Le chef de la CIA en Egypte pour discuter conflits régionaux et terrorisme
Les relations entre Washington et le Caire, un allié clé de longue date dans la région, s’étaient légèrement refroidies depuis que M. Sissi, alors chef de la toute puissante armée, avait destitué le 3 juillet 2013 le président islamiste élu Mohamed Morsi et réprimé dans le sang les manifestations de ses partisans.
Mais elles sont quasiment redevenues normales fin mars, les Etats-Unis annonçant qu’ils mettaient fin au gel partiel de leur manne financière annuelle de 1,5 milliard de dollars à l’Egypte, dont 1,3 milliard destinés à l’armée.
M. Sissi et Brennan "ont discuté des manières de renforcer les relations bilatérales", "souligné les liens très forts et l’importance des relations stratégiques qui unissent" les deux pays et "sont convenus de poursuivre leurs consultations et de coordonner leurs actions (…) notamment dans les zones en proie à des conflits au Moyen-Orient et pour éradiquer le terrorisme", lit-on dans un communiqué de la présidence.
L’Egypte se présente comme le fer de lance de la création annoncée par la Ligue arabe d’une force arabe conjointe destinée notamment à combattre les groupes jihadistes, en particulier l’Etat islamique (EI).
Mais le Caire participe aussi activement aux bombardements de la coalition emmenée par l’Arabie saoudite des positions au Yémen des rebelles Houthis, issus de la minorité zaïdite chiite yéménite et soutenus par l’Iran.




