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	<title>Blinken &#8211; Atlasinfo</title>
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	<title>Blinken &#8211; Atlasinfo</title>
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		<title>Brusque tension entre Alger et Tunis !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[infoatlas]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 04 Jun 2022 12:30:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Décryptages]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
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					<description><![CDATA[Et subitement la lune de miel entre Alger et Tunis s’est transformée en un orage à la fois glacial et électrique. Fini le temps où le président algérien Abdelmajid Tebboune lustrait son homologue Kaïs Saïed, avec de gigantesques promesses d’aides économiques et des compliments dégoulinants . Aujourd’hui le temps est aux défiances, presque aux ruptures &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Et subitement la lune de miel entre Alger et Tunis s’est transformée en un orage à la fois glacial et électrique. Fini le temps où le président algérien Abdelmajid Tebboune lustrait son homologue Kaïs Saïed, avec de gigantesques promesses d’aides économiques et des compliments dégoulinants . Aujourd’hui le temps est aux défiances, presque aux ruptures entre les deux pays.</strong></p>
<p>Cette brusque accélération est d’autant plus étonnante qu’elle n’a pas été annoncée par de solides indicateurs. Les relations entre les deux pays sont passées dans un laps de temps record de l’amitié obligée, du voisinage incontournable aux rejets critiques et aux échanges d’amabilité fort peu diplomatiques.</p>
<p>Le président algérien n’est-il pas allé dans son panégyrique sur la Tunisie jusqu’à la considérer comme le seul pays réellement ami de l’Algérie dans la région. Ce fut la scène surréaliste  du président algérien devant le Secrétaire du Département d’Etat Antony Blinken au cours de sa fameuse logorrhée verbale qui continue de provoquer les sarcasmes de toutes les chancelleries.</p>
<p>La stratégie algérienne de cette époque visait à noyer les autorités tunisiennes sous un flot de compliments et de promesses d’aides économiques pour pouvoir limiter sa marge de manœuvre et ses prises de positions régionales. La Tunisie ne s’est-elle pas abstenue, à la grande surprise générale, lors du vote des nations unies sur la dernière résolution sur le Sahara marocain  prolongeant la mission de la Minurso?</p>
<p>Par les promesses d’aides économiques, par une logique de chantage sécuritaire, Alger influençait le positionnement tunisien sur de nombreuses crises régionales, notamment l’affaire du Sahara marocain.</p>
<p>Aujourd’hui la grande interrogation qui anime ces relations est la suivante: que s’est-il passé pour que le discours algérien sur la Tunisie se transforme de cette manière au point où le président Tebboune, depuis l’Italie, dénonce l’impasse auquel les dernières décisions du président tunisien Kaïs Saïed ont conduit la Tunisie. Ironie de l’histoire, le président algérien dont le pays une antinomie démocratique appelle La Tunisie à reprendre le chemin de la démocratie.</p>
<p>Ces déclarations de Tebboune, anachroniques sur la démocratie tunisienne, ont révélé au grand jour les fractures politiques entre Alger et Tunisie.</p>
<p>Et comme la démocratie en Tunisie est le dernier souci des autorités algériennes, certains influenceurs des réseaux sociaux, bons connaisseurs du sérail algérien, invitent les observateurs à chercher « le Maroc » dans cette brusque brouille entre l’Algérie et la Tunisie.</p>
<p>Sur ce point les hypothèses évoquées ont une relation avec une possible clarification à venir de la position tunisienne sur la souveraineté du Maroc sur son Sahara.  La Tunisie a longtemps cultivé une ambiguïté sur son approche. Quand le chef du Parti islamiste Annhada, Rached Ghannouchi, très connu pour son tropisme algérien prononcé, avait formulé la proposition de constituer un Maghreb arabe à format réduit sans le Maroc , c’était une entreprise ouvertement courtisane à l’encontre du régime militaire algérien. Il était au pouvoir et pouvait dicter la pluie et le beau temps que les équilibres régionaux. Rached Ghannouchi était un admirateur assumé de l’ancien président algérien Bouteflika et est toujours un fervent aficionado de l’armée algérienne.</p>
