Décès du journaliste algérien Mohamed Tamalt : Amnesty « exige » une enquête
"En ce qui concerne les infractions au Code pénal, dont il avait été déclaré coupable, Amnesty estime que les actions en justice visant à protéger la réputation de personnalités publiques (…) "doivent relever d’une procédure civile et non pénale".
Mohamed Tamalt est décédé dans un hôpital d’Alger où il avait été transféré après la détérioration de son état de santé, suite à une grève de la faim qu’il avait observé depuis le 27 juin pour protester contre les conditions de sa détention.
Arrêté le 17 juin dernier, le journaliste a été condamné, le 4 juillet, à une peine de deux ans de prison ferme assortie d’une amende de 200.000 dinars. Il était poursuivi pour "outrage à corps constitué" et "atteinte aux personnalités de l’État", suite à des articles publiés sur les réseaux sociaux. Sa libération sous caution a été rejetée, ses avocats s’étant retirés de l’audience en signe de protestation contre ce qu’ils ont qualifié de "détention arbitraire".




