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	<title>Démocrates &#8211; Atlasinfo</title>
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	<title>Démocrates &#8211; Atlasinfo</title>
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		<title>Ascension de Zohran Mamdani à New York: moment de crise ou de renouveau pour les démocrates?</title>
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		<pubDate>Mon, 03 Nov 2025 11:38:39 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[L’ascension fulgurante à New York du jeune socialiste Zohran Mamdani à la faveur de sa victoire retentissante lors de la primaire démocrate en juin dernier en vue des élections mayorales de ce mardi continuent de faire des remous dans le landerneau médiatico-politique de la plus grande métropole des Etats-Unis. Les ondes de choc de cette &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L’ascension fulgurante à New York du jeune socialiste Zohran Mamdani à la faveur de sa victoire retentissante lors de la primaire démocrate en juin dernier en vue des élections mayorales de ce mardi continuent de faire des remous dans le landerneau médiatico-politique de la plus grande métropole des Etats-Unis.</strong></p>
<p>Les ondes de choc de cette percée inattendue face à un chevronné de l’arène politique à New York du calibre de l’ancien gouverneur de l’Etat éponyme, Andrew Cuomo, se font sentir jusque dans les rangs de l’establishment d’un parti démocrate traditionnellement accoutumé à des politiciens centristes ou progressistes, mais désormais acculé à « pactiser » avec la nouvelle figure de la gauche new-yorkaise.</p>
<p>De l’aveu même de M. Cuomo, qui a essuyé une défaite cuisante lors de la primaire démocrate le contraignant à persévérer dans la course à la mairie sous bannière indépendante, la victoire de Mamdani renseigne sur une « guerre civile » qui couve au sein du Parti démocrate entre la gauche et les centristes, non seulement à New York mais dans l’ensemble du pays.</p>
<p>Dans ce sens, le Wall Street Journal estime que si le jeune politicien musulman d’origine indienne l&#8217;emporte ce mardi, le « glissement à gauche » au sein de la formation bleue va s’accentuer d’autant plus que davantage de progressistes qui ont l’intention de se présenter aux prochaines échéances seront tentés de « se radicaliser » en virant à gauche pour garantir leur “survie” politique.</p>
<p>Pour d’autres observateurs, la montée de Mamdani, qui ne bénéficie pourtant que de quelques soutiens parmi l’élite dirigeante du Parti démocrate, a brouillé les cartes d’une formation toujours aux prises avec les séquelles de la défaite cinglante de sa candidate Kamala Harris lors des élections présidentielles de 2024 face au porte-étendard du parti républicain, Donald Trump.</p>
<p>Hormis le soutien exprimé par la gouverneure de New York, Kathy Hochul, et le chef de file de la minorité démocrate à la chambre des représentants, Hakeem Jeffries, le jeune Mamdani ne fait pas l’unanimité au sein de ce parti libéral, relèvent les analystes, notant qu’un grand nombre de démocrates ne voient pas d’un bon oeil l’agenda économique “populiste” du jeune candidat.</p>
<p>« Le programme électoral de Mamdani visant à geler les loyers, augmenter les impôts, construire des épiceries municipales et offrir des services de garde d&rsquo;enfants gratuits à tous les enfants, ainsi que ses critiques à l&rsquo;égard des entreprises et de la police, a effrayé de nombreux démocrates proches du centre politique du parti », fait observer, de son côté, le site d’information Axios.</p>
<p>Aux yeux d’autres analystes, ce “cafouillage” démocrate est plutôt symptomatique d’une “crise d’identité” au sein de ce parti qui n’arrive pas à se rallier derrière un leader fédérateur dans une arène politique toujours dominée par le président républicain Donald Trump.</p>
<p>“Les différences autour de Mamdani reflètent les turbulences auxquelles les démocrates sont confrontés à l&rsquo;échelle nationale”, estime l’analyste Alex Thompson dans un article publié par Axios, relevant que les progressistes et d’autres membres du parti sont de plus en plus frustrés par l&rsquo;establishment démocrate.</p>
<p>Par ailleurs, des observateurs et médias voient dans cette situation de doute et d’incertitudes que traverse le parti démocrate une opportunité pour redorer son blason et marquer un retour en force en prévision des élections décisives de mi-mandat de 2026, expliquant que les candidats démocrates peuvent s’inspirer de la campagne de Mamdani pour se départir du caractère “élitiste” qui a rattrapé le parti au cours des dernières années et renouer avec ses “racines” qui puisent dans la classe ouvrière.</p>
<p>“C’est peut-être le moment de ressaisissement collectif qu’attendaient les démocrates pour amorcer ce nouveau départ tant attendu”, estiment-ils.</p>
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		<title>Donald Trump, un nouveau procès de destitution sans suspens</title>
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		<pubDate>Mon, 08 Feb 2021 10:54:04 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Un an après l&#8217;acquittement de l’ancien président américain Donald Trump dans son procès de destitution au Sénat dans le cadre de l’affaire ukrainienne, voilà que les sénateurs démocrates et républicains se réunissent à nouveau mardi pour cet exercice aux allures de remake hollywoodien. Un remake certes, mais bien différent du premier procès. Dans la forme &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Un an après l&rsquo;acquittement de l’ancien président américain Donald Trump dans son procès de destitution au Sénat dans le cadre de l’affaire ukrainienne, voilà que les sénateurs démocrates et républicains se réunissent à nouveau mardi pour cet exercice aux allures de remake hollywoodien.</p>
<p>Un remake certes, mais bien différent du premier procès. Dans la forme d’abord. Malgré leurs divergences sur à peu près tous les sujets, démocrates et républicains semblent s’accorder sur le fait qu’il faut boucler ce procès le plus rapidement possible.</p>
<p>Pour les démocrates, un procès prolongé de trois semaines, à l’instar de celui d’il y a un an, risque de compromettre leurs efforts pour adopter l’ambitieux « Plan de secours américain » tant désiré par le président Joe Biden. En effet, un sénat qui tient un procès de destitution est un sénat qui ne vote pas sur les législations en attente. Par ailleurs, chaque jour passé à débattre de la culpabilité de Trump est une occasion ratée pour les démocrates de confirmer les membres de cabinet du président, causant des retards significatifs dans la mise en œuvre des promesses électorales de Biden.</p>
