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	<title>crise migratoire &#8211; Atlasinfo</title>
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	<title>crise migratoire &#8211; Atlasinfo</title>
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		<title>Kigali engagé à trouver des solutions à la crise migratoire après l’échec de l’accord avec Londres (porte-parole)</title>
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		<pubDate>Tue, 09 Jul 2024 13:17:06 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[crise migratoire]]></category>
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					<description><![CDATA[Le gouvernement rwandais a affirmé son engagement à trouver des solutions à la crise migratoire mondiale et à garantir la sécurité des migrants après que le nouveau Premier ministre britannique Keir Starmer ait déclaré la fin de l&#8217;accord migratoire conclu avec Kigali par son prédécesseur Rishi Sunak. « Le Rwanda a pris acte de l&#8217;intention du &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le gouvernement rwandais a affirmé son engagement à trouver des solutions à la crise migratoire mondiale et à garantir la sécurité des migrants après que le nouveau Premier ministre britannique Keir Starmer ait déclaré la fin de l&rsquo;accord migratoire conclu avec Kigali par son prédécesseur Rishi Sunak.</strong></p>
<p>« Le Rwanda a pris acte de l&rsquo;intention du gouvernement du Royaume-Uni de mettre fin à l&rsquo;accord de partenariat en matière de migration et de développement économique, tel que stipulé dans le traité approuvé par les parlements des deux pays, » a indiqué un communiqué du bureau du porte-parole du gouvernement.</p>
<p>Selon des médias britanniques, Keir Starmer a affirmé dès son premier jour en fonction qu&rsquo;il ne poursuivra pas le plan de relocalisation des migrants au Rwanda, déclarant que ce programme est « mort et enterré ».</p>
<p>Le gouvernement rwandais a précisé qu&rsquo;il « s&rsquo;était pleinement conformé à ses engagements stipulés par l’accord, notamment en ce qui concerne le financement, soulignant qu&rsquo;il reste engagé à trouver des solutions à la crise migratoire mondiale, en particulier en assurant la sécurité, la dignité et les opportunités pour les réfugiés et les migrants arrivant dans le pays ».</p>
<p>En décembre 2023, le Rwanda et le Royaume-Uni avaient signé un accord migratoire selon lequel les demandeurs d&rsquo;asile arrivant illégalement au Royaume-Uni seraient transférés au Rwanda où leurs demandes seraient traitées.</p>
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		<title>Macron face à l’impasse migratoire</title>
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		<pubDate>Thu, 28 Sep 2023 11:13:55 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Alors que les idées de l’extrême droite sont en train de gagner du terrain et de s’infiltrer dans les esprits, le débat sur la réforme de la politique d&#8217;asile européenne vient aussi impacter la  problématique migratoire. Ce qui parvenait aux territoires européens avec une régularité de métronome s’est transformé soudain en une spectaculaire et massive &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Alors que les idées de l’extrême droite sont en train de gagner du terrain et de s’infiltrer dans les esprits, le débat sur la réforme de la politique d&rsquo;asile européenne vient aussi impacter la  problématique migratoire. Ce qui parvenait aux territoires européens avec une régularité de métronome s’est transformé soudain en une spectaculaire et massive arrivée de migrants. Il n’en fallait pas plus pour que l’extrême droite chevauche son argumentaire préféré et iconique de la grande invasion du Nord par le Sud.</p>
<p>Réagissant à cette crise migratoire, le président français Emmanuel Macron a repris à son compte une perception d’un ancien Premier ministre de gauche, Michel Rocard, qui avait dit que la France ne pouvait pas « accueillir toute la misère du monde ». Cette réaction venait après celle du Pape François qui lors de sa visite à Marseille avait fustigé « l&rsquo;indifférence » et la « peur » dans une Europe tentée par le repli face aux migrants.</p>
