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	<title>8 mars &#8211; Atlasinfo</title>
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	<title>8 mars &#8211; Atlasinfo</title>
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		<title>Le 9 mars, commence la vérité …</title>
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		<pubDate>Sun, 08 Mar 2026 19:33:24 +0000</pubDate>
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										<content:encoded><![CDATA[<div class="entry-content entry clearfix">
<h4><strong>Il fut un temps où le 8 mars n’était pas un rituel, mais une brèche, une entaille nette dans la paroi compacte de l’indifférence. Une date conquise de haute lutte, arrachée au calendrier comme on arrache un droit à l’histoire, avec opiniâtreté, avec lassitude, avec cette colère lucide qui précède les grandes conquêtes. Ce jour-là, on ne célébrait pas ; on rappelait et on dénonçait. On ne distribuait pas des roses, on exigeait plutôt des comptes. Ce temps n’a pas disparu. Mais il s’est dilué.</strong></h4>
<p>Car aujourd’hui, le 8 mars rassure les consciences plus qu’il ne dérange. Il concentre en vingt-quatre heures d’effusions ce que l’on ajourne, le reste de l’année, avec une discipline presque administrative. Il est devenu un rituel ; et les rituels, lorsqu’ils ne sont plus traversés par une tension authentique, finissent par organiser l’immobilité qu’ils prétendaient combattre. La mécanique est désormais bien huilée. Tribunes inspirées, campagnes élégantes, panels équilibrés, trophées remis à des « <em>femmes d’exception</em> » dont l’exception même sert d’alibi à la règle. On applaudit, on prend des photos et on publie ostentatoirement. Puis vient le 9 mars … et avec lui le retour tranquille à l’ordre ordinaire des choses.</p>
<p>Et pendant que l’on s’émeut, les écarts salariaux persistent. Pendant que l’on félicite, les plafonds demeurent ; parfois de verre, souvent de béton armé. Pendant que l’on célèbre « <em>la femme inspirante</em> », on oublie de transformer les structures qui empêchent les femmes ordinaires de respirer à égalité. Le symbole a remplacé la stratégie, or une société qui substitue la communication à la transformation finit par se convaincre qu’elle agit, alors même qu’elle diffère l’essentiel.</p>
<h3><strong>La grande erreur : réduire les femmes à un dossier social</strong></h3>
<p>Nier les avancées serait malhonnête. L’accès des filles à l’éducation s’est élargi, le droit s’est modernisé, le discours public a rompu avec certaines évidences patriarcales. Oui, un basculement a eu lieu, mais il demeure fragile, car nous vivons désormais à l’heure de la fatigue symbolique. L’inégalité n’est plus combattue, elle est commentée. On la déplore avec élégance, on l’enrobe de campagnes soignées, on la convertit en thème consensuel. Or dès qu’une injustice devient un objet de communication, elle cesse d’être un levier de transformation.</p>
<p>Longtemps, et à juste titre, la cause des femmes a été pensée comme une question sociale. C’était indispensable. Mais s’en tenir à cette lecture est désormais insuffisant, car l’inégalité n’est pas seulement une anomalie morale ; elle est une faille systémique, une perte de puissance, un sabotage silencieux que la société tolère à bas bruit. Un pays qui sous-utilise l’intelligence et la capacité décisionnelle de la moitié de sa population ne commet pas seulement une injustice ; il hypothèque sa trajectoire. L’égalité n’est pas un supplément d’âme mais une condition de souveraineté. Les chiffres, que l’on égrène chaque année – faible participation économique, sous-représentation dans les sphères de pouvoir, précarités persistantes – donnent l’illusion de la maîtrise. Mais une société qui se contente de constater ses écarts finit par les normaliser.</p>
<p>L’enjeu est stratégique. Stratégique pour l’économie puisqu’aucune croissance durable ne repose sur un potentiel amputé. À l’heure de la compétition des talents et de la course à l’innovation, marginaliser les femmes relève de l’irrationalité. Stratégique pour la démocratie car exclure structurellement la moitié des citoyens des centres de décision rend toute légitimité bancale. Une démocratie qui parle au nom de tous mais se construit sans les femmes est incohérente. Stratégique pour la stabilité de fait que les sociétés les plus inégalitaires sont aussi les plus vulnérables aux fractures internes.</p>
