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	<title>Catherine Colonna &#8211; Atlasinfo</title>
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	<title>Catherine Colonna &#8211; Atlasinfo</title>
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		<title>La tension sur l’axe Paris Rabat à son comble !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[infoatlas]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 17 Sep 2023 12:50:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Décryptages]]></category>
		<category><![CDATA[Catherine Colonna]]></category>
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					<description><![CDATA[Au vu des dernières réactions entre Rabat et Paris, l’impression est lourdement installée que la sortie du tunnel n’est pas pour demain. Tant les contentieux sont lourds et les divergences profondes. Que les deux pays puissent afficher de manière aussi publique leurs désaccords indiquent à quel point les défis d’une possible normalisation sont énormes. Décidément, &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h2>Au vu des dernières réactions entre Rabat et Paris, l’impression est lourdement installée que la sortie du tunnel n’est pas pour demain. Tant les contentieux sont lourds et les divergences profondes. Que les deux pays puissent afficher de manière aussi publique leurs désaccords indiquent à quel point les défis d’une possible normalisation sont énormes.</h2>
<p>Décidément, la relation entre la France et le Maroc est condamnée à une série de couacs qui révèlent la profondeur de la crise qu’elle traverse. Dernier en date, la sortie de la ministre française des Affaires étrangères Catherine Colonna, annonçant unilatéralement une visite d’Etat du président Emmanuel Macron au Maroc. Le démenti marocain est tombé aussi cinglant que tranchant : cette visite n’est ni à l’ordre du jour, ni programmée.</p>
<p>Cet échange diplomatique en forme de punchlines nous rappelle étrangement celui où le président Macron s’était hasardé à broder sur la qualité des relations entre Paris et Rabat : « Ma volonté est d&rsquo;avancer avec le Maroc, sa majesté le roi le sait, nous avons plusieurs discussions, les relations personnelles sont amicales, elles le demeureront ». Le couperet glacial était tombé avec la même clarté. « Ces relations ne sont ni bonnes ni amicales », avait dit Rabat dans un rare et presque inédit exercice politique.</p>
<p>A cela s&rsquo;ajoute un épisode inédit dans les annales de la diplomatie. Alors qu&rsquo;une virulente tempête médiatique battait son plein sur un supposé refus du Maroc de l&rsquo;aide française après le violent séisme qui a frappé la région d&rsquo;Al Haouz, le président Macron prend la parole, via une vidéo postée sur le réseau social X (twitter), pour s&rsquo;adresser directement aux « Marocaines et Marocains »,  provoquant stupeur, émoi et colère de toute une population. Dans cette vidéo, il les assure de son soutien et leur signifie que l&rsquo;aide de la France aux victimes du tremblement de terre n&rsquo;attend que le feu vert du Roi et de son gouvernement. Ce geste, qui se voulait probablement apaisant, dénote en réalité d&rsquo;une méconnaissance des fondamentaux qui façonnent l&rsquo;exception marocaine.</p>
<p>Depuis le début de ces polémique qui enflamment la toile et les plateaux télés français, Catherine Colonna a revêtu son costume de pompier pour tenter d’éteindre les divergences entre les deux pays. La cheffe de la diplomatie française est montée au créneau pour tenter de tuer dans l’oeuf ces polémiques en évoquant à plusieurs reprises la souveraineté d’un pays à choisir le casting des pays dont il accepte l’aide et sa totale liberté de l’organiser comme il l’entend.</p>
<p>Son interview à la chaîne d’information continue LCI, enregistrée en Égypte dans un salon marocain offert par le Royaume à la Ligue arabe, fait partie de ces tentatives françaises de vendre un sentiment de normalité dans les relations entre la France et le Maroc alors que tout indique que le fossé entre eux est en train de s’élargir dangereusement. Sa précipitation d&rsquo;imposer une visite de Macron au Maroc a fini par agacer prodigieusement Rabat.</p>
<p>Le nœud de la problématique franco-marocaine et qui donne lieu à ces péripéties est que la France s’est enfermée dans une logique de déni de cette crise avec le Maroc. Il est vrai qu’Emmanuel Macron a fini par reconnaître récemment que les relations entre les deux pays ne sont pas au niveau où elles devaient être et qu’il réfléchit à un agenda de relance. Mais cela n’est pas suffisant pour donner une nouvelle dynamique à ces relations.</p>
<p>Pour Rabat, les termes de cette crise sont d’une clarté limpide. Le Maroc a demandé à la France de reconnaître officiellement la souveraineté du Maroc sur ces provinces sahariennes comme l’ont déjà fait de nombreux pays amis et alliés. Plus le temps passe, plus l’hésitation française interroge. Qu’est ce qui empêche un pays aussi proche que la France de reconnaître la marocanité du Sahara ?</p>
<p>Ce refus français montre clairement que la diplomatie française s’est engagée auprès du régime algérien, parrain militaire et financier des mercenaires séparatistes du Polisario, à ne pas procéder à cette reconnaissance officielle comme l’ont fait les Etats-Unis. Emmanuel Macron donne cette vague impression d’avoir les mains liées sur un sujet crucial pour la paix et la stabilité de la région.</p>
<p>Le positionnement marocain à l’égard de Paris est la traduction de la position royale exprimée sur le fameux prisme à travers lequel le Maroc traite son environnement international et établit ses partenariats et ses alliances. Déjà à l’époque, le message adressé à Paris était sans équivoque : « S’agissant de certains pays comptant parmi nos partenaires, traditionnels ou nouveaux, dont les positions sur l&rsquo;affaire du Sahara sont ambiguës, Nous attendons qu’ils clarifient et revoient le fond de leur positionnement, d’une manière qui ne prête à aucune équivoque ».</p>