<p>Aujourd’hui Ghannouchi et ses partisans traversent une mauvaise séquence où leurs responsabilités dans des affaires de terrorisme et de complicités avec des organisations terroristes est publiquement interrogé par les nouveaux choix de l’actuel président tunisien, Kaïs Saïed actuellement dans l’œil de cyclone algérien.</p>
<p>Une autre explication de cette rupture entre Alger et Tunis concerne les relations très fortes que les autorités tunisiennes menées par Kaïs Saïed entretiennent actuellement avec les Emirats arabes unies. Cette proximité entre Tunis et Abou Dhabi  pourrait être à l’origine du nouveau réalisme des autorités tunisiennes à l’égard de nombreuses questions internationales et régionales.</p>
<p>Anticipant sans doute ce changement de la part de Kais Saïed, ses amis algériens ont préféré prendre de l’avance pour l’empêcher de le réaliser quitte à recourir à la menace, au chantage et au dénigrement. Il n’empêche que cette séquence inédite de tension entre l’Algerie et la Tunisie est de nature à plonger toute la région dans l’expectative. Mais c’est aussi la preuve que pour que les lignes bougent,  notamment sur cette crise structure qu’est l’affaire du Sahara marocain, certains grincements douloureux et certaines vérités politiques sont inévitables.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Brusque tension entre Alger et Tunis !</title>
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		<pubDate>Sat, 04 Jun 2022 11:44:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
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					<description><![CDATA[Et subitement la lune de miel entre Alger et Tunis s’est transformée en un orage à la fois glacial et électrique. Fini le temps où le président algérien Abdelmajid Tebboune lustrait son homologue Kaïs Saïed, avec de gigantesques promesses d’aides économiques et des compliments dégoulinants . Aujourd’hui le temps est aux défiances, presque aux ruptures &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Et subitement la lune de miel entre Alger et Tunis s’est transformée en un orage à la fois glacial et électrique. Fini le temps où le président algérien Abdelmajid Tebboune lustrait son homologue Kaïs Saïed, avec de gigantesques promesses d’aides économiques et des compliments dégoulinants . Aujourd’hui le temps est aux défiances, presque aux ruptures entre les deux pays.</strong></p>
<p>Cette brusque accélération est d’autant plus étonnante qu’elle n’a pas été annoncée par de solides indicateurs. Les relations entre les deux pays sont passées dans un laps de temps record de l’amitié obligée, du voisinage incontournable aux rejets critiques et aux échanges d’amabilité fort peu diplomatiques.</p>
<p>Le président algérien n’est-il pas allé dans son panégyrique sur la Tunisie jusqu’à la considérer comme le seul pays réellement ami de l’Algérie dans la région. Ce fut la scène surréaliste  du président algérien devant le Secrétaire du Département d’Etat Antony Blinken au cours de sa fameuse logorrhée verbale qui continue de provoquer les sarcasmes de toutes les chancelleries.</p>
<p>La stratégie algérienne de cette époque visait à noyer les autorités tunisiennes sous un flot de compliments et de promesses d’aides économiques pour pouvoir limiter sa marge de manœuvre et ses prises de positions régionales. La Tunisie ne s’est-elle pas abstenue, à la grande surprise générale, lors du vote des nations unies sur la dernière résolution sur le Sahara marocain  prolongeant la mission de la Minurso?</p>
<p>Par les promesses d’aides économiques, par une logique de chantage sécuritaire, Alger influençait le positionnement tunisien sur de nombreuses crises régionales, notamment l’affaire du Sahara marocain.</p>
