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	<title>choc &#8211; Atlasinfo</title>
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	<title>choc &#8211; Atlasinfo</title>
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		<title>Toujours sous le choc, le Maroc enterre le petit Rayan</title>
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		<pubDate>Mon, 07 Feb 2022 12:22:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[En direct]]></category>
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		<category><![CDATA[enterrement]]></category>
		<category><![CDATA[Maroc]]></category>
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					<description><![CDATA[Toujours sous le choc après la mort tragique de Rayan, le Maroc doit  enterrer ce lundi le petit garçon, coincé pendant cinq jours au fond d&#8217;un puits dans un village au nord du royaume, un drame qui a suscité une vague d&#8217;émotion planétaire. Les funérailles de l&#8217;enfant doivent se dérouler près de son village d&#8217;Ighrane. &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Toujours sous le choc après la mort tragique de Rayan, le Maroc doit  enterrer ce lundi le petit garçon, coincé pendant cinq jours au fond d&rsquo;un puits dans un village au nord du royaume, un drame qui a suscité une vague d&rsquo;émotion planétaire.</p>
<p>Les funérailles de l&rsquo;enfant doivent se dérouler près de son village d&rsquo;Ighrane.<br />
Des villageois nettoyaient en début de matinée les alentours du vieux cimetière du Douar Zaouia, situé au milieu des bois à 6 km du village, afin d&rsquo;accueillir la foule des participants.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-234645 size-medium alignright" src="https://atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2022/02/dessin-212x300.jpg" alt="" width="212" height="300" srcset="https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2022/02/dessin-212x300.jpg 212w, https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2022/02/dessin.jpg 637w" sizes="auto, (max-width: 212px) 100vw, 212px" /></p>
<p>Après son extraction du puits, la dépouille du garçonnet de 5 ans, accompagnée de ses parents, a été transportée à l&rsquo;hôpital militaire de Rabat,.</p>
<p>La mort de Rayan a déclenché une émotion et un élan de solidarité considérables dans le monde et dans tous les milieux.</p>
<p>A l&rsquo;étranger, le pape François a salué « tout le peuple marocain qui s&rsquo;est rassemblé pour sauver Rayan. Tout un peuple s&rsquo;est réuni pour sauver un seul enfant », lors de la prière de l&rsquo;Angélus célébrée au Vatican. « Ils ont tout tenté, malheureusement il n&rsquo;a pas survécu. Mais quel exemple. Merci à ce peuple pour ce témoignage », a dit François.</p>
<p>Signe de la vague de la forte émotion provoquée par le drame, c&rsquo;est le cabinet royal qui a annoncé samedi soir le décès de l&rsquo;enfant. Le roi Mohammed VI en personne a appelé les parents de Rayan pour présenter ses condoléances, et ces derniers ont remercié, émus, le souverain, les autorités et tous les sauveteurs.</p>
<p>Des travaux ont commencé dimanche pour combler les tunnels de secours forés par les sauveteurs ainsi que le puits.</p>
<h3>Opération de sauvetage</h3>
<p>L’enfant a passé cinq jours au fond d&rsquo;un puits de 32 mètres de profondeur. Sa tragédie a été suivie en direct  partout dans le monde, un récit qui reflète les valeurs de solidarité humaine et la capacité à mobiliser tous les moyens disponibles, voire déplacer une montagne pour sauver l&rsquo;enfant.</p>
<p>Tout au long de la semaine, les Marocains ont suivi la progression de l&rsquo;opération de sauvetage qui a commencé mardi après-midi, lorsque l&rsquo;enfant de 5 ans jouait près de la maison familiale, avant de tomber accidentellement dans un puits non couvert et non clôturé.</p>
<p>La famille a entamé des recherches autour du domicile familial, en vain, avant d’entendre les gémissements de l’enfant provenant du puits. Les secours n&rsquo;ont pas tardé et les premiers efforts pour sauver l&rsquo;enfant ont débuté mardi après-midi, grâce à la détermination des jeunes du village d&rsquo;Ighrane, des autorités locales et des éléments de la protection civile.</p>
<p>Un comité de sauvetage a été mis en place au niveau de province de Chefchaouen, sous la supervision des autorités provinciales, afin de coordonner les efforts et fournir tous les équipements nécessaires à la réussite de l&rsquo;opération.</p>
<p>Le comité a élaboré, mercredi, plusieurs scénarios pour sauver l&rsquo;enfant bloqué au fond du puits, tandis qu’il a été procédé à l’acheminement d’oxygène et d’eau à Rayan.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter wp-image-234368 size-medium" src="https://atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2022/02/operationsauvetage-520x293.jpg" alt="" width="520" height="293" srcset="https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2022/02/operationsauvetage-520x293.jpg 520w, https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2022/02/operationsauvetage-1024x576.jpg 1024w, https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2022/02/operationsauvetage-768x432.jpg 768w, https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2022/02/operationsauvetage.jpg 1080w" sizes="auto, (max-width: 520px) 100vw, 520px" />Plusieurs tentatives d’extraction de l’enfant directement du puits ont été menées, avec la participation de bénévoles et spécialistes en spéléologie, néanmoins elles n’ont pas abouti en raison du diamètre étroit du puits (30 centimètres).</p>