<p>Aujourd’hui tout semble indiquer que le Maroc ne pourra pas établir une relation diplomatique normale et un partenariat stratégique relancé avec Paris tant que la diplomatie française ne sorte de l’ambiguïté de sa position sur le Sahara marocain et affiche clairement son soutien à sa souveraineté sur ces provinces du sud.</p>
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		<title>La tension sur l’axe Paris Rabat à son comble !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[infoatlas]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 17 Sep 2023 10:59:50 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Au vu des dernières réactions entre Rabat et Paris, l’impression est lourdement installée que la sortie du tunnel n’est pas pour demain. Tant les contentieux sont lourds et les divergences profondes. Que les deux pays puissent afficher de manière aussi publique leurs désaccords indiquent à quel point les défis d’une possible normalisation sont énormes. Décidément, &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h2>Au vu des dernières réactions entre Rabat et Paris, l’impression est lourdement installée que la sortie du tunnel n’est pas pour demain. Tant les contentieux sont lourds et les divergences profondes. Que les deux pays puissent afficher de manière aussi publique leurs désaccords indiquent à quel point les défis d’une possible normalisation sont énormes.</h2>
<p>Décidément, la relation entre la France et le Maroc est condamnée à une série de couacs qui révèlent la profondeur de la crise qu’elle traverse. Dernier en date, la sortie de la ministre française des Affaires étrangères Catherine Colonna, annonçant unilatéralement une visite d’Etat du président Emmanuel Macron au Maroc. Le démenti marocain est tombé aussi cinglant que tranchant : cette visite n’est ni à l’ordre du jour, ni programmée.</p>
<p>Cet échange diplomatique en forme de punchlines nous rappelle étrangement celui où le président Macron s’était hasardé à broder sur la qualité des relations entre Paris et Rabat : « Ma volonté est d&rsquo;avancer avec le Maroc, sa majesté le roi le sait, nous avons plusieurs discussions, les relations personnelles sont amicales, elles le demeureront ». Le couperet glacial était tombé avec la même clarté. « Ces relations ne sont ni bonnes ni amicales », avait dit Rabat dans un rare et presque inédit exercice politique.</p>
<p>A cela s&rsquo;ajoute un épisode inédit dans les annales de la diplomatie. Alors qu&rsquo;une virulente tempête médiatique battait son plein sur un supposé refus du Maroc de l&rsquo;aide française après le violent séisme qui a frappé la région d&rsquo;Al Haouz, le président Macron prend la parole, via une vidéo postée sur le réseau social X (twitter), pour s&rsquo;adresser directement aux « Marocaines et Marocains »,  provoquant stupeur, émoi et colère de toute une population. Dans cette vidéo, il les assure de son soutien et leur signifie que l&rsquo;aide de la France aux victimes du tremblement de terre n&rsquo;attend que le feu vert du Roi et de son gouvernement. Ce geste, qui se voulait probablement apaisant, dénote en réalité d&rsquo;une méconnaissance des fondamentaux qui façonnent l&rsquo;exception marocaine.</p>
<p>Depuis le début de ces polémique qui enflamment la toile et les plateaux télés français, Catherine Colonna a revêtu son costume de pompier pour tenter d’éteindre les divergences entre les deux pays. La cheffe de la diplomatie française est montée au créneau pour tenter de tuer dans l’oeuf ces polémiques en évoquant à plusieurs reprises la souveraineté d’un pays à choisir le casting des pays dont il accepte l’aide et sa totale liberté de l’organiser comme il l’entend.</p>
<p>Son interview à la chaîne d’information continue LCI, enregistrée en Égypte dans un salon marocain offert par le Royaume à la Ligue arabe, fait partie de ces tentatives françaises de vendre un sentiment de normalité dans les relations entre la France et le Maroc alors que tout indique que le fossé entre eux est en train de s’élargir dangereusement. Sa précipitation d&rsquo;imposer une visite de Macron au Maroc a fini par agacer prodigieusement Rabat.</p>
<p>Le nœud de la problématique franco-marocaine et qui donne lieu à ces péripéties est que la France s’est enfermée dans une logique de déni de cette crise avec le Maroc. Il est vrai qu’Emmanuel Macron a fini par reconnaître récemment que les relations entre les deux pays ne sont pas au niveau où elles devaient être et qu’il réfléchit à un agenda de relance. Mais cela n’est pas suffisant pour donner une nouvelle dynamique à ces relations.</p>
<p>Pour Rabat, les termes de cette crise sont d’une clarté limpide. Le Maroc a demandé à la France de reconnaître officiellement la souveraineté du Maroc sur ces provinces sahariennes comme l’ont déjà fait de nombreux pays amis et alliés. Plus le temps passe, plus l’hésitation française interroge. Qu’est ce qui empêche un pays aussi proche que la France de reconnaître la marocanité du Sahara ?</p>
<p>Ce refus français montre clairement que la diplomatie française s’est engagée auprès du régime algérien, parrain militaire et financier des mercenaires séparatistes du Polisario, à ne pas procéder à cette reconnaissance officielle comme l’ont fait les Etats-Unis. Emmanuel Macron donne cette vague impression d’avoir les mains liées sur un sujet crucial pour la paix et la stabilité de la région.</p>
<p>Le positionnement marocain à l’égard de Paris est la traduction de la position royale exprimée sur le fameux prisme à travers lequel le Maroc traite son environnement international et établit ses partenariats et ses alliances. Déjà à l’époque, le message adressé à Paris était sans équivoque : « S’agissant de certains pays comptant parmi nos partenaires, traditionnels ou nouveaux, dont les positions sur l&rsquo;affaire du Sahara sont ambiguës, Nous attendons qu’ils clarifient et revoient le fond de leur positionnement, d’une manière qui ne prête à aucune équivoque ».</p>
<p>Aujourd’hui tout semble indiquer que le Maroc ne pourra pas établir une relation diplomatique normale et un partenariat stratégique relancé avec Paris tant que la diplomatie française ne sorte de l’ambiguïté de sa position sur le Sahara marocain et affiche clairement son soutien à sa souveraineté sur ces provinces du sud.</p>
