DSK : l’accusation sur le point de s’effondrer!
Un coup de théâtre révélé par le New York Times
Le quotidien cite deux enquêteurs du bureau du procureur qui mettent en doute les propos et accusations de la femme de chambre. Celle-ci aurait notamment appelé un trafiquant de drogue, actuellement en prison, quelques heures après son agression présumée au Sofitel. Une conversation téléphonique dont il existerait un enregistrement, au cours de laquelle elle aurait évoqué les bénéfices à tirer de ses accusations contre le patron du FMI.
À lire le New York Times, c’est le portrait de mère parfaite et sans histoire de la jeune femme qui s’écroule. Portrait que se sont échinés à dresser ses défenseurs. Selon les deux mêmes enquêteurs cités par le journal, elle pourrait être impliquée de près ou de loin dans des activités criminelles, aurait touché notamment plusieurs virements pour un montant total de 100.000 dollars, ces deux dernières années. L’un d’eux provenant du détenu cité plus haut.
Cela signifie-t-il que l’agression sexuelle n’a pas eu lieu ? Non, ces nouveaux éléments ne permettent pas de le déduire. D’ailleurs, Nafissatou Diallo, selon le NYT, maintiendrait fermement ses accusations. En revanche, ces révélations jettent le doute sur la crédibilité de l’accusatrice. Une des sources du quotidien américain affirme qu’" elle a continuellement menti, depuis ses premières allégations le 14 mai dernier". Or, selon l’avocat pénaliste des barreaux de Paris et New York Denis Chemla, sur France Info, "à partir du moment où l’accusation n’est plus sûre, le procureur est bien moins susceptible de s’engager dans un tel combat." On pourrait donc, d’après lui, s’orienter vers "la fin du dossier" et l’absolution totale de DSK.
En attendant, l’ex-patron du FMI doit comparaître ce vendredi à nouveau devant la justice new-yorkaise. Comparution de dernière minute, annoncée tard hier soir. Le Français ne devait en principe revoir le juge que le 18 juillet, date fixée lors de l’audience préliminaire du 6 juin où DSK avait annoncé qu’il plaiderait non coupable. Premier commentaire au PS : le député Jean-Marie Le Guen envisage déjà "le retour en politique" de DSK.
Le New York Times avait de son côté indiqué lundi que les avocats de DSK cherchaient à établir les détails du déjeuner dans un restaurant new-yorkais où l’ancien patron du FMI et sa fille Camille se sont retrouvés juste après l’agression sexuelle présumée. Le comportement décontracté ou non de DSK pendant cette rencontre pourrait s’avérer crucial pour la défense, estime le journal américain.