<p>Dans un monde traversé par des crises climatiques, géopolitiques et technologiques d’une intensité inédite, l’adaptation est une question de survie. Elle exige la diversité des regards, l’intelligence collective, le partage réel du pouvoir. Écarter les femmes des cercles stratégiques, c’est renoncer à un avantage décisif. La parité n’est pas une faveur morale ; elle est un impératif de performance. Il est temps de dire sans détour que l’égalité n’est pas un supplément d’âme. Elle est une condition de souveraineté.</p>
<h3><strong>Le prix du courage</strong></h3>
<p>Mais reconnaître le caractère stratégique de l’égalité suppose d’affronter une vérité moins confortable : transformer les structures implique de redistribuer le pouvoir. Et redistribuer le pouvoir n’est jamais un exercice paisible. Il ne s’agit plus d’ajouter des programmes « <em>pour les femmes</em> » comme on ajoute une annexe à un édifice dont l’architecture demeure inchangée. Il s’agit de repenser l’architecture elle-même. Il faut sortir du confort des déclarations et entrer dans l’inconfort des réformes.</p>
<p>Réformer les systèmes éducatifs afin de briser, dès l’enfance, la segmentation des ambitions. Réformer les politiques de rémunération avec des dispositifs de transparence contraignants. Réformer la gouvernance des entreprises et des institutions en fixant des objectifs mesurables, assortis de responsabilités claires. Réformer les politiques publiques en intégrant la dimension de genre comme un critère transversal et non comme un chapitre isolé. Tant que la norme restera masculine et l’exception féminine, chaque avancée sera fragile.</p>
<p>Dès lors, le courage politique ne se mesure pas à la qualité des discours prononcés le 8 mars. Il se mesure à la capacité d’assumer le coût des réformes le 9 mars. Car oui, il y a un coût. Un coût politique, parce que chaque avancée redistribue des positions acquises. Un coût économique, parce que la transformation exige des investissements réels. Un coût culturel, enfin, parce qu’elle bouscule des représentations ancrées. La question n’est plus : « <em>Sommes-nous pour l’égalité ? </em>» La question est : « <em>Sommes-nous prêts à en payer le prix ?</em> »</p>
<h3><strong>Du symbole à l’évaluation</strong></h3>
<p>L’histoire nous l’enseigne : les droits ne se consolident que lorsqu’ils deviennent structurels. Le 8 mars devrait être moins une célébration qu’un audit, une date où l’on mesurerait, avec une rigueur implacable, ce qui a changé ; et surtout ce qui résiste. Combien de femmes dans les conseils d’administration, dans les cabinets ministériels, à la tête  des grandes entreprises publiques, dans les instances qui arbitrent les choix budgétaires, énergétiques et industriels ? Et, au-delà des chiffres, quel pouvoir réel exercent-elles ?</p>
<p>Car la présence n’est pas le pouvoir. On peut siéger sans décider, être nommée sans arbitrer, être visible sans peser. L’égalité ne se proclame pas sur une photo officielle ; elle se vérifie dans la capacité à influer sur le cours des décisions. Le véritable hommage ne se niche ni dans les bouquets ni dans les hashtags, mais dans les lois votées, les budgets engagés, les nominations assumées, les règles de promotion révisées. Le 8 mars ne suffit plus. Il doit devenir un point de bascule. Une société qui n’émancipe pas ses femmes ne se contente pas de stagner ; elle s’ampute de son avenir. À l’heure des compétitions globales et des crises en cascade, les demi-mesures ne sont pas prudentes ; elles sont stratégiquement imprudentes.</p>
<p>Il est aisé d’afficher son adhésion à l’égalité ; il est plus exigeant d’interroger ses pratiques. L’inégalité ne survit pas seulement dans les textes, mais dans les habitudes et les silences. La réduire à un dossier social, c’est refuser de voir qu’elle engage notre puissance collective. Les nations qui comprendront que l’égalité est une stratégie de performance prendront une avance décisive. La responsabilité n’incombe pas seulement aux gouvernants. Elle incombe aux entreprises, aux universités, aux médias, aux familles. Elle incombe à chacun de nous, parce que les structures que nous dénonçons sont aussi celles que nous reproduisons.</p>
