« Si Salah Abdeslam était au Maroc, il aurait été arrêté », selon le patron du BCIJ
Maroc: visite du quartier général de l’antiterrorisme, à Rabat
"Le parquet fédéral confirme la découverte de matériel destiné à la préparation d’explosifs ainsi que celle de traces de TATP lors d’une perquisition menée le 10 décembre 2015 au troisième étage d’un appartement situé à Schaerbeek, rue H. Bergé. Cet appartement avait été loué sous une fausse identité laquelle pourrait avoir été utilisée par une personne actuellement placée sous mandat d’arrêt", indiquait le parquet. C’est également à cette adresse que Salah Abdeslam a été conduit par Ali Oulkadi, un proche des frères Abdeslam, peu de temps après avoir fait le trajet Paris-Laeken avec Hamza Attou et Mohamed Amri.
Le terroriste qui a participé aux attentats de Paris aurait quitté sa planque le 4 décembre, suite à la forte mobilisation policière dans le quartier. Ce jour-là, soit 6 jours avant la découverte de l’atelier rue Henri Bergé, deux autres perquisitions ont été menées dans le quartier. "L’une chez un trafiquant d’armes, l’autre chez un Tchétchène soupçonné d’appartenance à un groupe terroriste", précise la DH. D’après les enquêteurs, c’est donc ce fameux 4 décembre que les suspects auraient déserté les lieux.
Ces nouvelles révélations annihilent du coup la version selon laquelle Salah Abdeslam se serait planqué à Molenbeek, rue Delaunoy, et se serait caché dans un meuble. Ce qui tient la route puisque son ADN n’a jamais été retrouvé sur les lieux.
Dès lors, où Salah Abdeslam a-t-il pu fuir? Au Maroc, comme l’ont suggéré certains? Abdelhak Khiame, un haut responsable de la police anti-terroriste marocaine, écarte catégoriquement cette hypothèse. "S’il était au Maroc, il aurait été arrêté je pense", a-t-il confié à nos confrères de RTL.