<p>Les positions du Pape François ont provoqué des dissensions au sein de la droite française. Elles sont apparues de manière flagrante dans la posture de l’extrême droite dont la parole portée par le président du Rassemblement National, Jordan Bardella, ont jeté le trouble dans l’opinion. L’extrême droite était partagée entre sa solide doctrine de rejet de l’immigration dans sa globalité et la nécessité chrétienne d’accueil et de refuge.</p>
<p>Même le président Macron était obligé de naviguer dans son éternel « en même temps » qu’il essaie d’appliquer à la situation du pays face à ce qui est perçu comme le fléau de l’immigration. Une posture de détermination à s’opposer à toute vague migratoire et une nécessité à harmoniser les valeurs d’accueil avec ceux du chef de l’église catholique.</p>
<p>Dans tous les cas de figure, cette crise migratoire est une grande opportunité pour l’extrême droite. Elle agit comme un carburant électoral qui mobilise contre la politique du gouvernement en la matière. Son importance est dans son timing. La crise intervient dans une année électorale européenne décisive où certaines forces tentent de réécrire la géographie politique du parlement européen au profit de forces qui rêvent de transformer l’espace européen en citadelle hermétique.</p>
<p>Cette crise migratoire intervient aussi à un moment où le gouvernement français s’apprête à poser à la discussion parlementaire, et sans doute demain à l’approbation référendaire, un projet de loi qui ambitionne de faire la synthèse entre deux nécessités. La première d’ordre, sécuritaire, verrouiller l’accès du territoire à tout nouveau migrants. La seconde, économique, régulariser tous les sans-papiers qui travaillent dans des secteurs dits sous tension et dont la machine économique française a grand besoin pour continuer à fonctionner.</p>
<p>Cette crise migratoire pose aussi des défis majeurs à la politique européenne de l’immigration. Récemment, un grand bruit médiatique a été donné au big deal signé avec la Tunisie. En échange d’une aide économique sonnante et trébuchante et d’un appui politique important auprès des institutions financières internationales, la Tunisie de Kaïs Saied s’était engagée à lutter sans merci contre les réseaux de trafic d’êtres humains qui inondent d’immigrés la côte sud de la Méditerranée.</p>
<h3><strong>La solidarité européenne à l&rsquo;épreuve</strong></h3>
<p>Or, les faits dramatiques de Lampedusa ont montré les limites de ce contrat avec la Tunisie que Bruxelles rêvait de dupliquer avec d’autres pays de la région.</p>
<p>Mais le défi majeur que suscite cette crise migratoire est une épreuve inédite de la solidarité européenne en la matière. La solution trouvée par Bruxelles passe par le traitement de dossiers d’asile par les pays d’arrivée et la répartition la plus équitable avec d’autres pays européens du fardeau de cette immigration. Or ni les pays de premières arrivées n’acceptent de bon cœur d’être aux premières loges pour gérer cette crise ni les autres pays européens, notamment ceux de l’Est ne veulent se soumettre à la logique des quotas obligatoires.</p>
<p>La solidarité européenne est mise à rude épreuve par cette crise. Où L’Europe tient à ses fondamentaux de solidarité et résiste à ces pressions externes et internes, où elle se fissure sur ces questions et se plonge dans une grave remise en cause du projet européen commun. D’ailleurs, le prochain sommet européen de Bruxelles aura la préoccupation migratoire comme grand sujet de discussions et de négociations.</p>
<p>Ce n’est donc pas un hasard si pour tous les hommes politiques qui comptent aujourd’hui la gestion de la crise migratoire est une priorité absolue. Tous les programmes politiques, tous les discours, toutes les postures sont élaborées en fonction de la capacité à apporter des solutions aux grands défis de la pression migratoire qui s’exerce sur le continent européen.</p>
