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	<title>Affaire Pegasus &#8211; Atlasinfo</title>
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	<title>Affaire Pegasus &#8211; Atlasinfo</title>
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		<title>France- Maroc : le pire serait-il devant nous ?</title>
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		<pubDate>Fri, 20 Jan 2023 07:53:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Décryptages]]></category>
		<category><![CDATA[Affaire Pegasus]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
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		<category><![CDATA[Emmanuel Macron]]></category>
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					<description><![CDATA[Dans cette ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h3>L’équation est très compliquée pour Emmanuel Macron ! Entre le Maroc et l’Algérie, dur, dur de choisir. Dans l’agenda du président de la République, d’autres enjeux sont en tête des priorités à tel point que <em>« Je ne comprends plus. La France n’est plus la France. » </em>est la phrase qui revient de plus en plus dans les rues<em>.</em></h3>
<p>Il fallait bien s’y attendre : Depuis que le ministère des Affaires étrangères est devenu ministère de l’Europe et des Affaires étrangères sous la République en Marche, les choses allaient bien changer, les enjeux allaient prendre d’autres contours et les priorités bien entendu d’autres facteurs. Désormais c’est l’Europe avant tout. D’où le cahotement de ce pays devenu étranger à lui-même dans les relations avec le reste du monde.</p>
<h3><strong>La nouvelle France de Macron</strong></h3>
<p>Il suffit de parcourir les articles d’une certaine presse française pour mesurer à quel point l’islamophobie en France est une véritable chance pour des campagnes électorales mais aussi comme gagne-pain pour certains. Preuve en est les voix obtenues par Marine Le Pen et Éric Zemmour grâce à leur stratégie. Celle de Macron est-elle vraiment loin dans sa quête d’appâter les électeurs d’extrême droite ? Dans ce sens, un prétexte de taille est brandi pour marginaliser les musulmans : « <em>combattre l’extrémisme </em>» bien que l’écart entre les deux est immense. Mais tous les moyens sont bons pour diaboliser les musulmans, pointer l’immigration qui serait le mal principal de la société française et l’islam qui ne serait pas compatible avec la laïcité et les valeurs françaises. Tant et si bien que plus de 60 % de Français sont persuadés que si la République est en déclin c’est surtout parce qu’elle accueille trop d’immigrants. Heureusement que tous les Français ne sont pas islamophobes.</p>
<p>Or si une grande majorité se sent aujourd’hui en colère, perdue et déboussolée c’est que les choses ne sont plus ce qu’elles étaient avant. La vérité est bien ailleurs que toute théorie institutionnelle raciste.</p>
<p>Bien entendu, Emmanuel Macron affiche ostentatoirement sa volonté de marquer son nom dans l’Histoire de la France comme étant celui par qui l’entente s’est faite avec l’Afrique et surtout avec les pays de l’Afrique du Nord mais il est clair qu’il a du mal à replacer la République au centre de la scène africaine encore moins au Maghreb. C’est dire que la France est en perte de vitesse en Afrique et Paris n’en conserve pas un rôle de premier plan.</p>
<h3><strong>Vivement les affaires, la diplomatie peut attendre</strong></h3>
<p>Bien qu’un semblant d’adoucissement se soit déclenché à travers la visite au Maroc de la ministre française de l’Europe et des Affaires Étrangères, Catherine Colonna, la toile de fond reste marquée par un ton glacial et grisâtre entre les deux pays qui ont toujours eu des intérêts convergents par le passé. Assurément, pour reprendre des relations de plus belle, il faut faire table rase des sujets de tensions bien imbriqués qui ont fait que la confiance n’est plus présente.</p>
<p>On a beau user de tous les adjectifs laudatifs de la langue française pour qualifier les relations entre le Maroc et la France tels que « <em>exceptionnelles </em>», « <em>uniques</em> », rien n’y sera fait si la « <em>nouvelle</em> » France ne prend pas conscience qu’il s’agit désormais d’une relation qui ne repose plus sur les mêmes bases.</p>
<p>Oui les liens historiques qui l’unissent au Maroc, ont permis à la République d’occuper les premières loges dans les échanges économiques entre les deux pays et cela pour de longues années. Oui entre la France et le Maroc les relations sont plurielles, faites de liens humains, économiques et politiques même si elles étaient ponctuées, parfois, par des épisodes de brouille. Oui entre Paris et Rabat ce sont des liens qui puisent leurs origines dans l’histoire et une culture partagée.</p>
<p>Mais, aujourd’hui, le monde a changé, le Maroc a pris le train et ne veut plus s’arrêter parce qu’il est tout simplement sûr de sa voie et de ses moyens. En prenant part au processus de mondialisation, il intensifie son multilatéralisme. Aussi entend-il multiplier et diversifier ses partenaires que ce soit sur le plan politique ou économique. Assurant et assumant de plus en plus son rayonnement panafricain, le Royaume se tourne d’emblée vers ses partenaires du continent et occupe  une place croissante en Afrique, ce qui ne plaît pas, à coup sûr, à l’Élysée. Mais serait-ce la seule raison du froid ? La V<sup>e </sup>République ne s’est-elle pas un peu sentie dépassée depuis la normalisation des relations entre le Maroc et Israël sans qu’elle n’en soit informée ? La France prendra-t-elle part à la seconde édition du Sommet du Néguev qui réunira les signataires des Accords d’Abraham ? Certainement pas. Se verrait-elle exclue des affaires et donc du terrain du Royaume ? Se sentirait-elle hors jeu géopolitique africain et surtout marocain tout simplement ?</p>
