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	<title>désenclavement &#8211; Atlasinfo</title>
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		<title>Sahel : la bataille des corridors commence, le Maroc impose son axe atlantique</title>
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		<pubDate>Tue, 17 Mar 2026 12:18:59 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[La rupture entre les États du Sahel et la CEDEAO ne redessine pas seulement les alliances politiques. Elle ouvre une nouvelle phase où la vraie compétition ne porte plus seulement sur la sécurité, mais sur les accès, les routes et les débouchés. Dans cette recomposition, le Maroc avance avec une stratégie claire : transformer l’Atlantique en levier de puissance régionale.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Longtemps, le Sahel a été enfermé dans une seule lecture : celle de la menace. Terrorisme, instabilité, fragilité des États. Cette réalité demeure. Mais elle ne suffit plus à comprendre ce qui est en train de se jouer.</p>
<p>La sortie du Mali, du Burkina Faso et du Niger de la CEDEAO a ouvert une rupture politique majeure. Elle marque la fin d’un cadre régional et le début d’une tentative de reconstruction autour de l’Alliance des États du Sahel. L’annonce d’une force conjointe de 5 000 hommes s’inscrit dans cette logique. Elle traduit une volonté d’autonomie stratégique. Mais elle ne transforme pas, à elle seule, les équilibres réels du terrain.</p>
<p>Car le cœur du problème reste intact. Le Sahel est un espace mobile, fragmenté, où les dynamiques sécuritaires évoluent en permanence. Ce qui change en revanche, c’est la nature même de la compétition. Elle ne se joue plus uniquement sur le terrain militaire. Elle se déplace vers les flux, les routes, les accès et les capacités de connexion.</p>
<p>C’est dans ce contexte que l’initiative portée par Mohammed VI prend toute sa portée. En proposant d’ouvrir aux pays du Sahel un accès à l’océan Atlantique, le Maroc ne se contente pas d’un positionnement diplomatique. Il introduit une autre lecture de la stabilisation : celle du désenclavement.</p>
<p>Pour des États sans accès direct à la mer, l’enjeu est structurant. Il ne s’agit pas seulement de commerce. Il s’agit de dépendance, de souveraineté, de capacité à exister dans les échanges mondiaux. L’accès à l’Atlantique devient alors un outil de transformation stratégique.</p>
<p>Cette dynamique s’inscrit dans un espace plus large. De la Mauritanie au Sénégal, en passant par les États atlantiques africains mobilisés autour du processus lancé depuis Rabat, se dessine une profondeur géopolitique nouvelle. Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani et Bassirou Diomaye Faye incarnent cette façade atlantique qui devient progressivement un axe structurant.</p>
<p>Le Sahel n’est plus seulement une zone enclavée. Il devient un point de connexion potentiel entre l’intérieur africain et les grandes routes maritimes. Le changement d’échelle est considérable.</p>
<p>Dans cette perspective, le fait que le projet porte explicitement le nom du Maroc est loin d’être anodin. Ce n’est pas un symbole. C’est un engagement. Cela signifie qu’un État met en jeu ses infrastructures, sa façade maritime, sa stabilité institutionnelle et sa crédibilité africaine. Le Maroc ne parle pas seulement du Sahel. Il propose de le relier.</p>
<p>Face à cette dynamique, l’Algérie cherche à préserver sa propre centralité. Son retour diplomatique vers le Niger et le Burkina Faso, son rôle énergétique et ses projets sahariens traduisent une autre logique : celle d’un ancrage continental fondé sur l’énergie et les routes transsahariennes. Il ne s’agit pas d’une opposition frontale, mais d’une compétition de positionnement.</p>
<p>Les autres acteurs avancent avec prudence. Les États-Unis reviennent par une approche pragmatique, centrée sur la sécurité et les intérêts. L’Europe reste présente, mais son influence politique s’est affaiblie. Quant à la France, son retrait militaire a marqué la fin d’un cycle. Elle n’est plus aujourd’hui l’acteur structurant du Sahel.</p>
<p>C’est pourquoi la recomposition actuelle doit être lue autrement. Le Sahel reste un espace de crise. Mais il devient aussi un espace de projection. Une zone où se redéfinissent les routes, les alliances et les rapports de force.</p>