<p>Les slogans alertent, les réformes structurent, les pancartes mobilisent et les décisions redistribuent. Le féminisme n’a pas besoin d’être bruyant pour être radical ; il doit être stratégique, car l’enjeu est civilisationnel. Faire du féminisme un décor de mobilisation permanente, c’est courir le risque de le cantonner à la protestation. Or le véritable défi n’est pas de protester indéfiniment contre le système ; il est de le transformer durablement. Par ailleurs, nier les avancées serait injuste. Le Maroc a profondément évolué au cours des deux dernières décennies. Sous le règne de Roi Mohammed VI, des réformes structurantes – du Code de la famille à la Constitution de 2011, en passant par l’arsenal juridique contre les violences – ont ouvert des brèches décisives. Ces acquis sont réels.</p>
<p>Ces acquis sont réels. Ils ont modifié le paysage juridique, institutionnel et sociétal. Ils ont ouvert des brèches là où, longtemps, les portes semblaient scellées. Ils ont permis à des générations de femmes d’accéder à des espaces qui leur étaient structurellement fermés. Mais précisément parce qu’ils existent, ils obligent. Une impulsion venue du sommet trace une direction ; elle appelle une traduction rigoureuse, constante et courageuse dans les politiques publiques, dans les pratiques administratives, dans la culture des organisations. La question n’est plus de saluer l’élan, mais de l’approfondir.</p>
<p>Il faut aussi dépasser un réflexe devenu presque pavlovien qui consiste à disqualifier toute exigence comme une aigreur. Interroger les déséquilibres n’est ni excessif ni ingrat ; comme si le simple fait d’exiger de la cohérence constituait une attaque. Comme si regarder les chiffres relevait d’une humeur et non d’une méthode. Or il ne s’agit ni d’aigreur ni d’hostilité. Il s’agit de lucidité. Oui, il y a des femmes ministres. Oui, il y a des femmes chefs d’entreprise. Oui, il y a des femmes diplomates, parlementaires, dirigeantes d’institutions stratégiques. Mais combien sont-elles ? Et surtout, dans quels secteurs ? Avec quel pouvoir réel ? L’exception ne saurait tenir lieu de système.</p>
<p>Se satisfaire de quelques figures visibles, aussi méritantes soient-elles, ne doit pas nous dispenser d’examiner la structure d’ensemble. Et puis, il faut avoir l’honnêteté territoriale. Le Maroc ne se résume pas à Casablanca, Rabat ou Tanger. Il ne se limite pas aux sièges sociaux, aux plateaux télévisés et aux conférences internationales. Le Maroc, c’est aussi les zones rurales, les petites villes, les périphéries oubliées, les territoires où l’accès à l’éducation, à l’emploi formel, aux services publics reste un défi quotidien ; et où les femmes cumulent souvent les vulnérabilités économiques, sociales, culturelles.</p>
<p>Parler d’égalité en se fondant exclusivement sur les vitrines urbaines, c’est risquer de confondre visibilité et réalité. La modernité ne se mesure pas uniquement à la présence de quelques femmes dans les cercles de pouvoir. Elle se mesure à la capacité d’une nation à garantir à toutes ses citoyennes,  où qu’elles vivent, des opportunités équitables et des perspectives concrètes d’émancipation. Regarder cette réalité en face est un devoir intellectuel. Car une société qui se contente de ses exceptions finit par ignorer ses angles morts. Et ce sont toujours les angles morts qui fragilisent les trajectoires nationales.</p>
<p>Reconnaître les progrès, donc, mais les inscrire dans une exigence d’évaluation continue. Car les réformes qui ne produisent pas d’effets mesurables s’érodent. Le Maroc a avancé. Nul ne peut sérieusement le nier. Mais l’histoire enseigne que la crédibilité d’une transformation se joue dans sa constance.</p>
<p>C’est précisément là que commence le 9 mars.</p>
<p><span class="author-meta single-author no-avatars"><span class="meta-item meta-author-wrapper meta-author-54"><span class="meta-author">Souad Mekkaoui</span></span></span></p>
<p>(Monde diplomatique)</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Nadia Fettah : L&#8217;appui à l&#8217;implication des femmes dans le développement, un levier de croissance économique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[infoatlas]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 08 Mar 2024 21:30:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[8 mars]]></category>
		<category><![CDATA[économie]]></category>
		<category><![CDATA[femmes]]></category>
		<category><![CDATA[Maroc]]></category>
		<category><![CDATA[Nadia Fettah]]></category>
