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	<title>audiovisuel &#8211; Atlasinfo</title>
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	<title>audiovisuel &#8211; Atlasinfo</title>
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		<title>HACA : adoption d’une recommandation relative à l’usage de termes et d&#8217;expressions exempts de discrimination et de stéréotypes</title>
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		<pubDate>Thu, 29 Jan 2026 21:50:41 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Le Conseil supérieur de la communication audiovisuelle (CSCA), relevant de la Haute autorité de la communication audiovisuelle (HACA), a adopté une recommandation relative à l’usage, dans les programmes radiophoniques et télévisuels, de termes et d&#8217;expressions exempts de discrimination et de stéréotypes et respectueux de la dignité des personnes. Cette recommandation intervient, selon le Conseil, dans &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="modal-header add-more-font-size-dep"><strong>Le Conseil supérieur de la communication audiovisuelle (CSCA), relevant de la Haute autorité de la communication audiovisuelle (HACA), a adopté une recommandation relative à l’usage, dans les programmes radiophoniques et télévisuels, de termes et d&rsquo;expressions exempts de discrimination et de stéréotypes et respectueux de la dignité des personnes.</strong></div>
<div class="modal-body fixContentHeightDepeche">
<div class="sectionDepeche">
<p class="justifyText  add-more-font-size-dep" dir="ltr">Cette recommandation intervient, selon le Conseil, dans le sillage de la récurrence de pratiques problématiques mises en évidence par la multiplication de plaintes et d’auto-saisines relatives à l’usage, dans des programmes, de termes et d&rsquo;expressions comportant des connotations linguistiques ou sociales porteuses de stéréotypes ou de discriminations, ou constituant une atteinte à la dignité des personnes et aux valeurs de la diversité humaine, culturelle et religieuse.</p>
<p>Dans sa décision n°01-26 adoptée le 22 janvier, le CSCA recommande aux opérateurs et aux éditeurs de radio et de télévision le renforcement des mécanismes d’autorégulation et les capacités de maîtrise de l’antenne ainsi que la vigilance éditoriale de l’ensemble de leurs équipes rédactionnelles et techniques, notamment en ce qui concerne l’usage de termes et d’expressions véhiculant une charge symbolique péjorative fondée sur le genre, l’âge, l’état de santé, la race, la situation matrimoniale, la condition sociale, le statuts migratoire ou autre.</p>
<p>Il appelle également à accorder une vigilance particulière au fait que certains termes et expressions, malgré leur usage socialement répandu et même en l’absence d’intention discriminatoire explicite, sont de nature à favoriser la banalisation des discours discriminatoires, à consacrer des stéréotypes, à affaiblir les valeurs de diversité humaine, territoriale, linguistique, culturelle et religieuse et à porter atteinte à la cohésion sociale et au vivre-ensemble.</p>
<p>Rappelant le rôle fondamental des médias professionnels, au regard du pouvoir symbolique et de l’impact de masse de leurs choix éditoriaux et linguistiques, le CSCA recommande également de considérer en permanence que de telles pratiques, même lorsqu’elles sont non intentionnelles, sont contraires à l’éthique journalistique, aux principes constitutionnels et aux constantes immuables du Royaume.</p>
</div>
</div>
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		<title>L’IA pourrait engendrer plusieurs transformations majeures dans différent domaines au Maroc (Narjis Rerhaye)</title>
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		<pubDate>Mon, 17 Feb 2025 16:11:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[En direct]]></category>
		<category><![CDATA[audiovisuel]]></category>
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					<description><![CDATA[L’Intelligence artificielle (IA) pourrait engendrer plusieurs transformations majeures dans différents domaines au Maroc, a affirmé, lundi à Rabat, Mme Narjis Rerhaye, présidente du groupe de travail « Régulation et médias numériques » créé au sein du Conseil supérieur de la communication audiovisuelle de la Haute autorité de la communication audiovisuelle (HACA). Dans une déclaration à la MAP &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L’Intelligence artificielle (IA) pourrait engendrer plusieurs transformations majeures dans différents domaines au Maroc, a affirmé, lundi à Rabat, Mme Narjis Rerhaye, présidente du groupe de travail « Régulation et médias numériques » créé au sein du Conseil supérieur de la communication audiovisuelle de la Haute autorité de la communication audiovisuelle (HACA).</strong></p>