<p>Dans ce nouveau jeu, la question n’est plus seulement de savoir qui sécurise. Elle est de savoir qui connecte. Et sur ce terrain, le Maroc avance avec une idée simple mais stratégique : faire de l’Atlantique non plus une frontière, mais une profondeur.</p>
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		<title>Atlantique : le Maroc fait du désenclavement un choix de stabilité</title>
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		<pubDate>Sat, 14 Mar 2026 14:46:13 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Dans le débat sur le Sahel, l’attention se fixe souvent sur l’urgence sécuritaire. Le Maroc, lui, avance une autre lecture : une région ne se stabilise pas seulement par le contrôle, mais aussi par l’ouverture. Ouvrir des accès, relier des territoires, créer des débouchés, c’est aussi réduire une part de la fragilité. C’est cette idée &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h3><strong>Dans le débat sur le Sahel, l’attention se fixe souvent sur l’urgence sécuritaire. Le Maroc, lui, avance une autre lecture : une région ne se stabilise pas seulement par le contrôle, mais aussi par l’ouverture. Ouvrir des accès, relier des territoires, créer des débouchés, c’est aussi réduire une part de la fragilité. C’est cette idée qui donne aujourd’hui sa portée à l’Initiative Atlantique portée par Rabat</strong>.</h3>
<p>Le cap a été clairement fixé dans le discours royal du 6 novembre 2023. Le Roi Mohammed VI y a proposé une initiative internationale destinée à faciliter l’accès des États du Sahel à l’océan Atlantique, tout en rappelant que les difficultés de cette région ne peuvent pas être traitées par la seule réponse militaire. Le message était simple : l’enclavement n’est pas seulement un handicap économique ; il peut aussi devenir un facteur durable de vulnérabilité.</p>
<p>Depuis, cette orientation a gardé sa cohérence. Le message royal adressé en juin 2025 au sommet « L’Afrique pour l’Océan » a replacé l’espace atlantique dans une vision plus large, où la mer n’est pas seulement une façade géographique, mais un levier de prospérité, de lien continental et de coopération africaine. Dans cette lecture, l’Atlantique n’est plus un bord du territoire : il devient un espace de projection.</p>
<p>Ce qui rend le sujet actuel, c’est que cette vision continue d’être relayée sur le terrain diplomatique. Le 13 mars 2026, MAP rapportait qu’à New York, les ministres des Affaires étrangères de l’Alliance des États du Sahel avaient salué l’Initiative Atlantique du Roi. Ce signal ne signifie pas que tout est déjà en place. Il montre en revanche que la proposition marocaine reste présente dans les échanges régionaux et qu’elle continue d’être perçue comme une piste crédible face à l’isolement sahélien.</p>
<p>L’intérêt de l’approche marocaine est qu’elle parle de choses concrètes. Il ne s’agit pas ici d’un slogan, mais de routes, de ports, de circulation, de logistique et d’accès aux marchés. Cette logique s’inscrit d’ailleurs dans une continuité plus ancienne. Dès 2015, le discours royal de la Marche Verte liait déjà le Sahara marocain à une vocation d’échanges commerciaux et d’interactions humaines entre l’Afrique et l’Europe, avec l’annonce du grand port Dakhla Atlantique et d’axes d’infrastructure tournés vers la profondeur africaine.</p>
<p>Une analyse publiée le 5 février 2026 par le Policy Center for the New South renforce cette lecture. Elle présente l’Initiative Atlantique comme une stratégie de corridor, articulant infrastructures portuaires atlantiques, routes intérieures et systèmes énergétiques pour connecter les économies sahéliennes enclavées. Dit autrement, le Maroc cherche à transformer une contrainte géographique en possibilité stratégique.</p>
<p>Il faut toutefois garder la bonne mesure. Le projet ne peut pas être présenté comme un chantier déjà achevé. Il dépend encore des conditions régionales, des coordinations politiques, du financement et du rythme réel des infrastructures. Mais c’est précisément cette prudence qui rend le sujet solide. La force de l’initiative ne tient pas à une promesse excessive. Elle tient à la convergence entre une vision d’État, des relais diplomatiques récents et une logique concrète de désenclavement.</p>
<p>Au fond, le pari marocain tient en peu de mots : faire de l’Atlantique non pas une frontière, mais une ouverture. Dans une région où l’on parle surtout de crise, cette idée garde une vraie portée politique, parce qu’elle remet la connexion, l’infrastructure et le temps long au centre du débat.</p>