<p>Un deuxième plan a ainsi été élaboré, nécessitant l&rsquo;utilisation d&rsquo;engins lourds pour un forage en parallèle avant de creuser une brèche horizontale pour atteindre l’enfant.</p>
<p>Pour mener à bien cette opération, il a fallu conjuguer les efforts des différents intervenants de l&rsquo;Etat, les ressources des collectivités territoriales de la province de Chefchaouen, et les moyens d’entreprises spécialisées dans les travaux publics et de bureaux d&rsquo;études topographiques, en plus des éléments et d’équipements de la Protection civile, afin d’atteindre le petit le plus tôt possible.</p>
<p>Six bulldozers ont été déployés jour et nuit. Le conducteur d’un de ces engins a confié que les travaux se sont poursuivis sans relâche, et ne cessaient qu’en raison d’éboulements de sol accidentels qu&rsquo;il fallait régler avant de poursuivre le forage.</p>
<p>Le forage vertical a été achevé vendredi, avant qu’une équipe d&rsquo;ingénieurs topographes et d’experts de la protection civile mènent une étude technique sur la zone entourant le puits et l’état du sol pour s’assurer de sa solidité, afin de débuter le creusement d’une brèche horizontale d&rsquo;environ 6 mètres.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter wp-image-234392 size-medium" src="https://atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2022/02/Operation-de-sauvetage-449x300.jpg" alt="" width="449" height="300" srcset="https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2022/02/Operation-de-sauvetage-449x300.jpg 449w, https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2022/02/Operation-de-sauvetage-300x201.jpg 300w, https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2022/02/Operation-de-sauvetage.jpg 564w" sizes="auto, (max-width: 449px) 100vw, 449px" /></p>
<p>Les parois ont été sécurisées, pour laisser place à une équipe spécialisée dans le creusement de puits, dirigée par Ali Sahraoui, qui malgré son âge, n’a pas manqué de participer à l’opération de sauvetage dans un geste de bravoure et d’humanité.</p>
<p>Par la suite, une équipe d’experts de la protection civile s’est chargée de poursuivre les travaux de creusement des derniers mètres les séparant de l’enfant, travaux délicats qui nécessitent de l&rsquo;expertise et une extrême prudence afin d’éviter tout éboulement sur Rayan.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-234547 size-medium alignright" src="https://atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2022/02/FK1i0ThXMAAc-ai-252x300.png" alt="" width="252" height="300" srcset="https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2022/02/FK1i0ThXMAAc-ai-252x300.png 252w, https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2022/02/FK1i0ThXMAAc-ai.png 680w" sizes="auto, (max-width: 252px) 100vw, 252px" /></p>
<p>L&rsquo;équipe a pu atteindre l&rsquo;enfant et extraire sa dépouille du puits grâce aux opérations de sauvetage continues.</p>
<p>Ce  drame, qui a dépassé les frontières car partout dans le monde, les gens ont suivi le sort du petit garçon et les moyens mobilisés ainsi que les efforts déployés en vue de sauver un enfant du pays. reflète les valeurs des Marocains et leur capacité à faire montre de solidarité en temps de crise.</p>
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		<title>Covid-19: un choc historique pour les compagnies aériennes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[infoatlas]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Nov 2020 16:22:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[aériennes]]></category>
		<category><![CDATA[choc]]></category>
		<category><![CDATA[compagnies]]></category>
		<category><![CDATA[Covid-19]]></category>
		<category><![CDATA[pertes]]></category>
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					<description><![CDATA[La crise du Covid-19 a infligé un choc historique aux compagnies aériennes avec un chiffre d'affaires en baisse de plus de 60% en 2020 et seuls des tests de dépistage systématiques pourraient relancer le marché en attendant un vaccin, a estimé mardi leur organisation, l'Iata.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>« La crise du Covid-19 a menacé la survie de l&rsquo;industrie du transport aérien » et « les livres d&rsquo;histoire retiendront 2020 comme la pire année financière » pour le secteur, a souligné l&rsquo;organisation qui regroupe 290 compagnies aériennes.</p>
<p>Le chiffre d&rsquo;affaires du secteur atteindra 328 milliards de dollars en 2020, contre 838 milliards en 2019.</p>
<p>Les compagnies ont réduit leurs coûts « d&rsquo;un milliard de dollars en moyenne par jour » en 2020 mais le secteur « va continuer à accumuler des pertes sans précédent », a prévenu l&rsquo;organisation à l&rsquo;occasion de son assemblée générale.</p>
<p>L&rsquo;Iata prévoit des pertes nettes de 118,5 milliards de dollars pour le secteur en 2020, contre 84,3 milliards estimés en juin, et des pertes nettes de 38,7 milliards pour 2021, là encore un chiffre plus important que celui prévu en juin (15,8 milliards), avant l&rsquo;émergence de la deuxième vague de Covid-19.</p>
