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Le retrait militaire d’Afghanistan est au coeur des discussions du sommet de l’Otan

Les dirigeants de l’Otan approuveront officiellement lundi la stratégie des Etats-Unis qui prévoit un retrait progressif programmé des 130.000 militaires de manière à trouver une ligne commune à l’Alliance, alors que la France a décidé de retirer l’ensemble de ses troupes combattantes dès 2012.

Le retrait militaire d’Afghanistan, au coeur des discussions du sommet de l’Otan, a fait apparaître des divergences au sein de l’Alliance alors que demeurent des doutes sur la capacité de l’armée afghane d’assurer la sécurité du pays.

"Les troupes combattantes seront retirées d’Afghanistan d’ici la fin de l’année", a rappelé en conférence de presse le président français François Hollande, qui évoque "un acte de souveraineté".

"En 2013 demeureront uniquement des formateurs pour les forces de police et pour les cadres de l’armée afghane et ça se fera dans le cadre de l’opération elle-même de l’Isaf. Sur ces principes-là nous avons pu trouver un accord commun", a ajouté le chef de l’Etat, qui a rencontré le président afghan Hamid Karzaï.

Le secrétaire général de l’Otan, Anders Fogh Rasmussen, s’est dit certain que les pays de l’Alliance sauraient "maintenir la solidarité au sein de notre coalition" malgré la décision de la France.

Le projet de l’Otan est de transférer aux forces afghanes la pleine responsabilité de la sécurité dans le pays au milieu de l’année prochaine et de retirer la plupart de ses 130.000 soldats d’ici fin 2014, a-t-il ajouté.

La chancelière allemande Angela Merkel a pour sa part prévenu: "Nous sommes allés en Afghanistan ensemble, nous comptons en partir ensemble."

"Ce que nous entendons par guerre d’Afghanistan est fini, mais notre attachement à notre amitié et notre partenariat avec l’Afghanistan continue", a assuré Barack Obama à l’issue d’une rencontre en marge du sommet avec Hamid Karzaï.

Le président afghan a remercié les "contribuables américains" pour leur "argent", ajoutant que l’Afghanistan était pressé de "ne plus être un poids" pour la communauté internationale.

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