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	<title>charte &#8211; Atlasinfo</title>
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	<title>charte &#8211; Atlasinfo</title>
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		<title>Mohammed Moussaoui alerte sur le risque d&#8217;une « division préjudiciable à l&#8217;organisation du culte musulman »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[infoatlas]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 21 Jan 2021 12:54:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Religion]]></category>
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					<description><![CDATA[Le président du Conseil Français du Culte Musulman (CFCM), Mohammed Moussaoui, a déploré jeudi "la sortie unilatérale" de trois fédérations membres de cette instance représentative de l'islam en France qui refusent de signer en l'état la charte du Conseil National des Imams de France, voulue par le président Emmanuel Macron.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Dimanche 17 janvier, les huit fédérations (CCMTF, GMP, UMF, MF, RMF, Millî Görüs (CIMG), Foi et Pratique) ont pourtant formellement approuvé une « charte des principes » de l&rsquo;islam de France, lors d&rsquo;une réunion extraordinaire du CFCM.</p>
<p>Le 18 janvier, seuls cinq représentants de fédérations (GMP, UMF, RMF, MF et FAICAA) ont parafé le texte de la charte devant le président de la République, avec l’objectif de lancer une nouvelle étape dans l’organisation du culte Musulman. Trois fédérations, CCMTF, Millî Görüs (CIMG), Foi et Pratique, ont refusé d&rsquo;opposer leur signature en dépit de leur validation du texte la veille.</p>
<p>Mercredi 20 janvier, les deux fédérations d&rsquo;obédience turque, le Comité de coordination des musulmans turcs de France (CCMTF) et Millî Görüs (CIMG) ainsi que la fédération Foi et Pratique, proche des prédicateurs rigoristes du Tabligh, publient un communiqué pour expliquer leur refus de signer un texte qui, selon elles, risque de « fragiliser » la confiance à l&rsquo;égard des musulmans.</p>
<p>« Nous pensons que certains passages et formulations du texte soumis sont de nature à fragiliser les liens de confiance entre les musulmans de France et la Nation », écrivent ces trois fédérations membres du CFCM.</p>
<p>« En outre, certaines déclarations portent atteinte à l&rsquo;honneur des musulmans, avec un caractère accusatoire et marginalisant », ajoutent-elles, sans donner aucune précision sur ces « déclarations ».</p>
<p>« Le communiqué des trois fédérations (CCMTF, CIMG, Foi et Pratique), du 20 janvier 2021, indique que certaines déclarations de la charte porteraient atteinte à l’honneur des musulmans. J’aurai aimé que ces déclarations soient précisées par écrit sous forme d’amendements et transmises au CFCM. Cela aurait été plus bénéfique à nous tous qu’un communiqué accusatoire et non constructif », a regretté le président du CFCM, Mohammed Moussaoui.</p>
<p>Ce refus « n&rsquo;est pas de nature à rassurer nos coreligionnaires sur l&rsquo;état des instances représentatives du culte musulman », a-t-il poursuivi</p>
<p>Et de prévenir: « Par ces actions répétitives, les fédérations composant le CFCM risquent d&rsquo;être rendues toutes responsables de cette situation de division préjudiciable à l&rsquo;organisation du culte musulman ».</p>
<p>Après plusieurs semaines de crise interne, les dirigeants du CFCM avaient annoncé un accord à l&rsquo;arraché sur ce texte qui affirme la « compatibilité » de la foi musulmane avec « la laïcité », « l&rsquo;égalité homme-femme » et rejette « l&rsquo;instrumentalisation de l&rsquo;islam à des fins politiques ».</p>
<p>Cette réaffirmation des principes républicains avait été réclamée par le président Emmanuel Macron dans le cadre de son offensive contre le séparatisme et l&rsquo;islam radical, qui a depuis été formalisée dans un projet de loi examiné au Parlement.</p>