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		<title>La visite du président Macron au Maroc, ni à l’ordre du jour, ni programmée (source gouvernementale officielle)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[infoatlas]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 16 Sep 2023 16:28:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
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		<category><![CDATA[visite]]></category>
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					<description><![CDATA[La visite du président français, Emmanuel Macron au Maroc «n’est pas à l’ordre du jour et n’est pas programmée», a indiqué une source gouvernementale officielle marocaine. Dans une interview à la chaine d’information LCI, la cheffe de la diplomatie française, Catherine Colonna, avait annoncé la programmation d’une visite du président Macron au Maroc, sur invitation &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>La visite du président français, Emmanuel Macron au Maroc «n’est pas à l’ordre du jour et n’est pas programmée», a indiqué une source gouvernementale officielle marocaine.<br />
Dans une interview à la chaine d’information LCI, la cheffe de la diplomatie française, Catherine Colonna, avait annoncé la programmation d’une visite du président Macron au Maroc, sur invitation du Roi Mohammed VI.</p>
<p>La même source gouvernementale officielle s’étonne que «Madame Colonna ait pris cette initiative unilatérale et se soit donnée la liberté de faire une annonce non concertée concernant une échéance bilatérale importante».</p>
<p>Lors d&rsquo;un entretien avec la chaîne d&rsquo;informations française LCI, la cheffe de la diplomatie française Catherine Colonna a affirmé vendredi que le président Macron était invité par le Roi marocain Mohamed VI à effectuer une visite d&rsquo;Etat.</p>
<p>« Le Roi du Maroc a refait son invitation au président de la République il y a peu, cet été lorsqu&rsquo;ils s&rsquo;étaient parlé », a-t-elle déclaré. « Le président est invité, il nous reste à trouver des dates qui n&rsquo;ont pas encore été trouvées ».</p>
<p>&nbsp;</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Catherine Colonna se décharge sur Rabat face à un député qui lui reproche de « saper des décennies d&#8217;amitié avec le Maroc »</title>
		<link>https://dev.atlasinfo.fr/maghreb/catherine-colonna-se-decharge-sur-rabat-face-a-un-depute-qui-lui-reproche-de-saper-des-decennies-damitie-avec-le-maroc/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[infoatlas]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Mar 2023 18:30:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Maghreb]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Assemblée Nationale]]></category>
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		<category><![CDATA[Macro]]></category>
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		<category><![CDATA[Pierre-Henri Dumont]]></category>
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					<description><![CDATA[Interrogée par un député sur "la pire crise" entre Paris et Rabat qui risque de saper durablement les relations avec un pays essentiel, la ministre des Affaires étrangères, Catherine Colonna, s'est déchargée sur le Maroc, refusant de s'en expliquer.   ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h4 class="modal-header add-more-font-size-dep"><strong>Le député Les Républicains (LR-droite), Pierre-Henri Dumont, a vivement dénoncé la politique française destinée à « systématiquement saper des décennies d’amitié » avec le Maroc, un partenaire « essentiel » pour Paris, « tant dans le pourtour méditerranéen qu’en Afrique ».</strong></h4>
<h4 class="modal-header add-more-font-size-dep">« Pourquoi la politique menée par la France vise-t-elle à systématiquement saper des décennies d’amitié avec le Maroc?’’, a tonné le député à l’adresse de la ministre des Affaires étrangères, Catherine Colonna, lors d’une séance mardi de la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.</h4>
<div class="modal-body fixContentHeightDepeche">
<div class="sectionDepeche">
<p>Le député LR a interpellé la cheffe de la diplomatie sur la « pire crise diplomatique » entre Paris et Rabat depuis les années 80.</p>
<p>“Je souhaiterais vous interroger sur la crise diplomatique ouverte avec l’un de nos plus fidèles et anciens partenaires en Afrique, le Maroc (…)”, a-t-il dit, faisant remarquer que le Maroc est “un partenaire essentiel (NDLR : pour la France), tant dans le pourtour méditerranéen qu’en Afrique”.</p>
<p>“Ces tensions ne sont pas des rumeurs de presse (…). Il est temps d’engager le plus rapidement possible la désescalade et il appartient à votre ministère d’agir dans ce sens. Comptez-vous agir pour retrouver une relation saine et respectueuse avec le Maroc avant que le président de la république ait fini de saborder ce précieux héritage ? et si oui comment ?”, a demandé le député.</p>
<p>‘’Il n’y a pas de fumée sans feu. Il y a des facteurs’’ qui ont nourri cette crise, a-t-il lancé à l&rsquo;adresse de la ministre.</p>
<p>Ce à quoi la ministre des Affaires étrangères a réagi en bottant en touche pour éviter de répondre à l&rsquo;interpellation directe du député : « concernant le Maroc, je voudrais vous retourner vos interpellations. Vous les avez prononcé comme si vous considériez que la France était à l&rsquo;origine de cette difficulté. Je n&rsquo;en dis pas plus ».</p>
<p>« Les propos désagréables que j&rsquo;ai pu lire dans la presse sont des propos que nous avons vu dans un article de presse d&rsquo;une source anonyme. je n&rsquo;y accord pas d&rsquo;importance particulière. Je reste sur ce que nous avions échangé avec nos amis et nos homologues marocains lors de ma visite au Maroc le 15 décembre dernier », a-t-elle avancé.</p>
<p>Sur la tournée africaine du président Macron, le député a également pointé l’échec de la politique française sur tout le continent africain.</p>