<p>Le prochain scrutin européen prévu en juin prochain se déroulera à n’en pas douter sur le rythme d’une campagne mono-sujet :  capacités des uns et des autres à lutter avec efficacité et humanité contre ces vagues migratoires. Les différentes écuries aiguisent déjà leurs argumentaires, avec une compétition ouverte des solutions les plus radicales les unes que les autres.</p>
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		<title>La Chambre des représentants regrette que « le Parlement européen soit instrumentalisé par quelques eurodéputés »</title>
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		<pubDate>Fri, 11 Jun 2021 08:34:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Maghreb]]></category>
		<category><![CDATA[Chambre des représentants]]></category>
		<category><![CDATA[crise migratoire]]></category>
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					<description><![CDATA[Le Bureau de la Chambre des représentants et les Présidents des groupes et le groupement parlementaire ont regretté que le Parlement européen soit instrumentalisé par quelques eurodéputés qui font fi du partenariat important entre le Maroc et l&#8217;Union européen. Lors d’une réunion d’urgence tenue, jeudi soir, sous la présidence de M. Habib El Malki, président &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le Bureau de la Chambre des représentants et les Présidents des groupes et le groupement parlementaire ont regretté que le Parlement européen soit instrumentalisé par quelques eurodéputés qui font fi du partenariat important entre le Maroc et l&rsquo;Union européen.</p>
<p>Lors d’une réunion d’urgence tenue, jeudi soir, sous la présidence de M. Habib El Malki, président de la Chambre des Représentants, le Bureau de la Chambre et les Présidents des groupes et le groupement parlementaire ont tenu à saluer les nombreux eurodéputés, de différents groupes politiques et de différentes nationalités, qui n’ont pas soutenu cette démarche conflictuelle, indique la première chambre dans un communiqué.</p>
<p>Ils ont également remercié les instances parlementaires panarabes et panafricaines pour leur solidarité avec le Maroc et leur rejet de l’instrumentalisation du Parlement européen dans une crise bilatérale entre l’Espagne et le Maroc, ajoute la même source.</p>
<p>La Chambre des représentants rejette les nombreuses dispositions inappropriées contenues dans le texte de cette résolution et dénonce ses arrière-pensées, souligne le communiqué, précisant qu&rsquo;il est évident qu’il s’agit d’une manœuvre pour détourner l’attention d’une crise politique entre Madrid et Rabat et européaniser une crise bilatérale dont la genèse est connue et dont les responsabilités sont bien définies.</p>
<p>« La crise maroco-espagnole est liée à l’attitude et aux actes de l’Espagne sur la question du Sahara marocain, cause sacrée de la Nation marocaine, de toutes ses institutions et de ses forces vives », rappellent les parlementaires.</p>
<p>Lors de cette réunion, les membres du Bureau de la Chambre et les Présidents des groupes et le groupement parlementaire ont également discuté des mineurs non accompagnés et la question migratoire, note le communiqué, relevant qu&rsquo;ils ont dénoncé le contenu de cette résolution truffée de nombreuses contrevérités.</p>
<p>Ils ont ainsi, poursuit-on de même source, souligné que le registre du Maroc en matière de lutte contre l’immigration irrégulière est connu et reconnu et que les chiffres sont là pour en attester.</p>
<p>« Depuis 2017, la coopération migratoire a permis l’avortement de plus de 14000 tentatives de migration irrégulière, le démantèlement de 5000 réseaux de trafic et l’empêchement d’innombrables tentatives d’assaut », a-t-on mis en relief.</p>
<p><strong>Mineurs non accompagnés</strong></p>
<p>De plus sur la question des mineurs non accompagnés, indique la chambre des représentants, le Maroc était à l’avant-garde de cette question avec plusieurs Etats membres de l’Union européenne concernés, en demandant sa résolution dès 2018.</p>
<p>Plus récemment, le souverain a réitéré ses hautes instructions à ce sujet aux ministres de l’Intérieur et des Affaires étrangères pour le règlement définitif de cette question, sachant que les blocages sont essentiellement dus à la complexité des procédures au niveau des pays européens concernés, souligne le communiqué.</p>
