France

Plan cancer : François Hollande débloque 1,5 milliard d’euros sur 5 ans

En présentant le Plan cancer, troisième du nom, portant sur la période 2014-2018, mardi 4 février à Paris, François Hollande devait clairement affirmer son objectif : réduire les inégalités sociales liées à la maladie. Si Hollande a choisi cet axe pour développer une stratégie visant à mieux soigner et à « guérir plus de personnes malades », c’est qu’il existe une injustice sanitaire avec le cancer.

Environ 3 millions de personnes ont ou ont eu un cancer au cours de leur vie. Principale cause de mortalité en France avec 148 000 décès estimés en 2012 et 355 000 nouveaux cas par an, il demeure la pathologie dans laquelle les inégalités de santé sont plus prégnantes que dans d’autres pathologies.

Pour y remédier, le nouveau plan renforce les moyens et l’accès au dépistage. C’est le cas du cancer du col de l’utérus – responsable de 1 000 décès par an. Le professeur Agnès Buzyn, présidente de l’Institut national du cancer (INCA), rappelle que l’accès à son dépistage organisé « reste très différencié socialement et n’est proposé actuellement que dans 13 départements pilotes ». Il sera donc « étendu à l’ensemble du territoire », sans reste à charge.

Le plan vise à réduire le délai moyen d’attente pour obtenir un examen par IRM pour bénéficier d’un diagnostic. Actuellement de 27 jours, il devra passer à 20 jours maximum sur l’ensemble du territoire. L’accès à des soins de qualité sera facilité par la publication, avant 2017, d’indicateurs de qualité de l’ensemble des établissements. Le développement d’autorisations de mise sur le marché conditionnelles des médicaments, avec renégociation des prix en fonction de l’usage effectif, vise à favoriser les possibilités de bénéficier des médicaments réellement innovants.

Le plan a également pour cible l’impact du cancer sur la vie personnelle. Il instaure ainsi une sorte de « droit à l’oubli » permettant de ne pas faire figurer la mention de ce cancer dans le questionnaire médical lié à un emprunt. Il sera inscrit dans la convention « S’assurer et emprunter avec un risque aggravé de santé », qui permet aux personnes ayant ou ayant eu une maladie grave d’obtenir plus facilement un prêt immobilier ou un crédit à la consommation. S’il n’est pas possible d’y parvenir lors de la renégociation de cette convention, prévue dans dix-huit mois, le gouvernement le fera par la loi.

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