strong>Une plainte classée mais une affaire qui n’a pas livré tous ses secrets</strong></h2>
<p>Pour revenir à Zakaria Moumni, la justice française a classé sa plainte sans suite le 19 juillet 2016.Un protocole additionnel à la convention judiciaire liant les deux pays a été adopté par l’Assemblée Nationale pour que les procédures engagées en France par un ressortissant marocain contre un autre ressortissant marocain sur des faits commis au Maroc soient traitées à Rabat. Malgré cela et les conclusions du rapport d’enquête transmis à la justice française et selon lequel les actes de torture dont Moumni prétend être victime « ne reposent sur aucun fondement, ni de fait ni de droit (…) », la pilule ne passe toujours pas à Rabat.</p>
<p>Au delà du caractère insultant de la démarche, il est évident aux yeux de plusieurs hauts responsables marocains que les ressorts de cette affaire ne sont pas encore tous connus.</p>
<p>Si à deux reprises, Abdellatif Hammouchi s’est rendu en Espagne pour se voir décerner en 2014 et 2019 les plus hautes distinctions du royaume voisin, il n’a jamais voulu recevoir la légion d’honneur française. Une source au sein de l’ambassade de France à Rabat nous confirme que la prestigieuse décoration « n’a en effet jamais pu être remise » au patron de la DGST.</p>
<figure id="attachment_216195" aria-describedby="caption-attachment-216195" style="width: 625px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-216195" src="https://atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2021/01/hamouchiEsp.jpg" alt="" width="625" height="447" srcset="https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2021/01/hamouchiEsp.jpg 625w, https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2021/01/hamouchiEsp-419x300.jpg 419w" sizes="auto, (max-width: 625px) 100vw, 625px" /><figcaption id="caption-attachment-216195" class="wp-caption-text">Le Secrétaire d&rsquo;Etat espagnol à la Sécurité remet une décoration à Abdellatif Hammouchi. 07 octobre 2014</figcaption></figure>
<h2><strong>Le patron de la sécurité intérieure ne veut pas de la légion d’honneur</strong></h2>
<p>Elle avait pourtant été annoncée à grand renfort de caméras de télévision par Bernard Cazeneuve alors ministre de l’intérieur de François Hollande. Il s’était rendu à Rabat le 14 février 2015 pour aplanir les derniers « malentendus », louer « l’efficacité » des services de sécurité marocains et signifier l’estime et la considération de son pays au Maroc, un « partenaire clé » qui s’était tenu aux côtés de la France dans la terrible épreuve des attentats de Paris.</p>
<p>Le pensionnaire de la place Beauvau avait demandé à ce qu’Abdellatif Hammouchi soit présent au déjeuner organisé par son homologue Mohamed Hassad, mais le patron de la sûreté nationale marocaine, « ne s’y est pas rendu », nous affirme notre source de l’ambassade de France qui a insisté pour garder l’anonymat.</p>
<figure id="attachment_216173" aria-describedby="caption-attachment-216173" style="width: 623px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-216173 size-full" src="https://atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2021/01/hassadcazeneuve.jpg" alt="" width="623" height="387" srcset="https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2021/01/hassadcazeneuve.jpg 623w, https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2021/01/hassadcazeneuve-483x300.jpg 483w" sizes="auto, (max-width: 623px) 100vw, 623px" /><figcaption id="caption-attachment-216173" class="wp-caption-text">Le ministre français de l&rsquo;intérieur Bernard Cazeneuve en visite au Maroc, Février 2015</figcaption></figure>
<p>Quelques mois plus tard, lors d’une visite officielle à Tanger les 18 et 19 septembre 2015, le président François Hollande lui-même revient à la charge pour l’attribution de la légion d’honneur au patron de la DGST, qu’il s’agissait en réalité d’élever au grade d’officier puisque Abdellatif Hammouchi avait été fait chevalier de la légion d’honneur en 2011 par le président Sarkozy.</p>
<p>Le Directeur Général de la DGST et de la DGSN n’a jamais donné suite, à ce jour, ni à la première ni à la seconde proposition de décoration. Elles avaient été formalisées dans des écrits dont AtlasInfo.fr s’est procuré une copie.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-216194" src="https://atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2021/01/lettredecoration.jpg" alt="" width="640" height="444" srcset="https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2021/01/lettredecoration.jpg 640w, https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2021/01/lettredecoration-432x300.jpg 432w" sizes="auto, (max-width: 640px) 100vw, 640px" /></p>
<h2><strong>Maitriser le renseignement, c’est contrôler les décisions</strong></h2>
<p>Cet épisode de la résidence du Maroc à Paris illustre combien les questions de sécurité et de renseignement s’inscrivent au cœur des enjeux des relations internationales en devenant les principaux ressorts du changement qui caractérise les différents rapports de force entre Etats.</p>