<p>M. Macron avait accentué sa pression sur les représentants musulmans après les attentats jihadistes contre l&rsquo;enseignant Samuel Paty mi-octobre en région parisienne et dans la basilique de Nice (sud-est) deux semaines plus tard.</p>
<p>Selon une source proche du dossier, les principaux points de désaccord exprimés par les fédérations réticentes à signer portent sur deux problématiques qui les concernent particulièrement :<strong> la définition des « ingérences » étrangères et la définition précise de l&rsquo;islam politique</strong>.</p>
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		<title>« Charte des principes de l&#8217;islam »: Macron salue « un engagement net et clair »</title>
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		<pubDate>Mon, 18 Jan 2021 13:29:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Religion]]></category>
		<category><![CDATA[CFCM]]></category>
		<category><![CDATA[charte]]></category>
		<category><![CDATA[islam]]></category>
		<category><![CDATA[Macron]]></category>
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					<description><![CDATA[La « charte des principes » de l&#8217;islam de France adoptée par le Conseil français du culte musulman (CFCM) est « un engagement net, clair et précis en faveur de la République », s&#8217;est félicité lundi Emmanuel Macron, selon l&#8217;Elysée. Ce texte marque aussi « une étape extrêmement importante » en permettant « une clarification de l&#8217;organisation du culte musulman », a ajouté &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>La « charte des principes » de l&rsquo;islam de France adoptée par le Conseil français du culte musulman (CFCM) est « un engagement net, clair et précis en faveur de la République », s&rsquo;est félicité lundi Emmanuel Macron, selon l&rsquo;Elysée.</p>
<p>Ce texte marque aussi « une étape extrêmement importante » en permettant « une clarification de l&rsquo;organisation du culte musulman », a ajouté le président au cours d&rsquo;une réunion avec les responsables du CFCM à l&rsquo;Elysée, a précisé la présidence.</p>
<p>« Tout commence », a-t-il lancé à ces derniers à la fin de l&rsquo;entretien qui a réuni les représentants des cinq fédérations, sur huit, ayant adopté la charte dimanche, avant le début lundi de l&rsquo;examen du projet de loi de lutte contre le séparatisme.</p>
<p>Au cours de la réunion, le président du CFCM Mohammed Moussaoui a précisé à M. Macron que la charte avait été approuvée par « toutes les fédérations » du Conseil mais que trois d&rsquo;entre elles « avaient besoin d&rsquo;un peu plus de temps pour expliquer à leurs adhérents de quoi il s&rsquo;agissait », selon l&rsquo;Elysée.</p>
<p>« Le texte va faire sa vie, être transmis à nos instances locales, aux responsables des mosquées, imams, et leur retour d&rsquo;expérience nous permettra de le perfectionner », a indiqué M. Moussaoui dans la cour de l&rsquo;Elysée, en saluant « l&rsquo;unité retrouvée » des fédérations composant le CFCM.</p>
<p>Cette charte « dit de façon claire que les principes de la foi musulmane sont complètement compatibles avec les principes de la République », a-t-il expliqué.</p>
<p>Ce texte marque aussi « une étape extrêmement importante » en permettant « une clarification de l&rsquo;organisation du culte musulman », a ajouté le président au cours d&rsquo;une réunion avec les responsables du CFCM à l&rsquo;Elysée, a précisé la présidence.</p>
<p>La charte réaffirme la compatibilité de la foi musulmane avec les principes de la République, dont la laïcité, et l’attachement des musulmans de France à leur citoyenneté pleine et entière; rejette l’instrumentalisation de l’Islam à des fins politiques ainsi que l’ingérence des États dans l’exercice du culte musulman; rappelle que le principe d’égalité devant la loi oblige tout citoyen dont le musulman de France à inscrire son vécu dans le cadre des lois de la République garantes de l’unité et la cohésion de la France, réaffirme le principe d’égale dignité humaine dont découle l’égalité Femme-Homme, la liberté de conscience et de religion, l’attachement à la raison et au libre-arbitre, le rejet de toute les formes de discrimination et de la haine de l’Autre et rappelle que les actes hostiles aux musulmans de France et aux symboles de leur foi est l’œuvre d’une minorité extrémiste qui ne saurait être confondu ni avec l’État ni avec le peuple français.</p>