<p>“Les députés LR sont particulièrement inquiets du fiasco de la politique menée par le président de la république et son gouvernement en Afrique. La récente tournée en Afrique du président a, malheureusement mis en lumière de façon cruelle les résultats de la politique menée sur le continent depuis six ans”, a-t-il relevé.</p>
<p>Et de dénoncer une “politique faite de paternalisme, de rodomontade, de familiarité, d’aveuglement et d&rsquo;insolence”. “Partout où il passe, le président Macron endommage nos relations diplomatiques, affaiblit la voix de la France, et abandonne la francophonie (&#8230;)”, a renchéri M. Dumont.</p>
<p>&nbsp;</p>
</div>
</div>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/QBP1wAhXNbI" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Chronique d&#8217;un malentendu entendu</title>
		<link>https://dev.atlasinfo.fr/opinions-analyses/decryptages/chronique-dun-malentendu-entendu/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[infoatlas]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Jan 2023 09:44:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Décryptages]]></category>
		<category><![CDATA[Catherine Colonna]]></category>
		<category><![CDATA[crise]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Maroc]]></category>
		<category><![CDATA[Naïm Kamal]]></category>
		<category><![CDATA[Nasser Bourita]]></category>
		<category><![CDATA[Quid.ma]]></category>
		<category><![CDATA[tensions]]></category>
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					<description><![CDATA[Dans une analyse, le directeur-fondateur du site Quid.ma, Naïm Kamal, revient sur les tensions entre la France et le Maroc et décrypte dans son site les mécanismes de cette crise:]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h4>Lorsque ce 16 décembre 2022 à Rabat, le ministre des Affaires étrangères marocain Nasser Bourita invite son homologue française à prendre l’écouteur de l’interprétariat pour suivre la déclaration qu’il s’apprêtait à faire en arabe, Catherine Colonna, ministre de l&rsquo;Europe et des affaires étrangères d’Emmanuel Macron, marque un geste de surprise. Il est en effet rare qu’en pareille occasion un ministre marocain ne s’exprime pas dans la langue de l’hexagone, septième dans le classement des langues les plus parlées au monde. Derrière le Bengali, sixième, et l’arabe cinquième.</h4>
<p dir="ltr">Suffisant pour comprendre que l’entretien qu’ils venaient d’avoir ne s’est pas déroulé dans les conditions espérées et leurs déclarations réciproques qui suivront, notamment sur la question du Sahara, ne sont pas au diapason. L’annonce de la fin de la ‘’crise des visas’’ par laquelle Paris s’est coupé une partie de son bras béatement francophile au sein du Royaume chérifien, n’y changera rien.</p>
<h3 dir="ltr"><strong>Rien que du prévisible</strong></h3>
<p dir="ltr">Cette perpétuation de la tension sourde entre les deux capitales, on s’y attendait un peu. Avant l’arrivée de la ministre française au Maroc, Paris avait bien annoncé par voie de presse qu’elle estime faire déjà assez sur la question du Sahara. Outre cette façon de faire peu élégante, un autre point d’achoppement, probablement des plus importants, éloigne les deux capitales : Paris qui se refuse à l’adaptation, selon l’expression de Nasser Bourita, des relations franco-marocaines à l’évolution du Maroc.</p>
<p dir="ltr">Hasard ou voulu comme une réponse du berger à la bergère, dès son retour à Paris, Catherine Colonna s’empresse d’adresser au parlement de Strasbourg l’injonction de ‘’faire toute la lumière’’ sur le scandale de corruption qui secoue le microcosme des eurodéputés où l’on essaye, sans preuve aucune, d’impliquer le Maroc aux cotés du Qatar qui fait figure de principal accusé.</p>
<p>Dans son sillage, le 5 janvier 2023, arrive l’espagnol Josep Borrell, haut représentant de l’Union européenne (UE) pour les Affaires étrangères qui n’est pas à sa première démonstration de son aversion pour le Maroc. En août 2022, il s’était déjà fait remarquer par une déclaration, depuis Madrid, peu compatible avec celle du gouvernement de son propre pays, après le passage de la ministre allemande des Affaires étrangères Annalena Bearbock par Rabat. Il ne trouvait pas sa position sur le Sahara à son goût.</p>
<h3 dir="ltr"><strong>Josep Borrell dans les pas de Colonna</strong></h3>
<p>A la conférence de presse conjointe, Nasser Bourita, anticipant la déclaration du haut représentant, avait beau attirer son attention sur le « harcèlement et les attaques médiatiques multiples » qui ciblent le partenariat Maroc-UE « , Josep Borrell emboite le pas à la cheffe de la diplomatie française. « La position de l&rsquo;UE est claire, fanfaronne-t-il, il ne peut y avoir d&rsquo;impunité pour la corruption ». Alors même que lui-même soulignait dans le même point de presse devoir ‘’attendre les résultats des investigations en cours’’. Pourquoi donc n’a-t-il pas patienté avant de se fendre en déclarations et pourquoi a-t-il fait peu de cas de l’invitation du ministre des Affaires étrangères marocain à immuniser et protéger contre le ‘’harcèlement juridique continu [et] les attaques médiatiques répétées’’ dont est objet le partenariat entre Rabat et Bruxelles ?</p>
<p>La réponse tombe sous le sens. Autant que Paris, il est partie prenante de ces attaques.</p>
<p dir="ltr">Le reste des déclarations sur le ‘’ partenariat stratégique et autres ‘’relations avancées’’ apparait dès lors pour ce qu’il est : des professions de circonstance. Mais ces deux épisodes n’ont été que la préparation du terrain et le prélude à la dernière ‘’résolution’’ du parlement européen qui résonne comme une réponse à un mot d’ordre venu ‘’d’en haut’’. L’ambiance de suspicion créée autour du parlement strasbourgeois est propice à l’obéissance. Dans leur majorité sous la pression et la menace de révélations sur leur corruption, les eurodéputés moralisateurs n’avaient plus qu’à obtempérer.</p>
<p dir="ltr">Le Maroc n’est sans doute pas irréprochable, tant s’en faut, mais sa mise en cause dans cette affaire révèle les tenants et aboutissants de la basse manœuvre néocoloniale pour n’être en définitive qu’une tartuferie de la part d’une institution qui a précisément la réputation d’être le temple de la corruption.</p>