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					<description><![CDATA[L'appui à l'implication des femmes, via les programmes favorisant leur participation au développement, constitue un levier de croissance économique et un investissement dans le capital humain, a affirmé, vendredi à Rabat, la ministre de l’Économie et des Finances, Nadia Fettah.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="modal-header add-more-font-size-dep">S&rsquo;exprimant lors d&rsquo;une cérémonie organisée par le ministère à l&rsquo;occasion de la Journée internationale des femmes, Mme Fettah a relevé que les femmes, qui représentent la moitié de la population, possèdent les capacités et les compétences qui leur permettent de contribuer significativement au développement de la société, qu&rsquo;elles soient entrepreneures, dirigeantes, employées ou travailleuses.</div>
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<div class="sectionDepeche">
<p class="justifyText add-more-font-size-dep" dir="ltr">La ministre a, dans ce sens, rappelé le rôle de l’autonomisation des femmes et le soutien de leur participation dans l’accélération du développement du pays, faisant savoir que son département mène actuellement un projet pionnier, en partenariat avec la Banque mondiale, axé sur la promotion de l&rsquo;inclusion économique des femmes comme moyen de stimuler la croissance et d&rsquo;atteindre l&rsquo;égalité.</p>
<p>« Ce projet a fait l&rsquo;objet d’une série de discussions avec des experts de la société civile et des secteurs public et privé, issus de diverses disciplines », a-t-elle précisé, notant que ces rencontres ont permis d’identifier quatre axes d’intervention fondamentaux, dont l&rsquo;inclusion financière et l’amélioration des conditions de travail.</p>
<p>Par ailleurs, Mme Fettah a évoqué la budgétisation sensible au genre, soulignant que cette approche, qui repose sur la prise en compte du critère « genre » dans la formulation des politiques publiques, devrait permettre d&rsquo;instaurer une culture de suivi et d&rsquo;évaluation des politiques publiques et une connaissance précise des effets qui en résultent.</p>
<p>Sur la question de la parité au sein du ministère, Mme Fettah a mis l&rsquo;accent sur l’évolution significative de la représentation des femmes, notant que le taux d&#8217;emploi des femmes a considérablement augmenté pour atteindre 56% de l&#8217;emploi total. Et de soutenir que le ministère emploie plus de 7.300 femmes fonctionnaires en 2024, dont 400 occupent des postes de responsabilité, tandis que le pourcentage de femmes titulaires de diplômes supérieurs est d&rsquo;environ 54%.</p>
<p>Cette cérémonie, marquée par la présence de la ministre de la Solidarité, de l&rsquo;Insertion Sociale et de la Famille, Aawatif Hayar, a été sanctionnée par la remise de Prix aux femmes du ministère.</p>
<p>Le « Prix Hommage » célèbre les femmes cumulant plus de 20 années d&rsquo;expérience, le « Prix Espoir » honore celles ayant au moins 8 années d&rsquo;expérience, tandis que le « Prix d&rsquo;Excellence 2024 » récompense les femmes créatives du ministère. Ce dernier comprend trois catégories distinctes à savoir la peinture, la sculpture et la littérature.</p>
</div>
</div>
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		<title>Rihab Nammari, la gendarme maître-chien qui alterne rigueur et délicatesse</title>
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		<dc:creator><![CDATA[infoatlas]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 08 Mar 2024 13:35:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[En direct]]></category>
		<category><![CDATA[Societe]]></category>
		<category><![CDATA[8 mars]]></category>
		<category><![CDATA[femmes]]></category>
		<category><![CDATA[Maroc]]></category>
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		<category><![CDATA[Rihab Nammari]]></category>
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					<description><![CDATA[Autorité et délicatesse, tel est l’alliance des plus inhabituelles qu’incarne Rihab Nammari, gendarme maître-chien, selon un dosage savant lui permettant d’accomplir une mission qui la fascine depuis sa tendre enfance. À la voir effectuer des exercices au sein du Service central de formation cynotechnique (SCFC) de la Gendarmerie Royale, Rihab semble reconnaître parfaitement l’instinct naturel &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="modal-header add-more-font-size-dep"><strong>Autorité et délicatesse, tel est l’alliance des plus inhabituelles qu’incarne Rihab Nammari, gendarme maître-chien, selon un dosage savant lui permettant d’accomplir une mission qui la fascine depuis sa tendre enfance.</strong></div>