<p>De leur côté, les républicains veulent à tout prix éviter un long procès qui risque de compromettre davantage l’image d’un parti divisé après l’assaut tragique du 6 janvier contre le Capitole, temple de la démocratie américaine.</p>
<p>Sur le fond, l’argumentaire des managers démocrates de la Chambre des représentants, qui feront office de « procureurs » lors du procès au Sénat, est assez simple: Trump est accusé « d’incitation à l’insurrection ». Pour convaincre les Américains du bien-fondé de leur accusation, les démocrates comptent s’appuyer sur les images choquantes de l’invasion du Capitole, en prenant les législateurs eux-mêmes comme témoins, puisqu’il s’en fallait de peu qu’ils ne soient attaqués par les assaillants.</p>
<p>Contrairement au procès de 2020, les démocrates n’ont pas l’intention de solliciter des experts pour témoigner, une démarche qui risquerait de prolonger la durée de l’affaire. Bien qu’ils aient demandé à Trump de témoigner en personne, les avocats de ce dernier ont vite rejeté cette requête.</p>
<p>Selon les observateurs, les démocrates ne comptent pas insister pour faire témoigner le 45ème président américain, d’une part pour ne pas faire traîner le procès, et de l’autre, car ils comptent s’appuyer sur ses nombreux tweets dans les semaines et les jours ayant précédé l’assaut contre le Capitole et, surtout, son discours prononcé devant la Maison Blanche quelques heures avant l’invasion du Congrès.</p>
<p>Pour leur part, les avocats de Trump veulent déployer une stratégie ciblant la procédure elle-même, avec un raisonnement clair: Trump ne peut pas être destitué car il n’est plus président.</p>
<p>Pas plus tard que dimanche, le sénateur républicain Rand Paul a étayé cette thèse, qualifiant le procès de « farce partisane » et estimant que Trump a « zéro chance » d’être condamné.</p>
<p>L’issue du procès, ne fait, quant à elle, l’objet d’aucun suspens. Le 26 janvier, le sénateur Paul a soumis une motion au Sénat dans laquelle il s’opposait au procès de destitution de l’ancien président Trump, arguant qu’une telle démarche était inconstitutionnelle.</p>
<p>Malgré leurs sorties médiatiques très critiques envers l&rsquo;ancien président après les évènements du 6 janvier, au bout du compte, seuls cinq sénateurs républicains ont joint leurs votes à ceux des démocrates pour surmonter la motion du sénateur Paul. Or, outre la totalité des démocrates, il faudrait que 17 sénateurs républicains votent contre Trump lors du procès pour qu’il soit « destitué », un scénario très improbable.</p>
<p>Mais pour les démocrates, et certains républicains, l’enjeu de ce procès n’est pas l’acquittement ou la destitution de Donald Trump. Il s’agit plutôt de démonter, une bonne fois pour toute, les arguments de certains élus républicains qui ont soutenu les thèses de fraude électorale après l’élection du 03 novembre dernier. Il s’agit, aussi, d’écorner l’image d’un Trump toujours aussi populaire auprès des républicains afin d’éviter qu’il ne se présente pour une nouvelle élection en 2024.</p>
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		<title>Les démocrates veulent la peau de Trump</title>
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		<pubDate>Mon, 11 Jan 2021 16:52:54 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Les démocrates ont déposé lundi à la Chambre des représentants un acte d&#8217;accusation contre Donald Trump, première étape vers l&#8217;ouverture formelle attendue cette semaine d&#8217;une deuxième procédure de destitution contre le président américain, qu&#8217;ils accusent d&#8217;avoir « incité à la violence » qui a frappé le Capitole. En parallèle, les démocrates, qui contrôlent la majorité à la &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Les démocrates ont déposé lundi à la Chambre des représentants un acte d&rsquo;accusation contre Donald Trump, première étape vers l&rsquo;ouverture formelle attendue cette semaine d&rsquo;une deuxième procédure de destitution contre le président américain, qu&rsquo;ils accusent d&rsquo;avoir « incité à la violence » qui a frappé le Capitole.</p>
<p>En parallèle, les démocrates, qui contrôlent la majorité à la Chambre, ont présenté une autre résolution demandant au vice-président Mike Pence de démettre Donald Trump de ses fonctions, en invoquant le 25e amendement de la Constitution américaine.</p>
<p>Un républicain s&rsquo;est opposé à son adoption immédiate à l&rsquo;unanimité. Un vote en séance plénière devrait avoir lieu dès mardi.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Hicham Alaoui* ou la nostalgie du « Printemps (désenchantement) Arabe »</title>
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		<pubDate>Tue, 17 Nov 2020 10:08:39 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Pour l’universitaire Hicham Alaoui, l’arrivée des démocrates à la Maison Blanche est censée effrayer l’Arabie Saoudite et les Emirats Arabes Unis qui se verraient mettre au pas par l’administration Biden, faire peur à Benyamin Netanyahu car l’option des deux Etats au Moyen-Orient serait remise au goût du jour et surtout tétaniser les pays de la région Mena où le "Printemps Arabe" serait réactivé. ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Parmi les milliers d’articles écrits pour analyser les priorités de la politique étrangère du nouveau chef de la Maison Blanche, celui de Hicham Alaoui nous a particulièrement interpelés. Il se présente volontiers comme « géopolitologue » et pourtant il accumule absence de discernement, carence argumentaire et méconnaissance des fondements des relations internationales. Nous ne pouvions pas ne pas tenter d’analyser comment et surtout pourquoi.</p>
<p>En relations internationales il y a plusieurs approches éligibles à la mise en œuvre de la politique étrangère des Etats. Libéralisme pour les uns, constructivisme pour d’autres ou encore réalisme ou idéalisme qui sont deux théories opposées. Elles voudraient, pour la première, que les nations cherchent à assurer leur sécurité et développer leur influence pour contrer celle des autres puissances et pour la seconde qu’elle cultive l’illusion, idéaliste, d’un système de relations internationales fondé sur la négation de la force et la valeur absolue accordée à une idée ou à la loi.</p>