<p>Tout en validant le texte de la charte, trois des huit fédérations du CFCM, CCMTF, Milli Gorus (Turcs) et « Foi et Pratique, se refusé d&rsquo;opposer leur signature en bas du texte.</p>
<p>Le texte de la charte sera signé par l&rsquo;UMF, GMP, MF, RMF et FIACCA.</p>
<p>L&rsquo;Elysée a dit attendre que la charte soit signée par l&rsquo;ensemble des fédérations et que le conseil des imams soit mis en oeuvre d&rsquo;ici la fin janvier.</p>
<p>Composée de dix articles, la charte affirme « sans ambiguïté », selon la présidence, « la supériorité des principes de la République sur les principes religieux » ainsi que « deux points politiques essentiels »: « le refus de toute ingérence étrangère » et « le rejet de l&rsquo;islam politique », comme l&rsquo;avait demandé Emmanuel Macron dans son discours aux Mureaux (Yvelines) en octobre.</p>
<p>Le chef de l&rsquo;Etat « souhaite que cette charte puisse sortir du cadre du CFCM » et soit adoptée « par d&rsquo;autres acteurs », précise l&rsquo;Elysée, en prévenant que « ceux qui la refusent » n&rsquo;auront droit à « aucun traitement de faveur ».</p>
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		<title>Macron et le dilemme de l’islam de France</title>
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		<pubDate>Sat, 02 Jan 2021 14:39:55 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Sur un sujet sur lequel le président Emmanuel Macron avait montré une détermination sans faille, la nouvelle année commence sur une queue de poisson politiquement risquée. Il s’agit de l’organisation de l’islam de France et de la stratégie française de lutte contre le radicalisme religieux qu’Emmanuel Macron avait imaginée comme un bouclier pour protéger les &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Sur un sujet sur lequel le président Emmanuel Macron avait montré une détermination sans faille, la nouvelle année commence sur une queue de poisson politiquement risquée. Il s’agit de l’organisation de l’islam de France et de la stratégie française de lutte contre le radicalisme religieux qu’Emmanuel Macron avait imaginée comme un bouclier pour protéger les Français des affres du terrorisme.</p>
<p>Le pays était encore sous le choc suite aux attentats terroristes qui ont frappé la France et dont l’horreur sanglante avait été incarnée par la décapitation du professeur Samuel Paty quand Emmanuel Macron a reçu à l’Élysée les représentants de l’islam de France, incarné par le CFCM. La posture était ferme. Le discours déterminé mâtiné d’un ultimatum menaçant.</p>
<p>Il s’agissait pour ces responsables de l’islam de France de participer à la création d’un Conseil National des Imams, doté d’une charte de valeurs républicaines . Avec cette ambition ouvertement assumée : veiller à lutter contre les conditions qui favorisent la création et la diffusion du discours religieux radical qui nourrit certains esprits et les rend réceptif à la doctrine terroriste.</p>
<p>Emmanuel Macron était si impliqué politiquement dans la réalisation de cet objectif qu’il en a fait l&rsquo;un des marqueurs de son quinquennat. Il est allé si loin dans ce combat qu’il avait couru le risque de faire apparaître la France comme un pays exagérément obsédé par la présence des musulmans sur son territoire. Comme en témoigne la campagne lancée à travers le monde par des organisations islamistes pour boycotter les produits français dans une démarche punitive et vengeresse. Comme en témoigne aussi le bras de fer personnel du président français avec certains médias anglo-saxons. Ces deux faits ont été l’incarnation vivante de ce fossé et de ces malentendus.</p>