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<div class="sectionDepeche">
<p class="justifyText add-more-font-size-dep" dir="ltr">À la voir effectuer des exercices au sein du Service central de formation cynotechnique (SCFC) de la Gendarmerie Royale, Rihab semble reconnaître parfaitement l’instinct naturel de son binôme canin, un malinois. Mais le plus attachant est ce plaisir qu’elle trouve à faire ce travail, sa passion de toujours.</p>
<p>Au-delà de la dextérité et la rigueur que requiert une telle profession, Rihab en appelle surtout à sa persévérance. Au programme de la journée, des exercices de simulation de recherches et de sauvetages en décombres, une situation s’apparentant à un séisme.</p>
<p>Le rôle joué par les équipes cynophiles dans de telles situations n’est plus à démontrer. Lors du dernier séisme dévastateur d’Al Haouz, ces équipes cynophiles de la Gendarmerie Royale ont fait montre d’audace et d’efficacité, tout au long des opérations de sauvetage et d’assistance.</p>
<p>Rihab, une jeune marrakchie de 23 ans, aborde son chien, l&rsquo;œil attentif, pour le libérer de son box, un rituel matinal et un moment plein d’émotions précédant chaque exercice au sein de ce service cynophile spécialisé, sis à Temara.</p>
<p>« En restant dans son box, le chien voit son moral affecté. Une dose quotidienne de détente est donc primordiale pour lui faire changer de mood, mais aussi et surtout pour maintenir ce lien entre le maître et son chien », explique Rihab dans une déclaration à la MAP.</p>
<p>En mettant le collier et le gilet à son chien, Rihab, qui s’était présentée volontairement au concours d’admission au SCFC deux ans après avoir rejoint la Gendarmerie Royale, est à pied d&rsquo;œuvre pour commencer l’exercice.</p>
<p>La charge de rigueur qu&rsquo;elle dégage n’a d’égal que les gestes de tendresse envers son chien, une façon de lui témoigner son affection et de nourrir cette complicité indispensable pour le travail de tout maître-chien.</p>
<p>Après un débrief du chef de groupe, qui explique le scénario de l’exercice, Rihab et son complice canin arpentent d’ores et déjà les décombres dans un terrain au sein du service aménagé à cet effet, afin de simuler le repérage de corps sous des cachettes de fortune.</p>
<p>C’est à ce moment-là que la jeune fille en fait appelle à son art et à sa manière pour aider son binôme dans sa mission. Objectif : sauver des vies humaines et secourir d’éventuels rescapés.</p>
<p>Entraîner son chien à faire appel à ses sens et affiner ses capacités auditives et olfactives, afin de les exploiter lors des différentes opérations et interventions sur le terrain, est l’une de ses principales missions qu’elle mène en parfaite harmonie avec son compagnon.</p>
<p>Evoquant les difficultés qu&rsquo;elle a dû affronter au début de sa carrière, Rihab, spécialisée dans le pistage et le sauvetage en décombre ou en avalanche, explique que le fait de se familiariser avec le chien, le connaître et le dresser aux différentes techniques, est une des tâches intrinsèques au métier de maître-chien, qui requiert beaucoup de constance et de patience.</p>
<p>L’affectation au SCFC a été une « véritable opportunité » pour la gendarme. « Cela m’a permis à la fois d’accomplir mon métier et d’assouvir ma passion pour le chien, ce compagnon fidèle et altruiste duquel j’ai du mal à me séparer », dit la jeune femme, qui espère changer les idées reçues sur ce métier.</p>
<p>En effet, ce métier, jadis l&rsquo;apanage des hommes, suscite de plus en plus d’intérêt chez les femmes, témoigne-t-elle. Le partage d’expérience et la création d’une synergie entre les différentes équipes cynophiles, aussi bien auprès des hommes que des femmes, est la clé de voûte de ce métier.</p>
<p>C’est d’ailleurs, poursuit-elle, chose garantie au sein de ce centre qui forme actuellement 10 jeunes maîtres-chiens femmes, lesquelles devant s’ajouter à de nombreuses autres déjà actives sur le terrain.</p>
<p>Rihab voit néanmoins dans son parcours un cheminement naturel d’une émancipation générale de la femme marocaine, qui a opéré des percées dans quasiment tous les domaines, augurant un avenir radieux pour le développement du Maroc et pour l’épanouissement de ses jeunes.</p>
</div>
</div>
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