Algérie: un militant des droits de l’homme appelle le « monde entier » à réagir pour secourir les Mozabites à Ghardaïa
Début janvier, le Premier ministre Abdelmalek Sellal a profité d’une fête religieuse, le Mawlid Enabaoui, pour tenter de sceller la paix entre les deux communautés. "Mais l’œuvre s’est avérée être beaucoup plus périlleuse que le pensaient les autorités qui ont opposé une solution de replâtrage à un problème éminemment politique", écrit dimanche le journal algérien El Watan. "Et comme les châteaux de cartes ne durent que le temps d’une accalmie, l’initiative de Sellal et de son gouvernement s’apparente plus à une arlésienne qu’à un messie venu réconcilier deux antagonistes", déplore-t-il.
"La question du Mzab est la face visible de l’immense iceberg de l’inadaptation des institutions avec la sociologie algérienne. Mais cela ni M. Sellal ni les autres pensionnaires du système ne veulent en entendre parler", souligne pour sa part le site Algérie-express.
Le Collectif des Amazighs en France (C.A.F) a réaffirmé sa solidarité avec les Mozabites "face à l’oppression et à l’ethnocide qu’ils subissent de la part de l’Etat algérien". "Nous pensons que la mobilisation internationale est le cadre adéquat pour rappeler et interpeller les pouvoirs publics qui n’ont cessé, depuis des décennies de mener une politique de persécution vis-à-vis de l’identité amazighe", a-t-oon indiqué dans un communiqué.
"Nous rappelons que le rassemblement du 12 janvier 2014 a eu lieu suite à l’appel de détresse des citoyens mozabites, relayé par Kameleddine Fekhar, militant des droits humains, qui a alerté l’opinion publique internationale de la politique liberticide pratiquée par l’Etat algérien dans le pays Mzab", a souligné le Collectif.
Par Lila Taleb