<p>La dernière analyse signée par Hicham Alaoui ne s’inscrit dans aucune d’entre elles et constitue, de ce fait, une curiosité car elle laisse perplexe ceux qui tenteraient de comprendre les enjeux de la politique étrangère américaine dans la zone Mena, à la lumière de l’élection du candidat démocrate à la Maison Blanche. Elle a été publiée le 27 octobre dernier dans le cadre d’un dossier intitulé « The World That Awaits the US President in 2021 » réalisé par le « Weatherhead Center For International Affairs » de l’université Harvard.</p>
<p>La contribution de Hicham Alaoui traite de ce qui changerait au Moyen-Orient et au Maghreb si Joe Biden remportait les élections américaines.</p>
<p>Ce texte laisse dubitatif le lecteur car l’ordre international que tente d’y définir Hicham Alaoui positionne les Etats-Unis comme un Etat supérieur aux autres Etats alors que par définition, le système mondial est anarchique et que les Etats sont indépendants. L’universitaire projette même son « analyse » dans un système de puissance unipolaire alors que celui-là même qui voudrait que la Russie et les Etats-Unis se fassent face et « occupent » chacun un pôle de la planète n’existe plus depuis fort longtemps.</p>
<h2><strong> </strong><strong>Il y aura un avant et un après Donald Trump</strong></h2>
<p>Dans une perte de repères chronologiques peu ordinaire, l’universitaire omet en effet que les rapports de forces ont changé et que les cartes ont été redistribuées, les alliances ont évolué et même le rapport à l’international des Etats-Unis n’est plus le même. Il y aura clairement un avant et un après Donald Trump d’abord parce que les mois, pour ne pas dire les années sombres qui s’annoncent pour le peuple américain, obligeront l’administration Biden à garder les yeux bien rivés sur le front intérieur. Il a été largement affaibli par la pandémie du coronavirus, la crise économique, la montée des populismes et une crise identitaire et raciale d’une telle intensité qu’elle place le pays au bord d&rsquo;une guerre civile au moindre mot ou coup de genou de trop.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-full wp-image-212225 alignright" src="https://atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/11/hichamou.jpg" alt="" width="340" height="478" srcset="https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/11/hichamou.jpg 340w, https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/11/hichamou-213x300.jpg 213w" sizes="(max-width: 340px) 100vw, 340px" /></p>
<p>Aussi, est-il étonnant que Hicham Alaoui parte du principe que les Etats-Unis, sa « seconde patrie » *, n’ont pas changé et que le monde s’est arrêté de tourner il y a quatre ans, voire dix ans s’agissant de la partie consacrée au « Printemps Arabe ». Or, un retour des démocrates à la Maison Blanche n’est pas synonyme de retour en arrière, quels que soient les manquements de l’administration Trump.</p>
<p>Oui, Il y aura les Etats-Unis d’après Donald Trump mais il y aura les Etats-Unis d’abord et sur cela, Joe Biden s’est largement engagé tout au long de sa campagne, hiérarchisant clairement les priorités de sa future administration, le jour même où il est passé du statut de candidat à celui de président élu.</p>
<p>Son programme de campagne* atteste de son engagement à mettre au centre de la décision le bien-être, la prospérité, les droits et l’unité de chacun des citoyens américains dont le modèle démocratique a été pour le moins malmené ces dernières années, jusque dans le déroulement du scrutin présidentiel.</p>
<p>Autre principe quasi universel et rarement contredit par la politique étrangère américaine : lorsque l’on parle des relations internationales d’un Etat, les fondamentaux ne changent pas. Le style et la manière font la différence mais exceptionnellement le fond.</p>
<p>Les options stratégiques ne changeront pas, ni par rapport à la Chine, l’Iran, l’Arabie Saoudite et les Emirats Arabes Unis, ni même la Russie ou encore l’Europe.</p>
<p><img decoding="async" class="alignright wp-image-212226 size-full" src="https://atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/11/AIPAC.jpg" alt="" width="364" height="239" srcset="https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/11/AIPAC.jpg 364w, https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/11/AIPAC-300x197.jpg 300w" sizes="(max-width: 364px) 100vw, 364px" /></p>
<p>Quant au dossier israélo-palestinien il suffit simplement de lire le programme de Joe Biden pour voir rappeler l’ « engagement ferme en faveur de la sécurité d’Israël » du parti démocrate. Plus encore, tous les spécialistes du Moyen-Orient ont encore en tête les mots de Kamala Harris pendant la campagne électorale : « nous devons nous tenir aux côtés d’Israël pour assurer sa sécurité et c’est une position qui doit être solide comme la roche », avait martelé la candidate à la vice-présidence, ajoutant que les démocrates prévoyaient une aide militaire de 38 milliards de dollars en faveur de l’Etat hébreu sur les 10 prochaines années.</p>
<p>Pour ce qui est du « Printemps Arabe », rien. Pas une virgule n’est venue ponctuer la vision des démocrates sur ce sujet, sachant qu’au-delà de l’ « échec » dont il est porteur, la publication des mails sur ce sujet de l’ancienne secrétaire d’état Hillary Clinton, a plongé le parti démocrate américain dans un embarras dont il se serait bien passé.</p>
<p>Pour comprendre en quoi les projections de Hicham Alaoui se distinguent de par leur inexactitude et leur obsolescence, nous passerons en revue ici les principales d’entre elles.</p>
<h2><strong>« La politique de l’administration Trump au Moyen-Orient est celle d’un repli chaotique »</strong></h2>
<p>Les éléments de langage utilisés par l’universitaire méritent qu’on s’y arrête pour constater que le retrait de certaines troupes américaines de la région, les tractations avec les parties afghanes et la pression diplomatique intense exercée par Washington, sous le mandat de Donald Trump, ne peuvent être raisonnablement qualifiés de « repli chaotique », pas même par les courants les plus hostiles à Donald Trump au sein du parti démocrate. Ils ont mené à un renforcement inédit de la position d’Israël dans la région et à un « containment » sans précédent de l’Iran.</p>
<p>C’est une erreur d’analyse qui égale celle qui voudrait que la stratégie de l’administration Biden soit une stratégie de « réengagement prudent », à l’image de la doctrine Obama. Hicham Alaoui ne semble pas conscient qu’une action moins unilatéraliste des Etats-Unis n’est pas une option à court terme et que la donne a changé dans la région avec la formation d’axes offensifs comme celui mené par Ankara, le Qatar ou encore les Frères musulmans.</p>
