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Affaire Bettencourt : les comptes de Sarkozy saisis par la justice?

Affaire Bettencourt : les comptes de Sarkozy saisis par la justice?
Énième rebondissement dans l’affaire Bettencourt. Mardi, le journal Sud Ouest affirme que les comptes de campagne de Nicolas Sarkozy de 2007 vont être saisis par la justice. Les juges devraient examiner point par point ces documents, détenus par la commission nationale de contrôle des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP), sur lesquels figurent toutes les dépenses et recettes déclarées par l’ancien candidat. Selon le journal, cette réquisition serait en lien avec l’un des volets de l’affaire Bettencourt, instruite à Bordeaux par le juge Jean-Michel Gentil.

Fin septembre, Claire Thibout, l’ancienne comptable de Liliane Bettencourt, avait assuré lors de son audition avoir vu plusieurs hommes politiques venir dans la demeure de l’héritière de L’Oréal pour y récupérer des enveloppes d’espèces. Employée par le couple de milliardaires entre 1995 et 2008, elle avait ajouté qu’elle avait vu "Nicolas Sarkozy et son épouse Cécilia, Eric Woerth aussi", ancien trésorier de l’UMP. "Je ne dis pas que tous venaient pour ça, mais il est clair que certains venaient aussi pour ça", avait-elle raconté.

"Le nom de Nicolas Sarkozy a (…) été prononcé"

Son avocat, Me Antoine Gilot, avait indiqué que les carnets qu’elle tenait et les enregistrements des conversations effectués par le majordome de Liliane Bettencourt à son domicile avaient "révélé des problèmes de financements politiques dans lequel le nom de Nicolas Sarkozy a (…) été prononcé".

L’ancien gestionnaire de fortune de la milliardaire, Patrice de Maistre, est accusé par l’ex-comptable d’avoir remis, en 2007, 150.000 euros en espèces à Eric Woerth, pour la campagne de Nicolas Sarkozy. Des allégations toujours démenties par les principaux intéressés. Le juge Jean-Michel Gentil devrait entendre Eric Woerth prochainement, toujours selon Sud-Ouest. Patrice de Maistre a été mis en examen le 15 décembre à Bordeaux pour "abus de faiblesse", "complicité d’abus de confiance et d’escroquerie aggravés par état de vulnérabilité au préjudice de Liliane Bettencourt", et "blanchiment".

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