<p>De toute façon, ce qui anime la politique étrangère du président français aujourd’hui sont certainement d’autres enjeux dont l’économie et les énergies afin de pouvoir trouver une issue de sortie de la crise qui frappe son pays.</p>
<p>Preuve en est la nomination, au Maroc, de Christophe Lecourtier qui succède à Hélène Le Gal, partie sur fond de crise entre les deux pays. Paris dévoile ainsi ses cartes et la nature des relations qu’elle veut entretenir avec Rabat à travers ce profil plutôt business, une première pour un ambassadeur de France au Maroc. Macron veut ainsi préserver et consolider ses acquis au Royaume, par le biais d’un ambassadeur qui souhaite axer la relation entre Paris et Rabat sur la coopération économique et les investissements, en particulier, dans le domaine des énergies renouvelables. En tout état de cause, SEM Lecourtier aura fort à faire pour tenter de rétablir la confiance et l’amitié qui caractérisaient, autrefois, les relations bilatérales.</p>
<p>Par ailleurs, un peu plus de 1.000 filiales d’entreprises françaises opèrent au Maroc. Et selon la Chambre française de Commerce et d’Industrie du Maroc, le chiffre d’affaires des plus grandes entreprises françaises dans le Royaume s’élève à quelque 75 milliards de dirhams. Ce qui pourrait rassurer la France puisque les liens économiques ne sont pas impactés par le froid diplomatique. Preuve en est aussi que le Royaume comme l’indique Business France (2021) « <em>s’est imposé comme le premier investisseur nord-africain en France, et en 2022, la France a su préserver sa place du premier investisseur étranger au Maroc devant les États-Unis et les Émirats arabes unis.</em> » Et puisqu’on y est, force est de souligner que les entreprises françaises investissent dans tout le Maroc hormis les provinces du Sud parce que cela fâcherait bien entendu Alger !</p>
<p>Sauf que Macron doit savoir que ce ne sont pas les chefs d’entreprises qui font les relations solides entre les pays mais les relations humaines et la diplomatie qui ne figurent plus sur sa liste de priorités.</p>
<h3><strong>Macron, Maroc et Algérie ou l’équation impossible</strong></h3>
<p>Pour réchauffer les relations bilatérales entre les deux pays, une visite au Maroc d’Emmanuel Macron a été annoncée pour le mois d’octobre, reportée au mois de janvier. Or « <em>viendra, viendra pas</em> » est la grande question ! Remontons un peu dans le temps pour y voir plus clair : Au début de son deuxième mandat, monsieur le Président devait effectuer un déplacement symbolique. Voyons voir quel pays il choisirait ! L’Algérie ! Le Président veut resserrer les liens avec Alger, dira-t-on. Or c’est la crise énergétique qui aura dit son mot surtout qu’il s’agit là d’un pays qui regorge de vastes réserves de pétrole et de gaz dont une grande partie n’est pas encore exploitée. Bien évidemment, si l’Algérie ne pourra pas remplacer la Russie, au moins elle aidera l’Europe à s’approvisionner en énergie à moyen terme. Cela tombe bien pour Abdelmajid Tebboune en quête d’une assise internationale. Les deux pays se caressent alors dans le sens du poil et se roulent les yeux ronds sachant que chacun d’eux sait ce que l’autre attend en contrepartie. « <em>Remettons les compteurs à zéro et avançons</em> », se diront-ils. Mais les vieilles histoires ne s’oublient jamais quoi qu’on fasse surtout quand les enjeux économiques et géopolitiques l’emportent sur les enjeux mémoriels. D’autant plus que la France qui était le principal partenaire commercial de l’Algérie a cédé sa place depuis déjà longtemps à la Chine. Mais bon, Alger a toujours besoin des investissements français surtout dans le secteur énergétique qui est loin d’être développé.</p>
<h3><strong>D’impair en impair</strong></h3>
<p>En annonçant sa visite au mois d’octobre, devant des passants, à la sortie d’un concert de musique au Touquet, quelques jours seulement après sa visite en Algérie, Macron ne savait pas qu’il avait commis un énième impair avec le Royaume du Maroc. C’était la belle illustration qu’il ignore tout de l’Histoire de la monarchie multiséculaire qu’est le Maroc, autrement il n’aurait pas balancé ce ballon d’essai qui lui a éclaté à la figure. Mais avant, avait-il été invité officiellement ? Pas à ce qu’on sache. Apparemment, il est habitué aux décisions unilatérales qu’il prend sans recul. Tout comme les visas dont son ministre de l’Intérieur a décidé la réduction de moitié sans aucune explication plausible faisant fi des étudiants marocains qui constituent quand même un élément principal dans les grandes écoles françaises, les hommes d’affaire dont les travaux ont été bloqués, les malades dont les rendez-vous ont été annulés. Une humiliation que le Maroc ne risque pas d’oublier de sitôt. Une décision unilatérale maladroite, déplacée, irréfléchie et contre-productive qui n’a fait que nourrir un sentiment de rage contre la France dont le visa n’attire plus les Marocains qui se ruent sur les consulats d’Espagne, d’Italie et d’Allemagne. Les autorités françaises tenteront de réparer l’irréparable, une année après, par la visite de la ministre de l’Europe et des Affaires étrangères qui annonce la reprise d’une activité consulaire normale ! Encore une décision unilatérale face à laquelle on a envie de dire : Tout ça pour ça ? A tout cela, le Royaume marocain a répondu par l’indifférence totale. Aucune réaction officielle n’a été faite.</p>
<p>Sans parler de l’affaire Pegasus où la France a impliqué le Maroc en dépit de ses démentis et qui s’est avérée être une supercherie contre le Royaume tout comme l’affaire de chantage des deux journalistes français Éric Laurent et Catherine Graciet. La liste est donc longue.</p>
<p>C’est dire que les relations historiques entre le Maroc et la France n’ont jamais été aussi profondément affectées. D’ailleurs, selon une tradition bien ancrée, dès que le Roi du Maroc se trouvait sur le sol français, des contacts ont toujours eu lieu avec le président français et cela s’illustrait toujours par un dîner de courtoisie. Ce qui ne s’est pas fait en dépit des déplacements fréquents de Sa Majesté le Roi en France. Les relations ont dépassé le stade de la froidure.</p>