<p>L’universitaire semble s’avancer sur ce terrain d’évaluation sur la seule base de l’idéologie présumée du vainqueur de l’élection présidentielle. C’est la même approche qui l’avait mené à écrire, par exemple, que Bill Clinton allait en devenant président réduire l’interventionnisme américain au Proche-Orient. Les évènements ont démontré par la suite que c’est le président qui a fait tirer le plus de missiles sur des cibles ennemies.</p>
<h2><strong>« L&rsquo;administration Biden s&rsquo;occuperait de la tragédie palestinienne »</strong></h2>
<p>Selon Hicham Alaoui<strong>, </strong>« les États-Unis ont peu d&rsquo;espace de manœuvre, et cela ne changera probablement pas. Il reviendrait sur « l’accord du siècle» et tenterait de ressusciter la solution à deux États ». Rien n’est évidemment plus improbable. Joe Biden a déjà donné tous les gages aux lobbies israéliens en applaudissant à la reconnaissance d’Israël par les monarchies du Golfe et en annonçant par la voix de sa vice-présidente Kamala Harris que la priorité de son mandat est la sécurité d’Israël.</p>
<p>Ce sont là des engagements qui sont plus à même de renforcer la position de Benyamin Netanyahou ainsi remis en selle, que de le pousser à épouser sérieusement l’option des deux Etats avec une Autorité palestinienne que Hicham Alaoui qualifie de « bloquée dans un déclin moribond depuis des décennies ».</p>
<p><img decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-212227" src="https://atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/11/kods.jpg" alt="" width="588" height="392" srcset="https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/11/kods.jpg 588w, https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/11/kods-450x300.jpg 450w" sizes="(max-width: 588px) 100vw, 588px" /></p>
<p>Oubliant que les enjeux dépassent la seule question palestinienne aux yeux de Washington, l’universitaire pense que « les États arabes seraient moins incités à se précipiter dans des normalisations avec Israël sans que ce dernier ne traite des droits des Palestiniens ». Il omet ainsi l’approche « militante » des Etats-Unis vis-à-vis de l’Iran, quelle que soit la coloration politique de leur administration, tout comme il ne prend pas en considération le soutien et les garanties apportés aux dirigeants saoudiens et émiratis dans leur normalisation avec l’Etat hébreu.</p>
<p>Il ne fait aucun doute que Joe Biden changera de rhétorique, favorisera une reprise du dialogue, tentera de freiner la colonisation et pourrait même rouvrir le bureau palestinien à Washington fermé par son prédécesseur. Mais comment s’imaginer une seule seconde que l’option des deux Etats sur la table pendant les deux mandats de Barak Obama puisse constituer un axe stratégique de la politique de celui qui fût le vice-président de l’ancien occupant démocrate de la Maison Blanche ? Joe Biden reviendra- t-il sur l’annexion du Golan ? Non. Joe Biden déménagera-t-il l’ambassade des Etats-Unis installée à Jérusalem ? Définitivement, non.</p>
<h2><strong> </strong><strong>« Les États-Unis essaieraient de freiner le programme de missiles balistiques de l’Iran » </strong></h2>
<p>Hicham Alaoui écrit qu’« en tentant de revoir le cadre de l’accord sur le nucléaire pour ouvrir un nouveau dialogue, les États-Unis essaieraient de freiner le programme de missiles balistiques de l’Iran en donnant à son régime une place à la table des négociations».</p>
<p>Rien n’est moins sûr si l’on considère que les vice-présidents ne suivent pas systématiquement la politique menée par l’administration du président qu’ils ont été amenés à seconder. L’Iran s’est engagé dans un programme de missiles balistiques, fer de lance de ses ambitions d’expansion régionale, ce qui accule Washington, quelle que soit la couleur politique de sa présidence, à continuer de faire pression sur le régime des Mollahs, décidés plus que jamais à asseoir leur arsenal nucléaire<strong>.</strong></p>
<p>L’ « analyste » poursuit en prédisant que « les dirigeants iraniens résisteront sans aucun doute à l’invitation, car l’arsenal reste un atout vital pour leur  capacité militaire ». Il y a là une contradiction avec la perspective peu crédible d’une prise de risque de Joe Biden de revivre l’affront fait par le régime iranien à la présidence Carter qui avait tenté de dialoguer avant que la crise des otages de l’ambassade américaine à Téhéran en 1979 ne vienne couper court à toute perspective sérieuse. Ainsi, si tout au long de sa campagne, le candidat démocrate avait insisté sur le fait que les pressions menées par l’administration Trump à l’égard de Téhéran était une erreur, c’était pour relever qu’elles avaient permis à l’Iran de disposer des capacités nucléaires conséquentes pour lui permettre de construire une bombe.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-212228 alignright" src="https://atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/11/rohani.jpg" alt="" width="432" height="294" /></p>
<p>Avant toute option qui permette une reprise des négociations, Joe Biden attend de l’Iran qu’elle se remette en conformité avec les termes de l’accord. Les déclarations du président iranien Hassan Rohani après l’élection de l’ancien vice-président américain montrent une volonté de relancer le processus de coopération. Un retour des États-Unis à la table des négociations pourrait en effet mener à une levée des sanctions économiques dont Téhéran a besoin pour sortir de l’isolement et la crise économique et sociale qui paralysent le pays.</p>
<h2><strong> </strong><strong>Axe saoudo-émirati : </strong><strong>« les États-Unis reconsidéreraient soigneusement leur attitude libre »</strong></h2>
<p>Durant sa campagne électorale, le candidat démocrate a promis un réajustement de la relation des Etats-Unis avec l’Arabie Saoudite mais penser que la nouvelle administration démocrate se lancerait dans un « détricotage » de ce que Trump a façonné avec la nouvelle Arabie Saoudite de MBS, n’est pas juste une erreur mais la démonstration d’une méconnaissance de la position américaine dans la région. Elle compte pour pilier majeur le Royaume saoudien et ce, quels que soient ses dirigeants.</p>