<p>« Cette crise est dévastatrice et implacable », a déclaré le directeur général de l&rsquo;Iata, Alexandre de Juniac, cité dans un communiqué.</p>
<p>« Les frontières doivent être rouvertes sans mesures de quarantaine pour que les passagers puissent à nouveau prendre l&rsquo;avion. Les compagnies vont devoir continuer à puiser dans leurs liquidités au moins jusqu&rsquo;au quatrième trimestre 2021, il n&rsquo;y a donc pas de temps à perdre » pour la réouverture des frontières, a ajouté M. de Juniac.</p>
<p>L&rsquo;Iata plaide avec force depuis des mois pour la généralisation de tests de dépistage du Covid-19 pratiqués au départ des passagers pour éviter des mesures de quarantaine délétères.</p>
<p>« A plus long terme, la disponibilité à grande échelle de vaccins permettra aux frontières de rester ouvertes (&#8230;) mais le calendrier quant à la disponibilité du vaccin est incertain », a souligné l&rsquo;Iata.</p>
<p><strong>160 milliards de dollars d&rsquo;aides</strong></p>
<p>L&rsquo;arrivée de vaccins « est une bonne nouvelle » qui « nous rend plus confiant », a commenté, au cours d&rsquo;une conférence de presse, Brian Pearce, le directeur financier de l&rsquo;organisation qui ne prévoit pas de retour du trafic à la normale avant 2024.</p>
<p>Après une paralysie quasi totale en avril, le trafic a repris doucement en juin, surtout sur les marchés intérieurs, mais il est à nouveau ralenti depuis septembre et l&rsquo;émergence de la deuxième vague de Covid-19 et les mesures de fermetures de frontières et de quarantaines qui l&rsquo;accompagnent.</p>
<p>Les compagnies ont obtenu 160 milliards de dollars d&rsquo;aides en 2020 pour survivre à la crise mais réclament une deuxième tranche d&rsquo;aide estimée de 70 à 80 milliards.</p>
<p>Pour faire repartir le trafic, l&rsquo;Iata plaide depuis des mois pour une généralisation des tests de dépistage du Covid-19 pour tous les passagers de vols internationaux.</p>
<p>Des centres de dépistage du Covid-19 ont été mis en place dans de nombreux aéroports pour permettre aux passagers de réaliser des tests antigéniques ou des tests virologiques RT-PCR, plus fiables que les premiers mais aux résultats moins rapides, selon les exigences de pays de destinations.</p>
<p>Selon une étude réalisée par l&rsquo;organisation, si les tests étaient généralisés au départ, le risque de voir un passager contaminé à bord d&rsquo;un avion serait de 0,06%, c&rsquo;est à dire 12 cas positifs non dépistés pour 20.000 passagers à l&rsquo;arrivée.</p>
<p>Pour faciliter la pratique des tests au niveau mondial, l&rsquo;organisation est en train de développer une application pour un passeport santé numérique qui garantirait notamment l&rsquo;authenticité du test de dépistage ou du certificat de vaccination.</p>
<p>Dans ses prévisions, l&rsquo;Iata table sur l&rsquo;arrivée d&rsquo;un vaccin à l&rsquo;été 2021 pour relancer les voyages au niveau international.</p>
<p>La compagnie aérienne australienne Qantas a annoncé qu&rsquo;elle exigerait des passagers prenant ses vols internationaux qu&rsquo;ils soient vaccinés au préalable contre le Covid-19, dès qu&rsquo;un vaccin sera disponible pour le public.</p>
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		<title>Trois morts dans une attaque au couteau en plein coeur de Nice, choc en France</title>
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		<dc:creator><![CDATA[infoatlas]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 29 Oct 2020 10:44:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[attaque]]></category>
		<category><![CDATA[basilique]]></category>
		<category><![CDATA[choc]]></category>
		<category><![CDATA[Nice]]></category>
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					<description><![CDATA[Trois personnes ont été tuées, dont deux dans une église, jeudi en plein coeur de Nice lors d'une attaque au couteau dont l'auteur a été interpellé, suscitant le choc en France à la veille d'un reconfinement pour lutter contre le Covid-19.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le président français Emmanuel Macron doit se rendre sur les lieux en fin de matinée.</p>
<p>Deux personnes, un homme et une femme, ont été tuées dans l&rsquo;église Notre-Dame, en plein centre de cette ville de la Côte d&rsquo;Azur, selon des sources policières. Une troisième grièvement blessée, a réussi à fuir vers un bar, mais est également décédée, selon des souces policières.</p>
<p>Le parquet antiterroriste a ouvert une enquête pour « assassinat et tentative d&rsquo;assassinat en relation avec une entreprise terroriste » et « association de malfaiteurs terroriste criminelle ».</p>
<p>Les faits se sont déroulés vers 9H00 près de l&rsquo;église Notre-Dame, a proximité d&rsquo;une des artères les plus animées de la ville.</p>
<p>De nombreux policiers et pompiers étaient présents sur place, a constaté un correspondant de l&rsquo;AFP présent juste à l&rsquo;extérieur du périmètre de sécurité, à quelques dizaines de mètres de l&rsquo;église. Il a pu voir les pompiers emporter un corps sur un brancard dans une ambulance.</p>
<p>« La situation est sous contrôle il ne faut pas paniquer », a indiqué la police sur place. « Les détonations que vous entendez sont provoqués par le Raid, des services de déminage », a ajouté Florence Gavello, porte-parole de la police.</p>
