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Tunisie: des députés suspendent leur adhésion au principal parti au pouvoir

Affaibli par le départ de Béji Caïd Essebsi, 88 ans, premier président démocratiquement élu, le parti est miné depuis des mois par une "bataille de succession" qui oppose principalement son secrétaire général, Mohsen Marzouk, au fils du chef de l’Etat, Hafedh Caïd Essebsi.

Dans un communiqué diffusé lors d’une conférence de presse à Tunis, 30 députés proches de M. Marzouk ont indiqué suspendre leur adhésion à Nidaa Tounes, formation hétéroclite créée en 2012 et composée aussi bien de personnalités de gauche et de centre droit que d’anciens dignitaires du régime de Zine El Abidine Ben Ali.

Ils ont menacé de démissionner et "de quitter le bloc parlementaire" du parti, fort actuellement 86 membres, "en l’absence d’amélioration de la situation". "Nous ne cherchons pas à diviser le parti et nous n’appartenons à aucune personne", a proclamé Abeda Kéfi.

Cet avocat, également président de la commission des législations au Parlement, a toutefois dénoncé "une volonté de mener un putsch" au sein du clan de Hafedh Caïd Essebsi. "Le parti est incapable de se réunir, ses structures sont en panne".

L’animosité entre les clans de MM. Marzouk et Caïd Essebsi, deux quinquagénaires, est montée d’un cran dimanche avec des accusations de violence lors d’une réunion du bureau exécutif à Hammamet, au sud de Tunis.

Cette crise menace de parasiter l’action du gouvernement de Habib Essid, un indépendant, entré en fonctions après les élections de fin 2014.

Si la Tunisie a réussi sa transition politique née de la révolution de 2011, elle peine à faire redémarrer son économie, et M. Essid et son équipe font l’objet de vives critiques face au manque de résultats.

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