Tunisie: libération des employés consulaires enlevés en Libye
Selon plusieurs sources, ils ont été relâchés dans la nuit de mercredi à jeudi, mais l’annonce officielle de leur libération a été retardée dans l’attente de leur arrivée sur le territoire tunisien.
La veille, la justice tunisienne a donné son feu vert à l’extradition du Libyen Walid Guelayeb, dont la libération est réclamée par les ravisseurs en contrepartie de la libération des employés consulaires.
"Cette décision intervient après examen de la demande d’extradition formulée par les autorités libyennes conformément à un accord conclu entre la Tunisie et la Libye sur l’extradition des criminels", avait expliqué une source à la Cour d’appel de Tunis, qui a précisé qu’il s’agit d’une "procédure judiciaire et non d’une extradition qui exige d’autres mesures".
Placé en mandat de dépôt depuis mai dernier dans une affaire classée terroriste, Walid Guelayeb, arrêté à son arrivée à l’aéroport de Carthage, est le dirigeant d’une milice armée relevant de Fajr Libya, auteur du rapt vendredi dernier de 10 fonctionnaires du consulat général de Tunisie à Tripoli.
Immédiatement après l’arrestation de ce chef de guerre, ses partisans avaient séquestré près de 200 citoyens tunisiens pour obtenir son relâchement. Face au refus des autorités tunisiennes d’abdiquer, ils ont attaqué, la semaine dernière, le consulat général, puis enlevé les fonctionnaires présents sur place.