<p>L&rsquo;agreseur a été blessé lors de l&rsquo;intervention de la police et transporté à l&rsquo;hôpital, selon une source policière.</p>
<p>Le ministre de l&rsquo;Intérieur, Gérald Darmanin, a annoncé sur Twitter la tenue d&rsquo;une « réunion de crise », place Beauvau tandis que l&rsquo;Assemblée nationale a décidé d&rsquo;observer une minute de silence en solidarité à l&rsquo;égard des victimes.</p>
<p>Le Premier ministre Jean Castex a quitté précipitamment l&rsquo;Assemblée nationale pour s&rsquo;y rendre également.</p>
<p>« Trop c&rsquo;est trop, il est temps maintenant que la France s&rsquo;exonère des lois de la paix pour anéantir définitivement l&rsquo;islamo-fascisme de notre territoire », a ajouté M. Estrosi, demandant que « toutes les églises soient mises sous surveillance ou fermées, ainsi que tous les autres lieux de culte de la ville ».</p>
<p>« Je ne peux que condamner avec force la lâcheté de ce geste contre des personnes innocentes », a déclaré dans un communiqué à l&rsquo;AFP Abdallah Zekri, délégué général du Conseil français du culte musulman (CFCM), après cette attaque qui survient moins de deux semaines après la décapitation d&rsquo;un enseignant, Samuel Paty, à Conflans-Sainte-Honorine, dans les Yvelines.</p>
<p>Nice a déjà été endeuillée par un attentat le 14 juillet 2016 sur la promenade des Anglais qui avait fait 86 morts. Mohamed Lahouaiej-Bouhlel, un Tunisien de 31 ans, avait fauché au volant d&rsquo;un camion de location enfants, familles nombreuses et touristes étrangers, en 4 minutes, avant d&rsquo;être abattu par les forces de l&rsquo;ordre.</p>
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		<title>Pour avoir salué la gestion de la pandémie par le Maroc, Pascal Boniface attaqué par des « mercenaires »</title>
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		<pubDate>Sat, 09 May 2020 11:59:04 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[roi Mohammed VI]]></category>
		<category><![CDATA[Tebboune]]></category>
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					<description><![CDATA[Dans une vidéo postée le 7 mai dans laquelle il analyse la gestion de la pandémie par les trois pays du Maghreb, Pascal Boniface, Fondateur et directeur de l'Institut de relations internationales et stratégique, a salué la gestion de cette crise sanitaire par le Maroc. Depuis, il est attaqué. Le géopolitologue dénonce des "mercenaires",]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>« Suite à ma vidéo sur covid-19 au Maghreb je suis accusé d’être à la solde du Maroc. Cette manie de voir comme mercenaires ceux qui ne sont pas d’accord », dénonce Pascal Boniface dans un tweet,</p>
<p>Usant d&rsquo;un ton analytique,  le géopolitologue français a exposé la situation dans les trois pays du Maghreb touchés par l’épidémie du coronavirus, estimant que le Royaume se pose « en bon partenaire du Nord » en exportant des masques à des pays européens » et qu&rsquo;il est un « partenaire fiable » pour les pays africains avec l&rsquo;initiative du du roi Mohammed VI pour l’Afrique .</p>
<p>Sans omettre les effets de cette crise sanitaire sur l&rsquo;économie du pays, il a également souligné les conséquences du confinement sur les secteurs agricole, touristique et aérien.</p>
<p>« Mais il y a une aide de l&rsquo;Etat pour les différents acteurs économiques équivalant à 3 milliards €. c&rsquo;est assez massif », a-t-il précisé.</p>
<p>Et d&rsquo;ajouter que « la gestion par l&rsquo;Etat a été jugé satisfaisante. Le Maroc exporte même des masques à des pays Européens et Mohammed VI a proposé à des chefs d&rsquo;Etat africains qu&rsquo;il y ait une initiative commune ».</p>
<p>Il n&rsquo;en a pas fallu plus pour que le fondateur et directeur de l&rsquo;<a href="https://www.iris-france.org/">IRIS</a> soit attaqué et accusé par l&rsquo;Algérie d&rsquo;être « à la solde du Maroc ». Lui dénonce des mercenaires ».</p>
<p>Mais Alger n&rsquo;est pas une aberration près. La presse internationale ainsi que de hauts responsables étrangers de gauche comme de droite, notamment, en France, ont salué la gestion de la pandémie par le Maroc, la donnant comme un « exemple » et un « modèle » à suivre.</p>
<p>En dépit de la crise sanitaire et économique dans laquelle est empêtré le pouvoir algérien,  le régime chôme pas continuant d&rsquo;alimenter le séparatisme et de détourner les ressources de sa population pour des actes de déstabilisation régionale.</p>
<h2>Qu&rsquo;a dit Pascal Boniface sur la situation en Algérie ?</h2>
<p>Le géopolitologue français a constaté que le pays avant même d&rsquo;être frappé par la pandémie du coronavirus était déjà à l&rsquo;arrêt sur le plan économique avec notamment le choc pétrolier.</p>
<p>« Le budget était prévu avec un baril à 60 dollars. là, il est moins à moins de  30 dollars. Le Covid est venu frappé un pays qui était déjà frappé », a-t-il relevé.</p>
<p>« Mais bien évidement le plus important est le confinement et le Hirak », a-t-il poursuivi, indiquant que le président Tebboune et les autorités algériennes en ont profité pour  « accentuer la répression » sur les médias et les journalistes.</p>
<p>« Mais je ne pense pas que le Hirak soit mort. Les Algériens vont de nouveau manifester pour leur liberté », a-t-il ajouté.</p>
<p>Pascal Boniface n&rsquo;est pas le seul à sonner l’alarme concernant l&rsquo;accentuation de la répression par Alger en plein confinement.</p>
