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Un à trois ans de prison contre six Marocains pour « homosexualité »
Arrêtés le mois dernier, les six accusés, dont l’identité n’a pas été précisée, étaient poursuivis pour "homosexualité", "incitation à la prostitution" mais aussi "ivresse sur la voie publique" et "conduite en état d’ébriété", a affirmé à l’AFP Ahmed Amine Chaabi, de la Ligue marocaine de défense des droits de l’Homme (LMDDH), qui s’était constituée partie civile.
Selon le site de l’hebdomadaire Tel Quel, une députée du parti islamiste Justice et développement (PJD, au gouvernement), Amina Maâ Al Aynin, a fustigé mardi une vidéo publiée dans le cadre d’une campagne « L’amour n’est pas un crime ». Intervenant au Parlement, elle a demandé au ministre des affaires islamiques, Ahmed Toufiq, d’agir contre ces « discours qui portent atteinte à la foi musulmane, aux fondements religieux des Marocains et à la stabilité du pays ». « Ces messages qui font l’éloge de l’homosexualité ne nuisent pas seulement à notre référentiel musulman mais constituent une infraction à la loi », a-t-elle avancé, d’après la même source.
Au Maroc, l’article 489 du code pénal punit tout acte sexuel entre deux personnes de même sexe d’une peine pouvant aller jusqu’à trois ans d’emprisonnement.



