Maroc: Hakima El Haite assure que l’importation des déchets se fait dans le respect des procédures légales
Au niveau légal, la ministre a assuré que l’opération d’importation de ces déchets se fait dans le cadre d’une convention de partenariat fixant les mesures et conditions relatives à l’importation et à la valorisation de ces déchets non-dangereux qui a été signée entre le ministère et l’Association professionnelle des cimentiers (APC).
Selon Mme El Haite, cette opération respecte l’ensemble des dispositions de la loi 28.00 relative à la gestion des déchets et à leur élimination, ainsi que les dispositions de la convention de Bâle sur le contrôle des mouvements transfrontaliers de déchets dangereux et de leur élimination, précisant que cette convention a été adoptée par le Maroc en 1995 et empêche le transit des déchets dangereux des pays développés vers les pays en développement. Sur le plan technique, elle a expliqué que l’opération de valorisation des déchets non-dangereux est accomplie grâce aux fours des usines de ciment équipées de filtres qui limitent les émissions atmosphériques résultant de l’incinération.
Il s’agit, a-t-elle fait savoir, d’une expérience préliminaire dans la perspective du tri et de la collecte d’importantes quantités de déchets semblables au niveau national en vue de mettre fin à leur importation de l’étranger.
S’agissant du contrôle et du suivi de l’importation de ces déchets non-dangereux, la ministre a indiqué que cette opération se fait de façon stricte, et ce à travers le respect des lois en vigueur et le contrôle anticipé des documents relatifs à l’importation de ces déchets par les services compétents du ministère de l’Environnement.
En outre, la composition de ces déchets et leur contenu sont également contrôlés et analysés, à la fois par des laboratoires internationaux spécialisés et le Laboratoire national pour l’environnement, a relevé Mme. El Haite, ajoutant que les résultats de ces analyses sont comparés à ceux déclarés dans le dossier de demande de licence afin de s’assurer que ces déchets ne contiennent aucun produit dangereux ou toxique.
Lorsque les résultats des analyses correspondent à ceux qui ont été déclarés, un échantillon des déchets est incinéré à titre d’essai pour s’assurer que les émissions atmosphériques se conforment aux normes et mesures nationales énoncées dans la loi relative à la lutte contre la pollution de l’air et ses dispositions pratiques, a dit la ministre, notant que le contrôle au niveau des filtres des usines de ciment est fait de manière automatique et continue.
Les déchets non-dangereux sont un combustible de substitution à l’énergie fossile et permettent de réduire la facture énergétique qui pèse sur les caisses de l’État, a rappelé Mme. El Haite, faisant observer que cette opération s’accorde avec la nouvelle approche du Royaume en matière de gestion des déchets et de leur valorisation.




