Iran: Rohani rejette la violence mais prône un « espace » pour la critique
"Critiquer est totalement différent de l’utilisation de la violence et de la destruction des biens publics. Nous accueillons positivement les critiques", a assuré M. Rohani lors du Conseil des ministres, selon la télévision d’Etat.
"Il faut même créer les conditions pour la critique, les protestations légales, y compris des manifestations et des rassemblements légaux", a-t-il déclaré. "C’est le droit du peuple."
"Le peuple est totalement libre pour exprimer ses critiques (…) mais il faut faire attention à ce que ces critiques (…) permettent d’améliorer la situation du pays et la vie des gens", a-t-il encore affirmé.
L’Iran a averti dimanche que les manifestants antigouvernementaux allaient "payer le prix" et a limité l’accès aux réseaux sociaux pour tenter d’empêcher de nouvelles protestations, après trois jours de contestation durant lesquels deux personnes ont été tuées.
M. Rohani a également critiqué les déclarations de son homologue américain Donald Trump qui avait affirmé que "le gouvernement iranien devrait respecter" les droits des manifestants.
"Ce monsieur aux Etats-Unis, qui veut monter de la sympathie à l’égard du peuple iranien, oublie qu’il l’a traité de terroriste (…)", a jugé Hassan Rohani. M. Trump "n’a pas le droit de compatir avec le peuple iranien". (afp)