<p>Sur un autre plan, on parle de la visite de Tebboune au mois de mai en France…</p>
<h3><strong>Le Sahara encore et toujours</strong></h3>
<p>Et si on se posait la question suivante : S’il n’y avait pas le chantage dont use l’Algérie à l’égard de la France, est-ce que la position de celle-ci quant à la reconnaissance de la souveraineté marocaine sur son Sahara serait autre ? Bien sûr que la question n’a même pas lieu d’être tellement la réponse est évidente. La France surveille Alger comme du lait sur le feu. Elle a toujours peur de raidissement et de représailles de l’Algérie qui fait de tous ceux qui sont avec le Maroc des ennemis. Macron ne peut en aucun cas mécontenter son partenaire, partie prenante dans le conflit du Sahara. Or le plus grand point de divergence entre Rabat et Paris est bien entendu le Sahara marocain, condition sine qua none dans toute relation bilatérale avec le Maroc qui exige de ses partenaires de sortir de leur zone de confort et d’assumer leur position à cet égard.</p>
<p>Au moment où la position des États-Unis, de l’Espagne et de l’Allemagne évolue, la France elle, se plaît à répéter un discours qui date de 2007 qualifiant le plan d’autonomie de « <em>solution crédible</em> ». Mais encore ?</p>
<p>Les temps changent, un cycle s’achève, un autre commence dans les relations franco-marocaines qui ont toujours été mutuellement bénéfiques et qu’il serait dommage de gâcher. Il est peut-être temps que Macron, lui qui n’a pas su entretenir l’amitié entre les deux pays, se demande ce qu’il veut vraiment faire de ces liens. Autrement, il fonce toutes lumières éteintes vers un avenir opaque pour ce partenariat pourtant historique. Vouloir reconquérir l’Algérie tout en gardant un œil sur le Maroc serait jouer avec le feu.</p>
<p>Macron doit faire montre de plus de lucidité et comprendre que le Maroc ne lui est pas acquis. Il est urgent de repenser les relations franco-marocaines avec une nouvelle perspective et faire place à de nouvelles formes de partenariats. Nous sommes en plein dans le jeu de la mondialisation et chaque pays se sert de ses cartes gagnantes.</p>
<p>En attendant la confirmation ou l’infirmation de sa visite, aucun indicateur ne montre que les relations reprennent les couleurs de l’amitié. Et puis, serait-il vraiment capable de prendre une décision ferme quant au Sahara marocain ? Autrement, on se demande à quoi servirait sa visite.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>*<strong>Souad Mekkaoui, Directrice du site Maroc Diplomatique</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
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			</item>
		<item>
		<title>France- Maroc : le pire serait-il devant nous ?</title>
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		<pubDate>Thu, 19 Jan 2023 11:45:18 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Dans cette ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h3>L’équation est très compliquée pour Emmanuel Macron ! Entre le Maroc et l’Algérie, dur, dur de choisir. Dans l’agenda du président de la République, d’autres enjeux sont en tête des priorités à tel point que <em>« Je ne comprends plus. La France n’est plus la France. » </em>est la phrase qui revient de plus en plus dans les rues<em>.</em></h3>
<p>Il fallait bien s’y attendre : Depuis que le ministère des Affaires étrangères est devenu ministère de l’Europe et des Affaires étrangères sous la République en Marche, les choses allaient bien changer, les enjeux allaient prendre d’autres contours et les priorités bien entendu d’autres facteurs. Désormais c’est l’Europe avant tout. D’où le cahotement de ce pays devenu étranger à lui-même dans les relations avec le reste du monde.</p>
<h3><strong>La nouvelle France de Macron</strong></h3>
<p>Il suffit de parcourir les articles d’une certaine presse française pour mesurer à quel point l’islamophobie en France est une véritable chance pour des campagnes électorales mais aussi comme gagne-pain pour certains. Preuve en est les voix obtenues par Marine Le Pen et Éric Zemmour grâce à leur stratégie. Celle de Macron est-elle vraiment loin dans sa quête d’appâter les électeurs d’extrême droite ? Dans ce sens, un prétexte de taille est brandi pour marginaliser les musulmans : « <em>combattre l’extrémisme </em>» bien que l’écart entre les deux est immense. Mais tous les moyens sont bons pour diaboliser les musulmans, pointer l’immigration qui serait le mal principal de la société française et l’islam qui ne serait pas compatible avec la laïcité et les valeurs françaises. Tant et si bien que plus de 60 % de Français sont persuadés que si la République est en déclin c’est surtout parce qu’elle accueille trop d’immigrants. Heureusement que tous les Français ne sont pas islamophobes.</p>
<p>Or si une grande majorité se sent aujourd’hui en colère, perdue et déboussolée c’est que les choses ne sont plus ce qu’elles étaient avant. La vérité est bien ailleurs que toute théorie institutionnelle raciste.</p>
<p>Bien entendu, Emmanuel Macron affiche ostentatoirement sa volonté de marquer son nom dans l’Histoire de la France comme étant celui par qui l’entente s’est faite avec l’Afrique et surtout avec les pays de l’Afrique du Nord mais il est clair qu’il a du mal à replacer la République au centre de la scène africaine encore moins au Maghreb. C’est dire que la France est en perte de vitesse en Afrique et Paris n’en conserve pas un rôle de premier plan.</p>
<h3><strong>Vivement les affaires, la diplomatie peut attendre</strong></h3>