<p>C’est dire à quel point l’Élysée doit être déçu de voir qu’à quelques jours de son adoption, le projet du Conseil National des Imams de France et sa « charte de valeurs républicaines » volent en éclat à cause de la Grande mosquée de Paris et de son retrait spectaculaire.  L’argumentaire présenté par son recteur, le franco-algérien Chems-Eddine Hafiz, n’a pas résisté à la réalité des faits et a révélé des arrières pensées et des agendas personnels incompatibles avec les enjeux de la bataille contre le radicalisme voulue par le président Macron.</p>
<p>Aujourd’hui devant ce constat d’échec, Emmanuel Macron se doit de reprendre l’initiative. Dans l’esprit de beaucoup, cette phrase prononcée devant les responsables de l’islam de France « si certains ne signent pas cette charte, nous en tirerons les conséquences » doit résonner avec une inquiétante acuité. Cette phrase aussi prononcée par Emmanuel Macron « Je vous fais confiance et ma confiance vous oblige » montre l’ampleur des enjeux.</p>
<p>Et sans aucun doute, l’interrogation qui interpelle l’ensemble des acteurs de cette galaxie de l’islam de France : Que va faire, que peut faire Emmanuel Macron pour traiter cet échec et sortir de cet impasse ?  De quels moyens disposent les autorités publiques pour faire pression et obliger toutes les structures concernées à honorer leurs engagements et à opposer leur signature sur ce projet ?</p>
<p>En plus du fait qu’Emmanuel Macron joue dans cette aventure la crédibilité de sa parole et de son ultimatum, l’Élysée sait qu’on l’attend au tournant sur le plan politique. La droite comme l’extrême droite sont activement à la recherche d’un signal de faiblesse supplémentaire sur le régalien &#8230; échouer à engager les structures de l’islam de France dans ce combat peut s’apparenter à une faille exploitable politiquement par ces adversaires.</p>
<p>Pour beaucoup, la solution commence par abandonner cette vison notamment nichée chez des responsables au ministère de l’Intérieur, chargé des cultes, dirigé par Gérald Darmanin, qui chercheraient à trouver des excuses aux postures de certains.</p>
<p>Elle consiste aussi à voir avec plus de clarté dans les visions et les arrières pensées des uns et des autres. A titre d’exemple, les pouvoirs publiques français doivent sortir de leur silence devant les  déclarations de l’ambassadeur d’Algérie, Mohamed Antar Daoud, qui lança à la mosquée de Paris cette déclaration fracassante: « La Grande Mosquée de Paris est d’abord algérienne et ne sera jamais autre chose et c’est ça le plus important », ou celle du recteur Chems-Eddine Hafiz à l’adresse des imams algériens: “Nous sommes dans un pays qui est la France, qui n’a pas d’imams. C’est vous, les imams de cet Etat”. Et d’ajouter : « le travail actuel de la mosquée de Paris est l’honneur de l’Algérie » !</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Conseil national des imams: Moussaoui exprime sa « stupéfaction » après le retrait de la mosquée de Paris du projet</title>
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		<pubDate>Tue, 29 Dec 2020 18:19:54 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Le président du Conseil français du culte musulman (CFCM), Mohammed Moussaoui, a regretté mardi la décision selon lui « unilatérale et inexpliquée » de la grande Mosquée de Paris (GMP) de se retirer du projet de Conseil national des imams (CNI). Le Conseil national des imams (CNI) est un projet souhaité par l&#8217;Elysée pour permettre de certifier &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le président du Conseil français du culte musulman (CFCM), Mohammed Moussaoui, a regretté mardi la décision selon lui « unilatérale et inexpliquée » de la grande Mosquée de Paris (GMP) de se retirer du projet de Conseil national des imams (CNI).</p>
<p>Le Conseil national des imams (CNI) est un projet souhaité par l&rsquo;Elysée pour permettre de certifier leur formation en France, dans le cadre du projet de loi contre l&rsquo;islam radical et les « séparatismes ».</p>