<p>Dans une note d&rsquo;analyse, La <strong>Fondation Jean Jaurè</strong>s tire les mêmes conclusions.  « Fidèle à lui-même, le régime entend de toute évidence profiter de l’épidémie et de la trêve sanitaire décrétée par le Hirak pour réprimer et censurer la presse. Partout dans le pays, il cherche à faire taire les récalcitrants – activistes politiques ou journalistes comme Khaled Drareni –, décourager les autres et faire peur à tous », souligne la Fondation.</p>
<p>Et d&rsquo;ajouter que « Rien ne dit cependant que le régime viendra à bout de la contestation populaire. Alors que sa rupture avec une grande partie de la société est consommée, la défiance des Algériens risque de tourner à la colère face au peu de moyens dont dispose le pays (&#8230;) » .</p>
<p>Aujourd&rsquo;hui, note la Fondation, « l’Algérie s’achemine vers une zone de tempête économique », estimant que les « décideurs » » auraient tort de « se réjouir de l’aubaine ».</p>
<p>« Avec le Covid-19, le régime doit aujourd’hui gérer un séisme sanitaire majeur dont le coût humain risque d’être dramatique compte tenu du délabrement du système de santé : vétusté et dégradation des hôpitaux, manque criant de moyens (400 lits de réanimation – ne répondant pas aux standards internationaux – pour une population de près de 43 millions d’habitants, pénurie de moyens de protection pour les soignants, etc.), hygiène défaillante, personnel soignant insuffisant et sous-équipement des laboratoires hospitaliers, dont rares sont ceux qui peuvent assurer les tests de dépistage faute de répondre aux normes de sécurité », souligne la note de la  Fondation Jean Jaurès.</p>
<p><iframe loading="lazy" title="Coronavirus : Algérie, Maroc et Tunisie" width="1220" height="686" src="https://www.youtube.com/embed/w5XyJh9nCVA?start=102&#038;feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
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		<title>Pandémie: les propositions chocs de Dominique Strauss-Khan</title>
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		<pubDate>Mon, 20 Apr 2020 11:47:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Décryptages]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
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					<description><![CDATA[Sous le titre « L’être, l’avoir et le pouvoir dans la crise », Dominique Strauss-Kahn, ancien ministre de l’Économie et des Finances et ancien directeur-général du Fonds Monétaire International, aujourd’hui à la tête d’un cabinet de conseil, consacre une analyse percutante sur l'ampleur du choc économique, politique et social consécutif à la pandémie du Covid-19. L'analyse a beaucoup agité le landerneau macroniste.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Dans cette longue analyse publiée dans la revue<a href="http://www.politiqueinternationale.com/revue/article.php?id_revue=0&amp;id=1945&amp;content=texte"> Politique internationale</a>, observe tout d’abord que la pandémie du Covid-19 est de nature foncièrement différente que les grandes crises sanitaires que le monde a connu comme la grande peste noire de 1348 ou la grippe espagnole en 1918-1919. La vitesse de propagation a provoqué un basculement de l’épidémie à la pandémie, entraînant la décision de confiner près de la moitié de la population du globe (soit le double de la population mondiale lors de l’épisode de la grippe espagnole) trois mois seulement après le déclenchement de la crise sanitaire. Si la mondialisation est au cœur du processus de propagation, les défauts de prévoyance, le manque d’équipements de protection et de production ont montré les faiblesses des systèmes de santé occidentaux. Ceux-ci ont fait preuve d’un manque de capacité d’anticipation et d’une inadéquation de leur organisation à faire face à une crise sanitaire de grande ampleur. La mauvaise appréciation de la gravité de la crise et l’oubli de la précarité de l’être dans l’inconscient collectif sont révélateurs d’une crise de l’avoir et d’une crise du pouvoir.</p>
<p>La récession économique que nous connaissons ne ressemble pas aux crises économiques passées, car elle agglomère un choc sur l’offre et un autre sur la demande. Le confinement entraîne mécaniquement une chute de la production. Des entreprises réduiront leurs effectifs tandis que d’autres fermeront et l’État ne pourra pas sauver toutes les entreprises et les emplois. Ce qui entraînera un choc sur la demande, par une baisse de la consommation, du fait du confinement et des pertes de revenus, entraînant un cycle récessif. Les actifs financiers seront gravement impactés, les épargnants n’étant pas en mesure d’attendre un retour à la normale.</p>
<p>Selon le FMI, : « Nous n’avons jamais vu l’économie mondiale s’arrêter net. C’est bien pire que la crise de 2008 ». Près de 10 millions d’américains se sont inscrits comme demandeurs d’emploi en l’espace de quinze jours. En Europe, les conséquences sont aussi terribles, avec 900 000 chômeurs supplémentaires en Espagne et un impact négatif de 3 points de PIB par mois en France. Plus qu’une situation de guerre, il faut redouter une évaporation des savoirs et un délitement des chaînes d’approvisionnement.</p>
<h2>Contrer l’ampleur du choc</h2>