<p>Bien qu’un semblant d’adoucissement se soit déclenché à travers la visite au Maroc de la ministre française de l’Europe et des Affaires Étrangères, Catherine Colonna, la toile de fond reste marquée par un ton glacial et grisâtre entre les deux pays qui ont toujours eu des intérêts convergents par le passé. Assurément, pour reprendre des relations de plus belle, il faut faire table rase des sujets de tensions bien imbriqués qui ont fait que la confiance n’est plus présente.</p>
<p>On a beau user de tous les adjectifs laudatifs de la langue française pour qualifier les relations entre le Maroc et la France tels que « <em>exceptionnelles </em>», « <em>uniques</em> », rien n’y sera fait si la « <em>nouvelle</em> » France ne prend pas conscience qu’il s’agit désormais d’une relation qui ne repose plus sur les mêmes bases.</p>
<p>Oui les liens historiques qui l’unissent au Maroc, ont permis à la République d’occuper les premières loges dans les échanges économiques entre les deux pays et cela pour de longues années. Oui entre la France et le Maroc les relations sont plurielles, faites de liens humains, économiques et politiques même si elles étaient ponctuées, parfois, par des épisodes de brouille. Oui entre Paris et Rabat ce sont des liens qui puisent leurs origines dans l’histoire et une culture partagée.</p>
<p>Mais, aujourd’hui, le monde a changé, le Maroc a pris le train et ne veut plus s’arrêter parce qu’il est tout simplement sûr de sa voie et de ses moyens. En prenant part au processus de mondialisation, il intensifie son multilatéralisme. Aussi entend-il multiplier et diversifier ses partenaires que ce soit sur le plan politique ou économique. Assurant et assumant de plus en plus son rayonnement panafricain, le Royaume se tourne d’emblée vers ses partenaires du continent et occupe  une place croissante en Afrique, ce qui ne plaît pas, à coup sûr, à l’Élysée. Mais serait-ce la seule raison du froid ? La V<sup>e </sup>République ne s’est-elle pas un peu sentie dépassée depuis la normalisation des relations entre le Maroc et Israël sans qu’elle n’en soit informée ? La France prendra-t-elle part à la seconde édition du Sommet du Néguev qui réunira les signataires des Accords d’Abraham ? Certainement pas. Se verrait-elle exclue des affaires et donc du terrain du Royaume ? Se sentirait-elle hors jeu géopolitique africain et surtout marocain tout simplement ?</p>
<p>De toute façon, ce qui anime la politique étrangère du président français aujourd’hui sont certainement d’autres enjeux dont l’économie et les énergies afin de pouvoir trouver une issue de sortie de la crise qui frappe son pays.</p>
<p>Preuve en est la nomination, au Maroc, de Christophe Lecourtier qui succède à Hélène Le Gal, partie sur fond de crise entre les deux pays. Paris dévoile ainsi ses cartes et la nature des relations qu’elle veut entretenir avec Rabat à travers ce profil plutôt business, une première pour un ambassadeur de France au Maroc. Macron veut ainsi préserver et consolider ses acquis au Royaume, par le biais d’un ambassadeur qui souhaite axer la relation entre Paris et Rabat sur la coopération économique et les investissements, en particulier, dans le domaine des énergies renouvelables. En tout état de cause, SEM Lecourtier aura fort à faire pour tenter de rétablir la confiance et l’amitié qui caractérisaient, autrefois, les relations bilatérales.</p>
<p>Par ailleurs, un peu plus de 1.000 filiales d’entreprises françaises opèrent au Maroc. Et selon la Chambre française de Commerce et d’Industrie du Maroc, le chiffre d’affaires des plus grandes entreprises françaises dans le Royaume s’élève à quelque 75 milliards de dirhams. Ce qui pourrait rassurer la France puisque les liens économiques ne sont pas impactés par le froid diplomatique. Preuve en est aussi que le Royaume comme l’indique Business France (2021) « <em>s’est imposé comme le premier investisseur nord-africain en France, et en 2022, la France a su préserver sa place du premier investisseur étranger au Maroc devant les États-Unis et les Émirats arabes unis.</em> » Et puisqu’on y est, force est de souligner que les entreprises françaises investissent dans tout le Maroc hormis les provinces du Sud parce que cela fâcherait bien entendu Alger !</p>
<p>Sauf que Macron doit savoir que ce ne sont pas les chefs d’entreprises qui font les relations solides entre les pays mais les relations humaines et la diplomatie qui ne figurent plus sur sa liste de priorités.</p>
<h3><strong>Macron, Maroc et Algérie ou l’équation impossible</strong></h3>
<p>Pour réchauffer les relations bilatérales entre les deux pays, une visite au Maroc d’Emmanuel Macron a été annoncée pour le mois d’octobre, reportée au mois de janvier. Or « <em>viendra, viendra pas</em> » est la grande question ! Remontons un peu dans le temps pour y voir plus clair : Au début de son deuxième mandat, monsieur le Président devait effectuer un déplacement symbolique. Voyons voir quel pays il choisirait ! L’Algérie ! Le Président veut resserrer les liens avec Alger, dira-t-on. Or c’est la crise énergétique qui aura dit son mot surtout qu’il s’agit là d’un pays qui regorge de vastes réserves de pétrole et de gaz dont une grande partie n’est pas encore exploitée. Bien évidemment, si l’Algérie ne pourra pas remplacer la Russie, au moins elle aidera l’Europe à s’approvisionner en énergie à moyen terme. Cela tombe bien pour Abdelmajid Tebboune en quête d’une assise internationale. Les deux pays se caressent alors dans le sens du poil et se roulent les yeux ronds sachant que chacun d’eux sait ce que l’autre attend en contrepartie. « <em>Remettons les compteurs à zéro et avançons</em> », se diront-ils. Mais les vieilles histoires ne s’oublient jamais quoi qu’on fasse surtout quand les enjeux économiques et géopolitiques l’emportent sur les enjeux mémoriels. D’autant plus que la France qui était le principal partenaire commercial de l’Algérie a cédé sa place depuis déjà longtemps à la Chine. Mais bon, Alger a toujours besoin des investissements français surtout dans le secteur énergétique qui est loin d’être développé.</p>