<p>« La date du 11 septembre 2001 n’est pas seulement le repère symbolique d’un changement d’ère, elle est aussi l’expression d’une dimension inédite de la guerre, celle qui se mène par l’information », écrivent Didier Lucas et Christian Harbulot dans « La Guerre Cognitive » *.</p>
<p>Par le passé, la dissuasion nucléaire ou la guerre économique pouvaient suffire « à tenir un Etat ». Aujourd’hui la production du renseignement a bousculé ces paradigmes. Elle confère à ceux qui la maitrisent une part importante du contrôle de la décision, qu’elle soit régionale ou mondiale.</p>
<p>Aucun état, aucun service au monde ne peut prétendre aujourd’hui être en situation d’« autosuffisance » en matière de renseignement lui permettant de revendiquer ou d’occuper une position de domination absolue.</p>
<p>Pour sa part, le Maroc peut prétendre à une légitimité durable. C’est ce qui en a fait une cible mais c’est également ce qui le rend aujourd’hui si essentiel.</p>
<p><b>*Interview de Hélène Legeay à « Algérie Patriotique », 28 juin 2017.</b></p>
<p><strong>*Interview à « La Croix », 26 janvier 2018.</strong></p>
<p><strong>* Jeune Afrique.com, 3 octobre 2014.</strong></p>
<p><strong>*Hicham Alaoui est le fils ainé de Feu Moulay Abdellah, frère de Feu le Roi Hassan II.</strong></p>
<p><strong>*Sous la direction de Christian Harbulot et Didier Lucas, « La guerre cognitive, l’arme de la connaissance ». Lavauzelle-Graphic Editions, 2004.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
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		<title>France: plus de 8.000 personnes fichées pour radicalisation à caractère terroriste (gouvernement)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[infoatlas]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 31 Aug 2020 17:11:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France]]></category>
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					<description><![CDATA[ Plus de 8.000 personnes (8.132) en France sont à ce jour inscrites au fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT), a annoncé lundi le ministre français de l'Intérieur Gérald Darmanin.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>En déplacement au siège de la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), M. Darmanin a souligné que la menace terroriste « demeurait extrêmement élevée sur le territoire », en précisant que le « risque terroriste d&rsquo;origine sunnite demeurait la principale menace à laquelle est confrontée », la France.</p>
<p>Deux jours avant l&rsquo;ouverture du procès des attentats de Charlie Hebdo et de l&rsquo;Hyper Cacher, en janvier 2015, le ministre de l&rsquo;Intérieur a assuré que « la lutte contre le terrorisme islamiste était une grande priorité du gouvernement ». « Nous ne renoncerons jamais à traquer sans relâche ces ennemis de la République », a-t-il insisté.</p>
<p>Détaillant les formes de la menace, Gérald Darmanin a estimé que « malgré la défaite militaire de l&rsquo;Etat islamique (&#8230;) la composante extérieure de la menace (action terroriste élaborée à l&rsquo;étranger et projetée en France, NDLR), même si elle a diminué, devait continuer à faire l&rsquo;objet de toute notre attention ».</p>
<p>Néanmoins, pour lui, c&rsquo;est « la menace endogène (projets d&rsquo;actes terroristes élaborés sur le territoire, NDLR) qui est « la plus prégnante et la plus forte ». « Elle est nourrie par la propagande des groupes terroristes, inspirée des vétérans du Jihad mais également par l&#8217;emprise que les tenants d&rsquo;un islam radical s&rsquo;efforcent d&rsquo;avoir dans certains de nos quartiers », a-t-il ajouté.</p>
<p>Le ministre a estimé que « la menace représentée par des individus adeptes de l&rsquo;islam radical (&#8230;) devenait un défi croissant pour les services de renseignement qui assurent aujourd&rsquo;hui le suivi de 8.132 individus inscrits au FSPRT ».</p>
<p>Face à l&rsquo;ampleur des défis dans la lutte contre le terrorisme, Gérald Darmanin a mis l&rsquo;accent sur les moyens supplémentaires alloués à la DGSI, qui verra ses effectifs augmenter de « 1.260 agents dans tout le quinquennat ».</p>
<p>Abordant la question de la libération prochaine des « 505 détenus terroristes islamistes en lien avec la mouvance islamiste », auxquels il a ajouté « 702 détenus de droit commun susceptibles de radicalisation », il a fait valoir qu&rsquo;il s&rsquo;agissait d&rsquo;un « défi sécuritaire majeur ». « En 2020, a-t-il dit, les prévisions de libération sont évaluées à 45 détenus pour des faits d&rsquo;association de malfaiteurs terroristes », et en 2021 à « 63 terroristes islamistes condamnés ».</p>
<p>Gérald Darmanin a appelé en outre à la vigilance concernant « d&rsquo;autres formes d&rsquo;action » émanant « de groupuscules radicaux ou d&rsquo;individus isolés partisans du recours à la violence ». Il a cité à cet égard l&rsquo;arrestation en mai dernier à Limoges (centre) d&rsquo;un « suprémaciste », qui voulait s&rsquo;en prendre à des lieux de cultes juifs.</p>
<p>&nbsp;</p>
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