<p dir="ltr">Anticor, une association très française anticorruption qui se définit comme transpartisane, évalue la corruption au sein de l’Union européenne à 981 milliards d’euros par an dont 120 milliards, presque l’équivalent du PIB marocain, rien qu’en France. Le lobbying, pseudonyme de la corruption, y fait rage ? Ce qui réduit l’agitation contre le Qatar et accessoirement le Maroc à une piètre manigance d’intimidation de Rabat qui a clairement répondu : le Maroc ne peut être ni ‘’effrayé’’ ni ‘’intimidé » !</p>
<h3 dir="ltr"><strong>L’esprit de la Conférence de Berlin</strong></h3>
<p dir="ltr">Dans un éditorial qui remonte au 21 mai 202, puant l’esprit prédateur de la conférence de Berlin de 1884-85 et celle d’Algésiras de 1906, le journal Le Monde, qui laisse transparaitre l’agacement européen devant l’adhésion du Maroc aux accords d’Abraham, écrivait, au faîte de la crise maroco-espagnole, que le moment était venu pour les Européens, ‘’au nom d’une amitié qui doit rester exigeante (sic) […], de signifier au Maroc que son crédit à l’étranger est entamé’’. Un euphémisme suggérant de mettre les Marocains au pas. Croire dans ce contexte, ou même dans l’absolu, que la ‘’résolution’’ du parlement européen résulte de son attachement aux droits de l’homme, reviendrait à se laisser duper par des illusions que rien dans le comportement passé ou actuel des Européens ne corrobore.</p>
<p dir="ltr">Sommes-nous en présence du plan de ralentissement du développement du Maroc prédit par une officine allemande d’études stratégiques ?  La question mérite d’être posée et l’on est fondé de penser que c’est la volonté marocaine d’émancipation et sa force d’exemple pour le continent africain qui sont ciblées. Le discours du Roi Mohammed VI du 20 avril 2016 à Riad où il assurait au Sommet des pays du Golfe que ‘’tout en restant attaché à la préservation de ses relations stratégiques, le Maroc n’en cherche pas moins […] à diversifier ses partenariats, tant au niveau géopolitique qu’au plan économique’’, n’a pas été, malgré son souci d’équilibre, bien perçu. Notamment en Europe de l’ouest.</p>
<p dir="ltr">Mais c’est aussi et surtout le discours d’Abidjan, deux années auparavant (24 février2014) où le Souverain marocain affirmait que l’Afrique n’est plus un ‘’ terrain acquis, pas plus qu&rsquo;il n&rsquo;y a de chasse gardée’’, que les Européens n’arrivent visiblement toujours pas à digérer.</p>
<p dir="ltr">Curieusement, c’est à cette époque (février 2014) que contre les bons usages diplomatiques, la police française s’était rendu au domicile de l’ambassadeur du Maroc à Paris pour interpeler le patron de la Direction Générale de la Surveillance du Territoire (DGST) Abdellatif Hammouchi. Bévue policière ou message crypté à l’intention de Rabat ? Il n’est pas interdit de le croire.</p>
<p dir="ltr">Le discours d’Abidjan théorisant et clarifiant ‘’l’activisme’’ royal en Afrique dont le Roi visitait itérativement les pays, notamment de l’Afrique de l’ouest, ne pouvait qu’exaspérer les dépositaires de l’esprit de la Conférence de Berlin. Semé dans un terrain favorable où l’on découvrira à peine un peu plus tard un ras le bol de la présence néocoloniale européenne et particulièrement française, d’autant plus insupportable qu’ostentatoire et gloutonne, le discours de Mohammed VI ne pouvait passer que pour subversif. Comme fut subversif le discours du 9 avril 1947 à Tanger d’un autre Roi, Mohammed V, exigeant la fin du protectorat et l’avènement de l’indépendance du Maroc. Entre ces deux époque à près d’un siècle d’intervalle, un point commun : un monde en profond bouleversement géostratégique.</p>
<p dir="ltr"><strong>Naïm Kamal</strong></p>
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		<title>Attaque contre des Kurdes à Paris: la Turquie proteste contre la présence de politiques à la manifestation</title>
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		<pubDate>Fri, 30 Dec 2022 00:10:58 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Catherine Colonna]]></category>
		<category><![CDATA[Kurdes]]></category>
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					<description><![CDATA[Le ministre turc des Affaires étrangères a protesté ce jeudi auprès de son homologue française Catherine Colonna contre la présence de responsables politiques français lors du rassemblement du 24 décembre à Paris après la mort de trois Kurdes dans une fusillade dans le Xe arrondissement de la capitale. Des milliers de personnes avaient pris part à la manifestation, &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le ministre turc des Affaires étrangères a protesté ce jeudi auprès de son homologue française Catherine Colonna contre la présence de responsables politiques français lors du rassemblement du 24 décembre à Paris après la mort de trois Kurdes dans une fusillade dans le Xe arrondissement de la capitale.</strong></p>
<p>Des milliers de personnes avaient pris part à la manifestation, marquée par de violents heurts, au lendemain de la mort de deux hommes et une femme, abattus rue d&rsquo;Enghien à Paris par un homme de 69 ans, mis en examen et placé en détention provisoire pour « assassinat et tentative d’assassinat en raison de la race, de l’ethnie, de la nation ou de la religion. »</p>
<p>La ministre française a indiqué que le PKK, inscrit sur la liste européenne des organisations terroristes, devait être distingué d’autres mouvements kurdes non-violents », selon un communiqué du quai d&rsquo;Orsay.</p>
<p>Elle a également précisé à son homologue que « la protection des emprises diplomatiques turques sur l’ensemble du territoire national [a] été rehaussée ».</p>
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		<title>Retour à la normale de l’axe Paris /Rabat ?</title>