<h3><strong>D’impair en impair</strong></h3>
<p>En annonçant sa visite au mois d’octobre, devant des passants, à la sortie d’un concert de musique au Touquet, quelques jours seulement après sa visite en Algérie, Macron ne savait pas qu’il avait commis un énième impair avec le Royaume du Maroc. C’était la belle illustration qu’il ignore tout de l’Histoire de la monarchie multiséculaire qu’est le Maroc, autrement il n’aurait pas balancé ce ballon d’essai qui lui a éclaté à la figure. Mais avant, avait-il été invité officiellement ? Pas à ce qu’on sache. Apparemment, il est habitué aux décisions unilatérales qu’il prend sans recul. Tout comme les visas dont son ministre de l’Intérieur a décidé la réduction de moitié sans aucune explication plausible faisant fi des étudiants marocains qui constituent quand même un élément principal dans les grandes écoles françaises, les hommes d’affaire dont les travaux ont été bloqués, les malades dont les rendez-vous ont été annulés. Une humiliation que le Maroc ne risque pas d’oublier de sitôt. Une décision unilatérale maladroite, déplacée, irréfléchie et contre-productive qui n’a fait que nourrir un sentiment de rage contre la France dont le visa n’attire plus les Marocains qui se ruent sur les consulats d’Espagne, d’Italie et d’Allemagne. Les autorités françaises tenteront de réparer l’irréparable, une année après, par la visite de la ministre de l’Europe et des Affaires étrangères qui annonce la reprise d’une activité consulaire normale ! Encore une décision unilatérale face à laquelle on a envie de dire : Tout ça pour ça ? A tout cela, le Royaume marocain a répondu par l’indifférence totale. Aucune réaction officielle n’a été faite.</p>
<p>Sans parler de l’affaire Pegasus où la France a impliqué le Maroc en dépit de ses démentis et qui s’est avérée être une supercherie contre le Royaume tout comme l’affaire de chantage des deux journalistes français Éric Laurent et Catherine Graciet. La liste est donc longue.</p>
<p>C’est dire que les relations historiques entre le Maroc et la France n’ont jamais été aussi profondément affectées. D’ailleurs, selon une tradition bien ancrée, dès que le Roi du Maroc se trouvait sur le sol français, des contacts ont toujours eu lieu avec le président français et cela s’illustrait toujours par un dîner de courtoisie. Ce qui ne s’est pas fait en dépit des déplacements fréquents de Sa Majesté le Roi en France. Les relations ont dépassé le stade de la froidure.</p>
<p>Sur un autre plan, on parle de la visite de Tebboune au mois de mai en France…</p>
<h3><strong>Le Sahara encore et toujours</strong></h3>
<p>Et si on se posait la question suivante : S’il n’y avait pas le chantage dont use l’Algérie à l’égard de la France, est-ce que la position de celle-ci quant à la reconnaissance de la souveraineté marocaine sur son Sahara serait autre ? Bien sûr que la question n’a même pas lieu d’être tellement la réponse est évidente. La France surveille Alger comme du lait sur le feu. Elle a toujours peur de raidissement et de représailles de l’Algérie qui fait de tous ceux qui sont avec le Maroc des ennemis. Macron ne peut en aucun cas mécontenter son partenaire, partie prenante dans le conflit du Sahara. Or le plus grand point de divergence entre Rabat et Paris est bien entendu le Sahara marocain, condition sine qua none dans toute relation bilatérale avec le Maroc qui exige de ses partenaires de sortir de leur zone de confort et d’assumer leur position à cet égard.</p>
<p>Au moment où la position des États-Unis, de l’Espagne et de l’Allemagne évolue, la France elle, se plaît à répéter un discours qui date de 2007 qualifiant le plan d’autonomie de « <em>solution crédible</em> ». Mais encore ?</p>
<p>Les temps changent, un cycle s’achève, un autre commence dans les relations franco-marocaines qui ont toujours été mutuellement bénéfiques et qu’il serait dommage de gâcher. Il est peut-être temps que Macron, lui qui n’a pas su entretenir l’amitié entre les deux pays, se demande ce qu’il veut vraiment faire de ces liens. Autrement, il fonce toutes lumières éteintes vers un avenir opaque pour ce partenariat pourtant historique. Vouloir reconquérir l’Algérie tout en gardant un œil sur le Maroc serait jouer avec le feu.</p>
<p>Macron doit faire montre de plus de lucidité et comprendre que le Maroc ne lui est pas acquis. Il est urgent de repenser les relations franco-marocaines avec une nouvelle perspective et faire place à de nouvelles formes de partenariats. Nous sommes en plein dans le jeu de la mondialisation et chaque pays se sert de ses cartes gagnantes.</p>
<p>En attendant la confirmation ou l’infirmation de sa visite, aucun indicateur ne montre que les relations reprennent les couleurs de l’amitié. Et puis, serait-il vraiment capable de prendre une décision ferme quant au Sahara marocain ? Autrement, on se demande à quoi servirait sa visite.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>*<strong>Souad Mekkaoui, Directrice du site Maroc Diplomatique</strong></p>
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		<title>L’affaire Pegasus, une supercherie internationale</title>
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		<dc:creator><![CDATA[infoatlas]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 09 Aug 2021 13:51:18 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Depuis que le Maroc a mis au défi Amnesty international et Forbbiden stories de fournir la moindre preuve matérielle de leurs allégations sur son implication dans l’affaire Pegasus, aucune réponse de ces organisations accusatrices n’a été produite. Les poursuites judiciaires engagées par le Maroc contre Amnesty, Forbidden et les médias complices de cette vaste opération &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Depuis que le Maroc a mis au défi Amnesty international et Forbbiden stories de fournir la moindre preuve matérielle de leurs allégations sur son implication dans l’affaire Pegasus, aucune réponse de ces organisations accusatrices n’a été produite. Les poursuites judiciaires engagées par le Maroc contre Amnesty, Forbidden et les médias complices de cette vaste opération d&rsquo;enfumage, ont mis à nu la supercherie<em>.</em></p>
