Exclusif-Affaire du consule générale à Orly: des « parties hostiles » au Maroc poussent Samira Ghinaoui à demander l’asile politique à la France
Dans la foulée, Malika Alaoui a été entendue par l’ambassade tout comme sa femme de ménage qui a été reçue à deux reprises, dimanche après-midi et lundi dans la matinée par le ministre-conseiller, le conseiller social et les deux magistrats du service juridique près l’ambassade du Maroc à Paris.
Mme Ghinaoui, prise en main par une association, a déposé deux plaintes pour maltraitance et harcèlement sexuel. Selon son acte d’accusation, elle aurait été maltraitée, affamée, séquestrée et harcelée sexuellement par le fils de la consule générale, mineur à l’époque des faits. Elle accuse les parents de ne pas avoir pris les dispositions nécessaires pour y mettre un terme.
Pour sa défense, la consule générale avance que Samira Ghinaoui lui aurait caché au moment de la signature du contrat être atteinte d’épilepsie. Des sources confient que la représentante consulaire entretiendrait des relations conflictuelles avec ses administrés.
Une enquête judiciaire a été diligentée et la femme de ménage, placée dans un centre d’aide et de protection, jouit des services d’un avocat.
A l’issue de son entretien de ce lundi, l’ambassade lui a également proposé un accompagnement du fait que Mme Ghinaoui est toujours sous contrat avec le ministère marocain des Affaires étrangères. La femme de ménage, qui a reconnu être dépassée par les évènements, a accepté dans un premier temps avant de rejeter depuis hier après-midi tous les appels de l’ambassade.
Par ailleurs, le consulat général du Maroc à Orly a fait l’objet la semaine dernière d’une mission d’inspection du ministère marocain des Affaires étrangères concernant des irrégularités de gestion de fonds que le régisseur a du mal à justifier. Etant sous-ordonnateur, la consule générale Malika Alaoui est coresponsable de toute irrégularité financière relative à son administration.
Par Hasna Daoudi



