Maghreb

En 1983, Juan Carlos n’était pas pressé de récupérer Gibraltar par crainte de réveiller les revendications du Maroc (archives)

Parmi les documents confidentiels versés dans le domaine public après 30 ans de secret et auxquels l’AFP a eu accès, figure un télégramme envoyé par l’ambassadeur britannique à Madrid, Richard Parsons, au gouvernement de Margaret Thatcher. Le diplomate y rend compte d’une rencontre au Palais en date du 7 septembre 1983.

"Avec son franc-parler habituel", écrit le diplomate, "le roi a ajouté que, dans tous les cas, l’Espagne ne souhaitait pas récupérer Gibraltar dans un avenir proche. Si cela se produisait, le roi (marocain) Hassan II exhumerait immédiatement la revendication marocaine sur Ceuta et Melilla".

La rencontre a eu lieu alors que le gouvernement socialiste de Felipe Gonzalez négociait l’adhésion de l’Espagne à l’Union européenne. Le Royaume-Uni avait posé comme préalable l’abandon des restrictions mises par les Espagnols à l’accès à Gibraltar.

Le différend vieux de trois siècles entre le Royaume-Uni et l’Espagne à propos de Gibraltar, territoire de 6,8 km2 situé à l’extrême sud de la péninsule ibérique et peuplé de 30.000 habitants, a donné lieu à un regain de frictions diplomatiques l’été dernier.

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