L’or noir en légère hausse en Asie
Le baril de Brent de la mer du Nord, la référence européenne du brut, pour livraison en avril, gagnait quant à lui 33 cents à 32,51 dollars.
Les cours de l’or noir ont perdu 70% depuis juin 2014, quand le baril se négociait plus de 100 dollars. La faute à une offre excédentaire, que ne parviennent plus à éponger des économies, notamment chinoise, où la consommation s’essouffle.
La pression est accentuée par le retour du brut iranien sur les marchés mondiaux après la levée des sanctions internationales imposées à Téhéran pour ses programmes nucléaires.
L’or noir est cependant remonté de vendredi à mardi en raison de la préparation des discussions entre producteurs.
Mais la décision prise mardi par l’Arabie saoudite, la Russie, le Qatar et le Venezuela de geler leur production à son niveau de janvier a laissé un goût amer dans la bouche des analystes qui espéraient une réduction de production.
En outre, le gel au niveau de janvier est conditionné à une mesure similaire des autres grands pays producteurs.
Mercredi, la réunion à Téhéran entre les ministres iranien et irakien -mais aussi vénézuélien- donne un peu de baume au coeur des investisseurs.
"L’Irak et l’Iran sont les deux pays qui vont beaucoup contribuer à la croissance de la production de l’Opep cette année", a cependant observé à Bloomberg TV Richard Gorry, de JBC Energy Asia.
"Obtenir d’eux un accord sera très difficile, en ce qui concerne l’Iran notamment", a-t-il ajouté, en référence au fait que Téhéran reprend à peine ses exportations.