<p>Dans une déclaration à la MAP en marge de sa participation au Forum marocain de la gouvernance de l’internet, Mme Rerhaye a indiqué que l’IA pourrait non seulement conduire à la disparition de certains métiers, mais aussi à l’amélioration de la technicité et de la qualité des productions.</p>
<p>Elle a, dans ce sens, mis l’accent sur l’impact que pourrait avoir l’IA sur la production audiovisuelle, numérique et publicitaire au Maroc.</p>
<p>A cet égard, Mme Rerhaye a rappelé l’étude « Intelligence Artificielle et production audiovisuelle et numérique au Maroc- Les effets d’un bouleversement technologique », menée par le groupe de travail « Régulation et médias numériques » et publiée en mars 2024, avec pour objectif de permettre à un plus large public d’en savoir plus sur l’impact de l’utilisation de l’intelligence artificielle dans les contenus audiovisuels et numériques et de mettre notamment en évidence les enjeux liés à l’évolution technologique dans ces domaines.</p>
<p>Elle a aussi expliqué que l’un des objectifs de cette recherche est de procéder à l’analyse des effets de l’IA sur les métiers de l’audiovisuel, de la publicité et du numérique.</p>
<p>Selon ladite étude, rappelle-t-on, près de 67% des professionnels des secteurs audiovisuel, publicitaire et numérique considèrent comme « faible » la préparation au déferlement de l’intelligence Artificielle des secteurs de l’audiovisuel et du numérique marocains, tandis que 33% des interrogés estiment que cette préparation est « inexistante ».</p>
<p>Il en ressort aussi que 64% des répondants affirment que leurs équipes et collaborateurs ne sont pas formés dans le cadre de l’utilisation des outils de l’intelligence artificielle.</p>
<p>L’étude, qui a passé en revue les usages de cet outil dans les productions audiovisuelles et numériques, a relevé aussi que l’impact de l’IA dans la création de contenus audiovisuels est identifié.</p>
<p>Première du genre au Maroc, cette enquête a été menée auprès des professionnels des secteurs audiovisuel, numérique et publicitaire (producteurs audiovisuels, réalisateurs, créateurs de contenus numériques, publicitaires) et des experts en IA, chercheurs et professeurs en audiovisuel et numérique.</p>
<p>Grâce à cette enquête, une base d’analyse de l’impact de l’utilisation de l’intelligence artificielle dans les contenus audiovisuels et numériques a été établie, permettant d’évaluer le degré de préparation à l’utilisation des outils de l’IA des professionnels de l’audiovisuel, du numérique et de la publicité et enfin d’apporter des pistes de réponses à la question des règles à adopter.</p>
]]></content:encoded>
					
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		<title>Narjis Rerhaye: « Les professionnels des secteurs audiovisuel, publicitaire et numérique doivent faire de l’IA une alliée et un outil maîtrisable »</title>
		<link>https://dev.atlasinfo.fr/societe-religion/societe/narjis-rerhaye-les-professionnels-des-secteurs-audiovisuel-publicitaire-et-numerique-doivent-faire-de-lia-une-alliee-et-un-outil-maitrisable/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[infoatlas]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 15 Mar 2024 19:46:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture-Medias]]></category>
		<category><![CDATA[Science-Sante]]></category>
		<category><![CDATA[Societe]]></category>
		<category><![CDATA[audiovisuel]]></category>
		<category><![CDATA[étude]]></category>
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		<category><![CDATA[Maroc]]></category>
		<category><![CDATA[Narjis Rerhaye]]></category>
		<category><![CDATA[publicitaire et numérique]]></category>