<p>Lundi, le recteur de la grande Mosquée, Chems-Eddine Hafiz, a annoncé sa volonté « de ne plus participer aux réunions qui visent à mettre en oeuvre le projet du Conseil national des imams » et sa « charte des valeurs républicaines », et « de geler tous les contacts avec l&rsquo;ensemble de la composante islamiste du CFCM ».</p>
<p>La grande Mosquée de Paris a notamment accusé certaines fédérations sans les nommer du CFCM de bloquer les négociations dans l&rsquo;écriture d&rsquo;une « charte des valeurs républicaines » .</p>
<p>« Après l’annonce unilatérale et inexpliquée de la Grande Mosquée de Paris (GMP) de son retrait du projet du CNI et face aux réactions qu’elle suscite, nous avons jugé utile et nécessaire d’informer et d’éclairer l’opinion publique sur la réalité des faits », a affirmé M. Moussaoui dans sa mise au point, indiquant qu&rsquo;en sa qualité du président de l’instance représentative du culte musulman, il lui incombe de « rétablir la vérité ».</p>
<p>« Le 15 décembre 2020, la dernière mouture de la charte a obtenu l’approbation de l’ensemble des fédérations, y compris celle de la Grande Mosquée de Paris », a tenu à préciser le président du CFCM.</p>
<p>Et d&rsquo;ajouter: « C’est dire que nous avons quasiment atteint un des objectifs que nous nous sommes fixés ».</p>
<p>Pour l’acter, le président du CFCM avait demandé aux fédérations de confirmer solennellement et par écrit avant le 30 décembre 2020 leur adhésion au texte final de la charte qu’ils avaient annoncée en visioconférence le 15 décembre 2020.</p>
<p>« C’est avec regret et grande stupéfaction que le 28 décembre 2020 nous avons appris le retrait de la Grande Mosquée de Paris des travaux du CNI, via un communiqué de presse, en pleine réunion de l’Exécutif du CFCM à la quelle participaient trois membres de la Grande Mosquée de Paris, également surpris par le communiqué ».</p>
<h2>Darmanin veut sauver la charte</h2>
<p>Le ministre de l’Intérieur, chargé des cultes, espère relancer l’initiative, a-t-il confié au Parisien. « On va se donner le temps qu’il faut », annonce Gérald Darmanin par rapport au projet de charte concernant l’encadrement des imams.</p>
<p>« Ce n&rsquo;est pas fini. Je recevrai séparément les différentes fédérations qui forment le CFCM début janvier, a affirmé Gérald Darmanin au Parisien. Il vaut mieux que deux ou trois fédérations signent un texte qui respecte clairement les valeurs de la République plutôt qu&rsquo;une mouture light soit signée par tous les participants d&rsquo;une photo de famille ».</p>
<p>« Il peut y avoir des divergences internes au sein du CFCM, mais ça ne remet pas en cause le travail qui se se poursuit », a fait de son côté valoir l&rsquo;entourage du ministre de l&rsquo;Intérieur Gérald Darmanin, soulignant que « la rédaction » du texte est un « processus indépendant de l&rsquo;Etat ».</p>
<p>« Il y a des échanges techniques réguliers entre le ministère et les différentes fédérations » qui composent le CFCM, a-t-on-ajouté dans l&rsquo;entourage de M. Darmanin, en précisant que « le ministre recevra séparément chacune des instances des fédérations en janvier ».</p>
<p>« Il vaut mieux prendre un peu plus de temps et avoir un texte solide, fort, respectant les valeurs de la République, avec peut-être moins de fédérations qui le signeront. Plutôt que quelque chose qui soit fait à la va-vite, signé par tout le monde, mais avec moins de consistance », indique-t-on encore Place Beauvau.</p>
<p>Mohammed Moussaoui a de son côté appelé « à installer immédiatement le Conseil national des imams et à doter ce dernier des moyens nécessaires à l&rsquo;accomplissement de sa mission », tout en assurant qu&rsquo;il souhaitait que la grande Mosquée de Paris « puisse continuer à oeuvrer avec ses partenaires du CFCM ».</p>
<p>Le CNI doit délivrer un agrément aux imams en fonction de leurs connaissances et de leur engagement à respecter les valeurs républicaines.</p>
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		<title>L’islam de France retrouve ses démons</title>
