Maghreb

« Climat positif » lors de la réunion de travail entre Ramid et Taubira

« C’est un travail de fond qui a été amorcé et ça progresse », a souligné cette source, précisant que le but est d’ « aboutir et de dépasser les difficultés » qui ont conduit à la suspension de la coopération judiciaire par le Maroc le 26 février 2014.

Selon notre source, «il s’agit de trouver la réponse la mieux adaptée pour atteindre les objectifs convenus dans le cadre de ce que permet les contraintes des uns et des autres».

« Une nouvelle réunion est programmée vendredi pour nous permettre d’avancer », a-t-on ajouté de même source, avant de souligner: « Nous ne sommes pas dans des postures médiatiques mais dans un travail de fond ».

Le ministre marocain doit par ailleurs s’entretenir dans la journée de vendredi avec le président du Sénat, Gérard Larcher, et celui de l’Assemblée nationale dont la rencontre reste à confirmer", ainsi qu’avec le président du groupe d’amitié France-Maroc, le député, ancien ministre, Luc Chatel.

Depuis le mois de février 2014, les canaux officiels entre Rabat et Paris fonctionnent au ralenti et la coopération sécuritaire est gelée tout comme la coopération judiciaire qui a été suspendue, après l’irruption de sept policiers à la résidence de l’ambassadeur du Maroc à Paris pour remettre une convocation au patron de la Direction générale de la sécurité du territoire pour des allégations de torture.

"Ce que nous demandons, dans le cadre de nos relations avec la France, notamment en ce qui concerne la coopération judiciaire, c’est que la justice de notre pays soit respectée", avait indiqué jeudi dernier le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, M. Mustapha El Khalfi, lors d’un point de presse à l’issue du conseil du gouvernement.

"Nous veillons particulièrement au recadrage des relations au service des intérêts communs" du Maroc et de la France, qui représente un "pays ami et un partenaire important du royaume", avait-il dit.

Le ministre avait par ailleurs réfuté les informations selon lesquelles le Maroc aurait demandé l’immunité pour des responsables marocains dans le cadre des relations maroco-françaises. "Je démens totalement que le Maroc ait demandé l’immunité pour ses responsables, question qu’il n’avait jamais évoquée", avait-il déclaré, ajoutant que l’évocation de cette question "porte préjudice à notre pays".

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