La disgrâce de Rachida Dati ?
Il est difficile d’imaginer qu’une telle décision soit prise par le ministre de l’intérieur Brice Hortefeux, sans aval et feu vert appuyés de l’Elysée. La presse avait avancé deux raisons à un tel coup de matraque. La première est que Nicolas Sarkozy ait piqué une colère noire en voyant Rachida Dati se pavaner sur les plateaux de télévision le soir des élections régionales alors qu’elle avait brillé, comme d’autres, par son absence lors de la campagne électorale. Elle s’était permis en outre d’adresser quelques piques qui soulignent davantage l’ampleur de la défaite comme son invitation à revenir « aux fondamentaux de la droite ».
La seconde raison est le soupçon qui pèse sur Rachida Dati d’être la gorge profonde qui nourrit dans les diners en ville les supposées infidélités conjugales du couple présidentiel. L’épouse du président, Carla Bruni, dut accorder des interviews à la presse internationale pour tenter de laver son couple de tels ragots. Les Sarkozy étaient d’ailleurs si remués par de telles rumeurs qu’ils ont décidé qu’une procédure judiciaire doit y faire toute la lumière.