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					<description><![CDATA["Intelligence artificielle et production audiovisuelle et numérique au Maroc: Les effets d’un bouleversement technologique" est l’intitulé de l’étude que vient de publier le groupe de travail présidé par Narjis Rerhaye*, membre du Conseil supérieur de la communication audiovisuelle (CSCA). L’étude, une première au Maroc, montre la faible préparation des secteurs audiovisuel, publicitaire et numérique en la matière. L’IA est encore, pour ces professionnels, une terre quasi inconnue. ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Où en sommes-nous au Maroc et comment se prépare-t-on au déferlement de l’IA dans les domaines audiovisuel, publicitaire et numérique ? C’est la question nodale à laquelle l’étude « Intelligence artificielle et production audiovisuelle et numérique au Maroc » tente d’apporter réponses et pistes de réflexion. Cette enquête du Groupe de travail « <span style="color: #ff0000;"><a style="color: #ff0000;" href="https://www.haca.ma/fr/node/7574/"><strong>Régulation et médias numériques</strong></a></span> » a été réalisée auprès des professionnels des secteurs audiovisuel, numérique et publicitaire (producteurs audiovisuels, réalisateurs, créateurs de contenus numériques, publicitaires) et des experts en IA, chercheurs et professeurs en audiovisuel et numérique. <strong>Entretien avec la présidente du Groupe de travail</strong>:</p>
<h4><strong>L&rsquo;intelligence artificielle ouvre de formidables perspectives pour les professionnels des secteurs audiovisuel, publicitaire et numérique au Maroc. Or, votre étude souligne un manque de préparation alarmant de ces secteurs. Quelles en sont les raisons ?</strong></h4>
<p><strong>Narjis Rerhaye* :</strong> L’un des objectifs de l’enquête était justement d’évaluer le degré de préparation des professionnels à l’adoption des outils de l’intelligence artificielle. Nous avons également voulu savoir s’ils formaient leurs collaborateurs à l’utilisation de l’IA. Les réponses collectées donnent à réfléchir. De manière générale les professionnels des secteurs audiovisuel, publicitaire et numérique sont presque en terre inconnue en matière d’intelligence artificielle et ils le reconnaissent en toute transparence qu’ils ils sont dans une grande majorité, 67%, à considérer comme « faible » la préparation au déferlement de l’IA. Un peu plus du tiers des interrogés, 33%, estiment pour leur part que cette préparation est « inexistante ».</p>
<p>J’ajouterai enfin que 64% répondent que les équipes et collaborateurs ne sont pas formés dans le cadre de l’utilisation des outils de l’intelligence artificielle.</p>
<p>Si les professionnels de la production audiovisuelle, numérique et publicitaire considèrent que l’invention de l’intelligence artificielle est « un bouleversement socio-technologique », ils ne s’inscrivent pas encore, pour près de 42% d’entre eux, dans le développement d’une stratégie visant à optimiser l’exploitation de l’IA dans leurs structures.  Pour eux, la question du temps est primordiale pour s’adapter à l’IA. C’est comme si la nouveauté de cet outil technologique, son développement effréné et son déferlement a pris de court nos professionnels de l’audiovisuel, de la publicité et du numérique.</p>
<h4><strong>Cette technologie qu’est l’intelligence artificielle nécessite une sensibilisation pour acquérir une compréhension de base de ses concepts.  Qu’en-t-il de la formation ?</strong></h4>
<p><strong>Narjis Rerhaye :</strong> La question de la préparation à l’utilisation de cet outil technologique est loin d’être éludée par les professionnels. Une telle préparation est même au centre de la réflexion de beaucoup d’entre eux. Ainsi, ils suggèrent de former les nouvelles générations à considérer l&rsquo;IA comme un outil qui permet de gagner du temps et d’offrir de nouvelles possibilités plutôt que de le voir comme un substitut au travail humain.</p>
<p>L&rsquo;autoformation rapide est, elle, évoquée comme une manière de se préparer à l&rsquo;utilisation de l&rsquo;IA, bien que certains reconnaissent ne pas être prêts à l&rsquo;heure actuelle.</p>
<p>En tout cas, le besoin d&rsquo;accéder à des informations et formations pour comprendre les opportunités et les limites de l&rsquo;IA dans les secteurs audiovisuel, publicitaire est mentionné.</p>
<p>Toujours au chapitre formation/information, l’organisation des rencontres avec de vrais experts pour suivre l&rsquo;évolution de l&rsquo;IA est proposée par les experts interrogés dans notre enquête et ce pour rester informé et de bénéficier des connaissances expertes.</p>
<p>La valorisation des métiers et experts en IA est par exemple suggérée pour que de telles technologies soient maîtrisées.</p>
<h4><strong>Vous avez mené une grande étude sur la désinformation au sein du CSCA. On reproche à l’IA qu’elle pourrait être utilisée pour générer des fake news. Faut-il l’encadrer ? Et peut-on maîtriser son impact dans ce domaine ?</strong></h4>