<p>La nouveauté dans ce dossier est l’apparition de nombreuses voix notamment des spécialistes de la sécurité et du renseignement numérique qui pointent les contradictions et les défaillances de cette accusation qui fait du Maroc le maître espion mondial qui écoute des centaines de milliers de personnes, y compris les plus improbables en terme d’apport et de qualité de renseignement.</p>
<p>Cette affaire Pegasus, devenue au fil des jours une grande imposture, a péché dès le départ par une faille énorme, surtout quand elle évoque « des cibles potentielles ». Cette désignation a attisé tous les fantasmes et nourri toutes les accusations, et a été instrumentalisée pour semer le trouble et installer la suspicion.</p>
<p>Le cas le plus marquant en ce qui concerne le Maroc est l’accusation lancée contre lui qu’il aurait « potentiellement voulu espionner un des téléphone du président français Emmanuel Macron ». Même si aucune preuve n’a été apportée pour étayer cette accusation, il n’en demeure pas moins qu’au sein de l’opinion internationale reste l’écho de cette allégation que le Royaume a voulu espionner le président d’un pays ami et un allié de taille pour le Maroc. D’ailleurs, c’est cet angle d’attaque sulfureux qui a été utilisé pour donner à cette opération de déstabilisation une ampleur et un semblant de gravité.</p>
<p>Les spécialistes du renseignement numérique, qui ont pointé avec justesse les différentes failles de l’affaire Pegasus à commencer par la manière trouble avec laquelle Amnesty international et Forbidden Stories ont pu avoir accès aux fameux « 50.000 numéros » en question, ont démontré qu’il était possible de se livrer à toutes les manipulations pour faire dire à ces données captées les réalités politiques qu’on veut.</p>
<p>Dans une <a href="https://www.nextinpact.com/article/47816/pegasus-50-000-cibles-potentielles-22#/page/2">enquête d&rsquo;investigation</a> consacrée au volet technique de cette affaire, Jean-Marc Manach, journaliste français de renom, spécialiste d&rsquo;Internet et des questions de surveillance et de vie privée, s&rsquo;étonne que « les deux ONG ont refusé de s’exprimer plus avant sur la provenance de la liste. Elles n’ont pas non plus expliqué pourquoi elles estiment qu’il s’agirait d’une liste de « cibles potentielles », ce qui, par contre, est plus problématique, ne serait-ce que parce que 98% de ces 50 000 n’ont été ni identifiés ni vérifiés. »</p>
<p>Pour Manach, « plusieurs praticiens fin connaisseurs de ces questions, experts des services de renseignement technique que des marchands d’armes de surveillance numérique, abordent cette liste de « 50 000 cibles potentielles » avec pincettes et précautions », notant que cette liste, « dont l&rsquo;origine n&rsquo;a pas été explicitée, mais dont l&rsquo;interprétation qu&rsquo;en font les  membres du consortium semble varier. »</p>
<p>Le temps médiatique n’étant pas le temps judiciaire, il apparaît clairement qu&rsquo; Amnesty international et Forbidden stories ont fait alliance pour un  objectif: faire du Maroc le mouton noir de la communauté internationale. Sans succès.</p>
<p>Dans cette démarche, la fixation et l’amplification du rôle du Maroc dans cette aventure n’a qu’un seul but, ternir son image, dynamiter ses relations, tenter de porter atteinte à ses services de sécurité reconnus à l&rsquo;international pour leur expertise pointue et leur grande efficacité dans le lutte contre le terrorisme. Bref monter un faisceau international de pression pour le faire passer pour un Etat qui viole les conventions et ne respecte pas les alliances. Mais l’avenir dévoilera certainement l’identité des véritables forces instigatrices, celles qui tirent les ficelles derrière cet écran de fumée, ainsi que leur funeste agenda subversif.</p>
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		<title>Affaire Pegasus, un coup monté pour disqualifier les services marocains (journal)</title>
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		<pubDate>Sun, 08 Aug 2021 12:58:27 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Maghreb]]></category>
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					<description><![CDATA[L&#8217;affaire Pegasus est un coup monté par un ou plusieurs services pour disqualifier, par le truchement d&#8217;une campagne de presse massive, un autre service, en l&#8217;occurrence le marocain, affirme le site d’information « le360.ma ». Cette affaire, dont on veut faire du Maroc le protagoniste principal et une puissance mondiale dans le domaine du renseignement digital, est &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="modal-header add-more-font-size-dep">L&rsquo;affaire Pegasus est un coup monté par un ou plusieurs services pour disqualifier, par le truchement d&rsquo;une campagne de presse massive, un autre service, en l&rsquo;occurrence le marocain, affirme le site d’information « le360.ma ».</div>
<div class="modal-body fixContentHeightDepeche">
<div class="sectionDepeche">
<p class="justifyText add-more-font-size-dep" dir="ltr">Cette affaire, dont on veut faire du Maroc le protagoniste principal et une puissance mondiale dans le domaine du renseignement digital, est une des manifestations de la dérive des services notamment ceux des pays du Nord, souligne le journal électronique dans un article signé Mohammed Boudarham.</p>
<p>Sous le titre « Affaire Pegasus: la fin d’un monde », l&rsquo;auteur estime que « les choses ont beaucoup changé. Les services ne sont plus ce qu’ils étaient et leur éthique propre a quasi-disparu ». Alors que la performance des services marocains de contre-espionnage, dont le professionnalisme est reconnu mondialement, a, ces derniers temps, considérablement affaibli l’activité du renseignement étranger au Maroc.</p>