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		<pubDate>Sat, 17 Dec 2022 11:14:55 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Voilà c’est fait ! La crise des visas qui avait empoisonné les relations entre le Maroc et la France est derrière nous. Une mauvaise séquence qui avait  mis à l’épreuve le partenariat entre Rabat et Paris. Une décision souveraine de la France et une décision tout aussi souveraine de retrait. C’est en tout cas une &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h4><strong>Voilà c’est fait ! La crise des visas qui avait empoisonné les relations entre le Maroc et la France est derrière nous. Une mauvaise séquence qui avait  mis à l’épreuve le partenariat entre Rabat et Paris. Une décision souveraine de la France et une décision tout aussi souveraine de retrait. C’est en tout cas une des annonces émises à l’occasion de la visite de Catherine Colonna , ministre française des Affaires étrangères.</strong></h4>
<p>Cette décision était aussi logique qu’attendue. Car il était inimaginable pour la diplomatie française de dérouler un argumentaire sur la nécessité de donner un nouveau souffle au partenariat entre le Maroc et la France en maintenant cette incompréhensible sanction des visas à l’égard des Marocains. Un partenariat puissant, c’est d’abord une mobilité humaine accrue et des échanges intensifs sur tous les niveaux.</p>
<p>L’autre sujet sur lequel Catherine Colonna était attendu est celui du positionnement de la France sur le Sahara. A raison, la cheffe de la diplomatie français a rappelé que Paris a toujours adopté une position favorable au Maroc. D’ailleurs depuis 2007, date à laquelle le Maroc propose l’option de l’autonomie, la France a été un des premiers pays à en louer le sérieux et la crédibilité dans les principaux forums internationaux, c’est une réalité diplomatique que personne ne nie. Sauf qu’au regard des grands changements qu’a connu l’environnement international de cette discorde, reconnaissance américaine, espagnole et allemande, la position française est subitement apparue comme en décalage. Surtout que la qualité historique et économique de la relation entre la France et le Maroc imposait naturellement que Paris soit aux avant-gardes des pays qui reconnaissent en premier la souveraineté du Maroc sur son Sahara.</p>
<p>Or, ne voulant pas prendre, pour des raisons propres à elles ces nouvelles donnes en considération, la diplomatie française est restée en retrait par rapport à la dynamique internationale sur ce dossier. Ce qui a eu le don d’interpeller les Marocains au point que le Roi Mohammed VI demande expressément aux amis et aux alliés de sortir de cette zone grise et de trancher définitivement dans leurs choix.</p>
<p>Devant le déroulé de ce rappel diplomatique français favorable au Maroc, le ministre marocain des affaires étrangères Nasser Bourita a tenté subtilement de faire passer des messages aux autorités française pour construire un nouveau  partenariat entre Rabat et Paris.</p>
<p>Le premier message est un commentaire indirect sur l’actuelle approche française sur le Sahara. Nasser Bourita utilise deux arguments qui, à ses yeux, aura fatalement un effet sur la perception française de cette crise régionale. La société marocaine, ses ressorts, ses dynamiques ont profondément changé. Et l’environnement international avec ses multiples équations régionales et des nombreux rapports de forces ont totalement mué vers le Maroc. Il est simplement demandé à la France de rénover et d’adapter sa vision à ces nouvelles donnes et elle se retrouvera forcément du bon côté de la barrière des pays qui œuvrent pour la paix et la stabilité régionale.</p>
<p>L’autre message fort lancé entre les lignes par Nasser Bourita à son interlocutrice française, c’est quand rappelant les multiples accords d’association et autres partenariats que le Maroc, pays souverain, est en train de tisser avec d’autres alliés, il affirme que cette stratégie peut être bénéfique et non handicapante au partenariat franco-marocain.</p>
<p>Ce message était destiné à lever les craintes françaises de voir la nouvelle stratégie de diversification des partenariats porter atteinte ou même diminuer la valeur de la précieuse relation entre Rabat et Paris.</p>
<p>Projection sur l’avenir, convergences politiques sur de nombreuses thématiques, des intérêts communs profondément imbriqués. Telle l’atmosphère qui a régné sur cette visite de Catherine Colonna au Maroc. Le but affiché est de préparer la première visite d’Etat d’Emmanuel Macron au Maroc au cours de ces deux mandats à l’Élysée. Visite annoncée par Paris pour le premier trimestre de 2023. La non fixation d’une date renseigne aussi sur le travail qui reste à faire et qui va forcément s’effectuer dans les coulisses pour affiner les perceptions et éventuellement préparer des annonces, voire des tournants historiques qu’Emmanuel Macron ferait à l’occasion de sa visite pour célébrer et magnifier la relation très particulière qu’entretiennent Marocains et Français.</p>
<p>La relation entre la France et le Maroc ressemble à cette relation au sein d’une famille puissamment unie et qui, dès qu’elle sent le danger e d’une rupture, se reprend brusquement pour donner encore plus de tonus de vivacité à ce destin commun tissé au fil des années par des liens humains culturels économiques d’une grande force.</p>
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		<title>Sahara: des pays comme la France sont appelés « à contribuer à une perspective de solution » (Bourita)</title>
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		<pubDate>Fri, 16 Dec 2022 15:49:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Maghreb]]></category>
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					<description><![CDATA[Les pays proches de la région, ayant « une très bonne connaissance du dossier du Sahara marocain, sont appelés à contribuer à une perspective de solution« , a affirmé, vendredi à Rabat, le chef de la diplomatie marocaine, Nasser Bourita, lors d’un point de presse conjoint avec son homologue française, Catherine Colonna. « Il est fondamental que des &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les pays proches de la région</strong>, ayant « une très bonne connaissance du dossier du Sahara marocain, <strong>sont appelés à contribuer à une perspective de solution</strong>« , a affirmé, vendredi à Rabat, le chef de la diplomatie marocaine, Nasser Bourita, lors d’un point de presse conjoint avec son homologue française, Catherine Colonna.</p>