<p>L&rsquo;universitaire poursuit: « l’Arabie Saoudite et les Émirats Arabes Unis ont agi en tant qu’avant-garde contre-révolutionnaire du Moyen-Orient, s’efforçant d’inverser les acquis démocratiques. Ils ont cherché à renforcer les régimes autoritaires et les alliés dans toute la région – et ils ont réussi grâce à un mandat virtuel de l’administration Trump ». Hicham Alaoui croit ici que Joe Biden construirait une politique avec ses alliés arabes basée uniquement sur les droits de l’Homme. Si cela avait été le cas, cette approche aurait prévalu aussi bien avec l’administration Obama qu’avec celles de ses prédécesseurs démocrates, la question des atteintes aux droits humains n’étant pas une caractéristique propre au nouveau pouvoir saoudien incarné par Mohamed Ben Salman.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-212229" src="https://atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/11/MBZ-MBS.jpg" alt="" width="594" height="345" srcset="https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/11/MBZ-MBS.jpg 594w, https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/11/MBZ-MBS-517x300.jpg 517w, https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/11/MBZ-MBS-260x150.jpg 260w" sizes="auto, (max-width: 594px) 100vw, 594px" /></p>
<p>« L’administration Biden serait plus stricte, consciente des conséquences désastreuses de ce que l’aventurisme saoudo-émirati a produit au Yémen, en Libye et au Qatar », ajoute Hicham Alaoui qui oublie que l’administration de Barack Obama avait appuyé la guerre au Yémen pour affaiblir l’Iran, soutien des Houtis.</p>
<p>Non, Joe Biden ne tournera le dos ni à l’Arabie Saoudite ni aux Emirats Arabes Unis, alliés stratégiques dans le « containment »de l’Iran et « pièces maitresses » dans la consécration de la suprématie israélienne au Proche-Orient.</p>
<h2><strong>« Les États-Unis réorienteraient leur vision du Printemps Arabe »</strong></h2>
<p>Hicham Alaoui doit être le seul « géopolitologue » à penser qu’il existe « un processus historique en cours (…) de changement politique » qui s’appellerait le « Printemps Arabe », et que l’arrivée des démocrates au pouvoir à Washington pourrait « enhardir les mouvements démocratiques dans la région et même dans le monde ». L’unique raison pour laquelle cette page n’est pas encore tournée est le chaos inédit semé par la promesse de lendemains meilleurs portée par les soulèvements de 2011. Que ce soit en Libye, en Syrie, ou au Yémen, rien de réjouissant n’est à mettre sur le compte d’une « réussite », pas même en Tunisie que Hicham Alaoui cite régulièrement en exemple pour dire qu’elle serait « la première démocratie du monde arabe ».</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-large wp-image-212224" src="https://atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/11/tuniscolere-1024x506.jpg" alt="" width="1024" height="506" srcset="https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/11/tuniscolere-1024x506.jpg 1024w, https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/11/tuniscolere-300x148.jpg 300w, https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/11/tuniscolere-768x380.jpg 768w, https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/11/tuniscolere-520x257.jpg 520w, https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/11/tuniscolere.jpg 1080w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></p>
<p>Près de 10 ans après la fin du régime de Benali, la désespérance de la jeunesse, le taux de chômage endémique, l’appauvrissement des régions intérieures et la fracture au sommet de l’état n’ont jamais été aussi grands, au point de rendre nostalgiques la majorité des Tunisiens, en mal de sécurité économique.</p>
<p>Par ailleurs, la publication des emails de l’ancienne secrétaire d’état Hillary Clinton par Mike Pompeo, le 11 octobre dernier sur le site officiel du Département d’Etat, constitue une source d’embarras pour la future administration américaine. Ils font état de l’ingérence des Etats-Unis dans la politique interne de plusieurs pays arabes, dont l’Egypte, le Yémen, la Libye, le Qatar et l’Irak.</p>
<h2><strong>Les peuples arabes n’agissent pas par la seule boussole du bureau ovale</strong><strong>  </strong></h2>
<p>Il ne fait aucun doute que le nouveau maître de la Maison Blanche prendra ses distances avec ces pratiques contestables et sera guidé par le pragmatisme et la logique d’alliances fortes avec les régimes en place, sachant que la situation au Maghreb n’est évoquée à aucun moment dans son programme de politique étrangère. Nous y relèverons que l’Afrique, par exemple, n’y est évoquée qu’à une seule reprise lorsque Joe Biden parle d’« intégration des nations amies en Amérique latine et en Afrique ».</p>
<p>Aussi<strong>, </strong>penser que l’arrivée des démocrates à la Maison Blanche va réactiver les mouvements contestataires dans les pays arabes, c’est d’abord croire que les peuples arabes n’agissent que par la seule boussole du Bureau Ovale. Or,<strong> l</strong>es Etats sont souverains ce qui leur donne le monopole de l’usage légitime de la décision et de la force sur leur territoire. Ceci est un postulat de base, tout comme le fait que les organisations internationales sont des acteurs transnationaux dont l’influence est faible, voire absente sur les relations internationales parce que ces organisations ne sont pas souveraines justement.</p>
<p>A en croire Hicham Alaoui, des révolutions éclateraient donc dans le monde arabe par la simple arrivée de Joe Biden au pouvoir et si un régime comme celui de Abdelfettah Sissi en Egypte venait à être balayé, cela pousserait Washington à plus d’indulgence pour les Frères musulmans.</p>
<h2><strong>Non, Joe Biden n’aura pas comme objectif de défaire ce qu’a entrepris son prédécesseur</strong></h2>
<p>Il fera en effet en sorte que ce qu’il a réalisé comme changement de paradigme continue avant tout de servir les intérêts supérieurs des Etats-Unis dans la région et dans le monde.</p>
<p>Cette approche est d’autant plus évidente que les résultats serrés du scrutin présidentiel devront être pris en compte sur le front intérieur américain plus que jamais divisé en deux camps très antagonistes. Joe Biden ne prendra pas le risque d’ouvrir un front intérieur de contestation civile au nom d’un relativisme au Proche-Orient, au risque d’alimenter le chaudron bien réel d’une potentielle guerre civile dans son propre pays. Les discours rassembleurs qu’il a tenus au lendemain du scrutin vont dans ce sens.</p>
<h2><strong>Redonner toute sa place à la première puissance américaine dans le monde</strong></h2>
