Maghreb

Libye: le Premier ministre Zeidan face au retrait des islamistes de son gouvernement

Le sud du pays est le théâtre d’affrontements tribaux depuis plusieurs jours, l’état d’urgence a été décrété, et Tripoli a été accusé par l’ONG Human Rights Watch de ne pas parvenir "à instaurer l’Etat de droit et à protéger les droits des citoyens, au moment où le pays sombre dans l’anarchie".

Les islamistes du Parti pour la Justice et la construction (PJC) ont fait porter l’entière responsabilité de la démission de leurs ministres à "la partie soutenant le gouvernement", allusion aux membres du Parlement qui ont refusé de s’associer à leur vote de défiance.

Le PJC, issu des Frères musulmans libyens, a annoncé mardi le retrait de ses ministres du gouvernement d’Ali Zeidan.

Le PJC a annoncé dans un communiqué "le retrait de ses ministres du gouvernement d’Ali Zeidan", ajoutant qu’il faisait "porter la totale responsabilité à la partie (Parlement) soutenant le gouvernement", après avoir échoué à obtenir un retrait de confiance de ce cabinet au Congrès général national (CGN, équivalentdu Parlement).

Le PJC estime que le gouvernement n’est "pas capable d’amener le pays à bon port", ajoutant qu’il avait échoué dans les principaux dossiers de la période de transition.

Le PJC, bras politique des Frères musulmans libyens, détenait cinq des 32 portefeuilles du gouvernement, ceux du Pétrole, de l’Electricité, de l’Habitat,de l’Economie et des Sports.

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