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		<pubDate>Tue, 29 Dec 2020 11:06:24 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Alors que les musulmans de France étaient à quelques jours d’installer leur Conseil National des Imams doté d’une « charte des valeurs républicaines », censée les protéger de toute dérive extrémistes, une des composantes du Conseil français du culte musulman (CFCM), la grande mosquée de Paris que dirige le franco-algérien Chemseddine Hafiz se rétracte à &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Alors que les musulmans de France étaient à quelques jours d’installer leur Conseil National des Imams doté d’une « charte des valeurs républicaines », censée les protéger de toute dérive extrémistes, une des composantes du Conseil français du culte musulman (CFCM), la grande mosquée de Paris que dirige le franco-algérien Chemseddine Hafiz se rétracte à la dernière minute et refuse d’opposer sa signature et son  engagement à ce grand projet voulu par le président Emmanuel Macron.</p>
<p>Même si ce retrait ne remet pas en cause l’ensemble du nouvel échafaudage organisationnel pensé par le CFCM, il interpelle sur ses vraies motivations et ses agendas. La mosquée de Paris avait participé depuis le 3 novembre dernier à tout le processus d’élaboration de cette charte jusqu’à sa finalisation vers la mi-décembre. Pendant toute cette période de débats et d’échanges, sa direction n’avait rien trouvé à redire sur la portée des décisions ainsi validées.</p>
<p>Et brusquement sans crier gare et sans même alerter ses propres représentants qui participent le 28 décembre à la validation finale de la charte, la grande mosquée de Paris annonce son retrait de ce processus sous le fallacieux prétexte que cette charte ferait la part belle aux forces de l’islamisme et à la radicalité religieuse qui seraient, selon elle, incompatibles avec les valeurs de la république.</p>
<p>Outre que ces remarques et positions auraient pu être débattues avec les fédérations que le recteur Hafiz pointent du doigt dans le cadre du processus d’élaboration du projet, l’actuelle direction de la GMP a préféré bruyamment claquer la porte. Une posture qui s’assimile ouvertement à un sabordage de ce projet, loin du vivre ensemble républicain et proche des intérêts égocentriques.</p>
<p>En effet, la certification des imams de France s’est avérée être un grand défi politique et économique, dont la GMP voudrait obtenir le monopole au nom d’un magistère imaginaire qu’elle exercerait sur l’ensemble des musulmans de France. Et pour cela le but est de faire avorter toutes les initiatives qui pourraient l’empêcher de réaliser ses objectifs. Et si cela doit passer par le démantèlement du CFCM, la GMP n’y voit aucun inconvénient. Bien au contraire ! Sa Direction s’est jusqu’à présent avancée masquée jusqu’à son retrait fracassant, accusant et les autres composantes du CFCM et les choix du président Macron de pactiser avec l’islamisme radical.</p>
<p>Le ministère de l’intérieur, chargé des cultes, se doit de regarder avec clairvoyance les postures des uns et des autres qui, sous prétexte de surfer sur des peurs et des angoisses légitimes, tentent de faire avancer parfois en douce, parfois fois avec fracas leurs propres agendas. L’enjeu aujourd’hui est de confier la gestion de l’islam de France à des personnalités et des structures ayant des emprises et des profondeurs d’attache avec les musulmans de France plutôt que de miser sur des approches hasardeuses  et des profils d’aventuriers qui vendent des chimères.</p>
<p>A cause des attitudes erratiques de la direction de la mosquée de Paris, l’islam de France retrouve ses démons qui l’empêchent de fournir une réponse logique et rationnelle aux demandes des pouvoirs publics à la recherche d’un interlocuteur crédible pour organiser dans les meilleures conditions l’exercice du culte musulman en France.</p>
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