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Iran: Israël détaille ses exigences pour un accord plus acceptable

En présentant ces exigences, le ministre du Renseignement Youval Steinitz, un proche du Premier ministre Benjamin Netanyahu, a déclaré que les assurances du président américain Barack Obama quant à la sécurité d’Israël ne suffisaient pas, que l’accord d’étape devait être radicalement modifié et que l’option de l’emploi de la force restait "sur la table" pour Israël.

Parmi les exigences israéliennes figure l’arrêt par l’Iran de toute recherche et développement sur des centrifugeuses modernes. M. Steinitz s’est inquiété que Téhéran, s’il est autorisé à mener ces recherches, se retrouve en mesure de produire suffisamment d’uranium hautement enrichi pour une bombe atomique en trois ou quatre mois.

Il a également cité: une réduction du nombre de centrifugeuses opérationnelles que l’Iran conserverait; la fermeture du site souterrain d’enrichissement de Fordo; le transfert hors d’Iran des stocks d’uranium faiblement enrichi déjà produit; la possibilité pour les inspecteurs internationaux qui veilleraient à l’application de l’accord d’aller "partout à tout moment"; l’exigence que l’Iran fasse la lumière sur toutes ses activités nucléaires passées suspectes d’avoir eu une dimension militaire.

Avec cette petite dizaine de modifications au total, "cela ne sera pas un bon accord, cela sera un accord plus raisonnable", a-t-il dit à quelques journalistes.

Israël est le plus farouche détracteur de l’accord cadre conclu la semaine passée à Lausanne entre l’Iran d’une part, et son grand allié américain et cinq autres puissances d’autre part.

"L’analyse exhaustive (qu’a conduite Israël) de l’accord cadre de Lausanne révèle la portée des concessions irresponsables faites à l’Iran", a dit M. Steinitz.

Le ministre a dit apprécier les assurances prodiguées dimanche par M. Obama quant au soutien américain à Israël en cas de menace, mais a ajouté qu’elles ne suffisaient pas.

Israël préfère une solution diplomatique, a-t-il dit. Mais l’option militaire "était sur la table, elle est toujours sur la table, et elle va rester sur la table", a-t-il déclaré.

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