<p>Aujourd’hui la grande interrogation qui anime ces relations est la suivante: que s’est-il passé pour que le discours algérien sur la Tunisie se transforme de cette manière au point où le président Tebboune, depuis l’Italie, dénonce l’impasse auquel les dernières décisions du président tunisien Kaïs Saïed ont conduit la Tunisie. Ironie de l’histoire, le président algérien dont le pays une antinomie démocratique appelle La Tunisie à reprendre le chemin de la démocratie.</p>
<p>Ces déclarations de Tebboune, anachroniques sur la démocratie tunisienne, ont révélé au grand jour les fractures politiques entre Alger et Tunisie.</p>
<p>Et comme la démocratie en Tunisie est le dernier souci des autorités algériennes, certains influenceurs des réseaux sociaux, bons connaisseurs du sérail algérien, invitent les observateurs à chercher « le Maroc » dans cette brusque brouille entre l’Algérie et la Tunisie.</p>
<p>Sur ce point les hypothèses évoquées ont une relation avec une possible clarification à venir de la position tunisienne sur la souveraineté du Maroc sur son Sahara.  La Tunisie a longtemps cultivé une ambiguïté sur son approche. Quand le chef du Parti islamiste Annhada, Rached Ghannouchi, très connu pour son tropisme algérien prononcé, avait formulé la proposition de constituer un Maghreb arabe à format réduit sans le Maroc , c’était une entreprise ouvertement courtisane à l’encontre du régime militaire algérien. Il était au pouvoir et pouvait dicter la pluie et le beau temps que les équilibres régionaux. Rached Ghannouchi était un admirateur assumé de l’ancien président algérien Bouteflika et est toujours un fervent aficionado de l’armée algérienne.</p>
<p>Aujourd’hui Ghannouchi et ses partisans traversent une mauvaise séquence où leurs responsabilités dans des affaires de terrorisme et de complicités avec des organisations terroristes est publiquement interrogé par les nouveaux choix de l’actuel président tunisien, Kaïs Saïed actuellement dans l’œil de cyclone algérien.</p>
<p>Une autre explication de cette rupture entre Alger et Tunis concerne les relations très fortes que les autorités tunisiennes menées par Kaïs Saïed entretiennent actuellement avec les Emirats arabes unies. Cette proximité entre Tunis et Abou Dhabi  pourrait être à l’origine du nouveau réalisme des autorités tunisiennes à l’égard de nombreuses questions internationales et régionales.</p>
<p>Anticipant sans doute ce changement de la part de Kais Saïed, ses amis algériens ont préféré prendre de l’avance pour l’empêcher de le réaliser quitte à recourir à la menace, au chantage et au dénigrement. Il n’empêche que cette séquence inédite de tension entre l’Algerie et la Tunisie est de nature à plonger toute la région dans l’expectative. Mais c’est aussi la preuve que pour que les lignes bougent,  notamment sur cette crise structure qu’est l’affaire du Sahara marocain, certains grincements douloureux et certaines vérités politiques sont inévitables.</p>
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		<title>La plus haute des solitudes algériennes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[infoatlas]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 27 Mar 2022 12:14:33 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Une des conséquences directes du dernier tournant espagnol sur le Sahara, c’est qu’elle met en exergue un degré d’isolement et de solitude algérienne jamais atteint. Parrain entêté des séparatistes du Polisario, Alger continue de naviguer à contre-courant de l’histoire, de la géographie et de la diplomatie mondiale. La tournée  annoncée au Maghreb et au Moyen-orient &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Une des conséquences directes du dernier tournant espagnol sur le Sahara, c’est qu’elle met en exergue un degré d’isolement et de solitude algérienne jamais atteint. Parrain entêté des séparatistes du Polisario, Alger continue de naviguer à contre-courant de l’histoire, de la géographie et de la diplomatie mondiale.</strong></p>