<p>C’est d’abord pour Joe Biden, retrouver une crédibilité largement entamée par la puissance économique grandissante et le soft power développé par la Chine. Telle est la priorité de la nouvelle administration américaine qui entend restaurer et réinventer ses partenariats en Asie notamment avec le Japon et la Corée du Sud, consolider ses acquis en Amérique latine , contenir l’Iran, assurer la sécurité d’Israël, relancer le dialogue avec l’Europe, gérer la crise climatique, contrer la montée des nationalismes populistes, mettre un terme aux « guerres interminables en Afghanistan et au Moyen-Orient » et adopter une approche nouvelle qui fédère alliés et partenaires autour des valeurs de paix et de démocratie.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-212230" src="https://atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/11/BIENDENNN.jpg" alt="" width="601" height="381" srcset="https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/11/BIENDENNN.jpg 601w, https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/11/BIENDENNN-473x300.jpg 473w" sizes="auto, (max-width: 601px) 100vw, 601px" /></p>
<p>Sénateur pendant 36 ans, président de la commission des relations extérieures pendant deux ans, vice-président pendant huit ans, Joe Biden est un réaliste pragmatique, un vieux routier de la scène internationale qui croit aux alliances stratégiques, aux traités et à la coopération internationale pour redonner aux Etats-Unis son leadership, notamment dans une Méditerranée orientale où les grandes puissances ne sont plus les seuls acteurs du rabattage des cartes.</p>
<h2><strong>Hicham Alaoui n’existe que par celui qu’il tente de discréditer depuis 20 ans</strong></h2>
<p>Dans sa contribution au dossier du « Weatherhead Center For International Affairs », Hicham Alaoui a livré un raisonnement erroné  sur tous les axes stratégiques de la politique américaine pour deux raisons : son absence de vision et le fait qu’il agisse, en coulisses, comme une « partie prenante ».</p>
<p>La posture de « dissident » auto-proclamé cultivée depuis plus de 23 ans le mène tout naturellement à se forger sa propre vérité, loin des enjeux réels de la géopolitique mondiale. Il a pris ainsi , une nouvelle fois , le risque de se décrédibiliser aux yeux du corps des chercheurs et universitaires auquel il dit appartenir.</p>
<p>Une fois de trop.</p>
<p>Tous les observateurs, y compris les plus bienveillants à son égard, savent que le seul intérêt qu’il présente est celui d’être le cousin du Roi Mohammed VI.</p>
<p>Il doit être assez douloureux pour Hicham Alaoui de constater que finalement, il n’existe que par celui qu’il tente de discréditer depuis 20 ans.</p>
<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;</p>
<p><strong>*Fils de Moulay Abdellah, frère cadet du Roi Hassan II.</strong></p>
<p><strong>*Voir Tweet du 7 novembre 2020.</strong></p>
<p><strong>* Lien plateforme du<a href="https://joebiden.com/presidency-for-all-americans/"> candidat Joe Biden</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Christian Harbulot: « L’objectif d’Amnesty International est de contribuer à affaiblir le Maroc de l’intérieur »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[infoatlas]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Jul 2020 16:09:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Entretiens]]></category>
		<category><![CDATA[Maghreb]]></category>
		<category><![CDATA[Amnesty International]]></category>
		<category><![CDATA[Christian Harbulot]]></category>
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					<description><![CDATA[Dans un entretien à Atlasinfo.fr, le spécialiste français en intelligence économique, Christian Harbulot, analyse la manière dont les Organisations non gouvernementales sont instrumentalisées pour accompagner les stratégies de formations politiques et de lobbies économiques. Pour le directeur de l’Ecole de Guerre Economique, la seule riposte possible est de mener une "guerre de l’information". Son objectif est d’alerter les opinions publiques sur la réalité du fonctionnement de ces ONG.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Amnesty International a publié deux rapports en moins d’un an sur le Maroc pour tenter de le discréditer en matière de droits de l’homme et de protection des journalistes. Comment expliquez-vous que le Maroc soit dans le « viseur » de l’ONG ? </strong></p>
<p><strong>Christian Harbulot</strong> : vous savez, ces ONG professionnelles font des choix qui interpellent. D’ailleurs nous-mêmes, nous leur avons posé des questions sur le choix des actions qu’elles mènent. Nous pourrions faire une liste assez longue de leurs contradictions notamment sur ces choix. Pourquoi certains pays et pas d’autres ? Pourquoi telle multinationale ? Pourquoi accepter de l’argent de bailleurs de fonds en relation avec des activités économiques concurrentes ? Que devient le cadre éthique affichée par l’ONG ? On ne peut pas en effet être une ONG qui « s’auto-missionne » pour dénoncer un scandale et en même temps accepter de l’argent de lobbies économiques qui profitent de ces attaques pour affaiblir leurs concurrents. Nous sommes sur des zones très floues car plus les flux financiers sont importants, plus les jeux sont subtils. Pour préserver leur éthique, ces organisations doivent tout simplement refuser cet argent mais, hélas, elles ne le font pas.</p>
<p>Ce sont des questions dérangeantes parce qu’elles posent la question du choix des campagnes d’actions de ces ONG, qui sont dans une logique de préserver une posture de « bonne conscience » et éviter ainsi que ne soient posées les vraies questions de fond.</p>
<p><strong>De ce que vous dites, ces ONG ne sont pas instrumentalisées et elles savent où elles mettent les pieds ? </strong></p>
<p>S’agissant de Amnesty International, ce n’est pas parce qu’elle se présente comme une organisation non gouvernementale qu’elle n’est pas manipulée de l’intérieur par des groupes d’individus. Certaines personnes de bonne foi qui versent des dons à Amnesty pensent que c’est une superbe ONG parce qu’elle a un marketing accrocheur. Malheureusement, ceux qui croient sincèrement aux valeurs de droits de l’homme et ceux qui sont sensibles aux actions d’Amnesty, ce sont eux qui sont instrumentalisés.</p>
<p>Ils écoutent des discours et en font une lecture au premier degré et ne cherchent pas à entrer dans la contradiction ni à cerner la complexité du problème. Il y a un véritable travail à entreprendre pour rétablir la vérité et dénoncer ce système qui se présente comme étant éthique et en faveur de la veuve et de l’orphelin. En effet, les gens pensent qu’Amnesty défend les victimes, les opprimés et à partir de cette posture savamment cultivée, tout le monde les écoute. C’est tellement facile d’avoir cette position.</p>