<p><strong> </strong><strong>Narjis Rerhaye :</strong> Je voudrai d’abord rappeler que notre étude révèle que pour 67% des professionnels interrogés, l’IA pose des problèmes éthiques dans les métiers des industries créatives. Les impératifs de régulation de l’IA apparaissent comme une nécessité pour 77% des professionnels interrogés.</p>
<p>La question des fake news et plus encore celle des deep fake est la plus problématique. Les fondements même de la démocratie sont menacés par ces nouvelles formes du faux, de la désinformation et de  l’infox. La prévention à toutes ces dérives par les deep fake générées par l’IA –et ceci est également valable pour les fake news- passe nécessairement par l’éducation  aux médias et à I’information qui permet aux citoyens de se prémunir contre les risques liés à l’usage de nouveaux outils technologiques telle que l’intelligence artificielle.</p>
<p>Dans ce sens, l’éducation au numérique et à l’IA a pour principal objectif de   développer esprit critique des utilisateurs tout en adoptant des stratégies d’usages appropriées et responsables.</p>
<p>Un équilibre entre les avantages et les inquiétudes d’ordre éthique, technique et social qu’engendre l’IA est vivement souhaité. C’est la raison pour laquelle chercheurs en IA, universitaires, professeurs en audiovisuel et numérique interrogés dans notre étude recommandent l’investissement dans la sécurité des systèmes d&rsquo;IA et la priorisation des pratiques éthiques dans le développement.</p>
<p>Où faut-il placer le curseur en matière d’intelligence artificielle ? C’est toute la question à laquelle il est urgent d’apporter des réponses car, dans le même temps, il faut reconnaître l’inéluctabilité du recours à l’IA et son impact durable sur la société. Je dirai pour résumer tous ces enjeux qui se posent à nous que l’innovation éthique et la collecte responsable de données sont d’une importance primordiale. La mise en valeur de « best practices » est l’un des moyens pour parvenir à une telle sensibilisation. Pour ce faire, l’implication active de diverses parties prenantes du secteur public et privé, du monde académique et de la société civile dans la réflexion et la définition des meilleures pratiques pour l&rsquo;utilisation de l&rsquo;IA est essentielle.</p>
<h4><strong>Quel est l’avenir de l’IA au Maroc sachant qu’elle peut être un levier stratégique pour le développement économique et social ?​</strong><strong> </strong></h4>
<p><strong> </strong><strong>Narjis Rerhaye : </strong>Vous avez raison de le rappeler, l’intelligence artificielle est un levier stratégique aussi bien pour le développement économique que social.</p>
<p>Pour y parvenir sans préjudice, il est primordial de faire de l’IA une alliée et, surtout, un outil apte à être maîtrisé.  L’inclusion de la communauté scientifique est fortement souhaitée. Et l’implication de la sphère des experts dans le développement de techniques et technologies liées à l&rsquo;IA doit être renforcée.</p>
<p>Pour terminer, j’ajouterai que l’encouragement des études approfondies sur l&rsquo;impact sociologique de cette technologie qu’est l’IA est lui aussi requis autant que l’investissement dans la formation et l&rsquo;éducation pour permettre une compréhension approfondie et un travail collaboratif avec l&rsquo;IA.</p>
<p>*<strong>Narjis Rerhaye préside le groupe de travail « Régulation et médias numérique » au sein du Conseil supérieur de la communication audiovisuelle où elle a été nommée membre par le Roi Mohammed VI en décembre 2018. </strong><strong>Dans le cadre de sa mission au sein de cette instance de régulation, cette ancienne journaliste a publié deux précédents guides : « Etre connecté en toute sécurité : pour un usage averti du numérique par les jeunes publics » en 2021 et « Le guide de la lutte contre la désinformation : références, pratiques et outils » en 2022.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
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			</item>
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		<title>Maroc: le CSCA recommande aux médias audiovisuels « davantage de vigilance » en matière de traitement médiatique des différentes dimensions de la pandémie du Covid-19</title>
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		<dc:creator><![CDATA[infoatlas]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 07 Aug 2020 07:17:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture-Medias]]></category>