<p>« Il est fondamental que des pays qui sont proches de cette région, qui ont une très bonne connaissance de ce dossier, puissent contribuer à la définition de cette perspective de solution (au différend autour du Sahara marocain) », a dit le ministre, à l’issue de ses entretiens avec la ministre française.</p>
<p>M. Bourita a précisé que le Maroc n’a jamais considéré que la position de Paris est « négative mais au contraire », rappelant que la France, consciente de l’importance de la question du Sahara marocain pour le peuple marocain et les forces vives de la nation, était « pionnière dès le début dans l’appréciation et le soutien du plan d’autonomie ».</p>
<p>Durant les trois dernières années, grâce à l’action menée par le roi Mohammed VI, il y a eu des évolutions fondamentales dans les positions des pays proches de la France soit géographiquement ou politiquement, a-t-il souligné.</p>
<p>Le ministre a toutefois fait observer que le besoin d’adaptation est sur la table et peut être examiné, d’autant plus que le dossier du Sahara et son environnement régional et géopolitique ont connu récemment des évolutions importantes.</p>
<p>Ces évolutions n’ont pas remis en cause les fondamentaux auxquels le Maroc est attaché, a-t-il affirmé, rappelant que le Royaume n’est pas pour une solution en dehors de l’ONU, ni pour une solution imposée.</p>
<p>Le Maroc considère qu’il est temps de définir des positions par rapport à l’objectif du processus onusien et non pas par rapport au processus lui-même, a-t-il relevé, expliquant que le processus n’est pas un objectif en lui-même.</p>
<p>« Les processus ne sont pas un objectif en soi, les processus doivent nous amener à une solution », a-t-il conclu.</p>
<h3><strong>Position » claire et constante » de Paris </strong></h3>
<p>Par la voix de sa ministre, la France a réaffirmé sa position « claire et constante » concernant la question du Sahara marocain, ainsi que son soutien aux efforts de l’envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU, Staffan de Mistura.</p>
<p>« La position de la France est claire et constante », a souligné la cheffe de la diplomatie française lors du point de presse, rappelant que son pays soutient les cessez-le-feu et les efforts de l’envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU.</p>
<p>« Nous souhaitons la reprise des négociations entre les parties en vue d’une solution juste et réaliste », a-t-elle ajouté, faisant part de la constance de la position de la France, en particulier celle concernant le renouvellement du mandat de la Minurso.</p>
<p>Le Quai d’Orsay avait souligné récemment que la position de la France concernant le Sahara est « constante, en faveur d’une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable, conformément aux résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies », soulignant dans cette perspective que le plan d’autonomie marocain est une base de discussions « sérieuse et crédible ».</p>
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		<item>
		<title>A Rabat, Catherine Colonna annonce la fin de la crise sur les visas</title>
		<link>https://dev.atlasinfo.fr/france/a-rabat-catherine-colonna-annonce-la-fin-de-la-crise-sur-les-visas/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[infoatlas]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 16 Dec 2022 14:52:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France]]></category>
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					<description><![CDATA[La cheffe de la diplomatie française a annoncé vendredi à Rabat la fin de la crise sur les visas qui empoisonnait depuis plus d'un an les relations entre les deux pays]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>. »Nous avons pris les mesures, avec nos partenaires marocains, pour restaurer une relation consulaire normale » dans le domaine migratoire, a déclaré Catherine Colonna, lors d&rsquo;une conférence de presse conjointe avec son homologue Nasser Bourita, à l&rsquo;issue de leur entretien bilatéral.</p>
<p>Cette coopération est effective depuis lundi dernier, a-t-elle précisé.</p>
<p>« Le Maroc s&rsquo;est interdit officiellement de commenter, par respect, une décision unilatérale et souveraine (de la France) », a expliqué de son côté M. Bourita, à propos de la décision de Paris en septembre de réduire de moitié les permis d&rsquo;entrée accordés aux Marocains.</p>
<p>« Aujourd&rsquo;hui, la décision est une décision unilatérale que le Maroc respecte, et ne commentera pas officiellement, mais qui va dans le bon sens », a ajouté le chef de la diplomatie marocaine.</p>
<p>Pour justifie cette mesure décriée, Paris avait argué de la réticence du Maroc à réadmettre ses ressortissants en situation irrégulière dans l&rsquo;Hexagone. Une mesure décriée par Rabat, par les ONG humanitaires ainsi que les milieux francophones marocains.</p>
<p>Mme Colonna, <strong><span style="color: #ff0000;">v</span><a href="https://atlasinfo.fr/visite-de-macron-au-maroc-retardee-a-fin-fevrier-debut-mars.html">enue préparer la visite d&rsquo;Etat du président français Emmanuel Macron au Maroc</a></strong> qui serait prévue « au premier trimestre 2023 », a également souligné que la France souhaitait « être dans une relation de partenariat exemplaire avec le Royaume, un partenariat d&rsquo;exception, fraternel et moderne ».</p>
<p>Elle a souligné la nécessité de s&rsquo;adapter aux « attentes légitimes » du Maroc qui évolue et qui entend jouer un rôle majeur en Méditerranée et en Afrique.</p>
<p>Il s&rsquo;agit de proposer au Maroc « ce que la France, qui elle aussi a profondément changé, a de meilleur », a également commenté la ministre.</p>
<p>Elle a invité à « écrire, ensemble une nouvelle page, dans un contexte où la France et le Maroc, ont plus que jamais besoin l&rsquo;un de l&rsquo;autre pour assurer leur sécurité, soutenir leur développement économique (&#8230;) et répondre aux attentes de leurs jeunesses et leurs sociétés ».</p>