<p>La pandémie s’annonce aussi catastrophique pour le reste du monde. Les pays exportateurs de matières premières, en particulier les pays producteurs de pétrole, disposant d’un niveau de réserves en devises insuffisant. La chute des prix du pétrole, comme du cuivre, du cacao ou de l’huile de palme frappe de plein fouet ces pays exportateurs. Les fonds transférés depuis l’étranger, le quasi-arrêt du tourisme auront de lourdes conséquences sur « la classe moyenne émergente », provoquant plus de pauvreté. Avec des conséquences dramatiques sur la santé des populations (développement des infections), sur l’accès rendu encore plus difficiles à l’eau et aux denrées, sur l’éducation et la scolarité…</p>
<p>DSK se demande si l’on peut éviter les effets cumulatifs de la récession tout en combattant l’affaissement de la courbe de demande globale ? Les banques centrales ont eu une réaction plus rapide et coordonnée contrairement à la crise de 2008. Les taux de la Fed sont tombés à zéro, des facilités ont été étendues à des pays émergents confrontés à l’évaporation du dollar. Encore faut-il que ces pays disposent d’une banque centrale susceptible de remplir leur rôle. Pour contrer la crise financière mondiale, il apparaît nécessaire de réactiver massivement les Droits de Tirage Spéciaux (DTS) du FMI avec pour corollaire allègement des dettes des pays à bas revenus. C’est un enjeu majeur pour l’Europe qui peine déjà à gérer l’afflux de quelques centaines de milliers de migrants et pourrait se trouver confrontée par l’afflux de millions de migrants chassés par l’effondrement économique.</p>
<p>Mais les mécanismes monétaires, de soutiens budgétaires ou les mesures contre le chômage sont insuffisants pour contrer l’ampleur du choc. Même les mesures annoncées par la Chine, représentant environ 1,2% du PIB, semblent modestes. DSK gage qu’une partie de ce soutien se traduira par des hausses de prix, ce qui permettra d’enrayer une spirale déflationniste.</p>
<p>A moyen et long terme, nous assisterons à une redistribution des cartes. La division internationale du travail sera remise en question et la crise entraînera probablement des formes de relocalisation de la production, régionales sinon nationales, qui auront un coût. Mais la crise pourrait aussi solutionner l’impasse dans laquelle sont engagées les grandes économies occidentales : un équilibre de sous-emploi conditionné par des taux d’intérêt faibles associé à une inflation quasi inexistante alors que le prix des actifs financiers affiche une hausse sensible ! L’épargne surabondante ralentit la croissance économique faute d’un investissement public significatif bridé par des ratios dette/PIB contraignants voire excessifs.</p>
<p>Une augmentation des inégalités entre individus, à l’image de celle observée après la crise des subprimes, mais aussi entre économies développées et économies de nombres de pays à bas revenus est également à attendre ; les relocalisations se feront sans doute à leur dépens.</p>
<h2>La Chine, « l’usine du monde »</h2>
<p>L’ancien patron du FMI constate que l’l’Union européenne a, jusqu’à présent, fait plutôt preuve de mollesse que d’ambition, alors qu’il est nécessaire et impératif qu’elle apporte une réponse budgétaire mutualisée afin de ne pas mettre en péril la soutenabilité de la dette des pays les plus fragiles. Cette réponse passe par des plans massifs de soutien de la demande, une coordination des politiques budgétaires avec les actions menées par la BCE, l’émission de coronabonds en complément de la réponse budgétaire, une solidarité internationale accrue, notamment envers l’Afrique, ainsi qu’un plan de relance massif une fois la crise sanitaire surmontée.</p>
<p>Mais cette crise traduit a fortiori une crise du pouvoir, de son exercice, de la légitimité des autorités. Elle met en évidence une dépendance technologique ignorée ou sous-estimée, dans le domaine sanitaire et technologique. La Chine devenue « l’usine du monde » fournit une très grande partie des médicaments, l’indépendance nationale ou européenne est mise à mal. Pour autant, il ne faut pas céder aux vieilles pulsions nationalistes et souverainistes et leur apporter des réponses construites et argumentées et non simplistes.</p>
<p>Le populisme remet en cause la légitimité des régimes démocratiques en prenant exemple sur les régimes autocratiques qui ont imposé des réponses fortes, rapides et unitaires à la crise. Selon DSK, l’identité et la solidarité européennes doivent se réaffirmer pour que la confiance dans la représentation démocratique soit restaurée. Le consentement/acceptation dans les mesures de confinement, parfois coercitives, appelées à durer ou se renouveler prises par les gouvernements élus démocratiquement est à ce prix. Les gouvernements doivent être attentifs à la sauvegarde des droits fondamentaux des citoyens</p>
<p>Au lendemain de la crise, les questions politiques seront donc nombreuses. Quels régimes seront perçus comme ayant bien gérés la crise ? Quelle transition mettre en œuvre pour revenir des mesures d’exception à la vie normale ? S’ils n’ont pas réussi à agir à l’unisson pendant la crise sanitaire, quelle crédibilité auront les régimes démocratiques pour gérer d’autres crises comme le défi climatique ou la question migratoire ?</p>