		<category><![CDATA[audiovisuel]]></category>
		<category><![CDATA[Covid-19]]></category>
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					<description><![CDATA[Le Conseil Supérieur de la Communication Audiovisuelle (CSCA) a adopté, lors de sa réunion tenue le 28 juillet 2020, un important rapport relatif au traitement médiatique réservé à la crise de la COVID 19 par 24 services radiophoniques et télévisuels, publics et privés.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>L’échantillon analysé à cet effet consiste en 6048 heures de diffusion en plus de 60 éditions de magazines d’information dédiés aux questions d’intérêt général programmés sur les services télévisuels publics généralistes (Al Aoula, 2M et Al Amazighia), entre le 1<sup>er</sup> mars et le 30 juin 2020.</p>
<p>Ce rapport, fondé sur une double approche quantitative et qualitative, présente une série de données et formule des remarques significatives concernant les caractéristiques du traitement médiatique de la pandémie par les radios et les chaines de télévision nationales, tout en relevant certaines lacunes ayant grevé l’effort médiatique de veille et de mobilisation dédié à cette crise sans précédent.</p>
<h2><strong>Une agilité et une adaptation programmatique exceptionnelles</strong></h2>
<p>Le rapport fait le constat d’un effort d’ajustement quantitatif inédit dans les grilles de programmes des différentes radios et des chaines de télévision. Ce renforcement programmatique orienté vers le traitement de la thématique des contraintes inhérentes à l’état d’urgence sanitaire s’est caractérisé par le fait que 50% de la grille de référence quotidienne de l’ensemble des services radiophoniques et télévisuels ont été consacrés à des contenus en rapport avec la Covid-19.</p>
<p>Cette réactivité médiatique est également illustrée par la création de programmes spécifiques traitant des différents aspects de la crise pandémique. Ces nouveaux programmes ont représenté plus de 33% du volume horaire, les 77% restants étant composés des émissions habituelles programmées avant la crise.</p>
<h2><strong>Un recours notable à l’interactivité et à l’information de proximité</strong></h2>
<p>La couverture radiophonique et télévisuelle de la pandémie s’est distinguée par un renforcement de l’interactivité et de l’offre de contenus de proximité.</p>
<p>Ainsi, la perspective citoyenne a été reflétée par l’ensemble des radios et télévisions bien qu’à des niveaux différents, dans un moment médiatique resté dominé par un recours massif aux spécialistes dans les domaines médical et académique. Le citoyen a ainsi été sollicité par toutes les rédactions. Il lui a été parfois possible d’envoyer ses propres vidéos. De même qu’il a été en mesure d’exprimer ses interrogations, ses attentes et son ressenti par rapport aux différentes dimensions de la crise pandémique.</p>
<p>Le fait que la totalité des programmes en direct aient été consacrés à la crise sanitaire a par ailleurs élargi les possibilités d’interaction avec les citoyens et conféré une plus grande proximité aux programmes diffusés durant cette période.</p>
<p>L’effort de proximité a été très perceptible au niveau de la langue de communication à travers par exemple l’usage de <em>la darija</em> y compris dans les journaux télévisés et parlés ou la présentation de programmes spécifiques en arabe dialectal.</p>
<p>L’utilisation par les médecins et les spécialistes sollicités par les radios et télévisions d’un vocabulaire simplifié et d’une narration illustrée d’exemples et de données accessibles au grand public est apparue parfois comme un réel effort de vulgarisation scientifique.</p>
<p>Le ciblage des différentes catégories du public a aussi participé au renforcement de l’offre de proximité dans les contenus médiatiques diffusés au cours de la période de confinement notamment. De nombreux programmes de conseil et d’orientation ont en effet été adaptés ou créés à l’attention des familles et des jeunes.</p>
<p>Un intérêt particulier a été également accordé par la majorité des radios et télévisions à la situation des Marocains résidant à l’étranger face à la pandémie du Covid-19. Ces derniers ont pu relater leur expérience du confinement, de l’urgence sanitaire, des conséquences sociales et économiques de la crise sanitaire, etc. Cet effort d’inclusion et de proximité vis-à-vis des Marocains du monde a été étendu aussi à leurs compatriotes bloqués à l’étranger après la fermeture de l’espace aérien national.</p>