<p>La ministre était arrivée à Rabat jeudi soir où elle a rencontré des conseillers du roi. Vendredi matin, avant son entrevue avec M. Bourita, Mme Colonna s&rsquo;est rendue au Mausolée Mohammed-V.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Catherine Colonna au Maroc le 16 décembre pour préparer la visite de Macron</title>
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		<dc:creator><![CDATA[infoatlas]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 06 Dec 2022 12:44:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Maghreb]]></category>
		<category><![CDATA[Catherine Colonna]]></category>
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					<description><![CDATA[La ministre française des Affaires étrangères, Catherine Colonna, se rendra au Maroc le 16 décembre 2022 en vue de préparer la visite du président Emmanuel Macron, a appris Atlasinfo mardi de sources françaises.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Comme l’avait déjà annoncé <strong>Atlasinfo</strong>, la visite du chef de l’Etat français au Maroc interviendrait à la mi-janvier 2023. Le déplacement de la ministre, une énarque réputée grande technicienne et ancienne porte-parole de feu Jacques Chirac, confirme ainsi que les préparatifs de cette visite présidentielle sont lancés et que l’aval de Rabat aurait été accordé.</p>
<p>Paris vient de proposer Christophe Lecourtier comme nouvel ambassadeur de France au Maroc, alors que le poste de son homologue marocain est toujours vacant depuis la nomination de Mohammed Benchaaboun à la tête du Fonds Mohammed VI pour l’investissement.</p>
<p>Avec son double profil, économique et diplomatique, l’ancien ambassadeur de France en Australie est à la tête de Business France. Entre 2014 et 2017, il avait dirigé le cabinet de Christine Lagarde à Bercy (Ministère des finances et également occupé la fonction de Secrétaire général de la Direction générale du Trésor.</p>
<h3><strong>Crise glaciale et mutique</strong></h3>
<p>Depuis des mois, les relations entre Rabat et Paris traversent une crise glaciale et mutique. De hautes personnalités françaises ont même fait entendre jusqu&rsquo;à l&rsquo;Elysée leur profond agacement et leur grande incompréhension face à la grave détérioration des relations franco-marocaines et à leurs lourdes conséquences.</p>
<p>A son retour d’Algérie, Emmanuel Macron avait lancé, au sortir d’un festival de musique au Touquet et au détour d’une conversation de rue avec des Marocains, son intention de visiter le Maroc fin octobre dernier. Cette manière nonchalante d’annoncer une entreprise diplomatique aussi importante dans un contexte de crise profonde n’avait pas soulevé l’enthousiasme de la diplomatie marocaine qui n’avait fait aucun commentaire, laissant par son silence filtrer son agacement concernant le style et la méthode du président Macron pour annoncer sa visite au Maroc.</p>
<p>Le silence dura jusqu’au 1er novembre où l’on a appris que le Roi du Maroc Mohammed VI et le président Macron se sont parlés au téléphone pendant une demi-heure. Pour les nombreux observateurs, cette conversation annonçait un dégel et le cadre politique d’une future visite de Macron au Maroc.</p>
<p>En effet, la relation franco-marocaine traverse une séquence vivement tendue où le mécontentement et l’incompréhension sont de mise. Évoquant une affaire de laisser-passer consulaire pour reconduire au Maroc les sans-papiers marocains, la France a pris la lourde décision de diminuer de moitié le volume de visas accordés aux Marocains. Ses services consulaires ont même refusé le fameux sésame pour l’espace Schengen à des personnalités de l’élite culturelle, économique, académique du Maroc. Comme si le refus en soi était destiné à provoquer le maximum de bruit et refléter la stratégie de sanction et de l&rsquo;affront à l’égard des Marocains.</p>
<h3><strong>Repenser la relation Maroc/France</strong></h3>
<p>Au cours de cette visite attendue de Macron au Maroc, la problématique du visa sera en haut du panier de discussion entre les deux pays pour essayer de trouver un consensus et remettre de la mobilité et rétablir des échanges entre les deux pays, lourdement ralentis par le frein des visas.</p>
<p>Dans cette affaire de visas, la France, la culture et l’influence françaises ont beaucoup à perdre. Le risque est que les Marocains puissent, devant cette fermeture française, se détourner de la France et porter leurs regards et leurs intérêts ailleurs. Le mouvement a d&rsquo;ailleurs été lancé pour un boycott du français en faveur de l&rsquo;anglais et des familles envoient désormais leurs progénitures poursuivre leurs études au Canada, les Etats-Unis ou l&rsquo;Angleterre.</p>
<p>Lors de cette visite, il s’agira aussi pour la France de  fournir une réponse à une demande formulée par les Marocains concernant la reconnaissance de la souveraineté marocaine sur son Sahara.  Rabat avait sommé Paris de sortir de la zone grise et de reconnaître publiquement la marocainité du Sahara. La France se contente jusqu’à présent de soutenir l’option de l’autonomie comme une solution crédible pour trouver une solution à cette discorde régionale.</p>
<p>Une grande explication entre Paris et Rabat est également très attendue. On prête à la diplomatie française un excès de mauvaise humeur à l’égard de deux grands choix politiques et stratégiques du royaume du Maroc dans la récente période : le premier est la signature d’un traité tripartite entre le Maroc, les États-Unis d’Amérique et Israël et qui aurait provoqué des aigreurs au sein du sérail français. Le second serait lié à l’activisme marocain politique et économique du Maroc sur la scène africaine, notamment la partie francophone considérée traditionnellement comme la chasse gardée de la France et de ses entreprises.</p>
<p>Entre le Maroc et la France, il s’agit de procéder à une reconfiguration de leur partenariat stratégique en le relançant sur de nouvelles bases qui soient compatibles avec les intérêts des deux pays.</p>
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