<p>Une fois la crise sanitaire jugulée, dans quelle direction nous orienterons-nous, s’interroge DSK. Depuis près de deux siècles se sont succédé des phases organiques au cours desquelles un mode d’organisation de l’économie et de la société a dominé et des phases critiques pendant lesquelles ces régulations se sont essoufflées puis se sont évanouies, pour céder la place à d’autres. La dernière grande régulation collective aura été celle de l’État providence qui a survécu à la crise des subprimes.</p>
<p>DSK encourage à sculpter aujourd’hui une nouvelle charpente. La régulation s’avère plus que jamais nécessaire, d’abord évidemment, dans le domaine sanitaire. Une meilleure coordination de l’OMS et de l’OMC parait judicieuse. La lutte contre le changement climatique, la préservation de l’environnement et de la biodiversité doivent trouver un nouvel élan.</p>
<p>L’espoir d’un renouveau de la coopération au niveau mondial et européen, d’un nouvel équilibre géopolitique est manifeste. Mais gare aux retours des conflits, pour l’instant mis en sourdine. La tentation existe pour certains états d’accroître leur influence régionale. Quid des États-Unis ou de la Chine exercera le leadership mondial ? La sensibilité collective mondiale prendra-t-elle en compte la permanence d’un risque pandémique infectieux ?</p>
<p>Pour DSK, nous entrons dans un monde aléatoire où il nous faudra corriger nos carences, donner une réalité au principe de précaution et cultiver l’approche préventive. Nous ne pouvons nous exonérer d’une approche stratégique systématisée des différents pans prioritaires de la vie des populations. Ce virus et cette pandémie ne connaissent aucune frontière, ni sociale, ni politique. Les pouvoirs publics doivent se garder de l’émergence d’une société de défiance généralisée. Ils doivent jouer un rôle actif pour asseoir une confiance et un pacte citoyen renouvelé.</p>
<p><strong>*Didier Lacaze, analyste financier (SFAF), ancien banquier</strong></p>
<p>Lire aussi: <a href="https://atlasinfo.fr/les-droits-de-tirage-speciaux-dts-du-fmi-une-solution-financiere-pour-lafrique.html"><span class="post-title">Les Droits de tirage spéciaux (DTS) du FMI, une solution financière pour l’Afrique ?</span></a></p>
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		<title>Covid-19 : la note apocalyptique de la France sur l’Afrique</title>
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		<pubDate>Mon, 06 Apr 2020 11:58:35 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Dans une « Note diplomatique » du Centre d’analyse, de prévision et de Stratégie* (CAPS) du ministère français des Affaires étrangères, sous le titre explicite « L’effet pangolin : la tempête qui vient en Afrique ? », le ton n’est guère optimiste mais plutôt alarmiste, voire apocalyptique pour le continent africain. Selon cette note que &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Dans une « Note diplomatique » du <strong>Centre d’analyse, de prévision et de Stratégie</strong>* (<a href="https://www.cf2r.org/wp-content/uploads/2017/05/CAPS.pdf">CAPS</a>) du ministère français des Affaires étrangères, sous le titre explicite « L’effet pangolin : la tempête qui vient en Afrique ? », le ton n’est guère optimiste mais plutôt alarmiste, voire apocalyptique pour le continent africain.</p>
<p>Selon cette note que Atlasinfo a pu consulter, l’onde de choc à venir du Covid-19 en Afrique pourrait être « le révélateur des limites de capacité des Etats, incapables de protéger leur population et « la crise de trop », qui « déstabilise durablement, voire qui mette à bas des régimes fragiles (Sahel) ou en bout de course (Afrique centrale) ».</p>
<p>Et de souligner que « face au discrédit des élites politiques, il convient de trouver d’autres interlocuteurs africains pour affronter cette crise aux conséquences politiques »</p>
<p>Pour étayer son analyse, le CAPS souligne que le « coup de trop porté aux appareils de l’Etat » s’explique notamment par un « taux de médicalisation quasi-nul » et de « systèmes de santé nationaux considérés comme saturés d’office »,.</p>
<p>Estimant que « L’Etat va faire massivement la preuve de son incapacité à protéger ses populations », le note du quai d&rsquo;Orsay souligne que « cette crise pourrait être le dernier étage du procès populaire contre l’Etat, qui n’avait déjà pas su répondre aux crises économiques, politiques et sécuritaires. »</p>
<p>Pour le CAPS, les déclencheurs de la crise politique pourraient prendre plusieurs formes : un nombre trop élevé de décès ; l’effet de comparaison défavorables à certains Etats ; ou encore le « mort politique zéro – c’est-à-dire la personnalité dont la mort cristalliserait la contestation, qu’il appartienne au système en place ou à l’opposition. »</p>
<p>Notant que le Covid-19 a deux dimensions économiques spécifiques sur le continent, la note du quai d&rsquo;Orsay indique qu’« en Afrique de l’Ouest, les mesures de confinement saperont l’équilibre fragile de l’informel, économie de survie quotidienne essentielle au maintien du contrat social ».</p>
<p>Quant à l’Afrique centrale, « le choc pourrait précipiter la crise finale de la rente pétrolière au Cameroun, au Gabon et au Congo-Brazzaville (effondrement d’un prix du baril déjà en crise avec la demandé, aggravé par un ralentissement de la production, et risque d’accélération de la réflexion d’opérateurs pétroliers – Total au premier chef – de quitter ces pays) »</p>
<p>« Dans les deux cas, cela pourrait constituer le facteur économique déclencheur des processus de transition politique, prédit le CAPS pour qui les villes sont les potentiels épicentres de crises (manque de ravitaillement : eau, électricité, nourriture).</p>