<p>Au niveau territorial, il a été constaté que les radios et télévisions, notamment de service public, ont étendu leur couverture de la situation sanitaire et des conséquences de la crise induite par la covid-19 à l’ensemble des régions du Royaume, y compris certaines zones éloignées des grands centres urbains.</p>
<h2><strong>La complémentarité entre le service public de l’audiovisuel et l’offre des radios et télévisions privées</strong></h2>
<p>Le suivi de la couverture et du traitement médiatiques consacrés par les radios et télévisions à la question de la pandémie a permis de faire le constat d’une réelle complémentarité entre l’action du service public de l’audiovisuel et l’effort d’information et de sensibilisation déployé par les opérateurs privés dans un contexte d’urgence sanitaire. L’étude réalisée par les équipes de la HACA montre l’effort global (capsules, émissions informatives, programmes interactifs…), de sensibilisation au danger de la pandémie, de préconisation des comportements-barrière et d’explication du phénomène pandémique s’est « équitablement » réparti entre les secteurs public et privé de l’audiovisuel.</p>
<p>A noter qu’au plan quantitatif, les radios – publiques et privées   &#8211; ont fourni les deux tiers de l’offre de programmes afférente à la pandémie et à ses implications à travers des formats très différenciés : journaux parlés, magazines d’information, émissions en direct, programmes de divertissement, etc.</p>
<h2><strong>Une ouverture sur l’espace digital</strong></h2>
<p>L’un des faits marquants relevé par le rapport de la HACA concernant le traitement médiatique de la question de la Covid-19 est l’usage significatif fait par les radios et les chaines de télévision, publiques et privées, des possibilités de communication offertes par les plateformes digitales et les réseaux sociaux. Cette ouverture numérique a permis de prolonger l’effet mobilisateur des programmes audiovisuels mis en place par les radios et télévisions notamment à l’attention des jeunes. Elle a également permis une participation à distance du public aux émissions dans le respect des exigences de précaution sanitaire en vigueur pendant le confinement.</p>
<blockquote><p><strong> Lors de cette même réunion, le Conseil Supérieur de la Communication Audiovisuelle a émis des observations et a recommandé davantage d’efforts et de vigilance en matière de traitement médiatique des différentes dimensions et répercussions de la crise pandémique. Se fondant à la fois sur le principe du respect de la liberté éditoriale des opérateurs audiovisuels et sur le droit du citoyen à l’information, le Conseil Supérieur a ainsi émis un certain nombre de remarques dont notamment : </strong></p></blockquote>
<ul>
<li>
<h2><strong>Un décalage entre le discours de l’expertise médicale et celui de l’action politique, syndicale et associative</strong></h2>
</li>
</ul>
<p>Les magazines d’information retenus dans l’échantillon étudié ont tous traité des conséquences multiformes de la crise pandémique à travers notamment les interventions en présentiel, par téléphone ou par visioconférence de nombreux spécialistes dans différentes disciplines. Cependant, l’analyse des différents passages à l’antenne a montré une faible représentation des acteurs politiques, syndicaux et associatifs parmi ces personnalités publiques intervenues sur les ondes des radios ou à l’antenne des télévisions.</p>
<p>Les représentants de l’administration ont ainsi représenté 27% des intervenants. Le même pourcentage (27%) a échu aux intervenants des milieux médical, scientifique, et académique. 21% et 13% des interventions ont été respectivement le fait d’acteurs politiques et de représentants des milieux professionnels. Enfin, 9% des personnalités publiques intervenues se sont exprimées au nom d’organisations de la société civile et 3% au nom d’organisations syndicales.</p>
<p>Une partie de ces résultats peut se justifier par les exigences de la première phase de la gestion de la pandémie où la communication devait mettre l’accent prioritairement sur les conseils sanitaires, les gestes-barrières et l’observance des règles du confinement. Mais dans un deuxième temps, un traitement médiatique élargi aux effets sociaux, économiques et politiques de la crise de la covid-19, appelait une plus grande ouverture des radios et des télévisions sur l’ensemble des acteurs publics. Cette ouverture, plus importante encore en période de crise, participe du rôle des médias en matière de promotion du débat public, de participation au fait démocratique et de renforcement de la cohésion sociale dans une conjoncture particulière marquée notamment par une grande incertitude.</p>
