La Cédéao réunie à Abuja pour un sommet dominé par la crise gambienne
La chef de l’Etat du Liberia, Ellen Johnson Sirleaf, présidente en exercice de la Cédéao, a souhaité que l’organisation recommande des mesures pouvant conduire à une issue rapide de la crise gambienne.
"Il est désormais important que la (Cédéao), lors de ce sommet, envisage des mesures à préconiser afin de résoudre ce problème avec succès avant le 19 janvier, date constitutionnelle à laquelle le quinquennat du président se termine", a souligné Mme Sirleaf dans son discours samedi.
"L’ONU reste préoccupé par certains développements inquiétants qui se sont déroulés pendant la période post-électorale en Gambie", "en particulier la prise de contrôle des locaux de la Commission électorale indépendante par l’armée gambienne", a de son côté déclaré le représentant de l’ONU en Afrique de l’Ouest, Mohamed Ibn Chambas, dans un communiqué avant ce sommet.
"Comme toujours, l’ONU continuera à soutenir vos efforts pour une passation de pouvoir pacifique, le 19 janvier 2017", a-t-il ajouté.
Dans une déclaration télévisée le 9 décembre, Yahya Jammeh, qui gouverne la Gambie d’une main de fer depuis 22 ans, a rejeté les résultats de l’élection du 1er décembre accordant la victoire à l’opposant Adama Barrow, une semaine après avoir pourtant reconnu sa défaite.
Mardi, une délégation de la Cédéao – conduite par Mme Sirleaf et comprenant M. Buhari, le président sierra-léonais Ernest Bai Koroma et le président sortant du Ghana John Mahama (récemment battu à la présidentielle dans son pays et qui a accepté sa défaite), s’est rendue en Gambie, mais a échoué à convaincre M. Jammeh de reconnaître sa défaite.
En outre, le jour même de cette visite, le parti de M. Jammeh a saisi la Cour suprême pour demander l’annulation des résultats accordant la victoire à M. Barrow.
L’Union africaine (UA), l’ONU, et des organisations locales et internationales des droits de l’homme ont exhorté le président Jammeh à céder le pouvoir.
AFP




