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Philippines: le président ordonne aux conseillers militaires américains de quitter le sud

M. Duterte, qui n’a pas précisé quand et combien de militaires américains devraient partir, a indiqué, lors d’une réunion de fonctionnaires du gouvernement à Davao, que l’alignement des Philippines sur l’Occident était la cause de la rébellion musulmane persistante dans le sud du pays. Élu en mai dernier, M. Duterte a relancé les efforts destinés à parvenir à des accords de paix avec les rébellions communiste et musulmane, pour mettre fin à une série de violences qui a duré des décennies, avec un bilan de plus de 150.000 morts.

En août, il a repris des pourparlers de paix avec la plus importante organisation séparatiste musulmane, le Front Moro islamique de libération, qui, comme d’autres groupes rebelles, combat par les armes depuis les années 1970 pour l’indépendance des régions en majorité musulmanes.

Les conseillers militaires américains sont présents dans la région afin d’entrainer les forces philippines mais n’ont pas le droit de participer à des affrontements, sauf en situation d’autodéfense.

En 2014, le ministre philippin de la Défense de l’époque, Voltaire Gazmin, avait annoncé que le nombre des militaires américains déployés sur l’île de Mindanao (sud) passerait de 500 à 200. M. Duterte a illustré son discours par des photographies et des récits faisant état de musulmans tués par les forces américaines au début du XXe siècle, avant l’indépendance des Philippines en 1946.

Le porte-parole du président, Ernesto Abella, a déclaré que cette annonce du président "reflétait une nouvelle orientation vers une politique étrangère indépendante".

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