<p>S’agissant de la référence dans le texte de la résolution à la ville de Sebta, le Bureau de la Chambre des Représentants et les Présidents des groupes et le groupement parlementaire réitèrent le statut juridique de cette ville marocaine occupée.</p>
<p>Selon le communiqué, le Parlement européen se positionne à contre-courant d’une reconnaissance unanime du statut du Maroc et de son rôle dans la coopération migratoire, ajoutant qu&rsquo;aucune agence onusienne (UNICEF, OIM, Haut-commissariat aux Droits de l’Homme…), ni rapporteur indépendant, ne se sont prononcés sur la question des mineurs marocains ou sur une quelconque violation des engagements internationaux du Royaume.</p>
<p>« Bien au contraire, la Commission européenne et le Service européen pour l’Action extérieure, se sont amplement félicités des décisions prises par les autorités marocaines de procéder au rapatriement des mineurs marocains dûment identifiés. Ils ont aussi souligné le rôle clé du Maroc dans la coopération migratoire, poursuit-on.</p>
<p>Le Bureau de la Chambre des Représentants et les Présidents des groupes et le groupement parlementaire, tout en dénonçant l’activisme de certains eurodéputés, continueront à travailler avec leurs partenaires européens dans le cadre du respect mutuel et des intérêts supérieurs du Maroc.</p>
<p>&nbsp;</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le projet de résolution contre le Maroc au Parlement européen, un « déni des acquis communs » (Chambre des conseillers)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[infoatlas]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Jun 2021 13:49:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[En direct]]></category>
		<category><![CDATA[Ceuta]]></category>
		<category><![CDATA[crise migratoire]]></category>
		<category><![CDATA[Maroc]]></category>
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					<description><![CDATA[Le président et les membres du bureau de la Chambre des conseillers ont affirmé, lundi, que « l&#8217;inscription d&#8217;un projet de résolution au Parlement européen sur une soi-disant +utilisation des mineurs par les autorités marocaines+ » dans la crise migratoire de Sebta (Ceuta) est un déni des acquis communs engrangés par les relations entre le Maroc et &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le président et les membres du bureau de la Chambre des conseillers ont affirmé, lundi, que « l&rsquo;inscription d&rsquo;un projet de résolution au Parlement européen sur une soi-disant +utilisation des mineurs par les autorités marocaines+ » dans la crise migratoire de Sebta (Ceuta) est un déni des acquis communs engrangés par les relations entre le Maroc et l’Union européenne.</strong></p>
<p>Cette tragédie humaine ne peut faire l’objet de surenchère politique, a indiqué la Chambre des conseillers dans un communiqué rendu public à l’issue d’une réunion de son bureau, présidée par M. Abdelhakim Benchamach, président de cette institution, ajoutant que le projet de résolution est en contradiction avec les positions prises par les hauts responsables européens et les autres institutions qui considèrent le Maroc comme partenaire clé et allié stratégique.</p>
<p>Le président de la Chambre et les membres du bureau ont également exprimé leur étonnement et leur condamnation suite à l&rsquo;inscription par certaines parties au Parlement européen d’un projet de résolution sur une soi-disant +utilisation des mineurs par les autorités marocaines+ dans la crise migratoire au préside occupé de Sebta.</p>
<p>Ils ont salué l&rsquo;engagement clair et ferme du Royaume du Maroc, réitéré par SM le Roi, à accepter le retour des mineurs non accompagnés, dans le cadre des mécanismes de coopération établis avec les partenaires européens et des engagements internationaux y afférents.</p>