<p>« Des phénomènes de panique urbaine pourraient apparaître qui serviront de « terreau sur lequel se construisent les manipulations des émotions populaires », écrit-il, ajoutant que « cette recette fait le lit d’entreprises politiques populistes ».</p>
<p>Quant à la question de la sélection, « elle ne portera pas sur les personnes à sauver médicalement (faute de capacité d’accueil), mais sur les besoins de premières nécessités : « Quel quartier ravitailler ? quelles autorités locales crédibles peuvent être les relais d’organisation de la distribution ? quels produits de première nécessité fournir dans une phase attendue de pénurie ? »</p>
<h2>« Discrédit des élites politiques »</h2>
<p>Dans ce contexte, souligne le CAPS, des « hausses de la délinquance sont attendues », le « discrédit qui frappe les paroles institutionnelles va s’amplifier » et le « poids des réseaux sociaux va considérablement peser, a fortiori avec le confinement qui va couper littéralement les sociétés des institutions publiques. »</p>
<p>« Faute de parole publique crédible », le CAPS prédit la floraison des thèses complotistes, des Fake news et des rumeurs populaires, « lesquelles sont tout autant susceptibles d’être instrumentalisées pour orienter des violences collectives. »</p>
<p>Pour le CAPS, « Le répertoire de la morale publique va être mobilisé face à la faillite des gouvernants. L’immanquable détournement de biens publics (à commencer par des masques) et de l’aide sanitaire internationale à venir (déjà dénoncée sous le terme « Covidbusiness ») peut facilement cristalliser l’ultime perte de crédit des dirigeants. »</p>
<p>A ce stade, poursuit-il, « quatre catégories d’acteurs ont la capacité de mobiliser des foules, qui doivent donc d’ores et déjà constituer des interlocuteurs pour nos efforts de gestion de la crise en Afrique. »</p>
<p>Et de les citer : les autorités religieuses (Eglise catholique, certaines confréries musulmanes), les diasporas, les artistes populaires et les entrepreneurs économiques et les businessmen néo-libéraux.</p>
<p>Ces derniers « riches et globalisés, ils se positionnent comme les philanthropes du continent : ils peuvent jouer un rôle s’ils décident d’engager leurs moyens ou de se poser en intermédiaires entre le système de gouvernance mondiale et l’Afrique, mais dans tous les cas, ils souligneront la faillite de l’Etat. »</p>
<p>« Face à l’incapacité de l’Etat à protéger ses populations et face aux ambitions politico-opportunistes de certains », le CAPS propose en outre de soutenir des paroles publiques d’experts africains scientifiques et spécialistes de la santé.</p>
<p>« La crise du Covid-19 va repositionner la perception du bien public en dehors des mains des gouvernants, dans le discours mais surtout dans les rapports de force politique pour le contrôle de l’Etat, pendant et après la crise », croit savoir le CAPS.</p>
<p>Et de conclure : « Anticiper le discrédit des autorités politiques signifie accompagner en urgence l’émergence d’autres formes d’autorités africaines crédibles pour s’adresser aux peuples afin d’affronter les responsabilités de la crise politique qui va naître du choc provoqué par le Covid-19 en Afrique… et sans doute ailleurs. »</p>
<p>Le tollé provoqué dans le continent africain par la fuite de cette note « confidentielle » a fait réagir le quai d&rsquo;Orsay. Selon sa porte-parole, cette note, rédigée par le Centre d’Analyse, de Prévision et de Stratégie, ne représente pas la position du ministère français des Affaires étrangères, ajoutant que « Les notes produites par le CAPS ne visent qu’à alimenter, de façon libre, la réflexion interne sur l’ensemble de la politique étrangère».</p>
<p>qui dit que la note ne représente pas la position du ministère des Affaires étrangères, tout en ajoutant que les notes produites par son Centre d’analyse et de prévision « ne visent qu’à alimenter, de façon libre, la réflexion interne sur l’ensemble de la politique étrangère».</p>
<p>Cette note du CAPS fait toutefois écho aux déclarations  du Pr Jean-Paul Mira, chef de service de réanimation de l’hôpital Cochin et d&rsquo;un chercheur de l&rsquo;Institut français de la recherche médicale (Inserm).</p>
<p>Dans les propos diffusés mercredi dernier par la chaîne française LCI, Camille Locht, de l&rsquo;Inserm, et Jean-Paul Mira évoquaient l’opportunité d&rsquo;une étude qui pourrait être menée en Afrique, dont la population sans défense est largement exposée au virus, pour tester le vaccin BCG contre le Covid-19, avec la même approche que des études conduites sur les prostituées contre le sida.</p>
<p>Ces propos, rappelons-le, ont suscité une vague d’indignation en Afrique, mais aussi en France.</p>
<p>*<strong>Le Centre d’analyse, de prévision et de stratégie (CAPS) &#8211; anciennement connu sous le nom de Centre d&rsquo;analyse et de prévision ou CAP) &#8211; est un groupe de réflexion du ministère des Affaires étrangères français, chargé de mener des missions d&rsquo;analyse de l’environnement international, de faire des recommandations stratégiques et d&rsquo;assurer une présence française dans les cercles de réflexion et de débat européens et internationaux</strong></p>
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