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Yémen: « Que le processus de paix reprenne, l’ONU est prête », plaide Ban Ki-moon

"Il devrait y avoir une cessation des actions militaires dès que possible", a déclaré M. Ban à des journalistes à Doha, où il participe à une conférence sur la prévention du crime.

"Que le processus de paix reprenne, l’ONU est prête", a ajouté le secrétaire général, dont l’émissaire au Yémen, Jamal Benomar, avait tenté en vain une médiation entre les différents protagonistes de la crise politique.

Il a déploré que la poursuite des combats ait causé une énorme crise humanitaire au Yémen.

"Je suis profondément préoccupé par l’escalade militaire, les victimes civiles s’accumulent et les infrastructures publiques sont détruites", a-t-il dit, rappelant que le conflit avait fait jusqu’à présent plus de 600 morts et plus de 2.000 blessés.

Interrogé par les journalistes, le Premier ministre du Qatar, cheikh Abdallah Al-Thani, dont le pays participe à la coalition arabe, a pour sa part justifié le recours à l’opération militaire au Yémen notamment par la violation de résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU par les rebelles chiites Houthis.

Le Yémen est déchiré par des affrontements entre rebelles chiites et partisans du président Abd Rabbo Mansour Hadi, qui a dû fuir le Yémen et trouver refuge en Arabie saoudite face à l’avancée des insurgés.

Partis en septembre 2014 de leur bastion de Saada, dans le nord du Yémen, les rebelles contrôlent désormais la capitale Sanaa, des régions du centre et de l’ouest, ainsi que des parties de la ville d’Aden (sud).

Afin d’empêcher les Houthis de s’emparer de l’ensemble du territoire yéménite, Ryad a pris la tête le 26 mars d’une coalition arabe qui mène des raids aériens contre leurs positions.

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