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	<title>Brut &#8211; Atlasinfo</title>
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		<title>Macron récuse les accusations de dérive autoritaire en France</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Dec 2020 18:59:40 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA["Je ne peux pas laisser dire qu'on réduit les libertés en France", a affirmé vendredi Emmanuel Macron sur le média en ligne Brut.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>« Je ne peux pas laisser dire qu&rsquo;on réduit les libertés en France », a affirmé vendredi Emmanuel Macron sur le média en ligne Brut, en prônant l&rsquo;apaisement après les vives polémiques sur les « violences policières » &#8211; une expression qu&rsquo;il a accepté de prononcer- et la loi sur la « sécurité globale ».</p>
<p>Pendant 2h15, le chef de l&rsquo;Etat a balayé une multitude de sujets dans un style qui a parfois évoqué celui du « grand débat » au début de 2019, et répondu du tac au tac aux questions, parfois incisives, des journalistes de Brut, site de vidéos surtout regardé par les jeunes. Il a aussi, brièvement, été véhément pour défendre son ambition écologique.</p>
<p>« C&rsquo;est un grand mensonge. On n&rsquo;est pas la Hongrie ou la Turquie », s&rsquo;était-il auparavant écrié en étant longuement interrogé sur les tensions politiques créées par la concomitance des images du tabassage par des policiers d&rsquo;un producteur noir et de la controverse sur l&rsquo;article 24.</p>
<p>Ce débat « a été contaminé par un discours militant, hostile au gouvernement et à votre serviteur », selon lui. « Ne laissons pas la France être caricaturée », a-t-il réclamé, en regrettant que des journalistes participent à une « co-production de la mauvaise image » du pays.</p>
<p>Répondant au journaliste Rémy Buisine, récemment mis à terre par des policiers lors de l&rsquo;évacuation brutale de migrants place de la République à Paris, Emmanuel Macron a reconnu qu&rsquo;il y avait de « la violence dans notre société » pour laquelle il devait y avoir « zéro tolérance des deux côtés ».</p>
<p>D&rsquo;un côté, « il y a des policiers qui sont violents » et « qu&rsquo;il faut sanctionner ». « Je n&rsquo;ai pas de problème à répéter le terme de violences policières mais je le déconstruis », car « c&rsquo;est devenu un slogan pour des gens qui ont un projet politique, a-t-il précisé.</p>
<p>De l&rsquo;autre, il a dénoncé les violences contre une policière « attaquée par des fous », des « gens ensauvagés » lors de la manifestation samedi dernier à Paris contre le texte de loi « sécurité globale ».</p>
<p>Il a ainsi rendu hommage aux « milliers de policiers et policières qui ont subi des violences depuis 3 ans, qui pour certains ont été tués ».</p>
<p>A propos de l&rsquo;évacuation de la place de la République, Emmanuel Macron a considéré qu&rsquo;il n&rsquo;était « jamais normal d&rsquo;avoir des comportements qui ne sont pas à la hauteur des attentes » mais a estimé qu&rsquo;il « fallait enlever les tentes » de migrants.</p>
<p>Il a affirmé que le vrai problème était « le droit d&rsquo;asile (&#8230;) détourné par des réseaux de trafiquants ».</p>
<p>Un autre défi est, selon lui, de regarder en face la question des contrôles au faciès. Car, « aujourd&rsquo;hui, quand on a une couleur de peau qui n&rsquo;est pas blanche, on est beaucoup plus contrôlé (&#8230;) On est identifié comme un facteur de problème et c&rsquo;est insoutenable », a-t-il regretté.</p>
<p><strong>Plateforme de signalement</strong></p>
<p>Le chef de l&rsquo;Etat a promis le lancement en janvier d&rsquo;une plateforme nationale de signalement des discriminations, gérée par l&rsquo;Etat, le Défenseur des droits et des associations. Les caméras-piétons pour les policiers seront parallèlement généralisées.</p>
<p>Il a par ailleurs envisagé une nouvelle « aide exceptionnelle » pour les jeunes en précarité à cause de la crise du Covid-19, ainsi qu&rsquo;une amélioration du système des bourses étudiantes. Le gouvernement « va tout faire » pour pouvoir rouvrir « travaux dirigés et demi-amphis » en présentiel un peu plus tôt en janvier et non fin-janvier début février comme prévu jusqu&rsquo;à présent, a-t-il aussi affirmé.</p>
<p>En fin d&rsquo;entretien, le président a tapé du poing sur la table pour réfuter tout recul sur ses engagements écologiques, reconnaissant seulement un « échec collectif » sur l&rsquo;interdiction du glyphosate. « Je n&rsquo;ai pas de leçons à recevoir! » « Personne n&rsquo;en a autant fait depuis dix ans »! », s&rsquo;est-il emporté, interrogé sur la mise en oeuvre des propositions de la Convention citoyenne sur le climat.</p>
<p>« Je ne veux pas dire que parce que les 150 citoyens ont écrit un truc, c&rsquo;est la Bible ou le Coran », a-t-il lancé. « Moi je suis vraiment très en colère contre des activistes qui m&rsquo;ont aidé au début et qui disent maintenant, il faudrait tout prendre », a-t-il dit en citant les critiques de Cyril Dion, un garant de la Convention.</p>
<p>Brièvement interrogé sur son avenir politique, il a déclaré qu&rsquo;il ne pouvait pas « se mettre dans la disposition d&rsquo;être candidat » à la présidentielle de 2022. Car dans ce cas, « je ne pourrai plus prendre les risques que je dois prendre et les bonnes décisions », a-t-il expliqué, en n&rsquo;excluant pas l&rsquo;éventualité qu&rsquo;il ne puisse pas se représenter.</p>
<p>En choisissant de s&rsquo;exprimer dans Brut, Emmanuel Macron a voulu s&rsquo;adresser aux jeunes, souvent déprimés par les deux confinements, privés de petits boulots et de lien social. « C&rsquo;est dur d&rsquo;avoir 20 ans en 2020 », avait-il reconnu en octobre.</p>
<p>Un sondage publié vendredi par Odoxa-Dentsu Consulting pour France Info et Le Figaro montre que le chef de l&rsquo;Etat progresse nettement chez les jeunes: 49% des 18-24 ans jugent qu&rsquo;il a été un bon président, 58% le trouvent sympathique, 45% humble et 41% proche des gens.</p>
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