<p>Les « stringers » marocains de ces services ont été graduellement neutralisés ces dernières années, quand ils n’ont pas été tout simplement retournés, écrit-il.</p>
<p>L’hystérie collective autour du nom et du parcours du Directeur général de la Sûreté nationale et de la Surveillance du territoire Abdellatif Hammouchi, « brûlé sur un bûcher médiatique entretenu par l’indignité journalistique », n’est compréhensible que sous cet angle, relève-t-il.</p>
<p>« Au niveau international, notamment africain, ces mêmes services hostiles, limités désormais dans leurs activités, sont très gênés par l’agilité, l’efficacité et la projection des services de renseignements marocains », poursuit M. Boudarham, rappelant que les Marocains sont devenus un acteur central dans le renseignement international, où ils marquent des points tous les jours, que ce soit dans la lutte contre le terrorisme, la radicalité religieuse, le narcotrafic ou la traite d&rsquo;êtres humains.</p>
<p>« La marge de manœuvre de ces services en Afrique s’est considérablement réduite. Leurs méthodes sont dépassées, leur réseau pointé, leurs correspondants signalés, leur technique obsolète, ils sont désormais face à une nouvelle réalité. Plus l’Afrique s’émancipe, prend conscience d’elle-même, prend en charge son destin, plus les manipulations et les micmacs du passé apparaissent contre-productifs, surannés et stériles », insiste-t-il.</p>
<p>Face à cette vision néocolonialiste coagulée des services européens, le Maroc, « acteur continental de poids », présente une politique africaine crédible, productive et endogène, souligne-t-il, citant dans ce cadre l&rsquo;implémentant d&rsquo;une politique réussie dans des domaines multiples comme les télécoms, la banque, l’assurance, l’immobilier, l’agriculture, l’aménagement urbain, les services et les énergies nouvelles.</p>
<p>« Cette réussite du Maroc en Afrique a un coût. L’affaire Pegasus en est, semble-t-il, l’addition », note l&rsquo;auteur.</p>
<p>« Jusqu’à quand vont-ils utiliser, en des tripatouillages indignes, la question de l’intégrité territoriale du Royaume pour neutraliser tout le nord de l’Afrique? », s&rsquo;interroge-t-il.</p>
<p>Il a fallu que les USA reconnaissent la souveraineté pleine et entière du Maroc sur son Sahara pour que le château de cartes européen s’écroule. La France, l’Espagne et l’Allemagne montent alors au créneau, avec un coup « historique » de retard. Le jackpot a été raflé par les Américains, devant des Européens médusés, écrit M. Boudarham.</p>
<p>« La stabilité de la Monarchie marocaine pose problème. Non seulement elle est stable, mais son émergence commence à gêner sérieusement dans des espaces où le statu quo néocolonial ne tient plus, où les positions de rente exclusive s’effritent », explique M. Boudarham.</p>
<p>« C’est à cette équation nouvelle que l’affaire Pegasus devait répondre », affirme-t-il, estimant que Pegasus a échoué, car les acteurs de sa mise en œuvre ne sont pas crédibles.</p>
<p>Pour l&rsquo;auteur, Amnesty International a perdu depuis longtemps sa crédibilité, car « elle a abandonné toute méthodologie scientifique lisible dans sa démarche », alors que « Forbiden Stories », l’apporteur d’affaires, est quant à lui caricatural, son leadership est farfelu, corrompu et interlope, et son rôle de boîte postale est simplement comique.</p>
<p>Mais, là où la comédie prend tout son sens, poursuit-il, c’est quand la syndication de presse entre en jeu, dénonçant le quotidien français « Le Monde », qui « n’a fait aucune vérification des données. Aucune enquête sérieuse. Il a sous-traité cette activité essentielle à des tiers, à des donneurs d’ordre. Il ne peut produire aucune preuve de ce qu’il avance. Il a construit une vérité sur la base de ses haines marocaines recuites ».</p>
<p>« La déchéance du Monde sera actée définitivement par cette affaire Pegasus. On saura, quand viendra le temps des démissions, que ce journal s’est mis au service d’une cause injuste pour assouvir sa haine du régime marocain », conclut M. Boudarham.</p>
</div>
</div>
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		<title>Affaire Pegasus: le Maroc saisit un spécialiste reconnu de l&#8217;analyse numérique, David Znaty</title>
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		<dc:creator><![CDATA[infoatlas]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 01 Aug 2021 07:11:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Maghreb]]></category>
		<category><![CDATA[Affaire Pegasus]]></category>
		<category><![CDATA[Amnesty International]]></category>
		<category><![CDATA[David Znaty]]></category>
		<category><![CDATA[Maroc]]></category>
		<category><![CDATA[Olivier Baratelli]]></category>
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					<description><![CDATA[Le Maroc a décidé de recourir aux services d'un expert informatique reconnu pour démonter la "mascarade malveillante" des accusations d'espionnage. ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Pour démonter les allégations d&rsquo;espionnage via le logiciel Pegasus, le royaume du Maroc a saisi un collège d&rsquo;experts auprès de la Cour de cassation en France, dirigé par un spécialiste reconnu de l&rsquo;analyse numérique, David Znaty, président de la Compagnie des experts agréés par la Cour de cassation.</p>
<p>« L&rsquo;objectif reste de démontrer que Rabat n&rsquo;a pas acquis le logiciel très discret développé par la société israélienne NSO Group et ne peut donc être à l&rsquo;origine d&rsquo;intrusions suspectes sur des téléphones portables », souligne le Journal du Dimanche.</p>
