N-Calédonie : Edouard Philippe appelle à « la réussite » du référendum
Mardi, le sénateur calédonien Pierre Frogier, chef de file du Rassemblement-LR, a qualifié « de manipulation du gouvernement » ce groupe de dialogue, et a claqué la porte, tout comme les dirigeants d’un autre parti loyaliste, les Républicains Calédoniens. « C’est une manipulation qui vise à tout faire soit pour démobiliser les Calédoniens le jour du vote ou pire pour en altérer le résultat », a déclaré Pierre Frogier.
Le dialogue est essentiel pour Edouard Philippe
« Ce groupe de dialogue n’a, à l’évidence, aucune vocation à préempter, de quelque façon que ce soit, le libre choix des citoyens de la Nouvelle-Calédonie », a répondu le Premier ministre, qui avait proposé la création de ce groupe de dialogue sur le chemin de l’avenir devant le Congrès de la Nouvelle-Calédonie le 5 décembre dernier. Le dialogue « repose sur la recherche de ce qui unit la société calédonienne : les valeurs, le bilan politique de l’Accord de Nouméa, l’exercice des compétences partagées, la place de la Nouvelle-Calédonie dans le monde », a-t-il rappelé.
Le 23 mai, les participants avaient remis à l’Etat « des propositions de valeurs calédoniennes partagées », soumises à une consultation publique jusqu’au 14 juin. Mais pour Pierre Frogier, « c’est une supercherie, je ne suis pas d’accord avec ce qui a été écrit ».
Mercredi matin, le député de Nouvelle-Calédonie Philippe Gomès (Calédonie Ensemble, centre droit), a déjà déploré auprès de l’AFP le départ des responsables politiques du Rassemblement-LR et des Républicains calédoniens, dénonçant « un comportement qui n’est ni à la hauteur des enjeux ni la hauteur des responsabilités », à la veille d’un référendum qui va être « un crash-test pour le vivre ensemble ».




