Maghreb

Le chef de cabinet du président Bouteflika: l’immigration africaine est « source de crime, de drogue et de plusieurs autres fléaux »

« On ne dit pas aux autorités : jetez ces migrants à la mer ou au-delà des déserts. Mais le séjour en Algérie doit obéir à des règles. On ne laissera pas le peuple algérien souffrir de l’anarchie », a poursuivi M.Ouyahia, directeur de cabinet du président Abdelaziz Bouteflika avec rang de ministre d’Etat .

« Et quand on me parle de droits de l’Homme, je dis : nous sommes souverains chez nous », a averti M. Ouyahia, également patron du Rassemblement national démocratique (RND), 2e parti d’Algérie et allié crucial du Front de libération nationale (FLN) de M. Bouteflika.

"Deuxièmement, a-t-il ajouté sur, la loi algérienne n’autorise pas le recours à la main d’œuvre étrangère. Aujourd’hui, nous avons des travailleurs chinois qui exercent dans le cadre des contrats conclus avec des entreprises chinoises. Mais ils ont des contrats de travail renouvelables ».

En Algérie, on assiste actuellement à une une campagne virulente menée à l’endroit des migrants subsahariens. Tout a démarré avec un hashtag en arabe (#لا_للافارقه_في_الجزاير, Non aux Africains en Algérie) sur Twitter accompagnant des photos de migrants subsahariens.

« Il faut les exterminer comme des rats, car ils vivent comme des rats. » « Rentrez chez vous. » « C’est une occupation intérieure. » « Chassons-les pour préserver nos enfants et nos sœurs. » « Les Algériens prioritaires, dehors les Africains. » « Ils violent et répandent le sida dans nos villes », tels sont les messages relayés sur les réseaux sociaux.

Alger s’était déjà livré à de récentes expulsions massives ciblant les migrants subsahariens.

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