<p><strong>Vous décrivez une image qui n’est pas connue, même si dans les milieux politiques et au sein de la société civile, beaucoup partagent votre analyse. Comment porter cette réalité auprès du grand public ?</strong></p>
<p>Il faut mener une véritable guerre de l’information. Ce n’est pas parce que ces ONG ont acquis ce positionnement qu’elles sont si fortes que cela, au contraire. Quand on commencera à travailler en profondeur sur leurs points faibles, leurs contradictions, leur hypocrisie et qu’on les rendra publics, je peux vous assurer qu’elles seront beaucoup moins fortes, car leur plus grande faiblesse est de se croire inattaquables. Cette guerre de l’information peut être redoutable si elle est bien menée. Cela ne doit pas rester un vœu  pieux.</p>
<p>Je peux vous dire qu’en dehors de l’aspect purement financier lié à leurs bailleurs de fonds, il y a d’autres points faibles pour les contrer. Il faut juste appuyer sur le bouton. Je ne peux pas en dire plus pour le moment car c’est très sensible.</p>
<p><strong>Vous dites que cela dépasse l’aspect purement financier. Est-ce que vous faites allusion à ce point de rencontre entre intérêts économiques et intérêts politiques ?</strong></p>
<p>Les collusions politiques et économiques sont avérées avec la montée en puissance de la stratégie de déconstruction prônée par le Parti Démocrate américain et son élite qui représente les intérêts du monde des affaires aux Etats-Unis. Je vais tenter de vous expliquer ce dont il s’agit précisément.</p>
<p>Auparavant, le Parti Démocrate défendait les petites et moyennes classes américaines. Aujourd’hui, il a changé d’approche. Sa plateforme politique est basée sur la défense d’un modèle de société dans lequel, par exemple, la défense des minorités, la politique migratoire ou encore les « mouvements citoyens », l’exemple des Printemps arabes, seraient les moyens d’atteindre une « déconstruction de la société traditionnelle » quelle que soit la matrice des pays. En somme, tout ce qui touche de près ou de loin les valeurs sur lesquelles ont été créées les sociétés. Derrière cela, il y a un projet politique. Il a été largement conceptualisé et accompagné par un homme comme George Soros et son rêve de « société ouverte ». Le programme du Parti Démocrate américain est aujourd’hui largement orienté sur cette déconstruction. C’est là le point de rencontre dont vous avez parlé tout à l’heure entre les intérêts économiques et politiques. L’effort financier pour accompagner ce projet est énorme.</p>
<p>Il faut prêter attention à ce qui va se passer en novembre prochain car cette stratégie de déconstruction sociétale qui a déjà été amorcée en l’Europe par les démocrates américains depuis une dizaine d’années, risque de s’accélérer avec encore plus de cynisme, de violence et de moyens indirects.</p>
<p><strong>Là-dessus, quel est le rôle des ONG ?</strong></p>
<p>Il est capital. Derrière cette politique se déploie une multitude d’ONG professionnelles qui accompagnent cette vision et interviennent, notamment, auprès des instances européennes. Ce mouvement touche l’Europe mais aussi l’Afrique, dont le Maghreb.</p>
<p>Encore une fois, cette stratégie de déconstruction est dangereuse car elle suppose des césures internes au sein des pays. Il est question de voir apparaître des clivages et des fractures au sein des sociétés.</p>
<p>Pendant la guerre froide, beaucoup de structures étaient des bras armés d’un bloc contre un autre. Les deux blocs ont compris qu’il était efficace de passer par des logiques indirectes ancrées dans la société civile pour affaiblir l’adversaire.</p>
<p><strong>Qu’en est-il de la stratégie du Parti Républicain ? </strong></p>
<p>Au sein du Parti Républicain, les enjeux sont différents et la défense des intérêts américains ne se manifeste pas de la même manière. Nous voyons très bien comment Donald Trump se conduit. Il a des actions brutales mais ce sont des rapports de force classiques : des mesures de rétorsion commerciales, des logiques protectionnistes et de l’intimidation fiscale mais cela ne remet pas en cause les bases d’une société, ses valeurs et l’équilibre sur lequel tient un peuple ou des peuples. C’est toute la différence par rapport au Parti Démocrate dont l’approche est autrement plus pernicieuse.</p>
<p><strong>Dans cette équation, pourquoi le Maroc est-il pris pour cible, étant entendu qu’à travers votre analyse, Amnesty International est un relais dans l’accompagnement de cette stratégie de déconstruction ? </strong></p>
<p>A partir du moment où l’ONG mène des actions contre le Maroc, elle accompagne en effet cette stratégie. L’objectif d’Amnesty est de contribuer à affaiblir le Maroc de l’intérieur<strong>. </strong></p>
<p>Le Maroc est un pays qui devient important. Il attise les jalousies. Sa puissance économique et politique se renforce. Il est également une puissance régionale et un pays influent dans le continent.</p>
<p>C’est aussi un pays qui présente une particularité rare. Le Roi est à la fois un chef politique et un chef religieux. La société marocaine a des valeurs et le pays entend les défendre. Tant que le Roi sera le défenseur d’un Islam éclairé qui dialogue avec les autres religions et le garant de la préservation de valeurs culturelles et sociétales fortes, cela posera un vrai problème aux adversaires du Maroc. Pour le dire clairement : le Maroc constitue un obstacle à cette vision démocrate cynique. Plus un pays présente une certaine force, plus il faut l’affaiblir pour mieux le dominer. La meilleure manière de l’affaiblir, c’est par le biais sociétal. Les rapports d’Amnesty International entrent dans ce cadre.</p>
<p>Aujourd’hui, on s’attaque aux droits de l’homme et à la protection des journalistes pour tenter de fragiliser la puissance du Maroc. Demain et peut-être plus tôt qu’on ne le pense, ce sera la défense de la cause LGBT et ses pendants. Ils savent qu’au Maroc, les milieux conservateurs réagiraient de manière virulente. Ainsi, ils gagneraient sur les deux tableaux : d’un côté, ils auront créé une fracture au sein de la société marocaine et de l’autre ils auront mis de l’eau au moulin des groupes extrémistes. L’objectif aura été atteint. Elle est là leur stratégie : empêcher l’affirmation du modèle marocain porté par le Roi. Vous savez, en tant que citoyen français, je respecte la vision qui est la sienne pour son pays. Le Maroc est un pays ciblé. Il doit riposter.</p>