<ul>
<li>
<h2><strong>Une présence féminine inéquitable </strong></h2>
</li>
</ul>
<p>Le rapport fait ressortir que la présence des personnalités féminines parmi l’ensemble des intervenants dans les magazines d’information analysés n’a pas dépassé la barre des 13%. Cette représentation minorée est en déphasage avec la réalité des compétences féminines impliquées dans la chose publique et expertes dans les différents domaines en rapport avec la crise sanitaire.</p>
<p>La sous-représentation des femmes parmi les personnalités publiques intervenues dans les programmes d’information ayant traité de la question de la covid-19 est aussi en dissonance avec le cadre référentiel édicté par la HACA en matière de garantie du pluralisme d’expression des courants de pensée et d’opinion dans les radios et les chaines de télévision. Ce cadre référentiel prévoit expressément le principe d’équité de genre dans les programmes informatifs et la participation de la femme dans ces programmes quand il s’agit notamment de débats concernant les grandes questions d’intérêt public.</p>
<ul>
<li>
<h2><strong>Une programmation peu attentive aux risques de la surexposition médiatique du jeune public</strong></h2>
</li>
</ul>
<p>Ayant fait évoluer leur offre de programmes pour accompagner l’effort de mobilisation nationale contre la propagation de la covid-19, les radios et télévisions ont par mégarde omis de tenir compte du caractère anxiogène de la programmation « Covid-19 » sur les enfants et le jeune public en général.</p>
<p>Pour éviter l’effet « chaîne d’information continue » les médias audiovisuels notamment publics, auraient pu mettre en place davantage de programmes adaptés à des enfants exposés aux effets psychologiques du confinement et surexposés aux médias classiques et numériques.</p>
<ul>
<li>
<h2><strong>Un faible équilibre entre l’effort informatif et analytique</strong></h2>
</li>
</ul>
<p>Les radios et les télévisions ont veillé à traiter les différentes dimensions de la crise sanitaire ainsi que ses nombreuses conséquences mais le rapport réalisé par la HACA a relevé que les perspectives économique et sociale ont été largement privilégiées dans ce traitement, au détriment des perspectives politique et culturelle.</p>
<p>Par ailleurs, le traitement médiatique de la crise de la covid-19 a été marqué globalement par la prédominance de la communication des statistiques épidémiologiques, la diffusion des communiqués institutionnels et l’effort de pédagogie préventive aux dépends d’une démarche analytique et tournée vers l’avenir. Le contexte inédit de cette crise sanitaire mondiale marqué à la fois par des incertitudes scientifiques, des enjeux économiques, sociaux et politiques complexes, des difficultés d’anticipation de la situation post-covid appelait à un plus grand effort des radios et télévisions pour aider le citoyen à mieux appréhender tous ces enjeux et à mieux à se projeter dans l’avenir.</p>
<p>Le renforcement de la confiance vis-à-vis des médias et la capacité de ces derniers à susciter la participation des citoyens à la mobilisation collective contre la pandémie est tributaire également de la réalisation d’un certain équilibre entre information factuelle et analyse éclairante.</p>
<p>En conclusion de son examen du rapport sur le traitement consacré par les radios et télévisions à la question de la crise pandémique, le CSCA a pris note de l’interaction positive de l’ensemble des services radiophoniques et télévisuels, publics et privés, avec ses précédentes recommandations à ce propos. Il a particulièrement salué l’effort qualitatif supplémentaire fourni en matière de diffusion d’émissions de sensibilisation en amazighe et en matière de renforcement de l’utilisation du langage des signes au profit des personnes souffrant d’un handicap. Le même constat a été fait concernant la diffusion de programmes dédiés à la lutte contre l’information fausse et trompeuse au sujet de la pandémie et de ses effets et la posture très vigilante des radios et télévisions monitorées par la Haca en matière  de stigmatisation de personnes atteintes de la Covid-19 ou d’atteinte à leur dignité et à leur vie privée.</p>