<p>La tournée  annoncée au Maghreb et au Moyen-orient à la fin de ce mois de mars du Secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères américaine Anthony Blinken devrait aider à clarifier les positions et à provoquer de nouvelles articulations à la lumière des dernières grands changements sur cette crise.</p>
<p>A tel point que lorsque Anthony Blinken évoquera lors de sa tournée cette crise régionale avec les responsables algériens, il aura en face de lui un pouvoir à court d’arguments, recroquevillé sur sa seule détestation atavique à l’égard de son voisin marocain. Son soutien aux milices séparatistes n’a d’autres objectifs que d’affaiblir le Maroc et d’entretenir un état de tension dans la région.</p>
<p>En attendant le régime algérien ne sait plus où donner de la tête, plongé qu’il est dans une contradiction d’attitudes et de postures. D’un côté, il prêche dans tous les forums internationaux qu’il n’est pas partie prenante dans ce dossier, de l’autre, il convoque en urgence son ambassadeur à Madrid après la lettre de soutien à la souveraineté du Maroc sur le Sahara, adressée par le président du gouvernement espagnol Pedro Sanchez au Roi Mohammed VI.</p>
<p>L’effet boule de neige sur la scène européenne qui a suivi le tournant espagnol a souligné la grande solitude algérienne. De nombreux pays ont confirmé leur soutien et leur adhésion à l’option de l’autonomie proposée par le Maroc.</p>
<p>Après les Etats-Unis, le monde arabe, les. Nations-Unies, les pays de l’Union européenne valident la démarche marocaine. Effet immédiat: le régime algérien, qui s’est longtemps dissimulé derrière de fallacieux prétextes pour ne pas assumer ses responsabilités, s’est retrouvé dans la situation d&rsquo;un lapin pris au piège.</p>
<p>Aujourd’hui, même si sur le plan politique et diplomatique, Alger reconnaît avoir perdu comme le laissent entendre ses longs silences et ses réactions épidermiques à travers la convocation de son ambassadeur à Madrid, ses médias s’enferment lourdement dans une logique autiste. Ce refus de voir les réalités en face s’accompagne d’une volonté de continuer à entretenir chimères et mensonges.</p>
<p>La solitude du régime se voit aussi dans son incapacité chronique à organiser le sommet de la Ligue arabe. Prévu en principe le 1 novembre prochain dans l’idée de le coupler avec un événement national, ce sommet n’est toujours pas assuré d’avoir lieu à Alger. Tant la méfiance des pays arabes est vive à l’égard d’un régime algérien aux humeurs changeantes et l’instabilité chronique.</p>
<p>Ces humeurs  changeantes ont sans aucun doute été à l’origine de la perte du crédit auprès des autorités espagnoles quand elles ont constaté avec quelle légèreté ce régime a géré une affaire aussi vitale et aussi structurante pour la paix dans la région que le commerce et la distribution du gaz.</p>
<p>Face à cette situation, une inquiétude grandissante s’installe dans les esprits. Et si ce régime algérien,  coincé de toutes parts, ne réagit pas avec l’intelligence que la situation exige, peut-être faut-il craindre des provocations de sa part pour tenter de rabattre les cartes et brouiller les nouvelles alliances? Des provocations directes ou sous-traitées aux milices armées de Polisario.</p>
<p>Cette angoisse est largement partagée par de nombreux cercles de réflexion qui voient la fuite en avant militaire de ce régime comme une évidence inévitable à venir. Elle reflète l’incapacité de ce régime algérien militaire à changer son dogme fondateur, celui d’être un facteur permanent de division et d’instabilité, mu par une volonté de puissance et de domination largement fantasmée.</p>
<p>Plus que jamais et parce que la plus haute des solitudes que vivent les autorités algériens peut provoquer des dérapages incontrôlés, les alliés européens, américains et arabes, tous inquiets de ses  possibles évolutions, doivent lui tenir un discours de vérité sur ses perceptions des nouveaux  rapports de force sous peine de vivre en marge de la communauté internationale.</p>
<p>&nbsp;</p>
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