<p>Ils ont aussi réaffirmé que le Maroc, à l’instar de l’UE, inscrit la question migratoire dans le cadre d’une approche holistique qui prend en considération les spécificités et les complexités de ce phénomène, ainsi que le principe de responsabilité partagée, conformément aux principes du droit international humanitaire et dans le cadre d’un partenariat nord-sud conciliant entre enjeux de la migration et défis du développement.</p>
<p>Le président et les membres du bureau de la Chambre ont, par ailleurs, passé en revue les conséquences des derniers développements qu’ont connus les relations diplomatiques entre le Maroc et l’Espagne qui tente d&rsquo;impliquer les institutions de l’Union européenne dans cette crise engendrée par les positions espagnoles hostiles à l’intégrité territoriale du Royaume, selon le communiqué.</p>
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		<item>
		<title>Bourita: l&#8217;Espagne cherche le pourrissement de la crise</title>
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		<pubDate>Sun, 23 May 2021 17:00:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Maghreb]]></category>
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					<description><![CDATA["Nous avons de très bonnes relations avec la quasi-totalité des pays de l'Union européenne. Il y a une crise bilatérale avec l'Espagne", a déclaré sur Europe 1 le chef de la diplomatie marocaine, Nasser Bourita.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>« Si l&rsquo;Espagne pense que la crise pourrait être résolue en exfiltrant le monsieur (Brahim Ghali, ndlr) par les mêmes procédés, <strong><em>c&rsquo;est qu&rsquo;ils cherchent le pourrissement, l&rsquo;aggravation de la crise, voire même la rupture</em></strong>« , a prévenu dimanche sur Europe 1 le chef de la diplomatie marocaine, Nasser Bourita.</p>
<p>Invité du journal d&rsquo;<strong>Europe 1</strong> (18H-20H), Nasser Bourita a souligné qu&rsquo;il y a un « problème de confiance et de respect mutuel avec le partenaire direct dans cette affaire qu&rsquo;est l&rsquo;Espagne » .</p>
<p>Or, a-t-il souligné, l&rsquo;Espagne « essaie de détourner le débat et de créer une crise entre le Maroc et l&rsquo;Union européenne qui n&rsquo;existe pas,  alors que le fond de la crise c’est un acte déloyal de l’Espagne envers le Maroc, envers son peuple et envers ses intérêts stratégiques ».</p>
<p>« c&rsquo;est « l&rsquo;Espagne qui a crée la crise migratoire de Ceuta ». « La première vérité est que le Maroc n’est pas obligé, n’a pas vocation ni obligation de protéger des frontières autres que les siennes. Le Maroc n’est ni le gendarme, ni le concierge de l’Europe pour protéger des frontières qui ne sont pas les siennes », a-t-il soutenu.</p>
<p>Pour le ministre, « le Maroc ne le fait pas par injonction, ni par obligation. Le Maroc a fait beaucoup dans la coopération migratoire, pas par obligation, ou par rapport à une contrepartie. Il l’a fait par rapport à un partenariat. Un partenariat entre le Maroc et l’Espagne et un partenariat entre le Maroc et l’UE. Mais le partenariat n’est pas à la carte. Le partenariat signifie d’abord qu’on comprenne bien les intérêts stratégiques des partenaires ».</p>
<p>« Pour moi, c&rsquo;est d&rsquo;abord une crise migratoire née d&rsquo;une crise politique entre deux partenaires. Une crise dont la responsabilité est espagnole », a encore souligné le ministre.</p>
<p>« L&rsquo;Espagne n&rsquo;a pas consulté l&rsquo;Union européenne avant d&rsquo;accueillir sous un faux nom Brahim Ghali, l&rsquo;Espagne n&rsquo;a pas consulté le Maroc. Madrid a créé une crise et veut la faire assumer à l&rsquo;Europe », s&rsquo;est-il agacé.</p>
<p>Nasser Bourita assure que la crise de Sebta (Ceuta) ne change pas les relations marocaines avec l&rsquo;Union européenne, évoquant un « problème de confiance » et une « attitude hostile » de l&rsquo;Espagne.</p>
<p>Pour le chef de la diplomatie marocaine, c&rsquo;est aux espagnoles « de trouver la solution ». « Si l&rsquo;Espagne pense que la crise pourrait être résolue en exfiltration le monsieur (Brahim Ghali, ndlr) par les mêmes procédés, c&rsquo;est qu&rsquo;ils cherchent le pourrissement, l&rsquo;aggravation de la crise, voire même la rupture », a-t-il averti.</p>
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