<p>Le CSCA a également considéré que cette expérience de la mobilisation médiatique contre la pandémie de la Covid-19 constitue un acquis professionnel et une somme d’enseignements et de bonnes pratiques qui pourraient être développés et promus au-delà du contexte particulier de la crise actuelle afin renforcer le potentiel et les capacités de l’audiovisuel national à contribuer à la gestion des crises.</p>
<p>Cela nécessite, a estimé le CSCA, le développement des ressources économiques et logistiques ainsi que la consolidation des aptitudes professionnelles des médias publics et privés, afin de leur permettre de participer de manière efficiente au renforcement de la confiance citoyenne en l’action publique. En permettant une interaction créative et une écoute mutuelle et continue entre les citoyens et les différents niveaux de responsabilité de la gestion de la chose publique, les médias audiovisuels peuvent contribuer à susciter la contribution du citoyen à formuler et mettre en œuvre les réponses adéquates aux crises.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>CSMD : la HACA appelle à soutenir et à mettre à niveau le pôle audiovisuel public marocain</title>
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		<pubDate>Wed, 05 Feb 2020 21:16:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture-Medias]]></category>
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		<category><![CDATA[CSMD? HACA]]></category>
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					<description><![CDATA[La Commission Spéciale sur le Modèle de Développement (CSMD) a tenu, mercredi à Rabat, une réunion avec les représentants de la Haute autorité de la communication audiovisuelle (HACA), pour écouter leur vision sur le nouveau modèle de développement marocain.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>La <strong>HACA</strong> a été représentée lors de cette réunion par sa présidente <strong>Latifa Akharbach</strong>, son directeur général <strong>Benaïssa Asloun</strong>, ainsi que par les membres du Conseil Supérieur de la Communication Audiovisuelle, <strong>Narjis Rerhaye</strong>, <strong>Ali Bakkali Hassani</strong>, <strong>Fatima Baroudi</strong>, <strong>Badia Erradi</strong>.</p>
<p>La présidente de la <strong>HACA</strong>, Latifa Akharbach a appelé à soutenir et à mettre à niveau le pôle audiovisuel public, et ce dans le cadre de l&rsquo;élaboration du nouveau Modèle de développement.</p>
<p>Dans une déclaration à la presse à l&rsquo;issue de la réunion qu&rsquo;a consacrée la <strong>CSMD</strong>, présidée par Chakib Benmoussa, pour écouter la vision des représentants de la HACA, Mme Akharbach a indiqué que la Haute autorité de la communication audiovisuelle appelle à la mise à niveau du pôle audiovisuel public de point de vue économique et professionnelle, pour répondre aux attentes du citoyen marocain dans ce domaine.</p>
<p>Elle a également souligné la nécessité d&rsquo;améliorer la qualité des contenus médiatiques pour relever le défi de la concurrence posé au pôle public, mettant en avant la relation étroite entre le système médiatique et les questions de développement, du changement sociétal et de la consécration du choix démocratique.</p>
<p>La HACA considère l&rsquo;expérience des chaînes télévisées et stations de radio privées comme une étape « importante » en ce qu&rsquo;elle a permis au Maroc de « libérer la parole, élargir la marge d&rsquo;expression et de mettre à la disposition du citoyen marocain un contenu pluraliste et riche », a relevé Mme Akharbach, appelant les médias, publics soient-ils ou privés, à promouvoir davantage le contenu culturel national, afin de le préserver et de le valoriser.</p>
<p>La CSMD avait décidé, le 24 décembre dernier, d&rsquo;écouter les institutions et forces vives de la nation incluant les partis politiques, les syndicats, le secteur privé et les associations et ce, dans un esprit d&rsquo;ouverture et de construction commune.</p>
<p>Cette écoute large et ouverte vise à recueillir les contributions et les avis des parties sollicitées en vue d&rsquo;élaborer un modèle de développement, avait indiqué la Commission.</p>
<p>Dans cette même logique de participation et d&rsquo;inclusion, la CSMD avait fait savoir qu&rsquo;elle mettra en place une <strong>plate-forme digitale</strong> permettant de recevoir et de collecter les contributions et les idées soumises par les citoyens afin d&rsquo;enrichir le débat et de partager les expériences et les réflexions.</p>
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