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Sarkozy nie tout « pacte » anti-Hollande avec quatre dirigeants européens conservateurs

L’Allemande Angela Merkel, l’Italien Mario Monti, l’Espagnol Mariano Rajoy et le Britannique David Cameron auraient décidé ensemble de ne pas recevoir le candidat socialiste à la présidentielle française, en raison de sa volonté affichée, s’il était élu, de renégocier le pacte budgétaire européen , affirme le magazine allemand "Der Spiegel" paru lundi.

"Les dirigeants, vous ne croyez pas qu’ils ont autre chose à faire (…) que de faire des pactes et des choses comme ça? Je n’ai jamais parlé avec les uns ou les autres de ça", a commenté lundi Nicolas Sarkozy devant la presse, en marge d’un déplacement à Saint-Quentin (Aisne).

"Je pense que le problème de M. Hollande, c’est pas du tout qu’il y ait un pacte contre lui, (…) c’est qu’il n’a pas voyagé, et donc il ne se rend pas compte qu’on est dans un monde ouvert", a estimé le président, candidat à sa réélection.

François Hollande a réagi dès dimanche: "elle ne m’impressionne pas, cette information", a-t-il affirmé sur France-3, jugeant "naturel" qu’"il y ait une alliance des conservateurs pour le candidat conservateur en France".

Berlin a démenti l’information du "Spiegel". "Il n’y a pas, pour l’instant, une telle rencontre prévue dans l’agenda de la chancelière", a déclaré le porte-parole du gouvernement allemand, Steffen Seibert, soulignant toutefois que François Hollande avait appelé à un changement de majorité en Allemagne, où il a participé au congrès du SPD en décembre dernier.

En Espagne, Mariano Rajoy a assuré qu’il n’avait jamais dit qu’il refuserait de rencontrer François Hollande.

En Grande-Bretagne, les services du Premier ministre David Cameron ont affirmé qu’il n’existait pas de pacte pour snober François Hollande, même si le chef de gouvernement britannique n’a pas reçu le candidat socialiste lors de son passage à Londres mercredi dernier.

"C’est une règle générale pour nous ne pas rencontrer des candidats à des élections à l’étranger, c’est notre position", a déclaré le porte-parole de David Cameron Steve Field devant la presse lundi à Londres.

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