Maghreb
Le nouveau Premier ministre tunisien à Alger
Le gouvernement apolitique, dirigé par Mehdi Jomaâ, avait pris ses fonctions mercredi en Tunisie, marquant le retrait du pouvoir des islamistes d’Ennahda. Son entrée en fonction est la dernière étape d’une accord négocié pendant de longs mois par la classe politique pour sortir la Tunisie d’une profonde crise provoquée par l’assassinat de l’opposant Mohamed Brahmi en juillet dernier.
Le départ volontaire d’Ennahda du pouvoir, après un peu plus de deux ans aux commandes du pays, vise à créer les conditions d’élections transparentes, alors que la vie politique tunisienne a été profondément minée par la méfiance régnant entre les islamistes et leurs détracteurs.
L’entrée en fonction de M. Jomaâ intervient après l’adoption dimanche de la nouvelle Constitution, trois ans après la révolution de janvier 2011, déclencheur du Printemps arabe.
La Tunisie est régulièrement déstabilisée depuis ce soulèvement par l’essor d’une mouvance jihadiste et par des conflits sociaux parfois violents, en raison notamment du chômage endémique.