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		<title>Forum MD: le Sahara, pilier d&#8217;un corridor énergétique reliant l&#8217;Afrique et l&#8217;Europe (Mme Benali)</title>
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		<pubDate>Fri, 14 Nov 2025 17:47:14 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[La ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, Leila Benali, a affirmé, vendredi à Dakhla, que le Sahara Atlantique est appelé à devenir « un corridor stratégique de connectivité et de désenclavement entre deux continents », grâce aux grands chantiers énergétiques visionnaires lancés sous l’impulsion du Roi Mohammed VI. Intervenant lors d’un keynote dans le &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, Leila Benali, a affirmé, vendredi à Dakhla, que le Sahara Atlantique est appelé à devenir « un corridor stratégique de connectivité et de désenclavement entre deux continents », grâce aux grands chantiers énergétiques visionnaires lancés sous l’impulsion du Roi Mohammed VI.</strong></p>
<p>Intervenant lors d’un keynote dans le cadre du Forum MD Sahara, tenu sous le thème « Le Sahara Atlantique, corridor de désenclavement et de connectivité entre deux continents », Mme Benali a annoncé que le Maroc se trouve « à la veille du lancement effectif de son infrastructure gazière souveraine ». Celle-ci comprend le terminal d’importation de gaz de Nador West Med ainsi que les gazoducs destinés à relier le Nord et le Centre du pays (Tanger, Kénitra, Mohammedia) aux grands pôles industriels et électriques.</p>
<p>La ministre a fait remarquer que cette infrastructure se connectera à la première phase du gazoduc Afrique–Atlantique, anciennement Gazoduc Nigéria–Maroc, rebaptisé en décembre dernier par décision conjointe des ministres africains concernés.</p>
<p>« Ce gazoduc n’est pas un simple tuyau : c’est un instrument d’intégration économique et sociale entre l’Afrique du Nord et l’Afrique de l’Ouest, et un levier de désenclavement régional », a-t-elle affirmé.</p>
<p>Elle a également mis en avant le développement de l’interconnexion électrique Maroc-Mauritanie, qui favorisera la sécurité d’approvisionnement, les échanges d’électricité et la création d’un marché énergétique régional structuré sur le corridor atlantique.</p>
<p>Cette dynamique s’ajoute au renforcement des interconnexions Maroc-Espagne, Maroc-Portugal, Maroc-France et aux futurs lignes à courant continu haute tension HVDC Nord-Sud, consolidant la position du Royaume en tant que « véritable corridor énergétique entre l’Afrique et l’Europe ».</p>
<p>Mme Benali a aussi rappelé le rôle stratégique du corridor OTC (Origination, Transit et Certification), qui sera officialisé le 24 novembre lors du Congrès international des mines du Maroc.</p>
<p>Évoquant le potentiel énergétique des provinces du Sud, la ministre a souligné qu’elles disposent déjà de plus de 1,5 GW de capacité installée en énergies renouvelables, pour un investissement dépassant 20 milliards de dirhams.</p>
<p>Le plan actuel prévoit 1,5 GW additionnels d’ici 2030, nécessitant la construction, en moins de cinq ans, de capacités supérieures à celles mises en place durant les vingt dernières années, a-t-elle fait savoir.</p>
<p>Le Sahara marocain, a conclu Mme Benali, retrouvera pleinement sa vocation millénaire de « carrefour de connectivité et d’échanges entre le Nord et le Sud, de Tanger jusqu’à Port Harcourt, au service d’un développement partagé et durable ».</p>
<p>Les travaux de la 5ème édition du Forum annuel MD Sahara se sont ouverts, vendredi à Dakhla, sous le thème « 50 ans de la Marche Verte: Unité nationale et ambition continentale ».</p>
<p>Placée sous le Haut Patronage du Roi, la 5ᵉ édition de ce forum, organisée par le Groupe média Maroc Diplomatique, met en lumière la dimension historique et politique de la Marche Verte, ainsi que son prolongement dans les stratégies contemporaines du Maroc, notamment son rôle moteur dans l&rsquo;intégration régionale et la coopération africain.</p>
<p>Le Forum, qui se veut un carrefour d&rsquo;échanges et de réflexions, réunit au cours de ces deux jours des responsables gouvernementaux, des acteurs économiques, des universitaires, ainsi que des représentants d&rsquo;organisations régionales et internationales.</p>
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