<p>Accusé depuis plusieurs jours par Amnesty International et le consortium de 17 journaux, dont <em>Le Monde</em>, d&rsquo;avoir ciblé le président de la République Emmanuel Macron, des ministres et des journalistes français dans une vaste opération de cyberespionnage, le Maroc affirme que rien ne confirme son éventuelle implication, en dépit d&rsquo;une demande de preuve déjà formulée il y a un an à l&rsquo;adresse de l&rsquo;association de défense des droits de l&rsquo;homme.</p>
<p>« Amnesty International tergiverse à apporter les preuves de son accusation, souligne l&rsquo;avocat du Maroc, Olivier Baratelli, qui rappelle que « les autorités marocaines formulent une seule et unique requête : fournissez les preuves. Et Amnesty se noie dans des considérations sémantiques et des rappels tendancieux du bilan du royaume en matière de droits de l&rsquo;homme, au lieu de fournir la preuve matérielle. »</p>
<p>Au nom du Maroc, Me Baratelli a par ailleurs écrit le 27 juillet au procureur de la République à Paris, Rémy Heitz, pour lui proposer « la collaboration active » du Maroc à l&rsquo;enquête judiciaire en cours, indique le JDD.</p>
<p>L&rsquo;avocat s&rsquo;est engagé à ce que le résultat des investigations ouvertes par le procureur général à Rabat soit transmis aux magistrats français.</p>
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		<title>Affaire Pegasus: le Sénateur Christian Cambon dénonce une campagne médiatique pour déstabiliser le Maroc</title>
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		<dc:creator><![CDATA[infoatlas]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 Jul 2021 12:26:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Maghreb]]></category>
		<category><![CDATA[Affaire Pegasus]]></category>
		<category><![CDATA[campagnes]]></category>
		<category><![CDATA[dénigrent]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[hostilité]]></category>
		<category><![CDATA[Maroc]]></category>
		<category><![CDATA[Sénateur Christian Cambon]]></category>
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					<description><![CDATA[Le président du groupe d’amitié France-Maroc au Sénat français. Christian Cambon a réagi aux allégations accusant le Maroc d’avoir infiltré les téléphones de personnalités publiques marocaines et étrangères, via le logiciel espion Pegasus, dénonçant une campagne médiatique hostile au Maroc pour ternir son image.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="marker">Pour le sénateur Christian Cambon, le Maroc fait l’objet de « campagnes de presse de dénigrement » avec pour objectif de le “déstabiliser”.</p>
<p>« Quant on porte des accusations, il faut en assumer les preuves », a-t-il lancé dans une déclaration à des médias, soulignant que « les instigateurs de ces campagnes médiatiques de dénigrement cherchent avant tout à ternir l’image du Maroc », car « la réussite du Royaume par rapport à d’autres voisins fait tâche, crée des jalousies ».</p>
<p>« On est dans l’absurde. On voit bien que ces accusations sont des montages, et donc nous n’avons aucune preuve, et jusqu’à présent nous n’en avions jamais eu aucune”, s&rsquo;est-il écrié.</p>
<p class="marker"><span style="text-transform: initial;">Christian Cambon, à la tête de la commission des Affaires étrangères, de la Défense et des forces armées du Sénat, a réaffirmé la « solidarité » du groupe d&rsquo;amitié France-Maroc, qu&rsquo;il préside, alors que le Royaume fait en ce moment « l’objet manifestement d’attentions particulières, de campagnes de presse et de dénigrement avec des accusations très graves ».</span></p>
<div class="ctn">
<p>Christian Cambon a aussi pointé des « allusions et des généralisations », une manœuvre « agitée par une main qui, comme d’habitude et depuis longtemps, rassemble les adversaires du Maroc », et a souligné que « par chance, le Maroc a des amis ».</p>
<p>Le groupe d’amitié France-Maroc, qu&rsquo;il préside au Sénat, est d&rsquo;ailleurs « là pour témoigner de son amitié, dire que nous sommes [aux] côtés [du Maroc]. Nous souhaitons bien évidemment que toutes ces affaires cessent », a-t-il insisté.</p>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote><p><strong>Le sénateur français a également fait valoir que « la décision américaine sur la souveraineté du Maroc sur son Sahara crée manifestement des tensions et le Royaume gêne beaucoup de monde », dénonçant un « acharnement très ciblé » de certains médias français à l’égard du Maroc.</strong></p></blockquote>
<p>« On s&rsquo;aperçoit que les crédits sont très sélectifs, on voit des pays voisins qui ne font l’objet d’aucune critique, ni sur le front des droits, ni sur le front du développement économique », a souligné Christian Cambon.</p>
<p>« Je pense que c’est une forme de jalousie à l&rsquo;égard du Maroc et je trouve ça triste, parce que dans le monde difficile et compliqué dans lequel nous vivons (&#8230;) on voit des tentatives de déstabilisation partout », a-t-il déploré, estimant qu' »avec le Maroc, nous avons un pays qui agit de manière bien différente, un pays de tolérance, qui œuvre pour la paix comme il l’a montré dans ses initiatives pour la Libye, notamment ».</p>
<p>Christian Cambon a ainsi dénoncé une « espèce d’hostilité » à l’égard du Royaume, émanant de « certains intellectuels, qui prennent le Maroc comme cible de critiques », et a qualifié ce dénigrement de « déraisonnable », ainsi que « ne correspondant pas à la réalité ».</p>
<p>« Il y a bien sûr au Maroc des difficultés, mais qui n’en a pas? », s&rsquo;est-il  interrogé.</p>
<p>Et au président du groupe d&rsquo;amitié France-Maroc au Sénat de préciser que « nous n’avons pas de leçons à donner à quiconque ».</p>
<p>« Je pense que cela est parfaitement orchestré, ce qui me fait dire que si j&rsquo;additionne les tensions avec l’Allemagne, avec l’Espagne, [et] maintenant cette affaire d’écoutes, les différents éléments laissent à croire que des gens agissent pour déstabiliser le pays », a-t-il souligné.</p>
<h2></h2>
</div>
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