<p><strong>Est-ce que pour vous, une action en justice est une manière efficace de riposter ? Là, je parle bien sûr du dernier rapport d’Amnesty International  </strong></p>
<p>C’est bien d’aller sur le terrain juridique mais, selon moi, cela ne suffira pas. Je vous le dis encore une fois, si les démocrates arrivent au pouvoir en novembre, les Etats doivent mobiliser des forces pour contrer cette stratégie de déconstruction. Il faut mener une guerre de l’information pour révéler ce qu’est cette stratégie de déconstruction, en identifier tous les ressorts et mettre à nu tous les réseaux qui l’appuient.</p>
<p>Si cette guerre de l’information n’est pas menée, Amnesty International continuera.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Les démocrates misent à Las Vegas sur la main-d&#8217;oeuvre hispanique des casinos</title>
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		<dc:creator><![CDATA[infoatlas]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 21 Feb 2020 07:55:16 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[International]]></category>
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					<description><![CDATA[Les jeux ne sont pas encore faits pour les candidats démocrates à la Maison Blanche: le jackpot du Nevada passera samedi par le vote déterminant des croupiers, serveurs ou cuisiniers, majoritairement hispaniques, des casinos de Las Vegas.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="txt-textContent tinyscrollbar-y jq_ScrollBar initialized scrollbar-visible">
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<p>&nbsp;</p>
<p>Plusieurs des huit prétendants encore en course pour l&rsquo;investiture démocrate à l&rsquo;élection présidentielle, parmi lesquels Joe Biden, Elizabeth Warren et Pete Buttigieg, se sont joints cette semaine à une manifestation devant le Palm Casino, un établissement appartenant aux frères Fertitta, des soutiens affichés du président Donald Trump, qu&rsquo;ils espèrent tous défier dans les urnes en novembre.</p>
<p>« Cette ville a une forte tradition syndicale, et l&rsquo;idée que ces gars (les frères Fertitta) soient capables de faire ce qu&rsquo;ils veulent est absolument scandaleuse », a dénoncé l&rsquo;ancien vice-président Joe Biden au milieu des serveurs et cuistots en tenues de travail.</p>
<p>La présence des poids lourds démocrates n&rsquo;avait rien de surprenante: Las Vegas est de loin la plus grande ville du Nevada, Etat majoritairement désertique de 3 millions d&rsquo;habitants, et une large proportion de sa main-d&rsquo;oeuvre (environ 60.000 employés) appartient au puissant syndicat de la restauration.</p>
<p>A l&rsquo;image du Nevada, qui votera samedi, la démographie de ces syndiqués est très diversifiée, avec 178 nationalités représentées et plus de 40 langues parlées.</p>
<p>Une cible que convoite justement Joe Biden, pour relancer sa campagne après des résultats décevants dans l&rsquo;Iowa et le New Hampshire, ou son rival modéré Pete Buttigieg, pour confirmer la percée enregistrée dans ces deux premiers Etats, peuplés majoritairement de Blancs.</p>
<p>« Du centre ville au Mandalay Bay (un grand hôtel-casino à l&rsquo;entrée de Las Vegas), nous représentons les cuisiniers, le personnel d&rsquo;entretien, les serveurs et les barmans », dit José Ribera, syndicaliste de 64 ans. « Si les candidats sont nos amis, ils sont là, sinon ils ne viennent pas ».</p>
<h2>&#8211; Menaces &#8211;</h2>
<p>L&rsquo;absence de deux aspirants démocrates &#8211; le nouveau favori des sondages Bernie Sanders et le multimilliardaire Michael Bloomberg, qui a fait l&rsquo;impasse sur le Nevada &#8211; a été remarquée.</p>
<p>M. Sanders, le sénateur socialiste du Vermont bénéficie généralement d&rsquo;un fort soutien au sein de la communauté hispanique, qui constitue 29% de la population du Nevada.</p>
<p>Mais il a eu cette semaine maille à partir avec le syndicat. Ce dernier a en effet diffusé une comparaison entre les candidats peu flatteuse pour ses propositions en matière de santé, l&rsquo;un des grands enjeux de la présidentielle à venir.</p>
<p>Des dirigeantes syndicalistes affirment avoir reçu par téléphone et sur les réseaux sociaux des menaces dont l&rsquo;origine fait selon elles peu de doutes.</p>
<p>« Des partisans du sénateur Sanders », a accusé Geoconda Arguello-Kline, secrétaire et trésorière du syndicat de la restauration, évoquant « quasiment des menaces physiques ».</p>
<p>« Ces actes d&rsquo;intimidation étaient dirigés vers des femmes de couleur. Les hommes blancs n&rsquo;ont, eux, reçu aucuns appels ou SMS menaçants », a-t-elle ajouté.</p>
<p>Bernie Sanders a condamné ces attaques, mais la leader syndicaliste, née au Nicaragua, en attendait davantage.</p>
<p>Au pied du Palm Casino, les manifestants s&rsquo;inquiétaient de l&rsquo;impact que pourrait avoir une couverture santé universelle &#8212; promesse portée haut par le sénateur socialiste &#8212; sur leurs régimes actuels, acquis de haute lutte.</p>
<p>« Cela me préoccupe », reconnaît José Ribera. « On ne peut pas dire adieu à notre assurance, pour laquelle il a fallu se battre pendant 85 ans. C&rsquo;est trop ».</p>
<h2>&#8211; « Manque de respect » &#8211;</h2>
<p>L&rsquo;absence de Michael Bloomberg a fait elle aussi causer parmi les manifestants de Las Vegas.</p>
<p>« C&rsquo;est un manque de respect envers nous et les autres candidats », estime Sylvester Rogers, pasteur de 79 ans. « Il aurait dû être dans la course dès le début, comme tous les autres. Il a besoin de se rendre compte de ce que nous vivons ici au quotidien ».</p>
<p>Malgré sa stratégie inédite, consistant à faire l&rsquo;impasse sur les premiers Etats se prononçant dans la primaire démocrate, l&rsquo;ancien maire de New York, qui compte parmi les hommes les plus riches du monde, a grimpé dans les sondages dernièrement après avoir dépensé des millions de dollars en publicités.</p>
<p>Le long du célèbre « Strip » de Las Vegas, où s&rsquo;alignent les hôtels-casinos à l&rsquo;architecture tape-à-l&rsquo;oeil, certains ont le sentiment que les dés sont un peu pipés.</p>
<p>Mais Rudy Oybal, syndicaliste de 49 ans, affirme, aussi fataliste que pragmatique, qu&rsquo;il soutiendra le vainqueur de la primaire démocrate, quel qu&rsquo;il soit: « Les milliardaires resteront milliardaires. Qu&rsquo;est-ce que je peux y faire? »</p>
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