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Un an après, l’accord sur le nucléaire iranien à la merci de Trump

Le 16 janvier 2016, une grande partie des sanctions internationales frappant l’Iran étaient levées en échange de la limitation de son programme nucléaire, comme l’avait prévu l’accord signé six mois plus tôt par Téhéran d’une part, et six grands pays (Etats-Unis, Russie, Chine, Royaume-Uni, France et Allemagne).

Son premier anniversaire, lundi, coïncide presque avec l’investiture du nouveau président républicain Donald Trump le 20 janvier.

Ce dernier n’a cessé de critiquer l’accord qu’il avait promis, pendant sa campagne, de "déchirer" et qu’il vient encore de qualifier d’"horrible". Et il a nommé à des postes clés de son administration des personnalités ouvertement anti-iraniennes, à commencer par le secrétaire d’Etat Rex Tillerson, qui veut une "révision complète" de l’accord.

"Les Etats-Unis ont fait tout ce qu’ils ont pu pour ralentir les progrès de l’Iran" après l’accord et leur "hostilité s’accroît de jour en jour", a affirmé dimanche Abbas Araghchi, le vice-ministre des Affaires étrangères qui a été le chef des négociateurs iraniens de l’accord.

Mais, quel qu’il soit, "Obama ou Trump, le président des Etats-Unis est tenu d’annuler les législations qui vont à l’encontre" de l’accord, a-t-il dit.

Pour Fouad Izadi, professeur à la Faculté des études mondiales de l’université de Téhéran, l’arrivée du président républicain va "certainement" entraîner "un durcissement de l’attitude" américaine.

Pour autant, les experts ne prévoient pas l’annulation pure et simple de cet accord qui a nécessité des années de difficiles et très complexes négociations.

Si "la situation va s’aggraver, l’accord ne sera pas déchiré (…) car cela serait stupide", avance Nasser Hadian, professeur de relations internationales à l’université de Téhéran.

Avec AFP

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